vendredi 16 janvier 2015

Bonne année, Madame la Duchesse !

A lire notre journal local et les réseaux sociaux, nombre de concitoyens auraient décidé de souhaiter les voeux à Madame la Duchesse, à leur manière. Qui pourrait les en blâmer tant l'espoir suscité par la venue de la Députée à Brignoles s'est rapidement transformé en incompréhension, puis en déception, aujourd'hui en fort mécontentement, puisse-t-il ne pas se transformer en cauchemar...

Oh bien sûr pour les mieux informés, il n'y avait déjà aucune illusion à se faire connaissant le véritable parcours de notre Duchesse (le vrai, le factuel, pas celui fantasmé par beaucoup, car pour être élu(e) dans le Var, jusqu'à un passé récent, même un écriteau de la majorité collé sur une chèvre aurait suffit à la faire élire, les temps changent et c'est heureux). Ajoutez à cela la capacité d'un parti à mener sa gestion politique d'une telle façon, que d'aucuns la comparent volontiers à un système féodal voire carrément mafieux, dont les intérêts prévalent sur tout le reste. Mais de là à imaginer que la politique puisse se faire au rythme des caprices de Madame et de son Directeur de cabinet, il y a comme on dit, un gouffre.

Pour autant n'allez pas penser qu'elle va reconnaître la moindre erreur avec son mentor. Non le fromage doit être tellement bon, qu'il est hors de propos de laisser approcher âme qui vive. Et s'il faut sacrifier Brignoles, voire au-delà, sur l'autel des désirs, des caprices et des intérêts particuliers, alors qu'il en soit ainsi. L'entourage n'étant là que pour servir de faire valoir et d'ailleurs il est, selon beaucoup de témoignages, choisi pour cela, doté (deux précautions valent mieux qu'une) d'une inclination toute naturelle à la soumission. Le reste ils s'en moquent.

Malgré tout, nul doute que Madame la Duchesse vous brossera un merveilleux tableau, en n'omettant pas d'utiliser toutes les grosses ficelles du métier : un FN aux portes de Brignoles, une Gauche ayant laissé les caisses exsangues, un travail harassant (allez on vous le dit : les seules choses qu'elle semble lire avec plaisir sont les discours qui lui sont préparés, il y a trop de pages dans les dossiers, fastidieux !) et vous ânonner qu'elle vous aime et que vous êtes les plus beaux du monde.

Vous constaterez qu'il y en aura encore pour gober les saintes paroles, mais il faut être honnête, ils sont de plus en plus timides et de moins en moins nombreux... Faire revivre la citoyenneté avons-nous pu lire sur les réseaux sociaux, noble ambition, nous ne pouvons que souscrire, bien que la tâche s'annonce ardue, tant les dégâts sont patents ! Même Churchill semble être de la partie sur les réseaux : "Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre." Ambiance !

jeudi 15 janvier 2015

"Les gens s'attendent à ce que nous échouions... Notre mission est de dépasser leur attente !" (G.W. Bush)

Voltaire le savait : "La politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l'esprit humain"

Napoléon Bonaparte le savait : "En politique une absurdité n'est jamais un obstacle"

Charles de Gaulle le savait : "Il est vrai que parfois, les politiques, s'exagérant l'impuissance relative de l'intelligence, négligent de s'en servir..."

Thierry Saussez (conseiller et ami de N. Sarkozy) le sait : "La politique, ici (il parle du Var), c'est parfois comme dans le milieu : plutôt que les têtes qui dépassent, on préfère des exécutants médiocres mais soumis !"

Nicolas Dupont-Aignan le sait : "Dans ce département (il parle du Var), on fait du recyclage. Il faut du renouveau."

Vous voyez bien, nous ne sommes pas seuls à flinguer la bêtise politique crasse, il y a du beau linge tout de même ! A ce titre la candidature du Directeur de cabinet de Madame la Duchesse dans son ancien fief, est emblématique du pourrissement du poisson par la tête ! Tout est permis, du moins tant que les électeurs n'ont pas l'idée de venir mettre leur nez dans ces petites combines d'apparatchik d'une nomenklatura habituée à tous les excès et toutes les bassesses. Que ne ferait-on pour conserver un pouvoir sans partage et les avantages qu'il procure. Les Brignolais et les résidents de la communauté de communes seront heureux d'apprendre que tout va si merveilleusement bien chez eux, que leurs cabinets respectifs gèrent aussi intelligemment leur temps libre. 

Que dire du comportement du Maire de Cotignac, dont plusieurs sources sûres nous rapportent qu'un mois après s'être engagé et affiché avec une personne plutôt estimée sur ce territoire, il est rentré bien vite à la niche, la queue entre les jambes, sur un simple regard de Madame la Duchesse ! C'est d'un grand courage, ou nous ne nous y connaissons pas... Il faut dire que Madame la Duchesse, comme souvent les apparatchiks de salon, est surtout forte avec les faibles. Si vous ajoutez à cela la candidature de Monsieur oui-oui comme remplaçant, vous vous dites que les électeurs vont se faire couillonner et vous aurez raison. Car deal il y a, ce serait même faire injure au machiavélisme de notre triumvirat brignolais que de ne pas l'envisager. Notez aussi la justification de l'UMP : "Nous souhaitions renouveler le ticket qui nous a permis de remporter les municipales... Partir divisés aurait été une erreur". Là on vous assure que ça sent les cervelles umpéistes particulièrement défraîchies ! Au regard du résultat pitoyable de huit mois de gestion d'une union n'ayant existé que le temps de l'élection, même une défaite aurait eu plus de panache. Quant à la division, ils viennent eux-mêmes de la créer et en fanfare, tant le duo précédent recevait l'assentiment d'un grand nombre, mais c'était justement le problème ! Aucun doute là-dessus. 

A l'avenir si vous deviez trouver une seule raison de voter, en voilà plusieurs. Moins vous votez, plus vous laissez place au pourrissement (le vôtre pas le leur). Il suffit de lire, écouter, réfléchir, vous méfier des belles paroles ou trop évidentes et plus encore des appareils politiques, surtout des appareils politiques. Vous verrez que le bon choix viendra de lui-même, peut-être loin des sentiers battus et de toute façon en dernier ressort, il vous reste le bulletin blanc ! Oui, nous savons, aujourd'hui cela ne compte pas, mais pour changer un symbole en acte politique, il faudra tout de même en passer par là. A vous de voir, mais une fois de plus, on vous aura prévenu.

mercredi 14 janvier 2015

Eloge de la fosse à purin...

On vous avait prévenu, dans certains territoires comme le nôtre, plus on se rapproche de la politique, plus le sentiment de descendre dans une fosse à purin se précise ! D'ailleurs si tel n'était pas le cas, il n'y aurait nul besoin de commenter régulièrement, comme nous nous sentons un devoir de le faire. Brèves du jour :

Notre Directeur de cabinet préféré, grand spécialiste du brassage d'air, également Directeur de cabinet du Comté de Provence à ses heures perdues, Directeur Général de l'Odel Var pour combler ses fins de mois difficiles (car très généreuse association pour ses membres dirigeants dans le besoin), accessoirement gérant de plusieurs sociétés et qui se morfondait d'avoir toujours autant de temps libre, présente désormais sa candidature aux élections départementales dans le canton du Beausset. Il partira en terrain connu, en tandem avec une jeune pousse de la famille (au propre, comme au figuré) politique. Verrouillage du conseil général à l'horizon, vous n'avez pas fini d'en baver.

Le "grand" Président des Maires du Var, en bon bourgeois de Calais, vient récemment d'opérer un bien pitoyable lâchage en règle de sa coéquipière (bien connue et appréciée de la société civile et des institutions locales) pour une figure imposée par Madame la Duchesse suite à son nième caprice, engendrant la réflexion d'un grand nombre de citoyens qui se demande jusqu'où l'action politique locale va toucher le tréfonds d'une insondable et pathétique bêtise.

Après l'embauche à la communauté d'une DGS, petite rallonge financière à la clé (forcément, là où une seule personne suffisait à la satisfaction du plus grand nombre, il y en a aujourd'hui deux), on perpétue le fait du prince grâce aux embauches ciblées. Si vous ne voyez pas, Madame la Duchesse ou Monsieur oui-oui se feront un plaisir de vous la présenter... Là aussi verrouillage à tous les étages ! Vous êtes choqués ? Ne le soyez plus, ils ne le sont pas et vous expliqueront que tout cela est bien entendu normal et logique ! Cynisme, soumission, trahison, couardise, incompétence, vénalité, dissimulation, mensonge, avec ces ingrédients là, tout est possible ! Mettez-vous bien ça derrière l'oreille.

lundi 12 janvier 2015

Massacre à la tronçonneuse...

Non nous ne parlons pas d'un film, mais de la politique dans le Var qui n'a guère dépassé le stade moyenâgeux. Au menu : les candidatures pour les élections du mois de mars. Ce n'est rien de dire que notre grand Calife départemental serre les fesses à l'idée que son assemblée dont il contrôle tous les rouages, à tel point que les élus ne pourraient plus uriner sans une autorisation écrite (nous exagérons à peine), puisse voir arriver en nombre un FN et une majorité incontrôlable, compte tenu de l'incertitude posée par la parité. Que fait-on dans ces cas-là ? On époussète et on ressort les vieux pots, y compris ceux qui n'ont pas donné satisfaction. Car mieux vaut un vieux pot usagé pour continuer à mitonner les petites tambouilles en famille, que des ustensiles plus modernes et mieux adaptés, dont le principal inconvénient est que leur mode d'emploi est nettement plus sophistiqué, et leur gestion bien trop risquée pour la réussite de la tambouille électorale.

Var Matin le rappellait récemment, la Duchesse pourtant très avare de compliments quand il ne s'agit pas de parler d'elle, louait les qualités de sa protégée du moment lors de précédentes élections. Mais les qualités deviennent vite des handicaps, selon que vous avez une tête bien pleine ou non. Dans cette partie du pays, intelligence, compétence, capacité, intégrité, expérience, travail, ne sont pas des critères qui peuvent vous permettre de vous croire autorisé à vous présenter à une élection, d'autant moins si vous avez une chance de la gagner. Ils constitueraient plutôt des critères discriminatoires. Les critères essentiels retenus seraient plutôt dans la catégorie et selon les individus recherchés : soumission, cynisme, capacité de dissimulation et de trahison, vénalité, mensonge, couardise. Nos longues antennes toujours bien informées, nous remontent à ce sujet quelques intéressantes anecdotes de nature à ravir définitivement un FN qui n'en demandait pas tant !

Nous apprenons donc que l'UMP, qui vient dans un  contexte on ne peut plus favorable, de se ramasser une branlée aux sénatoriales avec le maintien de la Gauche et l'entrée haut la main du FN, serait prête à faire sauter tout ce qui présente un risque de trop de transparence. Bien entendu pour les sénatoriales la faute n'en incombe pas aux décideurs, c'est évident, mais aux grands électeurs qui seraient à n'en point douter des crétins ! Nous traduisons ce que nous avons pu entendre.

Il s'agit donc de continuer à imposer une stratégie de l'échec qui a déjà fait ses preuves, autrement cela ne serait pas amusant. Objectif numéro un : flinguer les indésirables ou mieux encore qu'ils se flinguent eux-mêmes, avec un faire part de suicide dans les journaux, comme c'est intelligent... Objectif numéro deux : s'assurer de promouvoir de bon(ne)s candidat(e)s paillassons (revoir ci-dessus les critères permettant une sélection optimale) qui font avec obéissance là où on leur dit de faire, comme de bons caniches. Et là vous n'avez que l'embarras du choix. Toute velléité de résistance étant menacée de sanctions, il suffit de les gronder (Madame la Duchesse excelle dans ce registre) et ils vous jouent les toutous en un claquement de doigts. Tout cela officiellement pour votre plus grand bien, entendez celui de ceux qui vivent de la crédulité des masses laborieuses. Ne conservez aucune illusion, même nos grands départements frères voisins à l'est et à l'ouest doivent sans nul doute posséder un fonctionnement un tantinet plus démocratique et moins moyenâgeux.

Pourquoi tant d'efforts allez-vous nous dire ? Une seule raison : des élus et des affidés qui vivent (grassement) de l'argent public et entendent faire profession dans la sphère politique à vie, ne peuvent laisser la moindre illusion que le gâteau pourrait être utilisé à d'autres fins que les leurs. Bien sûr vous allez nous rétorquer, cela ne peut concerner tous les élus. Certes, mais le monde politique varois se divise en deux catégories : les tireurs de ficelles et les marionnettes. Au milieu, aucune place pour un renouveau politique ! D'ailleurs la politique c'est pour les imbéciles, eux font du business, ne pas confondre s'il vous plaît !

Et le conseil général dans tout cela ? Quand un budget va bien au-delà de 1 milliard d'euros, vous l'aurez compris, moins vous mettez votre nez dans les affaires des grandes personnes, au mieux les grandes personnes se portent, vous et votre région c'est moins sûr ! Nous ne pouvons prévoir encore quelle sera l'issue de toutes ces combines néfastes d'appareils politiques, en perte constante de crédibilité et de légitimité, au grand dam des électeurs, d'une gestion respectueuse de l'argent public, du respect des administrés, pour une Politique, la vraie avec un grand "P". Il faut bien avouer que la tâche des professionnels du pantouflage politique est d'autant plus facilitée, s'ils sont d'autant plus capables de faire avaler n'importe quelle ânerie à des électeurs peu au fait de la réalité des coulisses. Pourtant au final ce sont bien ces derniers qui trancheront. Sachant que nous pressentons des révélations particulièrement croustillantes ! Mais c'est une autre histoire.

dimanche 4 janvier 2015

Monsieur oui-oui ou les vicissitudes de la politique.

Que nous dit-on ? Monsieur oui-oui très agacé se répandrait, parcourant la région comme une âme en peine, parce que de vilains chenapans lui auraient chapardé son jouet ?

Son jouet ? A son âge ? Mais oui vous savez bien, la Duchesse lui avait dit, pour les prochaines cantonales ce serait lui, c'était réservé, c'était écrit. Les électeurs ? Mais une Duchesse elle s'en moque bien des électeurs, de Brignoles, du canton ou d'ailleurs et puis quoi encore ? Le respect des promesses ? Mais que voilà de vilaines et nauséabondes idées, les promesses n'engagent que les imbéciles qui y croient ! Une Duchesse ne s'arrête pas à ces misérables contingences, une Duchesse ça pique un caprice (c'est d'ailleurs surtout connu pour ça) et le serviteur (alias le préposé à la ventilation municipale) accourt, écoute et exécute. Sinon il retourne dare-dare au nettoyage du crottin municipal, mais il n'en a vraiment plus envie le bougre de faire une croix sur des émoluments dignes d'un Ministre. Chacun doit rester à sa place et les vaches continueront d'être bien gardées : elle décide même et y compris absolument n'importe quelle fantaisie qui lui passe par la tête et vous n'avez plus qu'à approuver même et y compris n'importe quelle ânerie, point final.

On vous résume, car la politique dans nos contrées ce n'est finalement pas si compliqué à comprendre, à condition de le vouloir.

En effet, Monsieur oui-oui, ayant chanté tout l'été, se trouva fort dépourvu quand la campagne fut venue. Plus une seule petite place de titulaire ou de suppléant. Il alla donc crier injustice chez la Duchesse sa voisine, la priant de lui trouver quelque place pour subsister jusqu'à la campagne nouvelle. Je vous paierai, lui dit-il, foi de promoteur immobilier, intérêt et principal. La Duchesse n'est pas magnanime ; C'est là son moindre défaut. Que ne l'avez-vous dit plus tôt ? Dit-elle à ce flatteur. Car une fourmi d'ancienne connaissance, nuit et jour à tout venant, travaillait d'arrache-pied à préparer sa candidature, ne lui déplaise. Ah l'ingrate petite fourmi, qui prétendait oser défier une Duchesse et son valet. L'affront était à ce point déjà fort inadmissible, quand un cuistre dont la prétention pensait-elle, ne pouvait décemment outrepasser celle d'un laquais, se mit en tête d'unir ses forces à celle de la petite fourmi. La Duchesse fort marri de tant d'ingratitude, dépassant assurément l'outrage à majesté, se demandait bien comment une fois de plus, rouler tout son petit monde dans une mélasse bien épaisse, dont nul ne pourrait se dépêtrer !

Nous ne sommes pas dans ces petits papiers, et pour tout dire nous nous en portons à merveille. Nous préférons toujours le pain à la brioche, ce n'est donc pas la peine de nous en faire apporter. De ce fait, comme vous, nous allons attendre le dernier caprice, puisque ici bas c'est encore le moyen le plus efficace pour faire de la politique. Vous ne saviez-pas ? Maintenant vous ne pourrez plus le dire !

samedi 3 janvier 2015

Le carré de la longueur de l’hypoténuse politique d'un politicien est égal à la somme des carrés de la longueur de ses niveaux d'incompétence et de narcissisme.

Nous n'empruntons qu'aux grands ! Que peut-on retenir de 2014 dans la cité des comtes de Provence :

Un cinéma visiblement transféré des locaux de la Boîte à Images, directement dans le périmètre de l'Hôtel de Ville. Puisque dorénavant les élus semblent vouloir mettre un point d'honneur à assurer eux-mêmes le service après-vente. Sous la haute bienveillance du mentor et... (très accessoirement au vu de ses activités à l'Odel Var, la désormais bien connue poule aux œufs d'or) Directeur de cabinet de Madame la Duchesse. Demandez le programme !

Une régie des eaux, dont il se dit dans les milieux bien informés que depuis l'intronisation de Monsieur oui-oui, censé la gérer au mieux des intérêts de la collectivité, il ne se passe plus rien, ou si peu, ou si mal.

Un centre-ville suscitant toujours autant d'excitation à la seule idée d'aller y déambuler, prendre un verre, faire quelques emplettes, à l'image des élus qui paient chaque jour de leur personne, pour porter Brignoles au firmament de l'excellence.

Un triumvirat qui plastronne à la tête de La Mairie : Madame la Duchesse, Monsieur oui-oui et Monsieur le ventilateur en chef. Objectif numéro un : augmenter significativement la capacité de brassage de l'air de manière à améliorer la qualité de l'air brignolais, même et surtout si elle n'en a pas besoin, ça ne peut pas faire de mal. Objectif numéro deux : donner l'impression d'une agitation permanente, qui s'avère très utile au moment des votes, puisque ce qui compte c'est le ressenti, comme pour la température !

Des moyens financiers retrouvés qui ont notamment permis d'embaucher deux directrices générales des services (une pour Brignoles, une pour le Comté de Provence) sans aucune expérience pour l'une et très peu pour l'autre dans la fonction, là où une seule personne, possédant expérience et compétence reconnues, remplissait les deux rôles ! Le tout sans aucune concertation pour la communauté des communes. Que voulez-vous, Maire et Vice-Président, c'est juste pour inaugurer les chrysanthèmes, sinon quoi d'autre leur proposer ? Madame la Duchesse et son mentor ne voient vraiment pas. Cerise sur le gâteau, le Conseil Général reste le point commun des intéressées et n'y voyez que le fruit du hasard.

Un Comté de Provence fonctionnant sous Lexomil depuis la mise en place de la nouvelle équipe. Quelques maires s'en émeuvent en privé, mais rassurez-vous ce qui est domaine privé restera enterré dans le domaine privé. Il ne manquerait plus que quelques énergumènes mal embouchés se mettent à raconter la réalité d'une gestion au quotidien et à taper du poing sur la table, mais où irait-on ? Nous vous le demandons !

Quelle est la caractéristique commune particulièrement recherchée de nombre de nouveaux ou anciens élus et cadres fonctionnaires ? C'est d'un simplisme absolu : faire là où on leur dit de faire ! Ce qui est quand même et premièrement, une grande marque d'attachement à la propreté, tant il est vrai que des élus qui pissent n'importe où, c'est franchement dégueulasse. C'est également la démonstration d'une attention particulière pour prouver que compétence et efficacité ne servent définitivement plus à rien en politique, en tout cas dans le Var. Peut-être même que nous sommes aujourd'hui les heureux administrés, derniers bénéficiaires de pratiques claniques hors d'âge... Dorénavant, de nombreuses places seront réservées aux plantes vertes, ce sera toujours ça de moins à dépenser pour la décoration de nos communes !

Et 2015 s'annonce sous les meilleurs auspices, non pas pour vous bien sûr, il ne faudrait pas non plus trop en demander, mais pour la stupidocratie ! 

jeudi 18 décembre 2014

"La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires."

Du même expert en stupidocratie ! Ce à quoi nous pouvons ajouter « La politique ! C’est une chose trop grave pour la confier à des politiciens. »

Petit tour d'horizon de notre environnement stupidocratique local à la lecture du compte-rendu de Var Matin sur le dernier conseil communautaire et des échos qui nous en ont été rapportés (eh oui, il semble que tous les élus et non des moindres ne soient pas convaincus de la pertinence de la gestion actuelle, c'est du "off" mais ça devient assourdissant) :

Avant, nous voulons dire avec l'équipe précédente, il y avait un seul Directeur général des services pour gérer Brignoles et la Communauté de Communes du Comté de Provence. De l'avis de tous, c'était une personne parfaitement compétente et efficiente dans ses fonctions. De notre avis, quelles que soient les sensibilités, force est de reconnaître que cela donnait du sens aux notions de mutualisation, d'économie et d'efficacité administrative, car après tout il s'agit d'argent public, dans un contexte qu'on n'arrête pas de nous seriner comme étant particulièrement difficile ! Mais ça... c'était avant !
Aujourd'hui il y aura bien deux personnes pour assurer le même travail, là où une seule suffisait auparavant. Selon les lois bien connus de Parkinson qui veulent qu'un fonctionnaire entend multiplier ses subordonnés (et non ses rivaux) et que de bons fonctionnaires savent se créer mutuellement du travail entre eux. Les élus imaginant toujours qu'un gonflement des effectifs reflète forcément un volume croissant de travail à exécuter. Ils se rassurent aussi comme ils peuvent dans ces temps difficiles.

Sans transition, cela nous amène tout naturellement à la gestion des ordures ménagères et à l'inquiétude de certains élus (pas tous) concernant l'attribution de subventions accordées aux syndicats en charge de cette gestion. Nous comprenons parfaitement les arguments invoqués par les uns ou les autres et le fait qu'il y ait nécessité de dialogues et de débats sur un sujet complexe. Il y a pourtant un point qui nous a interpellé (des détails, toujours des détails...), c'est que nous ne connaissons toujours pas l'avis autorisé du premier vice-président du Sived, représentant du Comté de Provence, notre promoteur immobilier préféré, alias Monsieur "oui-oui". Sur un dossier pourtant aussi sensible et particulièrement essentiel à maîtriser dans les années qui viennent, il eût été intéressant de connaître son analyse. Ce sera pour une autre fois, promis...

Restons d'ailleurs sur le sujet, si nous pouvons nous permettre cette expression pour lui décerner la palme de la pertinence quand nous prendrons avec plaisir celle de l'impertinence. Quelques uns auront entendu parler d'une enquête publique de modification sur le PLU. Que tout le monde se rassure, il ne s'agit pas d'une révision suite à un travail harassant de notre équipe municipale, ça ne serait tout simplement pas humain. Non il s'agit d'acter une modification datant de l'équipe précédente, sinon ça ne serait pas drôle. Un sujet en cachant toujours un autre, quid des projets Est Ouest, Centre-Ville. Dormez tranquille, il continue à s'occuper de tout et c'est justement ça qui est le plus inquiétant. Chers administrés si votre destinée est encore devant-vous, vous l'aurez assurément dans le bas du dos chaque fois que vous vous retournerez, pensez-y, tout le monde n'a pas la capacité d'accueil nécessaire !



lundi 15 décembre 2014

"Donnez-moi quarante trous du cul et je vous fais une Académie française."

D'un expert en stupidocratie ! Il est d'usage et il est naturellement prévu par la loi de réserver un espace pour le droit à l'expression d'une opposition municipale légitimement élue, dans ce qu'il est convenu d'appeler le journal municipal. Le service communication de la mairie de Brignoles qui ne craint plus rien en matière d'enflure verbale a même rebaptisé le document "L'essentiel". D'essentiel on n'y verra décidément que l'art de la contemplation du nombril municipal, grâce à un manque d'imagination flagrant, mais passons, là n'est pas le sujet. Non le sujet, c'est d'abord le respect de l'esprit de ce droit. Ainsi quand une majorité se réserve une demi-page dans le seul but de répondre (très maladroitement et de manière très emphatique) à la communication d'une opposition qui l'indispose, alors que le seul objectif avouable du journal est de baratiner les administrés, de nombreuses pages étant disponibles pour ce faire, elle montre une étonnante étroitesse d'esprit et une mesquinerie absolues, traduisant sa faiblesse plutôt que sa force. Cela ne s'était jamais vu.

D'ailleurs cela commence fortissimo avec l'édito de Madame la Maire : je vous aime alors aimez-vous les uns les autres, Brignoles est magnifique comme vous les Brignolais êtes magnifiques, la campagne est belle sous un beau vol d'hirondelles, nous avons chassés des vilains (les prédécesseurs), et nous voilà les gentils (sinon quoi d'autre), dire du mal c'est pas bien alors que dire du bien c'est pas mal, soyez fiers comme moi Madame la duchesse suis fière de moi-même etc, etc... D'un édito à l'autre on sent le souffle épique d'une vision qui va nous transporter, où ? Nul ne sait, mais on verra bien, les promesses ça ne me coûte rien !

La conclusion en réponse à l'opposition municipale sera de la même veine : sans cesse sur le métier nous remettons notre ouvrage (ce sont bien les seuls qui y croient encore), foin d'arrière-pensées, nous prodiguons nos bons soins à la sueur de nos fronts, harassés de dossiers, l'échine courbée et la tête (alouette) bien baissée sur notre fardeau. Bien chers frères, il est mal de dire ce qui ne va pas, disons du bien, rien que du bien. Répétez-avec moi ce petit mantra : "Notre majorité qui êtes aux cieux, que vos élus soient sanctifiés, qu'ils me bénissent parce que j'ai péché. Je reconnais que j'ai péché en pensée, en parole, par action et par omission ; Oui, j'ai vraiment péché, c'est mal. Ne me laissez plus entrer dans la tentation, mais délivrez-moi du mal."

Puis vint le sermon sur la montagne : "Les nôtres (de priorités) sont de faire grandir Brignoles" ! Mais avant de prétendre faire grandir Brignoles et ses administrés, peut-être vaudrait-il mieux commencer par grandir soi-même... Pour cela, il faudra mettre du cœur à l'ouvrage, la tâche s'annonce rude !


jeudi 4 décembre 2014

Enfumage et attentisme, sont les deux mamelles de la municipalité.

Prendre l'administré pour un imbécile est devenu ces temps-ci un passe temps rendu nécessaire, faute de mieux à proposer. Les administrés se partageant grosso modo en 5 parties.

Tout d'abord la catégorie des crédules et des bénis oui-oui, qui tels des idolâtres vont gaiement à la gamelle, prêts à avaler absolument n'importe quoi, d'ailleurs plus c'est énorme mieux ça passe (les élus professionnels le savent bien, avec quand même le souci que leurs rangs commencent sérieusement à s'éclaircir, élections après élections, le constat est là).

Pas très loin d'eux, vient la catégorie des marionnettistes, ils mettent au pot et entendent bien récupérer la mise et les intérêts qui vont avec. Faute de quoi leur sanction sera à la hauteur de ce qu'ils n'ont pas obtenu. Ceux-là croyez-nous, évitent de se montrer de manière trop ostensible, ils aiment la lumière à condition qu'elle soit dirigée sur leur auréole, pas sur leurs mains.   

Vient ensuite la catégorie des méfiants, on ne la leur fait plus mais veulent encore y croire, pour cela ils arrivent encore à se faire avoir. C'est un peu normal car tout le monde ne possède pas une dose de cynisme suffisante pour imaginer à quel point la politique peut pervertir et corrompre, c'est tellement plus simple.

En suivant voici la catégorie des déçus, des "vent debout" contre le système, pour cela point de salut en dehors d'un nettoyage salvateur et pourquoi pas aller essayer ce qui n'a pas encore été essayé (sur le plan des personnes, parce que sur le plan des idées c'est une autre paire de manches).

Vient enfin la catégorie des "qui n'y croit plus", pour celle-ci nul besoin de se déplacer, de toute façon l'affaire est entendue, ce sera du pareil au même quel que soit l'élu et le parti. C'est le "tous pourris" que l'on peut qualifier au minimum d'excessif, guère plus toutefois que l'argument consistant à évacuer la critique en expliquant qu'il s'agit d'une toute petite minorité, que la grande majorité... et bla, bla, bla !

Voilà donc tout récemment deux pages dans le journal local pour vous expliquer l'inexplicable avec l'histoire sans fin du cinéma de Brignoles. Guetter "l’affût de la moindre étincelle" est bien le moins que les administrés pouvaient faire. Car après 8 mois de mandat, expliquer qu'une situation parfaitement connue bien avant les élections, avec strictement aucun élément nouveau pour qui s'intéresse un tout petit peu à la vie locale, est compliquée à gérer, nous laisse pantois d'admiration. Admiration pour la qualité de l'enfumage afin de masquer les incohérences municipales, il est d'ailleurs amusant de constater que le propriétaire du bâtiment de la "Boîte à images" demande des écrits, il fait bien ! Admiration devant tant d'efficacité, quand on sait que des dossiers autrement plus compliqués doivent être gérés. Cela promet...

mercredi 26 novembre 2014

Tant va la cruche à l'eau, qu'à la fin elle se casse...

Titre exprimant une petite fantaisie de notre part, afin d'illustrer l'art de tirer en permanence sur la (grosse) ficelle avec cette annonce d'une démission de la conseillère générale du canton du Beausset avant Noël.

Mais pourquoi diable traîner, depuis son élection à la Mairie de Brignoles, Madame la Duchesse sait mieux que quiconque que différents scénarios qui s'évanouissent avec le temps, rendent celui-ci inéluctable. Quand rien n'a fonctionné comme prévu, il faut savoir se rendre à l'évidence.

Nous avons bien noté la référence de la journaliste au "fonctionnaire" (son directeur de cabinet et directeur général grassement rémunéré de l'association qu'elle préside). Notre étonnement a été croissant en apercevant en filigrane une pointe d'ironie sur l'étrangeté de ce recours, tant sur la forme que sur le fond. Rien de bien méchant en somme, mais il faut croire qu'il est parfois bon de remettre les pendules à l'heure, dont acte !

En revanche nous nous permettons une petite précision, pas inutile en ces temps de crise. Si l'écrêtement qu'impose la loi aux parlementaires en cas de cumul des mandats, s'appliquait effectivement au Député Maire de Brignoles, cela ne concerne que le seul salaire ! Car il n'existe rien de tel concernant les indemnités, les frais de représentation, les privilèges sur les lignes de transports régulières, la voiture et le chauffeur sur la région, etc, etc... Le cumul de ces ressources financières sert aussi bien à payer les permanences (2) que les collaborateurs (4 dont sa propre fille), mais également les notes de restaurants et d'hôtels. Certes nous parlons de représentations officielles, hors voyez-vous il se trouve que c'est un peu le quotidien des élus, les représentations officielles ! Bref, nous évoquons là des sommes bien supérieures au seul salaire de 8272 euros, mentionné dans l'article de Var Matin !

Par ailleurs la date du 18 décembre pour s'acquitter de la mise en conformité avec la loi, apparaît pour le moins curieuse, car la loi dit très précisément ceci : "Le député qui se trouve dans un des cas d'incompatibilité mentionnés à l'article LO 141 est tenu de faire cesser cette incompatibilité en démissionnant du mandat de son choix, au plus tard le trentième jour qui suit la date de la proclamation des résultats de l'élection qui l'a mis en situation d'incompatibilité ou, en cas de contestation (ce qui est le cas avec le recours), la date à laquelle le jugement confirmant cette élection est devenu définitif. A défaut d'option dans le délai imparti, le mandat local acquis à la date la plus ancienne prend fin de plein droit." Soit 16 octobre (date du jugement définitif en l'absence d'appel) + 30 jours pour le délai légal d'appel (qui n'a pas eu lieu, on s'en doutait un peu) + 1 jour = 16 novembre, date à laquelle il était grand temps de se mettre en conformité avec la loi. Nul besoin du Préfet dans les textes, il est surtout là pour rappeler à l'élu le respect de la loi, une  étourderie est si vite arrivée ! Rien que la loi, dure et cruelle, n'en doutons pas une seconde. Alors, un petit mois encore gratté Madame la Duchesse ? Etonnant, mais doit-on vraiment s'attendre à autre chose ?

mercredi 19 novembre 2014

Vous aviez rêvé d'or ? C'est du plomb qui vous est promis !

« Huit mois après, rien n'a changé » vient de constater le candidat malheureux de la gauche aux dernières élections municipales du Luc. Et le représentant de se lamenter sur l'inaction, le clientélisme, l'indécision prêtés au nouveau Maire. Nous avons envie de lui dire qu'il peut s'estimer heureux, à Brignoles nous ne pouvons même pas en faire autant, car à entendre nombre d'administrés et non des moindres qui ont tranché : c'est bien pire qu'avant !

Il fallait quand même le faire. Ce sont maintenant les citoyens qui sont obligés d'expliquer à la municipalité de Brignoles ce qu'elle devrait entreprendre de sensé (au grand minimum), via le réseau internet. Des élus font peine à voir, tellement ils semblent se sentir inutiles et si peu au fait des choses de leur commune. La promesse de l'or s'est changée en celle d'un misérable plomb. Qu'il est dur d'être sujet, quand on s'est rêvé chevalier. Une Duchesse, s'ennuie sûrement dans sa tour d'ivoire et nous rejoue Perrette, la ravie de la crèche qui après avoir "maîtrisé" les dossiers de Brignoles, s'attaque à ceux de la communauté de communes. Un vent de panique s'emparerait des communes en question, c'est qu'ensuite, adieu veaux, vaches, cochons, couvées ! Un journal municipal qui est en matière de communication, une pâle résurgence sans saveur de celui de l'équipe précédente, vient perpétuer cette sale manie de communiquer pour mieux masquer que l'on a vraiment rien à dire. Un journal national se fait l'écho d'une UMP brignolaise à la remorque du FN. Il y a pourtant longtemps que les administrés préfèrent l'original à sa pauvre copie téléphonée, cela en dit également long sur une conviction bien souvent circonstancielle, accréditant la thèse d'une récupération électorale systématique. Voilà une municipalité dont nous nous demandons chaque jour qui passe, s'il y a bien un pilote dans l'avion, tant l'Hôtel de ville et ses occupants nous paraissent naviguer à vue, un jour chassant l'autre avec soulagement. Un journal local se mue étonnamment en service de communication municipal pour parler de Nicopolis, l'actuel ex futur fleuron, en perpétuel devenir de la communauté de communes. Le chargé de communication du moment se permettant une petite pique à destination des vilaines rumeurs et critiques qui jettent l'opprobre sur tous les "génies" (rassurez-vous, personne ne risque de nous les enlever) qui président aux destinées de Brignoles. Ces derniers se démenant paraît-il comme des fous pour trouver les solutions. Ingurgiter trop d'euphorisant, même à petites doses, peut gravement nuire à la santé.

Ne croyez pourtant pas que vous en ayez terminé avec les politicailleries. Comme le chiendent, voilà une véritable plaie qui se propage par ses mauvaises graines et ses longs et sournois rhizomes souterrains, repartant de plus belle, anéantissant tous vos espoirs de le voir disparaître !

jeudi 13 novembre 2014

De la communication, encore de la communication, toujours de la communication !

Il serait maintenant grand temps que les élus comprennent une bonne fois pour toute que la meilleure communication du monde ne saurait masquer l'essentiel ! Au menu cette fois, la réserve de Madame la Duchesse de Brignoles, non nous ne parlons pas d'un trait avantageux de son caractère ou de sa cave à vins, mais de son potentiel de "subventionnite" parlementaire.

En effet notre toute récente coopérative de la presse locale s'était faite l'écho à l'occasion du dernier conseil municipal, d'une autorisation du Ministère de l'intérieur (rien d'extraordinaire là-dedans, c'est la règle absolue pour les subventions concernant les collectivités) à utiliser une réserve parlementaire que Madame brandissait en guise d'étendard, comme des lycéens leur diplôme du baccalauréat que les élèves doivent aujourd'hui presque payer pour ne pas l'avoir. C'est tout de même et au minimum nous la bailler belle ! Après douze ans de mandat parlementaire, que la principale ville de la sixième circonscription du Var, bénéficie enfin des "largesses" de son député, n'est sûrement pas un événement digne de faire résonner tambours et trompettes. Peut-être les crécelles et encore...

Il faut croire que l'ironie subtilement feutrée de la journaliste n'a pas le moins du monde déstabilisé notre Duchesse, puisqu'elle croit bon d'en remettre une couche avec un délicieux communiqué aperçu sur le net et que nous avons survolé, avouons-le, d'un œil amusé... Nous n'allons pas épiloguer sur l'existence même de cette réserve fort peu républicaine, nous nous contenterons plutôt de renvoyer Madame la Député Maire à la volonté (forcée ou non, opportuniste ou non, mais factuelle) du Président de l'Assemblée Nationale. En rétablissant l'équité entre majorité et opposition concernant le montant de cette réserve et en publiant officiellement son emploi précis, une fois l'exercice clos, il a au moins contribué à sortir un système pernicieux de son opacité. Libre à chaque groupe de répartir comme il l'entend ce montant entre ses membres. Ce qui veut dire que TOUS les députés auront des subventions d'un niveau peu ou prou équivalent, à distribuer comme ils le souhaitent (il va sans dire électoralement parlant). Ce qui veut dire aussi que des plus capables aux moins capables, des plus travailleurs aux moins travailleurs, des plus responsables aux moins responsables, la manne tombera du ciel. Les premiers magistrats qui ne sont pas députés ou sénateurs (c'est la colossale majorité) pourront toujours soupirer. Il n'y a donc pas de quoi en remuer des tonnes ! Alors pour l'occasion, gardez en de la réserve, Madame la Duchesse, cela vous irait si bien.

Enfin nous souhaitons rassurer tout son fan club, Madame la Duchesse n'a pas eu à mettre la main à la poche, ni davantage à travailler dur, en référence au malin plaisir que prend notre journal local à la propulser devant nos mirettes étourdies, joviale telle Perrette et son pot au lait, arpentant les rues et ployant sous les dossiers. Car il s'agit bien d'argent public, celui de vos impôts et taxes en tout genre ! Autant qu'il soit employé dans le cadre de l'intérêt général et en toute transparence, nous en prenons acte. L'outrance d'une communication facile, qui ne coûte pas un fifrelin, tout en permettant de conserver un impact notable chez les nécessiteux (sinon de fait, toujours d'esprit) en manque affectif ou pécuniaire, voire les deux, ne trompe plus que ceux qui le désirent ardemment. Parce que les autres, comment dire ? Quand ils ont enfin entraperçu la lune, ils arrêtent définitivement de regarder l'index, préférant lui substituer un bon majeur d'honneur quand le sujet le mérite bien !

vendredi 7 novembre 2014

Non, rien de rien !

Voyons voir, que s'est-il donc passé depuis tout ce temps perdu. Non, rien de rien ! Nous n'irons pas jusqu'à dire que vous ne regrettez rien...

Mais soyons juste notre Duchesse et notre Monsieur oui-oui ont régularisé leur situation de Brignolais sans domicile fixe. Enfin comme le diable se cache toujours dans les détails, vous n'alliez pas non plus vous imaginer qu'ils allaient se mélanger à la plèbe. Quelle engeance cette plèbe ! C'est donc du côté du Golf de Barbaroux nettement plus huppé et branché qu'il faudra chercher, ici une résidence dont le prix pourrait faire fonctionner à lui seul les restos du cœur pendant plusieurs longues années, ou là une plus modeste location de résidence secondaire ! Et au diable les empêcheurs de golfer en rond.

Côté politique, calme plat à l'image de l'électro-encéphalogramme de nombre d'élus. A ce point que soit les élus des municipalités précédentes étaient atteints du syndrome de l'hyperactivité, ce qui nous avait échappé, nul n'est parfait, soit les élus de l'actuelle sont atteints au contraire d'hypoactivité. Mais peut-être qu'ils voudraient bien, mais ne peuvent point, ouin-ouin !

Et puis chut, chut, le Tribunal Administratif de Toulon a rendu son jugement sur le recours en annulation de l'élection municipale et... circulez y'a rien à voir. Enfin pas tout à fait, car il se murmure dans les chaumières que les juges ont clairement mis le doigt sur une ressemblance à s'y méprendre avec une procédure abusive (un ange passe). Mieux encore, la notion de "service commandé" a doucettement fait son chemin, auprès de quelques oreilles attentives. Décidément, non, rien  de rien !

jeudi 30 octobre 2014

Bientôt des élections à l'horizon...


Rappelons donc à cette occasion l'adage d'un élu disparu qui fut en son temps un politique peu adepte de la langue de bois mais fin connaisseur des campagnes électorales et des appareils politiques. Il s'applique toujours et serions nous tentés de dire : plus que jamais !

"Quand je fais une campagne, je ne la fais jamais pour les gens intelligents. Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %, il y en a 3 % avec moi et 3 % contre, je change rien du tout. Donc je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse." (Georges Frêche)

C'est dit, il s'agit juste de comprendre l'implacable mécanique de la réussite électorale ! Il aurait pu ajouter qu'il s'adressait aux riches cons intéressés pour payer avant (ça coûte pour réussir une campagne) et aux pauvres cons désarmés pour payer après (car pour qu'il y ait des "baiseurs", il faut bien des "baisés" !).




jeudi 9 octobre 2014

"Les chiffres sont terrifiants..."


Ouah ! C'est la seule expression qui nous est venue spontanément et en chœur, en entendant Madame la Maire commenter ainsi le résultat de l'audit financier.

Ce qui est terrifiant pour nous, c'est d'imaginer une seule seconde qu'une tête de liste se présente à une élection municipale, sans savoir où elle met les pieds. Les plus anciens se souviennent que jadis, il ne serait même pas venu à l'esprit d'un prétendant, de ne pas connaître l'essentiel des dossiers qu'il aurait à traiter avant même de mettre un pied à l'Hôtel de Ville. En suivant régulièrement les conseils municipaux, en lisant la presse, en consultant les dossiers au moins pour la partie publique, en s'informant par ses propres moyens... Autres temps, autres mœurs. Aujourd'hui être élu, c'est d'abord savoir baratiner, l'intendance suivra !

Ce qui est terrifiant, c'est de savoir que ces mêmes chiffres, commentés en conseil municipal il y a quelques mois déjà, puisque faisant partie des comptes administratifs, l'ont été sans comprendre de quoi il retournait vraiment. Et là nous posons une question : à quoi sert-il d'avoir des élus ? Les conclusions de l'audit n'ont conduit à aucune information qui ne soit déjà connue, sauf à être d'une mauvaise foi particulière, nous savons que Brignoles regorge de professionnels du genre. En allant jusqu'au bout de la logique, si les élus ne sont pas à même de comprendre ce qui relève pour une bonne part du simple bon sens, alors nous sommes inquiets pour les finances de la commune, car il faudra aussi des auditeurs pour dire aux élus ce qu'ils ont à faire. Etonnant.

Ce qui est terrifiant, c'est d'entendre qu'on attendait le résultat d'un audit pour commencer à se mettre réellement au travail concernant le devenir de Brignoles. Il est consternant de constater que des élus puissent se satisfaire d'un tel charabia.

Ce qui est terrifiant, c'est de constater qu'il manquait 10 conseillers municipaux, dont neuf de la majorité et l'adjoint aux finances, excusez du peu, soit pratiquement un tiers du conseil. La presse n'en parle pourtant même pas, alors qu'on nous a présenté cet audit comme l'alpha et l'omega de l'action municipale et qu'on allait voir ce qu'on allait voir. Nous n'avons pourtant rien vu à part des redites et des absents ! En même temps, aucune surprise à avoir non plus, dans la mesure où les élus semblent tellement ne servir à rien !

Ce qui est terrifiant, c'est d'entendre des commentaires aussi soporifiques qu'inexistants, après la restitution des conclusions de l'auditeur sur une situation soi-disant "terrifiante" d'une commune "en grand danger". Nous restons sur notre faim entre le battage médiatique autour de l'audit et les conséquences à en tirer. Il nous apparaît beaucoup de brassage d'air là-dedans.

Ce qui est terrifiant enfin c'est d'entendre des explications sur des sujets qui montrent au choix une totale méconnaissance des dossiers, un "je m'en foutisme" absolu ou une incompétence rare, sans savoir précisément lequel des trois l'emporte sur l'autre. Nous ne parlons pas de choses connues (en l'occurrence inconnue) des seuls élus, non il s'agit juste de se référer à l'histoire de l'action municipale et à consulter au besoin les délibérations, que des administrés s'intéressant un tant soit peu à la gestion de leur commune connaissent visiblement mieux.

Ce qui est terrifiant, c'est d'entendre que c'est terrifiant. A qui va t-on faire croire que Brignoles, qui n'a qu'une situation comparable à des centaines, voire des milliers de collectivités, avec certes un peu plus de ceci, un peu de moins de cela, mais dont le potentiel et les richesses inexploitées sont tant vantés par les uns ou les autres et que sont loin de posséder d'autres collectivités dans des situations parfois bien plus inquiétantes, est dans un gouffre ? A moins que tout cela ne soit que du flan d'avant élection, juste pour être élue ?   

Et ce n'est que le début, c'est cela aussi qui est terrifiant...

dimanche 5 octobre 2014

Il est né le divin audit ! Sonnez hautbois, résonnez musettes...

Il y a tellement de choses à dire que nous ne savons même plus par où commencer.

D'abord la célérité du rapport : 6 mois ! Cela fait 6 mois que la nouvelle municipalité est en place et en 6 mois, elle ne réussit qu'à enfoncer des portes ouvertes (si, si vous verrez). Résultat au bout de 6 mois de gestion tout le monde ne parle que de l'ancienne municipalité, la nouvelle n'ayant visiblement toujours rien à dire, à part des banalités tellement consternantes que les oreilles commencent à nous chauffer ! Mais on s'y attendait un peu quand même.

Cela continue avec le compte-rendu de la presse locale. Rien, nous disons bien rien de ce qui est publié, n'a pas déjà été abordé dans les années précédentes par l'opposition municipale d'alors. Étonnamment, la même presse ne semblait guère s'y intéresser, car à l'époque la précédente municipalité avait l'honneur régulier des pages de Var Matin, avec au besoin grand renfort de tambours et trompettes. Et autant que nous sachions nous n'avons pas lu la moindre critique, bien au contraire nous avons été abreuvés de régulières louanges ne tarissant pas d'éloges pour la majorité sortante, sauf peut-être dans les derniers mois et encore, pour ne pas courir le risque d'être jeté avec l'eau du bain. Principe de précaution oblige. Ce qui nous permet de dire, qu'il est toujours facile de regarder la paille dans l’œil de ses petits camarades et confrères de la presse nationale face au "Brignoles bashing", mais qu'il n'est jamais inutile de commencer par enlever la poutre qui est dans le sien.

Le clou du spectacle étant l'invitation à la mutualisation, de manière quasi péremptoire par l'auteur de l'article. A cela nous disons toute de suite la chose suivante : à moins de prendre les élus des communes environnantes, conservant pour leur part une gestion saine et efficiente des deniers publics, pour des imbéciles, sinon le timing de cette demande est particulièrement mal choisi. Si nous comprenons bien le message, cette situation ne serait que la conséquence de la difficulté de plus en plus grande des communes à gérer des services de plus en plus coûteux. Mais alors pourquoi tout ce tapage sur la gestion catastrophique de l'ancienne municipalité et quel rapport entre des services liés à l'urbanisme ou des services techniques pour revendiquer une mutualisation. D'ailleurs si nous allons jusqu'au bout du raisonnement, autant supprimer officiellement l'échelon communal. Si tel est le but, alors nous comprenons cette sortie un tant soit peu fantaisiste dans le contexte.   

En réalité vous l'aurez compris, tout cela ressemble à une vaste opération d'enfumage préparatoire à des décisions administratives pour lesquelles vous n'aurez pas votre mot à dire (en dehors des élections) qui ne seront pourtant que la conséquence de l'incompétence, de l'aveuglement et du nombrilisme de certains élus, quand ils ne sont pas tout particulièrement et tout simplement bornés, c'est dit.

Sur les chiffres, là aussi ne soyez pas dupes d'une opération orchestrée depuis des mois de pur tapage médiatique. Soyons clairs, mauvaise gestion il y a eu, c'est un fait connu comme le loup blanc à Brignoles. Rien de nouveau. Pour autant croyez-vous que la commune de Brignoles est au fond du gouffre ? Eh bien non ! En termes d'encours de la dette par habitant, elle était juste plus loin que le 2600ème rang des communes françaises fin 2012 ! Depuis cela s'est un peu plus dégradé, mais ne vous inquiétez pas Brignoles est encore très loin des champions dans le domaine. Le montant de la dette globale est certes l'alarme qui a généré une mise automatique sous surveillance (pas une mise sous tutelle), là non plus ne vous laissez pas intimider par une opération destinée à justifier par avance les raisons pour lesquelles, on ne "pourra" rien faire, ou si peu. A situation difficile, savoir faire exceptionnel... Vous pensez que Brignoles est dénuée de gens compétents, voire très compétents, vous vous trompez et c'est tout le problème de cette commune. Cette dernière préfère souvent se laisser attirer comme les papillons de nuit par les lumières de la ville, mais les papillons de nuit terminent souvent mal, grillés ou écrasés par les fameuses "lumières".

Pendant ce temps les charges ont augmenté, la belle affaire que voilà. Brignoles ne peut pas se le permettre, c'est vrai, mais ce qui compte avant tout c'est l'emploi qui est fait des ressources, leur efficacité, leur gestion. Or là nous pouvons dire sans crainte que tous les ingrédients et leur cortège de certitudes sont réunis pour aller dans le mur ! C'est sûrement pour optimiser tout ce foutoir que notre Député Maire s'est constituée un cabinet pléthorique, avec des acteurs n'habitant de préférence pas à Brignoles, jugeant sûrement qu'à Brignoles il n'y a que des incapables. Pour faire quoi au fond ? Nous continuons à nous le demander chaque jour qui passe !

samedi 4 octobre 2014

Souvent quand un élu prend un engagement solennel, cela signifie qu'il prend l'engagement de vous expliquer plus tard et tout aussi solennellement, pourquoi il n'a pas pu le tenir.

Certains (plus on monte dans la hiérarchie politicienne, plus cela se vérifie) pensent même qu'il n'est pas digne de leur statut de venir vous l'expliquer et préfèrent vous abreuver de fadaises par médias interposés. Quitte à vous en saouler !

Bientôt 6 mois que la majorité municipale avec à sa tête notre Duchesse, cette grande amoureuse de Brignoles, nous fait l'honneur, oui l'honneur n'en doutons pas, d'expédier les affaires courantes de la ville. Elle les expédie tellement bien d'ailleurs que parfois, on les retrouve (les affaires courantes) en grande souffrance, loin de toute promesse d'avant élection ! Cela nous rappelle un peu l'histoire du Corse (S'il y a des Corses qui nous regardent, on les embrasse) qui vient de devenir champion olympique de lancer de marteau et qui déclare, fier de lui, lors d'une interview : "quand j'ai vu cet instrument de travail, je l'ai jeté le plus loin possible de moi !".

Aujourd'hui nous nous concentrerons sur la charte d'éthique des candidats, ça fait toujours bien la charte d'éthique, des engagements tellement triviaux que pour vous prendre en défaut, il faut se lever de bonne heure. Essayons tout de même...

Engagement n°2 - Rechercher systématiquement les solutions préservant au mieux l'utilisation des deniers publics et votre intérêt : brillante démonstration avec la commande d'un audit financier qui aura coûté au bas mot plusieurs milliers d'euros (c'est l'ordre de grandeur pour ce type d'intervention) pour dire strictement la même chose après vérification et chiffres à l'appui, que ce qui avait été déjà été présenté en conseil municipal par l'adjoint aux finances, y compris quand il était leader de l'opposition. Aucune valeur ajoutée, pour une dépense inutile et bien réelle ! Enfin pas tout à fait inutile, si on considère qu'une communication outrancière à seule fin de décérébrer des cervelles citoyennes n'a pas de prix. Nous y reviendrons, ce sujet mérite à lui seul un traitement particulier, car il y a beaucoup à dire !

Engagement n°4 - Ne jamais utiliser nos fonctions à des fins personnelles pour nous-mêmes ou l'un des membres de nos familles : et c'est notre Duchesse qui s'y colle, car non contente d'avoir sa propre fille comme attachée parlementaire, comme directrice de la communication de l'Odel Var, une association dont elle assure la Présidence et son Directeur de Cabinet la Direction Générale, elle lui a trouvé une autre fonction au sein de la Mairie. En effet la fille prodigue est régulièrement croisée chaque semaine au sein du cabinet. Même si elle est selon toute vraisemblance non rémunérée avec l'argent de la commune (nous l'espérons vivement en tout cas), l'engagement en question n'en a pas moins pris une bonne claque.

Engagement n°5 - Avoir une activité professionnelle ou une source de revenus autonome pour ne pas dépendre financièrement de notre mandat municipal : fort de cet engagement et pour bien montrer aux élu(e)s son respect de l'activité professionnelle, Madame la Duchesse impose des conseils municipaux en pleine journée sans justification réelle et sérieuse, à part celle de son bon plaisir. En même temps, ce n'est pas avec sa propre expérience du travail dans le secteur privé qu'elle pourra mesurer les conséquences de ses foucades.

Engagement n°6 - Prendre en compte les demandes qui concernent la qualité de vie des Brignolaises et des Brignolais dans un délai de 20 jours : d'abord vous remarquerez la restriction aux demandes concernant "la qualité de vie" sans que vous sachiez précisément ce qui rentre dans ce critère. Mais de toute façon aux dernières nouvelles, que ce soit pour une réponse ou un rendez-vous et à moins de faire partie de la cour, vous aurez la bonté d'attendre le temps nécessaire ! Combien ? ça dépend ! Et quand ça dépend, ça dépasse forcément...

Engagement n°8 - Assumer notre action et accepter qu'elle soit contrôlée pour vous garantir que les résultats seront à la hauteur des engagements : c'est bien le moins que l'on puisse faire de devoir assumer ses actions, quant à les contrôler, c'est une autre paire de manches. Contrôler quoi et par qui ? Aux dires de beaucoup d'employés municipaux, c'est plutôt l'organisation pour faire strictement le contraire qui s'est mise en place.

Engagement n°10 - rester proches de vous et respecter nos engagements JUSQU'A LA FIN DE NOTRE MANDAT : alors là on dit chapeau les artistes, car il n'y aura pas eu équipe municipale plus éloignée des Brignolais que celle-ci et si le respect des engagements sur le mandat est à l'aune de ce qui a été fait jusqu'à présent, il restera bien des occasions de botter des fesses, fussent-elles de Duchesse !

jeudi 2 octobre 2014

Une communication aussi habile soit-elle, ne remplacera jamais le sens commun, ni davantage l'authenticité...

A la veille de la publication des résultats d'un audit largement sur-vendu médiatiquement parlant, nous pensions avoir tout lu en matière de tendance à l'enflure sémantique concernant les politiciens, nous avions tort. Que retenir en effet de la communication de Madame la Maire dans les pages de Var Matin, réponse : rien, le vide, le néant ! Voilà venir une véritable entreprise à décerveler les concitoyens, nous savons du moins maintenant à quoi sert le Directeur de cabinet. Et ça vous donne du "en 6 mois il a fallu que je plonge à fond dans les dossiers communaux et intercommunaux, j'y vois plus clair désormais..." et ça continue avec "j'aime maîtriser à fond avant de déléguer, c'est ma nature...", mais que voilà assaut de vantardise, sans cause réelle ni sérieuse. Nous pensions voir ingénument une réponse de l'opposition (officielle ou non officielle), et puis non, alors n'y tenant plus nous reprenons notre plume.

Nous avons quand même cru percevoir un début de lassitude du journaliste face au vide des réponses qu'il recevait à ses questions, mais que voulez-vous, ainsi va la politique politicienne. Parce qu'il faudrait voir à ne pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages ! Demandez donc aux habitants de Saint-Cyr, ce qu'ils en pensent de la gestion de Madame la Député Maire, ils ont tellement aimé qu'ils l'ont virée au premier renouvellement de mandat. C'est un fait. Au Beausset ils n'ont pas eu le temps, c'est elle qui les a largués pour cumul de mandats, elle aurait très bien pu laisser tomber son mandat de conseillère générale, elle ne l'a pas souhaité, un autre fait. Quant à l'assemblée, cherchez nous donc ce qui va rester de son passage après deux mandats, réponse : rien là non plus dont le pays ou la région va se souvenir (ni même le vin rosé ou l'hôpital, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire avaler et pourtant nous ne mangeons pas de couleuvres, encore moins de boas constrictors). Au Conseil Général, c'est sûrement parce que ses pairs ont été éblouis, que sa candidature à la première vice-présidence quelques années en arrière, s'est soldée par une raclée. Aisément vérifiable là encore.

Et puis des dossiers justement, celles ou ceux d'entre nous qui ont eu la chance de voir Madame la Député Maire en discuter face à d'autres élus de la région (et quelle que soit leur sensibilité, pour ne pas nous accuser de parti pris) sont repartis avec la nette certitude que le mot qui venait le plus rapidement à l'esprit, n'était sûrement pas celui de "maîtrise" !

On va vous épargner toutes les énormités que nous avons relevés dans les pages de Var Matin, c'est simple il y en a trop et trop c'est trop. Cela n'a plus de sens. Nous pensions que l'ère de la communication marketing était révolue, elle repart de plus belle. Nulle inquiétude à avoir pour autant, nous reviendrons au cas par cas sur certains dossiers au fur et à mesure des besoins. Vous pourrez alors constater qu'il y a loin, mais alors très loin de la coupe aux lèvres, la même distance qui sépare compétence et incompétence, capacité et incapacité, vision et aveuglement, bien commun et intérêt particulier, volonté créatrice et entêtement destructeur, communication et manipulation ! Tiens, demandez donc également à l'Office de Tourisme ou aux élu(e)s qui relaient complaisamment l'info, quelle est la prochaine date de fin de congés pour le cinéma, par curiosité, parce que la précédente est déjà dans les choux !

mardi 30 septembre 2014

"Le Parlement comprend l'Assemblée nationale et le Sénat qui, de leur côté, font de leur mieux pour comprendre ce qu'on leur dit." Pierre Dac

Commentaire de Georges Ginesta concernant le résultat des sénatoriales : "... A titre personnel, cette défaite n’a aucune importance parce que je reste député. C’était l’occasion de préparer l’avenir mais changer d’hémicycle c’était plus de l’inconfort...". Quelle motivation et quel dédain ! De quel avenir parle-t-il, si ce n'est du sien ! Commentaire d'Hubert Falco sur ce même scrutin : "... je fais remarquer qu’il y a 150 voix de dissidence farfelue, qui ont permis au Front national d’entrer au Sénat." Quel mépris pour des dissidents qui en ont peut être marre de n'être que des paillassons. En voilà deux qui illustrent à merveille la citation de Pierre Dac et font sûrement de leur mieux pour comprendre ce qu'on leur dit. Et tout ce petit microcosme politicien de serrer tout de même les fesses pour la prochaine échéance électorale qui interviendra dans 6 mois à peine. Car aucune illusion à avoir, ce qui importe ce n'est toujours pas le bien commun et le rassemblement des compétences et des savoir-faire, mais au contraire un exercice solitaire, aveugle et cynique du pouvoir, souvent aidés en cela par la complaisance et l'avidité de quelques noblaillons plus intéressés qu'intéressants. La vanité leur servant toujours de guide suprême...

mercredi 10 septembre 2014

"La fraude est à l'impôt ce que l'ombre est à l'homme". George Pompidou.

Il ne pouvait savoir à quel point cette citation serait d'actualité plus de 40 ans après.

M. Thévenoud le fraîchement nommé Secrétaire d'Etat démissionnaire avait été précédemment élu Vice-Président de la mission d'information sur la fraude fiscale et Vice-Président de la commission d'enquête sur l'affaire Cahuzac ! Excusez du peu, c'est dire que sa démission pour "des problèmes de conformité avec les impôts" selon Matignon, en clair une fraude fiscale sur plusieurs années d'un membre de gouvernement, qui à vous aurait fait l'objet d'un traitement musclé dans les mois suivants la première échéance, est un minimum. Surtout que le personnage s'était cru obligé d'en rajouter une louche à l'occasion d'une interview d'un journal régional, à destination du citoyen : "....on n'est pas tous des Cahuzac !". Et que dire d'un étonnant discours moralisateur à la tribune de l'assemblée, pour dénoncer les turpitudes de son petit camarade.
Quand on apprend enfin que le Monsieur ne payait pas non plus son loyer pendant la même période et que Madame occupe le poste de Chef de Cabinet du Président du Sénat, que les moyens du couple sont donc tout sauf misérables et qu'elle pouvait difficilement ne pas savoir, on croit rêver. Mais bien sûr qu'il faut encore plus de transparence pour les élus, ce n'est pas de l'inquisition comme voudraient nous le faire avaler les principaux intéressés, mais une oeuvre de salubrité impérieuse.

Rappelons donc à cette occasion la publication du mensuel Alternatives Economiques, concernant la proposition d'une vingtaine de députés UMP au moment de l'affaire Cahuzac justement, notre Député Maire en tête, visant à amnistier ceux qui ont illégalement fait partir des capitaux à l’étranger, sous réserve d'une contribution forfaitaire de 5 % des sommes rapatriées, voire une exonération sous conditions, rien de moins ! Bref absoudre le plus légalement du monde pour ceux qui se feraient prendre par la patrouille, le détournement d’argent délibéré à des fins personnelles, tout particulièrement si cela intéresse des élus. Vous imaginez bien entendu que cela ne concerne pas ceux comme vous et nous qui sont surveillés comme le lait sur le feu par l'administration fiscale, ou d'autres qui rament pour boucler les fins de mois et qui voudraient bien en payer des impôts.

Mille pardons aux aficionados, fortunés ou non, de notre Duchesse de revenir sur cette brillante initiative et prise de position, preuve irréfutable s'il en était de son génie politique, de son sens de l'à-propos et de sa conception toute personnelle de la gestion des recettes fiscales et des deniers public, mais l'occasion offerte était trop belle ! Du coup on n'est pas si mécontent de la rareté de son activité parlementaire. Et puis non, tout compte fait nous ne demandons pas pardon... C'est ainsi.

dimanche 7 septembre 2014

L'ineptocratie au service de l'inaptocratie et inversement !

C'est assez régulièrement que nous entendons le message : "mais ils ne sont là que depuis peu, laissons leur le temps de montrer de quoi ils sont capables...".

A cela une première remarque : les personnes qui suivent à titre professionnel la vie politique, celles qui la côtoient au quotidien par leur métier ou leur engagement vous le confirmeront, ce sont les cent premiers jours qui déterminent pour l'essentiel ce que sera le suite d'un mandat, quel qu'il soit. Et au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, ils sont maintenant passés. C'était vrai pour l'ancienne municipalité, c'est tout aussi vrai pour l'actuelle, cela se vérifie à chaque fois...

Deuxième remarque : c'est toujours la même rengaine, les supporteurs du camp majoritaire ne supportent aucune critique et l'argument suprême invoqué reste sans surprise toujours le même : et les prédécesseurs, qu'ont-ils fait ? Comme si nous avions fait l'apologie de la municipalité précédente. Comme si les supposées turpitudes et incapacités d'un camp justifiaient celle d'un autre, d'autant que dans ce domaine le temps ne fait rien à l'affaire, au contraire il aggrave. Evidemment on comprend que cela fasse mal aux tripes de reconnaître qu'on a pu se faire avoir, si tous les citoyens s'intéressaient d'un peu plus près à la politique au lieu de laisser ce soin à d'autres en les idolâtrant bêtement comme des icônes ou des êtres exceptionnels qu'ils ne sont définitivement pas, cela ne serait pas ou si peu...

Troisième remarque : il faudrait être particulièrement stupide pour imaginer que la communication officielle qui est faite, les (fausses) informations qui peuvent être délibérément lancées et entretenues, les réponses qui peuvent être données au gré des rencontres avec les concitoyens, ne le sont pas souvent à dessein et dans un but précis : celui d'endormir les concitoyens, de les manipuler au gré d'intérêts clientélistes, au besoin de couper des têtes qui gênent. Et à ce petit jeu la politique professionnelle ne néglige absolument rien, croyez-nous, tous les moyens sont bons pour justifier la fin.

Quatrième remarque : nous ne nous situons pas dans une critique purement politique, nous avons trop de respect pour cela et nous n'avons pas davantage la prétention de dire que telle ou telle décision sera la bonne, au seul motif qu'elle est de droite ou de gauche. Ce qui nous importe, c'est la pertinence, c'est la compétence, c'est l'expertise, c'est la sincérité, c'est l'anticipation, c'est la vision, c'est le travail, c'est le bon sens, c'est l'authenticité au service de la seule chose qui compte, celle de l'intérêt général ! Le reste peu nous en chaut. Alors quand il s'agit de montrer l'envers du décor, nous choisissons la manière qui nous convient... D'autant plus quand nous faisons face à de grands premiers prix de vertus (Brignoles en regorge), dont les comportements et le cynisme au quotidien ne sont guère avouables et que nous en avons la preuve.

Nous en terminerons avec cette boutade de Woody Allen : "Malheureusement, nos politiciens sont soit incompétents, soit corrompus. Quelquefois les deux en même temps, le même jour". Nous y ajoutons que les seuls fautifs, ce sont trop souvent les électeurs eux-mêmes, dont nous faisons partie tout comme vous !

samedi 6 septembre 2014

En politique, l'opposition désigne un ensemble d'actions visant à contester les décisions d'une majorité au pouvoir, dans l'intérêt général en principe.

Du temps de la splendeur de Leonid Brejnev il avait une vision bien à lui de l'opposition : "Chez nous en URSS il n'y a pas de parti d'opposition, parce que nous pensons qu'une opposition pourrait troubler les rapports affectueux qui unissent le gouvernement au peuple." Sic !

Peut-être que l'opposition à Brignoles en a pris de la graine, car avez-vous vu se manifester une opposition à la majorité municipale, les avez-vous vu déambuler dans les rues ? Ces deux derniers mois ont été tout particulièrement bien silencieux, la période estivale ne pouvant tout expliquer. En même temps, vu l'activité frénétique municipale qui règne à Brignoles, l'opposition se met énergiquement au diapason, quoi d'autre ?

Tout se passe en effet comme si Brignoles baignait dans la volupté d'un meilleur des mondes, avec une bienveillance toute en douceur et en finesse de l'opposition, qui ne souhaiterait pas rompre le lien affectif, ardemment et patiemment tissé, unissant la majorité municipale au peuple de Brignoles. Car les braves Brignolais ne sont pas égoïstes, loin de là, depuis que la Duchesse veille amoureusement sur eux et les couvre de ses nombreux bienfaits, ils n'ont de cesse d'aller la remercier, un peu comme les Saint-Maximinois vont prier Marie-Madeleine... Vous n'êtes pas d'accord ? Nous aurons tout de même essayé !

Brignoles "en grand danger" ? Allez c'était une galéjade de Madame la Maire. Ou bien c'était pour mieux justifier astucieusement l'inaction rampante dans la commune, fortement endettée certes, mais plutôt très loin des cadors dans le domaine (On y reviendra d'ailleurs, nous ne sommes pas plus bêtes que la moyenne, en toute modestie bien entendu pour les adorateurs de Madame la Duchesse et de son génie, nous savons bien lire aussi les chiffres et les graphiques quand ça nous chante). Après tout est question de ressources et surtout d'imagination, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle n'est pas au pouvoir ! Comme à l'habitude, nous ce qu'on en dit....


jeudi 4 septembre 2014

"Avant d'éblouir le peuple en lui promettant de l'eau chaude, il faut donc lui fournir des récipients pour la recueillir". Alphonse Allais, un connaisseur en communication politique.

Ces politiques, ils ne savent plus quoi inventer pour se faire remarquer. Nous en voulons pour preuve un article récent paru dans Var Matin, présentant le premier troisième adjoint putatif de la ville de Brignoles, alias Monsieur oui-oui, comme l'artisan d'un projet de fusion des formations seniors de l'ASB association bien connue des Brignolais et de l'OSM son alter ego de la ville voisine, ville que le promoteur immobilier connaît particulièrement bien, normal il y vit !

Patatras, on ne peut plus compter sur la discrétion des journalistes, ne voilà-t-il pas que deux jours plus tard, Var Matin révèle que notre hyper délégué municipal à tout et à rien (il sert à quoi l'adjoint au sport à Brignoles ?) n'est pas l'initiateur, mais rendant à César ce qui appartient à César, seulement le rapporteur de l'adjoint au sport de... Saint-Maximin. Raté l'exercice de communication à deux balles !

Ajoutons que si on voit bien l'intérêt de Brignoles pour enfin redorer son blason et son budget, nous avons du mal à voir celui de Saint-Maximin dans cette affaire, du moins pour l'instant. D'autant plus qu'au vu de la différence de niveau entre les deux formations, cela ne nous incite guère à l'optimisme pour la réussite d'une telle fusion que nous avons même du mal à appeler projet.  

Il va falloir aussi nous expliquer comment deux villes distantes d'une vingtaine de kilomètres, peuvent contourner le règlement de la FFF qui stipule que "La fusion n'est autorisée que si la distance qui sépare les sièges des clubs concernés est inférieure ou égale à 15 km, voie routière la plus courte." Bon d'accord, ce ne serait pas une fusion des clubs, juste une fusion des équipes seniors.

Tout de même croyez-vous que les concitoyens se préoccupent vraiment de la fusion des équipes de football de Brignoles et de Saint-Maximin, deux villes relativement éloignées pour créer un engouement certain, et ainsi espérer faire adhérer les supporteurs à ce qui paraît plus une opération de marketing politique, que de véritable projet sportif ! N'y a t-il donc aucune autre priorité à Brignoles, que de passer son temps pour notre triumvirat étranger, à saisir chaque opportunité de créer artificiellement l'empathie des électeurs avec celui qu'on nous annonce avec insistance comme le futur maire, et en aurait-il les capacités et la légitimité, avant même d'avoir été élu ?

mercredi 3 septembre 2014

Le cinéma ? Je le fais sur un écran, pas dans la vie ! De Louis de Funès

Tandis qu’en politique c’est exactement le contraire, si on en juge par la gestion de notre commune. Depuis dimanche soir le contrat liant la FOL (gérant) à la Mairie a pris fin entraînant dans la foulée la fermeture de l’unique cinéma à Brignoles.

Rappelez-vous Madame la Maire vous criant en même temps son amour et son intérêt pour le projet de cinéma lancé par la municipalité précédente, malgré la mise en garde selon de nombreuses sources que lui aurait prodigué son premier adjoint (l’officiel, pas le putatif) pour diverses raisons. Résultat, nous entamons le sixième mois, le fameux projet est toujours dans les limbes et l’actuel cinéma est fermé.

Bravo Madame la Duchesse, la rentrée est à peine commencée que l'on enchaîne déjà les âneries au sein de la municipalité ! Nous tenons quand même à faire savoir au plus grand nombre que la situation n’a pas été découverte dimanche soir, elle est parfaitement connue de la municipalité depuis des mois, ce qui vous en dit long sur la capacité de gestion et la réactivité dans les plus petites choses, alors imaginez pour le reste ! Mais nous ce qu'on en dit, c'est juste pour votre culture...

"L'immobilisme est en marche et rien ne pourra l'arrêter". (D'un politique célèbre disparu).

Il est en général de tradition que les maires, sauf cas de force majeure, prennent la peine de venir assister en personne à la rentrée des écoles, accompagnés de l'élu(e) chargé(e) des affaires scolaires... Surtout que cette année, la mise en place des rythmes scolaires était de nature à venir prendre la température directement sur le terrain.

Nous disons bien en général, parce qu'à Brignoles, si l'élue en question était bien présente et dans son rôle, ce n'était pas le cas de Madame la Maire. Cela ne l'intéresse visiblement pas, en tout cas pas davantage qu'une permanence au bureau électoral. Il faut croire que ces corvées municipales l'ennuient, car nous pouvons vous certifier que de la même façon que pour les élections européennes, Madame la Duchesse était bien présente ce jour là à Brignoles. Ce n'est certes pas d'une gravité absolue, mais cela montre bien en revanche que Brignoles, ça l'enquiquine toujours aussi prodigieusement ! D'autant qu'aux dernières nouvelles de personnes l'ayant croisée, elle n'avait rien, mais alors rien d'absolument dé-bor-dée...