vendredi 16 septembre 2016

Un désastre peut toujours en cacher un autre.

Comme nous, vous entendez s’agiter le Landerneau brignolais aux très opportuns bruits de départ de Madame la Duchesse. Autant vous dire que si nous n’avons aucun doute sur son envie d’envoyer ballader Brignoles et ses bouseux d’administrés, nous ne sommes pas non plus les perdreaux de l’année !
En politique pour perdurer dans l’inauguration des chrysanthèmes, et continuer d’être très cher payé pour ce faire, il s’agit de ne jamais lâcher la proie pour l’ombre. Question de principe. Alors nous on réfléchit à ce qui se trame derrière le rideau.
Bientôt les législatives, normalement avec une gauche au fond du trou dans ce coin de France, l’élection devrait être assurée. Sauf que le FN, erreur de casting exceptée, devrait tailler de sacrées croupières à une Duchesse singulièrement déconsidérée. Mieux vaut élaborer le plan B, le plan C et s’il le faut le plan D. Et d’une pierre vous pouvez faire deux coups… ou pas, mais c’est une autre histoire. Qu’à cela ne tienne, la future agglomération doit très prochainement voir le jour. C’est vrai, nous avions dit qu’une entente existait, non écrite bien entendu, qui verrait le siège de la nouvelle collectivité s’installer à Brignoles, quand la présidence irait à Saint-Maximin. De guerre lasse, nombre de Brignolais s’étaient d’ailleurs convertis à l’idée qu’une présidence Saint-Maximinoise était nettement préférable à un désastre annoncé, sous une présidence de Madame la Duchesse. Oui mais voilà, les fonctions permettant d’assurer un train de vie digne d’une Duchesse et de son valet, ne sont pas légions. D’autant plus, si vous n’avez pas à beaucoup travailler. Oui, oui on connaît la chanson, une Duchesse débordée de travail, noyée sous les dossiers, et ainsi de suite. Quand nous aurons un moment, nous vous décrirons la somme effective de travail d’une vie d’élue nationale et locale, rapportée au coût de ladite élue, c’est particulièrement édifiant ! Alors si vous avez encore envie de croire à ces sornettes, libre à vous.
Conclusion qui n’engage que nous et sauf manigances de dernière minute (mais là il ne faut pas trop y compter) : Madame la Duchesse devrait bien évidemment se présenter pour la présidence de la future agglomération. C’est là que les ennuis commencent pour des citoyens qui n’ont pas encore goûté au charme d’être gérés par notre Duchesse nationale. Déjà quand ce sont les électeurs qui vont dans l’isoloir, ce n’est un secret pour personne que les dés sont déjà bien pipés, pour autant, rien n’est jamais totalement acquis. En revanche, quand ce sont les élus eux-mêmes qui vont dans l’isoloir, vous pouvez être convaincus que l’élection est pliée, avant même le vote. Les méthodes sont connues : chantage aux subventions, aux investitures, aux soutiens, aux aides, promesses de postes, de renvoi d’ascenseur et pour terminer les menaces si besoin était. Ici, plus question d’étiquette politique et de défense du bien commun, rien que du médiocre, rien que du frelaté, rien que de la tricherie, rien que du faisandé, rien que de la tromperie, rien que du calcul sournois, rien que de l’asservissement, rien que du clientélisme, rien que du sordide sous des apparences bon chic, bon genre. Dans ce domaine, vous avez tout à craindre. Dans le Var on est très fort à ce jeu là. A notre détriment, à leur avantage !
Dans tous les cas de figure, vous êtes déjà baisés, ou peu s’en faut ! Et à ce stade nous n’avons pas encore parlé des législatives, ça viendra... Il semble nous souvenir qu’un journaliste en fin de carrière (c’est malheureusement souvent en fin de carrière que les journalistes commencent vraiment à oser honorer leur fonction), avait écrit peu de temps après les élections municipales, quelque chose de ce style : nous attendions un tgv, ce fut une machine à vapeur ! Soit, mais alors celle de Denis Papin pour pomper comme les Shadoks.

jeudi 15 septembre 2016

Où il est question d’un paon et d’un chien.

Une fois n’est pas coutume, la prose n’est pas de nous, mais d'une personne lucide et avisée, nous l’avons volontiers fait nôtre !

Un paon au plumage défraîchi, s’en vint loin de chez lui, assujettir nouvelle contrée. « Chers amis, voyez comme mes plumes sont belles et longues. » A ces mots, un éventail multicolore jaillit de sa croupe. « De ce rempart, je ferai écran et vous protégerai. » Les animaux de la basse-cour écoutaient, attentifs et curieux, les belles paroles de l’étrange oiseau.
Fidèle à ses congénères, veillant à leurs intérêts, le chien inquiet de cette surprenante venue, ne pouvait imaginer voir prospérer tant d’imposture. Car éblouis par un plumet du plus bel effet, poules, coqs, pintades, dindes et dindons hypnotisés, ne juraient plus que par le paon. Oublié, le travail du chien, oubliées, son énergie et sa droiture au service de la basse-cour. Les ingrates volailles se rangèrent derrière le paon, dont les promesses ici, ne peuvent être dites.
« Nous ne voulons pas du chien, il est intègre, intelligent, avec lui nous ne pourrons faire ce que l’on veut ! » glougloute un dindon. Entendant ces paroles, le paon bouffi d’orgueil mais madré, démontra que le chien conservait son utilité. Car bien que peu populaire au sein du poulailler, il avait le soutien des autres animaux. « Suivez-moi, afin que la ferme redevienne prospère et retrouve son éclat d’antan, ne nous séparons pas du chien, je vous aime tous ! » brailla le paon. « Mais paon, tu ne nous connais pas ! Comment peux-tu nous aimer ? » hennit le cheval peu convaincu. « Je vous aime, cela doit suffire. »
« Nous connaissons notre ami le chien, nous l’avons vu grandir, il s’est occupé de nous, il a veillé à nos intérêts, il est honnête, sérieux et compétent. Il nous parle à tous » bêle alors la chèvre. « Il ne pense qu’à ses intérêts, je vous somme de me croire » continue de brailler le paon. Ce dernier de se tourner alors vers les gallinacés : « N’est-ce pas que j’ai raison ? » se trémoussant sur-le-champ en agitant son plumage multicolore. Et la basse-cour d’acquiescer en grand émoi, caquetant par ici, cacabant et glougloutant par là ! Au final, moult animaux contentés ou de guerre lasse, se rassemblèrent derrière le paon et la promesse d’une place de choix pour le chien. La ferme bruissait déjà de la rumeur d’un départ anticipé du paon et le plumet de cet animal ne faisait guère illusion, en dehors d’un entourage de volatiles magnétisés.
Quand une nuit, le renard qui n’avait rien perdu du manège du paon, par l’odeur alléché, s’en vint rôder dans les parages de la ferme. Il ne mit guère de temps pour s’introduire dans le poulailler, tout émoustillé à la joie de ne faire qu’une bouchée des stupides créatures. L’alarme fut donnée : « paon, au secours ! » mais point de retour en écho à ces cris affolés, « paon, au secours ! » Une poule sceptique quant à l’arrivée prochaine des secours, s’en alla quérir le chien de toute urgence. « Le chien, sauve-nous de ce désastre, tu nous connais tous ! Toi seul peut assurer notre quiétude et notre sécurité. » Echaudé, le chien fit mine de ne pas entendre. Se rappelant que le poulailler s’était détourné de lui, il ne voyait donc pas pourquoi aujourd’hui il devrait le sauver. « Le chien, nous avons confiance en toi, tu t’en es toujours montré digne » persévéra la poule. Touché, le chien ne put s’empêcher d’intervenir, point de créature ne devrait avoir à souffrir des fautes irrémissibles d’un paon.
Las, au petit matin, le paon fidèle à ses habitudes se pavanait, dédaignant comme à l’accoutumée les faits de la nuit. Toutefois, rien ne serait désormais pareil, le poulailler sortant de sa torpeur, reconnaissait le courage et le mérite du chien. Le paon fut donc prestement congédié, le chien reprit sa place au sein de la ferme et le renard s'avisa que le coin était devenu par trop inhospitalier, pour de misérables convoitises. Les volailles apprirent à leurs dépens, mais un peu tard que du paon, il n’y a que la robe qu’on salue !

mardi 6 septembre 2016

Cynisme, médiocrité, manipulation !

Définir le système politique en France est aujourd'hui chose aisée, il se résume en 3 mots : cynisme, médiocrité, manipulation. Aucun besoin de méthodes autocratiques. Les médiocres ont bien pris le pouvoir et ne comptent plus le lâcher de sitôt. Ils peuvent compter sur un système financier et ploutocratique nauséabond, qui n'a nul besoin de gens compétents ou même intelligents aux postes stratégiques du pouvoir. Préférant y substituer des serviteurs dévoués, zélés et suffisamment roublards. L'absence de scrupules sera une "qualité" vivement appréciée.

C'est le cynisme qui depuis F. Mitterrand conduit la classe politique à se servir du FN comme d'un tremplin pour accéder ou se maintenir au pouvoir, plutôt que de se remettre en question. Quand l'un l'a allaité, d'autres n'ont pas hésité à le gaver pour mieux s'en repaître ensuite. Encore le cynisme qui mène un tel à se draper du statut de l'ultime recours, face à tel autre qui se drape pareillement. Notre système politique a ainsi engendré des clones inter partis, interchangeables. Toujours le cynisme qui entretient sciemment la confusion entre communication et information. A l'extrême, on peut constater qu'aux Etats-Unis, le nombre de communicants a explosé quand celui des journalistes a sombré (4 communicants pour 1 journaliste selon le Pew Research Center). Ce n'est pas une bonne nouvelle, l'exigence que nécessite (ou plus exactement que devrait nécessiter, car nous parlons d'une certaine idée du journalisme, pas de succédanés) le travail journalistique est sans commune mesure avec celle que devra respecter un communicant. L'une a pour finalité d'avertir, d'alerter, d'éclairer, de faire savoir, quand l'autre doit avant tout séduire, attirer, annoncer, publier. Secret de polichinelle qu'une bonne manipulation passe d'abord et avant tout par une bonne communication. Au contraire l'effet d'une information délivrée de l'emprise de quelque tutelle, étayée sur la base d'arguments solides, reste totalement contre-productif dans l'objectif de pérenniser un système politique médiocre. Inutile de se demander pourquoi les cabinets des élus s'étoffent de plus en plus en matière de communicants ou pourquoi le système médiatique s'empêtre dans les mailles des filets dérivants d'une puissance financière qui ne lâchera rien ou si peu.

Les Français en ont marre paraît-il des partis. Ils devraient plutôt en avoir marre du cumul et du mode de renouvellement des mandats, ainsi que des arguments fallacieux et médiocres d'élus visant à maintenir le statu quo, pour leur bénéfice exclusif. Ils devraient en avoir marre d'élire des personnes en délicatesse chronique avec la justice (et pas avec les juges comme on voudrait nous le faire croire). Ils devraient en avoir marre de voter pour des incapables, dont le seul mérite est d'avoir été adoubés à l'abri de discrètes officines, puis imposés aux militants et sympathisants comme le salut suprême. Ils devraient en avoir marre d'élire des usurpateurs, parfois incultes, parfois incompétents, voire les deux en même temps, au seul motif qu'ils ont le bon label instampillé sur le front, dont la traduction est invariablement "pur attrape-couillons" ! Un système politique médiocre ne peut s'enraciner durablement que sur la médiocrité des comportements, rien d'autre.

Et la politique locale dans tout ça ? Soyons rassurés, elle n'est pas en reste, quelques trouducuteries en préparation devraient bien nous éclairer le moment venu. Vous ne devriez pas être déçus par la capacité et l'inventivité dont font preuve nos minuscules potentats locaux pour perpétuer la médiocratie. Question de survie du train de vie, pas le vôtre dont ils se foutent éperdument, il s'agit bien du leur !

samedi 9 juillet 2016

Alléluia, Marie-Madeleine est parmi-nous !

Brignolaises, Brignolais sonnez hautbois, résonnez musettes, la céleste renaissance le mérite... Facétieuse, elle a quand même choisi Brignoles pour sa résurrection, plutôt que Saint-Maximin et ses célèbres reliques. Un véritable affront, préférant néanmoins prendre ses distances avec le lieu sacré. Les Maximinois sont certainement respectueux, mais peut-être pas encore suffisamment stupides. D'ailleurs, ils ont bien refourgué, ni vu ni connu, monsieur oui-oui à la grande sœur et cité brignolaise. Si vous n'y voyez pas une preuve d'intelligence, quoi d'autre le serait ?
Nous pouvons dès à présent dévoiler ce que n'a pas pu écrire notre journal unique, préféré et adoré, pour des raisons de discrétion, n'en doutons pas. En effet madame la Duchesse ne serait autre que la réincarnation de Marie-Madeleine. Des preuves ? Elles ont été livrées à foison lors du dernier conseil municipal. Quelques semaines à peine après la fermeture du placard réservé au trop encombrant premier adjoint aux finances, voilà Brignoles prête pour la célébration de la ville la plus enviée de France. La Babylone des temps modernes, à son apogée. Ce nom commence aussi par un « B », voyez-vous le signe ? Non ? Alors vous n'êtes pas croyant, quel dommage. Aucune importance, vous avez juste à acquiescer et à vous prosterner. L'à-peu-près, voire le très fantaisiste sont de règle dans l'enceinte du conseil, toujours avec aplomb, face à des visages pénétrés, habités par la foi mais surtout par le vide. Vous n'êtes pas sensible à la véracité du mensonge ? Aucune importance, la foi n'a pas à se justifier. La majorité municipale lévite collectivement (nous ne sommes plus à un miracle près) chaque fois que le gnome de service abreuve l'assistance, d'une incompréhensible logorrhée, symptomatique d'un trouble grave et compulsif. Vous ne le saviez-pas ? Aucune importance, surtout si le handicap devait en ressortir mieux appréhendé.
Ainsi la multiplication virtuelle des parkings, la marche sur l'eau de la piscine, la fière Nicopolis, tant de choses jamais vues auparavant, Brignoles relevée de ses cendres (dixit les apôtres béats), voilà le miracle ! La comtesse des préaux qui parle d'un audit commandé par le département pour attester de l'efficacité des actions menées par l'Aseparg, encore un miracle. Arrivés à ce point du délire municipal, nous pensons in petto à l'audit de la chambre régionale des comptes sur la gestion du département : un véritable et édifiant bréviaire du maquignonnage qui n'apprendra rien aux Corses, mais que nous vous conseillons tout de même. En bref, une commune un pied dans le gouffre en 2014, les pieds dans l'eau à siroter un cocktail en 2016 ! A qui dit-on merci ? A Marie-Madeleine, alias madame la Duchesse. L'art de l'emphase et de l'enflure étant dorénavant à cette municipalité ce que l'huile est traditionnellement à la sardine en boîte, vous serez au comble de l'extase (pour ceux qui aiment les sardines en boîte, surtout les marseillaises, les plus grosses). Et dire qu'il existe encore des imbéciles pour croire que tout cela n'est que du vent, que des échéances électorales approchent, qu'il s'agit d'anesthésier une fois de plus et au plus vite les cervelles, car le temps presse. Des mécréants, c'est évident.
Il faut dire qu'une duchesse, un cardinal de RichOdel, un monsieur oui-oui, affublés d'apôtres bigots aussi désintéressés par les nourritures terrestres et aussi peu centrés sur la contemplation de leur petit nombril, étaient les signes annonciateurs d'une mandature d'essence divine. Alors oui, alléluia ! Trompettes, veuillez officier !

dimanche 3 juillet 2016

Variations sur l'air des cons !

Attention spéciale dédiée à nos cons, qui ne cessent de nous étonner. Faut-il donc qu'ils soient aussi cons pour croire dur comme fer que ce sont les autres... les cons ? Au point d'imaginer que c'est nous l'ennemi, alors que c'est eux ! Pour l'occasion nous avons emprunté à de fins spécialistes du sujet (de Michel Audiard à Napoléon en passant par Frédéric Dard et bien d'autres).

Donc au commencement Dieu a fait le monde en cinq jours. Ensuite il a fait les cons, pour son plaisir et pas forcément le nôtre. Il faut lui rendre justice que les cons ont vraiment l'air con, on ne peut pas se tromper. Mais perfectionniste en diable, il les a dotés d'une disposition étonnante à tout oser, pour être certain de pouvoir les reconnaître sans le moindre doute. Les cons ont une belle tête de vainqueur car ils gagnent toujours, bien plus nombreux. C'est ainsi, le monde comporte plus de cons que d'Hommes. Ils ne perdent jamais leur temps, préférant perdre évidemment celui des autres. Inutile de leur parler au-delà du raisonnable, ils pourraient apprendre et perdre ainsi leur statut de con auquel ils tiennent plus que tout. Etre et avoir été n'est pas un dilemme pour eux, car être con reste un enjeu permanent. Etre ou ne pas être ne l'est pas davantage pour un « pas con » : si être con serait facile, avoir l'air peut s'avérer plus utile. Rien ne saurait être plus voluptueux pour un « pas con » que d'être pris pour un con par un véritable con. Un plaisir de fin gourmet en somme.

Jeunes cons ou vieux cons, quelle différence si ce n'est le temps qu'il leur reste à être cons ? Bien que de jeunes cons soient redoutables, ayant l'avenir devant eux, l'expérience des vieux cons ne leur cède en rien. La propension des jeunes cons à devenir de vieux cons fera le reste. Seulement comment font-ils donc pour vivre en bonne intelligence ? C'est un mystère. Le bonheur des cons fait peine à voir, parce que de toutes les façons d'être con, ils choisissent toujours la pire. Le fait qu'une minorité a ceci de supérieur à une majorité, qu'elle comprend un nombre inférieur de cons, reste de maigre consolation.

Si bien des adultes ne croient plus au Père Noël, préférant voter, organiser les votes au mois de février, celui qui comporte le moins de jours, à fortiori celui où les politicards racontent le moins de conneries, permettrait de limiter la casse. Travailler pour les Hommes mérite d'en mettre un coup, quand il suffit de faire semblant pour des cons. L'observation et les remarques des cons nous apprennent, en effet, jusqu'à quel degré de simplicité il est facile de descendre pour être entendu et compris. Au fond les cons sont des imbéciles qui n'ont de ces organes ni la profondeur, ni la saveur, ni la variété. Pour autant nous ne souhaitons pas la mort des cons, un bien vaste programme et puis nous aimons trop la vie. De la même manière, une grande mansuétude nous anime puisque connaissant bien ces cons, nous ne révélons par leurs noms. N'oublions pas cependant que la meilleure surprise qu'ils puissent nous réserver, c'est de faire une pause !

samedi 2 juillet 2016

Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Le fonctionnement optimal de l'appareil judiciaire qui résiste encore, doit davantage aujourd'hui au courage, à l'honnêteté et au travail de magistrats et d'avocats plus pressés et épris de rendre justice dans le respect du droit, tout le droit, que d'avancement, de gratifications et de notoriété. Pourtant qui ne connaît cette sentence de Jean de la Fontaine composant une satire de la Cour pour mieux fustiger de méprisables travers de la société humaine ? Affichant sans illusion son pessimisme, il ironise sur l'hypocrisie, la flagornerie, la bassesse, les mensonges, les petits calculs minables et la bêtise ayant pignon sur rue dans les cercles de pouvoir, tout en raillant la naïveté et la complaisance des "sujets". Chacun devra balayer devant sa porte, seule change l'ampleur de la tâche à accomplir pour y parvenir, si tant est que nous le souhaitions vraiment.

Trouver le bouc émissaire dont le sacrifice sauvera la société, reste un grand classique au sein du pouvoir. Mais quand le véritable fléau, la peste actuelle, n'est autre que la gangrène qui pourrit lentement mais sûrement nos institutions ou nos valeurs, cela devient périlleux. D'autant plus quand des élus censés en être les garants, sont devenus les principaux artisans et bénéficiaires de cette infection ! Alors seules l'intégrité et la liberté doivent-être sévèrement punies, quand la duplicité et la servilité sont généreusement récompensées ! Les "puissants", grands ou petits, toujours roublards, feignent au moyen d'une habile simulation de se conformer à la morale et au droit, à grands renforts d'artifices, de promesses sans lendemain, de petites concessions arrachées, de relais institutionnels sous haute influence, pour au final s'exonérer eux-mêmes de toute faute devant un parterre de courtisans béats. Au besoin leurs meilleurs avocats auront tôt fait de noyer la justice, de la manipuler ou si besoin de l'acheter. L'argent public et un pouvoir presque sans limites le leur permettent. Le coup de bluff ne fonctionne pas toujours, mais bien (trop) souvent. Les plus cyniques et les plus veules sauront profiter des restes, les plus crédules continueront d'espérer en vain. A moins qu'ils n'en décident autrement.

Des justifications fumeuses, des décisions iniques, un contournement impudent des lois de la République, une instrumentalisation de la justice, un dévoiement des institutions, un verrouillage des instances décisionnelles, un asservissement permanent sont devenus notre quotidien politique... Il est grand temps d'ouvrir les yeux et de faire la différence entre ganache et pur-sang, entre médiocrité et excellence, entre promesse et réalisation, entre communication et résultat, entre profiteur et serviteur, bref entre l'habit du moine et le moine lui-même !
Sinon gare aux conséquences qu'ils ne paieront probablement pas, contrairement à vous, à nous...

vendredi 1 juillet 2016

Le cardinal de Richodel et madame la Duchesse épinglés au tableau d'honneur de la cour des comptes.

Comme nous l'avons déjà souligné à maintes reprises, il est vrai avec sarcasme et ironie, la cour des comptes (plus exactement sa petite soeur, la chambre régionale des comptes) n'y va pas par quatre chemins concernant la gestion de l'Odel, c'est moins drôle mais toutefois très officiel : « Les subventions (39 M€ - Il s'agit ici de la totalité des subventions du département aux associations) représentent un enjeu, notamment parce que certaines, relevant de la commande publique, sont irrégulières, ou du fait de rémunérations significatives des cadres dirigeants des associations qui en bénéficient. En dépit du contrôle opérant et efficace de la mission de contrôle de gestion externe (MCGE), le suivi des subventions allouées à l’association de séjours de vacances ODEL demeure insuffisant (4,6 M€). Le cadre dirigeant le mieux rétribué de cette association se situe dans le premier décile des cadres d’entreprises françaises bénéficiant des salaires les plus importants. » Bigre, quelle entrée en matière.

Rappel de l'effectif de l'association : 136 emplois permanents, nous qui pensions découvrir une quasi entreprise du CAC40, tant son directeur général semble être incommodé en marchant, par des proéminences insolites, sises au niveau de l'entrejambe. Pour son salaire en revanche, c'est un feu d'artifice, encore que la cour des comptes nous fait grâce des avantages et frais afférents, qui amélioreraient sûrement votre ordinaire, notre ordinaire. Si vous faites toutefois le rapprochement avec le cumul des trois plus hauts salaires du joyau des associations varoises, force est de constater qu'il n'est pas le seul à vivre chichement.

Rien que pour cette pépite d'association, le département a versé 20 millions d'euros entre 2009 et 2014, madame la Duchesse étant alors deuxième vice-présidente du conseil général, sans que ce dernier s'assure le moins du monde de « l'intérêt départemental de ses activités » ! A vrai dire, il est question d'argent public, donc d'argent facile, donc il va de soi qu'il est parfaitement inutile de contrôler quoi que ce soit.

Parachevant ce tableau quelque peu surréaliste, des mots bizarres ont été écrits par les auditeurs comme : « intérêt local discutable », attention il ne faut pas en déduire que les activités de l'association n'ont aucun intérêt, mais le fait que les liens entre les activités, les subventions publiques accordées et le statut associatif sont parfois bien étranges. Des « risques juridiques et financiers » potentiels existent, ce qui ne semble pas émouvoir le moins du monde notre belle assemblée départementale. Alors là, les bras nous en tombent, vraiment. Des élus aussi soucieux de la chose publique et tellement prompts à dénoncer des pratiques illicites, ce n'est pas possible. « Un suivi encore perfectible » semble étonnamment subsister. Doux euphémisme pour indiquer que les contrôles ressemblent plus à des journées portes ouvertes, qu'à une définition stricto sensu de la chose. Il est vrai aussi que nous voyons le mal partout, contrairement au conseil départemental peuplé d'âmes bonnes, généreuses et désintéressées. « Un déficit d'efficacité et d'efficience », mazette comme ces choses-là sont dites, tout cela pour expliquer qu'un certain dilettantisme administratif prévaut dans l'association. Volontaire ? Non volontaire ? Nous laisserons aux lecteurs le soin d'apprécier ce qui convient le mieux !

Pour terminer ce magnifique constat de la cour des comptes, « un risque de fausser la concurrence » est mis en exergue, nécessitant une lecture du code des marchés publics à tout le moins surprenante. Non ? Comme vous y allez-là ! Bien entendu, personne n'a rien vu, toute cette sombre affaire est un coup monté de la "faction séditieuse armée varoise" ou un autre truc du même acabit. Pensez-donc, dans le Var ? Justement nous y pensons vraiment très forts !

mardi 14 juin 2016

Si les Belges nagent souvent au fond de la piscine, c'est bien qu'au fond, ils ne sont pas si cons !

Oui mais voilà, nos amis Belges pourraient avantageusement se gausser à nos dépens, pour une réalité qui dépasse de très loin la fiction racontée par les histoires belges, s'ils savaient quelle saga nécessite l'ouverture d'une piscine à Brignoles. Ce n'est pourtant pas une insuffisance de communication qui en est la cause. Comme nous l'avons déjà écrit, nous pouvons faire confiance à l'équipe municipale pour surfer sur un projet porté par le Comté de Provence, qui ne leur doit vraiment rien. Excepté peut-être une chose : un cafouillage peu commun, à tel point que même le journal local ironisait à juste titre sur un potentiel "scandale ploufomatique". Et vlan !

Aussi incroyable que cela paraisse, il semblerait qu'à notre époque, tout ce qui touche à la sécurité reste un mystère. A tel point que les élus sont pris de court s'agissant de la réglementation, de la formation et de toutes les dispositions qui entourent le précieux sésame délivrant l’autorisation d'ouverture au public. Gérer, c’est terriblement compliqué et fatiguant ! Alors, on ne vous raconte même pas dès qu’il s’agit d’anticiper sur les événements, vous atteignez l’insupportable. Dire qu’il existe tout de même des élus prêts à se sacrifier pour vivre un tel cauchemar pour en faire un métier. Un véritable sacerdoce, croyez-le bien.

La morale de l’histoire, c’est que les politiciens madrés savent visiblement mieux conduire les campagnes électorales que la gestion des collectivités. C'est un fait avéré, il est vrai avec la machine à lobotomiser du parti, le réseautage à haut potentiel clientéliste, le financement opaque et les bons vieux coups de poignards dans le dos, toujours entre amis ! Ceci explique peut-être cela : les beaux sourires hypocrites, les niaiseries doucereuses, les promesses sans lendemain, l’incontinence verbale et tout le cortège de flagorneries outrancières qui vont avec, n’ont jamais donné corps à une quelconque efficience ou compétence, moins encore à un embryon de vision ! Sinon, nous le saurions déjà. Elle finira pourtant bien par ouvrir un jour cette mare aux canards sauvages et tout sera oublié, promis !

mercredi 8 juin 2016

Rendre à Claudius ce qui appartient à... Claudius.

Car nous sommes comme ça ! On peut ne pas être en accord, mais rester juste. A force de lire sur les réseaux sociaux, les tombereaux de niaiseries de maîtres flagorneurs, girouettes, personnages serviles et autres lèche-culs bien (trop) connus, se pâmant par avance sur l'ouverture prochaine de la piscine, l'odeur du chlore nous a agacé les narines.

Nous voudrions juste leur rappeler un élément majeur et essentiel : ils n'y sont vraiment et absolument pour rien, mais alors strictement pour rien dans cette ouverture ! Nous n'avons aucun doute sur le fait que l'inauguration servira aussi bien de cache misère opportun et facile que de vitrine politique impudique, pourtant la seule personne qui peut se prévaloir d'une quelconque autosatisfaction dans ce dossier, n'est autre que le prédécesseur de Madame la duchesse et rien que lui ! Quels que soient les griefs qui aient pu lui être faits par ailleurs.

Que les futurs usagers se réjouissent, soit, rien de plus normal ! Mais pour le reste et toute honte bue, un peu de décence n'enlèverait rien à l'étalage de médiocrité, bien au contraire, elle risquerait de l'élever un peu, sait-on jamais ? A bon entendeur...

mardi 7 juin 2016

La politique par les nuls pour les nuls !

Eh bien non, nous ne prenons aucun plaisir malsain à manier le sarcasme par principe, ou intérêt, autre que celui de se moquer de l’éloge de la stupidité qui prévaut désormais en politique. Mais avec le temps, l’exercice finit quand même par nous manquer. Bienheureux petits singes qui ne voient, n’entendent, ni ne parlent !

Dans cette vaste organisation pour une société désinformée et désincarnée, où les bécasses et les tartuffes sont désormais les lumières de notre siècle, il y a toujours un moment clé ! Celui qui vous montre la limite du supportable, pour repartir gaillardement à l’assaut ! Aujourd’hui nous ferons dans le léger ! Quelques voix « intérieures » nous ont alertés sur le fait que Brignoles n’avait plus que 32 élus, sur les 33 du conseil municipal ! Nous on pensait, avec notre mauvais esprit habituel, qu’il n’y en avait plus un seul, tellement ils sont transparents ! Vérification faite, l’éphémère premier adjoint manquait à l’appel. Un oubli opportun quand on voit la célérité avec laquelle monsieur « oui-oui » et monsieur « falot » ont fait l’objet d’une mise à jour qui manquait beaucoup aux Brignolais. Ils nous l’ont susurré dans le creux de l’oreille, l'instant leur manquait à peu près autant que celui des analyses du Grand Maître fromager sur la situation du pays, c’est vous dire !

A l’instant où nous écrivons ces lignes, le coup de pied de l’âne a été corrigé, sur le site officiel de la ville, suite selon nos sources à une demande pressante écrite de la victime de l’equus asinus. Enfin corrigé, c’est un bien grand mot, relégué au fond de la classe, comme les cancres (et mille pardons pour les cancres), par des érudits qui ont sûrement bien connu son frère Jean-Jacques ! Toutefois et comme toujours en matière politique, le meilleur reste à venir...

vendredi 8 avril 2016

Dernier tango à Brignoles...

Le beurre n'est pas fourni, le budget de Brignoles ne le permettant pas ! Des noms d'oiseaux ont fusé au dernier conseil municipal : « enfant gâté », « menteur ». Arrivé à ce stade, vous vous pincez deux fois. Une première fois pour vous assurer que vous êtes bien dans un conseil municipal et pas dans une assemblée de pieds nickelés... Une deuxième fois quand vous réalisez que les propos viennent d'une experte (en l'occurrence, du premier magistrat vis à vis de son désormais ex-premier adjoint).

Vous êtes définitivement au summum de l'extase, quand vous entendez le frontiste le plus amoureux de lui-même, faire une apologie à proprement parler surréaliste de la municipalité, avec grands renforts d'effets de manche, plus dignes les uns que les autres du meilleur théâtre des guignols. L'histrion devait secrètement rêver de conquérir la toison d'or, au point que ses draps s'en souviennent : la vacante délégation aux finances. Ainsi, « Les médiocres parlent aux médiocres », devrait être un nouveau slogan municipal à Brignoles.

Pour le reste, rien qui ne vaille la peine d'être signalé (dans l'immédiat), à part peut-être des emplois saisonniers jusqu'au cabinet du maire, nous qui avons cru que les postes d’emplois saisonniers étaient déjà pourvus et en vigueur dès 2014 ! Et aussi notre délégué aux affaires scolaires qui s'épanche à longueur de temps sur son intégration réussie (c’est merveilleux et pourrait servir de modèle aux immigrés qui n'ont plus qu'à en prendre de la graine). Ah les bienfaits d’une bonne ploutocratie en bande organisée, quel divin plaisir d’essence orgasmique.

jeudi 31 décembre 2015

Une citation aperçue sur les réseaux sociaux nous a été rapportée :

Son opportunisme déplacé nous a inspiré quelques remarques :

« La critique est aisée et l'art est difficile. »
Mais de quel art s'agit-il ? De celui de promener son popotin dans les rues, pour vérifier si la lumière peut bien le pénétrer ? De celui de paraître avant d'avoir été, comme si l'habit faisait définitivement le moine ? De celui de lire des discours écrits par d'autres, totalement vides de sens, afin de perpétuer l'idée royaliste que le fondement de la démocratie, c'est l'ignorance du peuple ? De celui de maîtriser la duplicité et l'épanchement misérabiliste pseudo-social en lieu et place d'une vision ? De celui d'avoir jeté l'art de la politique au fond du caniveau et de s’y complaire ?

« C'est là ce qui produit ce peuple de censeurs, et ce qui rétrécit le talent des auteurs. » Mais de quels censeurs parle-t-on ? De ceux qui conspuaient la municipalité précédente avec de jolis noms d'oiseaux pour leurs représentants, jusqu’à l’ignominie ? De ceux dont l’idéal ne dépasse pas les frontières de leurs comptes en banque et de leurs intérêts ? De ceux qui vivent en dehors d’une commune qu'ils prétendent pourtant mettre au pas ? De ceux qui y vivent sans l'avoir jamais représentée, se tenant suffisamment à l'écart de la plèbe au propre comme au figuré ? Et en fin de compte de quels talents parle-t-on ? Les avez-vous seulement vus, entendus ? Ne parle-t-on pas d'une arlésienne ?

Quand il existe le talent accepte la critique, le talent admet sa responsabilité, le talent reste modeste, le talent se met au service des autres, le talent ne s'affiche pas plus qu'il ne se décrète, il se distingue par le travail et le résultat produit ! Le talent ne la ramène pas, il ne pense pas aux vacances, il n'a pas le temps d’infliger aux administrés l’insignifiance de l’insoutenable légèreté de l’être, puisqu’il bosse dur !

Les citations peuvent être une belle chose à condition d'en comprendre le sens véritable !

mardi 22 décembre 2015

Un peu de vérité ne peut qu'aider à faire passer de gros mensonges.

Ah qu'on aime le traitement de l'information prédigérée pour masses laborieuses qui ne connaissent pas leur bonheur d'avoir une presse aussi libre et indépendante... de servir la bonne sou-soupe. Au menu cette semaine, la transmission par la HATVP des dossiers Le Pen, père et fille, avec le même article formaté pour quasiment toute la presse ! Il est certain que sans informateur, Mediapart n'aurait pu mener à bien l'affaire Cahuzac, mais sans Mediapart il n'y aurait jamais eu d'affaire Cahuzac !
L'infraction est passible de 45.000 euros d'amende, trois ans de prison et dix ans d'inéligibilité au titre de la loi pour la transparence de la vie publique. C'est que depuis l'affaire Cahuzac justement, le monde politique a su se doter d'une législation sévère et contraignante. Du genre panpan cucul ! Car personne n'y croyait sérieusement, mais avec Yamina Benguigui, la première et la seule jugée en première instance à ce jour, qui ressort avec un verdict digne des annales : coupable... mais dispensée de peine, une relaxe new look en quelque sorte, le doute n'est plus de mise.
On attend donc avec anxiété la décision du procureur concernant les dossiers transmis par la haute autorité sur Patrick Balkany (un très bon client), sans oublier sa femme Isabelle qui ne lui cède rien dans le domaine, Bernard Brochand, Serge Dassault (autre bon client), Lucien Degauchy, Bruno Sido, Aymeri de Montesquiou (moins connu mais client sérieux également), Dominique Tian, Thierry Robert et last but not least Josette Pons alias Madame la Duchesse.
Sûrement un bon marronnier pour la presse. Pour le sérieux et la crédibilité de la transparence de la vie publique ou ceux de l'investigation journalistique en revanche (sauf rares mais notables exceptions), il est urgent d'attendre.

dimanche 20 décembre 2015

Oui, le poisson pourrit toujours par la tête.

A l'époque des premiers prix de moralité ploutocratique, d'une arrogante vacuité, d'une soi-disant résistance, témoignages d'une imposture et d'une honte pour l'histoire du pays et des résistants (les vrais, extrêmement peu nombreux, rapportés au nombre de planqués et de collaborateurs actifs ou passifs, jusqu'aux toutes dernières heures de la guerre, tout particulièrement dans notre région), d'une déliquescence programmée de l'appareil d'Etat, est-il encore permis de s'interroger sur la représentation d'un pays qui prend la place de son ombre, aidée en cela par une servitude élevée au rang de légion d'honneur ?
Jean-Noël Guerini, sénateur, mis en examen pour corruption passive, trafic d'influence, participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre ces délits et atteinte à la liberté d'accès ou à l'égalité des candidats dans les marchés publics. Sylvie Andrieux, député, qui va voter les lois avec un bracelet électronique au pied ! Patrick Balkany, député, mis en examen pour fraude fiscale, corruption passive et blanchiment de fraude fiscale (on vous passe l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine). Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre, on ne le présente plus tant ses démêlés avec la justice sont nombreux. Christine Lagarde, ancienne ministre et directrice du FMI, dont le procureur général Jean-Claude Marin, connu pour sa souplesse extraordinaire à l'égard des puissants n'a pu éviter la mise en examen, il avait pourtant demandé sa relaxe. Alors que de multiples raisons motivent la mise en examen, malgré les airs effarouchés de la dame. Thomas Thévenoud, député, administratophobe et fiscalophobe. Nicolas Sarkozy, ancien président, cerné par les affaires et entouré d'une  grande muraille de collaborateurs proches mis en examen. Bernard Tapie, ancien ministre, lui aussi au cœur d'un des plus grands scandales d'Etat de notre époque dans une histoire d'arbitrage à plus de 400 millions d'euros, digne des pieds nickelés. Il revient en politique paraît-il, quelle chance ! Yamina Benguigui, ancienne ministre qui ne comprend pas les textes (nous en connaissons une autre), au point de faire des déclarations de patrimoine fantaisistes, mais relaxée pour bonne conduite ! Jérôme Cahuzac, ancien ministre, délinquant fiscal de haut vol.
N’oublions pas les dizaines et les dizaines d'élus de gauche, de droite ou du front national mis en examen, et parfois condamnés, les dizaines d'autres qui y échappent grâce à d'excellents avocats procéduriers, un savant saucissonnage des dossiers et des textes de loi, ou ceux en délicatesse avec le fisc. Ajoutons un non-lieu, commode en politique, devenu synonyme d’innocence, à l'égal d'un acquittement. N'en jetez plus, la cour est pleine.
Pour beaucoup moins que ça, la vie du quidam moyen deviendrait un enfer, mais pour eux tout va bien. Chapeau les artistes ! Ceci étant pour les leçons de morale, de bien-pensance et de référence à l'histoire, nous choisirons nos référents nous-mêmes, ça vaut bien mieux pour tout le monde... Ainsi va une nation, canard sans tête !

vendredi 18 décembre 2015

Pourquoi méditer quand l’aveuglement est un si confortable refuge ?

Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour avoir la certitude qu'une fois les élections passées, la routine politicienne reprendrait ses droits. Les élus du Var viennent de se prendre une branlée mémorable. Au point que Brignoles collectionne les raclées dans les urnes : abstention massive, FN premier parti, Gauche disparue des écrans radars, Droite prise en étau avec des électeurs schizophrènes. Malgré une presse uniformisée et en croisade qui s'est mise en tête de terrasser le dragon, malgré des soutiens de moralité à deux balles, malgré une campagne qui aura atteint les tréfonds de la nullité sur fond de guerre civile, de blondasses démoniaques, de peur à tous les étages, malgré les parangons de vertus auto-proclamés que sont les notables et les élus en place.
Nous pouvons pourtant vous garantir que la seule peur qui vaille en ces « formidables instants », est celle de ne plus pouvoir « en croquer goulûment », grâce à la manne publique ! Toujours chercher à qui profite le crime.
A quoi assistons-nous ? A des congratulations indécentes pour une victoire acquise sur un déni de démocratie. Il ne faut pas s'y tromper, au-delà des convictions de chacun, l'histoire du front républicain est à ce jour la plus belle arnaque française du siècle ! Pour les électeurs frontistes qui seraient, nous l'avons appris grâce à la presse, des néo-nazis, racistes, va-t’en guerre, collaborateurs, fourbes, autarciques, franchement demeurés... Pour les électeurs de gauche qui seraient les sauveurs de la patrie, les victimes expiatoires d'une droite cynique, les abusés d'un gouvernement égoïste et autiste,... Pour les électeurs de droite qui sont les seuls, authentiques, les Jean Moulin des temps modernes (prière de garder son sérieux), les « vous allez voir » ce que vous allez voir... Bref la soupe, toujours la soupe, mais de plus en plus à la grimace.

Que dire de Madame la Duchesse pour qui tout va bien dans le meilleur des mondes possible, nous avons bien une petite idée, mais à quoi bon dans un tel monde d'aveugles. Que dire de ces maires dont l'équipe municipale refuse d'adhérer à un projet d'agglomération, juste parce qu'on lui a dit que c'était bien et qu’il fallait le faire, mais qui s'en contrefoutent en conseil communautaire, juste parce que les « corones » leur font cruellement défaut ? Rien, sinon constater la routine politicienne bien huilée qui ne fera qu’aggraver la situation, pari tenu.


mardi 15 décembre 2015

Vous connaissez l’histoire de la grenouille ?



Non ? Elle s'applique pourtant à tous les domaines de la vie et donc aussi à la politique.
 
Alors, une fois n’est pas coutume, nous laissons un écrivain, philosophe et conférencier (Olivier Clerc), raconter la cruelle histoire d’une sympathique mais crédule grenouille. Une histoire qui pourrait bien devenir celle des mougeons (vous savez-bien un pur produit de chez nous, 50% mouton, 50% pigeon, 100% français) :

« Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille... Et puis : – Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager. – La température continue à grimper. L'eau est maintenant chaude, et c'est un peu plus que n'apprécie la grenouille. Elle se fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant. – L'eau est cette fois vraiment chaude, et la grenouille commence à trouver cela désagréable. Mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. – La température continue à monter, et la grenouille finit tout simplement par cuire. La grenouille est morte. Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée de la marmite. Cette expérience montre que lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte. Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons : – Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens. – Au nom du progrès et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité, à l'intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies. – Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire destructrices. – Et le gavage permanent d'informations de la part des médias sature les cerveaux, qui n'arrivent plus à faire la part des choses... Lorsque j'ai annoncé ces choses pour la première fois, c'était pour demain. Maintenant, C'EST AUJOURD'HUI ! Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuit, donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard. Au fait, NE SOMMES- NOUS PAS DEJA A MOITIÉ CUITS ?... »

lundi 14 décembre 2015

Retour sur Terre...

Sans surprise, la démocratie est un concept à géométrie variable. Ceux qui pensaient qu'une élection se jouait exclusivement dans les urnes en sont une fois de plus pour leurs frais et ceux qui pensaient qu'une élection se jouait en s'affranchissant d'un bilan, qu'il soit local ou national, ont mal à la tête (exceptés ceux, nombreux, avec un vide absolu entre les deux oreilles).
Thèse n° 1, celle de la droite : le FN monte quand la gauche est au pouvoir. Brillante analyse dont l'exemple le plus frappant est celui du Var, terre sans partage de la droite depuis longtemps, où le FN fait un carton au premier comme au deuxième tour. Il est même en tête à Brignoles, petit rappel pour tous les handicapés notoires du cerveau qui étalent leur insoutenable légèreté et leur insignifiance aux quatre coins des réseaux sociaux, quand la décence leur commanderait de se faire tout petits et très discrets ! D'ailleurs si tel était le cas, 5 régions n'auraient pas rempilées haut la main avec la gauche.
Thèse n° 2, celle de la gauche et de beaucoup de médias : le FN monte quand la droite va faire la pêche dans les eaux troubles du FN. Encore une brillante analyse, certes un tout petit peu plus machiavélique et qui ne surprendra personne venant d'une gauche élitiste qui se fout du peuple comme de sa première chemise. La « guerre civile » de Manuel Valls ou la « race blanche » de Claude Bartolone seront sans nul doute la démonstration indubitable que la gauche est incapable d'aller pêcher dans des eaux encore plus troubles, dès qu’il s'agit de conserver le pouvoir, vaille que vaille.
Thèse n° 3, celle du front... républicain : le FN n'est pas un parti républicain. Saperlipopette, il serait tant de le dire. Voilà que depuis des années, les gouvernements successifs laissent œuvrer un parti illégal, au nez et à la barbe d'électeurs en grand danger. Car les électeurs sont forcément plus demeurés que les élu(e)s. Quoi que, en y réfléchissant bien... Il est vrai que si vous mettez une petite moustache à Marion et Marine, la ressemblance est hallucinante. Comme elle l'est bien sûr quand vous mettez une casquette avec une étoile rouge à Pierre et ses petites lunettes ! Et s’il fallait parler des néo-nazis, des staliniens ou des maoïstes en herbe devenus aujourd’hui de respectables notables de droite comme de gauche, la liste serait assurément bien longue.
Thèse n° 4, celle des partis « républicains » la bouche en cœur : celle des lendemains d'élections, un grand classique du « Je vous ai compris » en beaucoup moins brillant mais beaucoup plus cynique. Avec sa variante, « Avec moi, je vous promets que… » Inutile de développer, mais vous l'avez quand même bien profondément dans le fondement !
Notre thèse à nous : si tous les imbéciles et les incapables qui naviguent de près ou de loin dans le côté obscur de la politique se donnaient la main, nous pourrions alors faire le tour du monde sans aucune difficulté ! Le nouveau programme c’est la construction d’un barrage, par des « résistants » que nous aurions de notre côté classés instinctivement dans la catégorie « collabos ». Encore notre mauvais esprit, ou peut-être notre connaissance de la nature humaine et de quelques « résistants » avec lesquels vous augmentez très sensiblement vos chances de prendre une balle dans le dos, plutôt que dans la poitrine !

dimanche 13 décembre 2015

Quelle est la petite différence entre le/la politicien(ne) et le/la prostitué(e) ?

La réponse est simple !

Avec la deuxième solution vous baisez, vous payez, les deux parties (si nous pouvons nous exprimer ainsi) sont satisfaites !

Avec la première vous payez (carte du parti, taxes, impôts,...), vous obtenez des promesses, vous êtes baisés, seule une des deux parties est satisfaite.

Moralité : dépensez utile.

samedi 12 décembre 2015

Nous on aime bien les femmes et les hommes politiques qui ont le bon goût de savoir au moins de quoi ils parlent.

Peu importe leur étiquette. Nous savons bien que de ne pas avoir le baccalauréat ne fait pas de vous un inculte, un ignare ou un incapable. Mais tout de même, lire dans les propos du candidat à la région PACA « Je ne supporte pas le FN, qui est l'héritage du pétainisme » nous fait dresser les cheveux sur la tête. Revisiter l'histoire n'est jamais un bon signe. Chacun pourra trouver sur internet la liste complète des membres de la SFIO et du Parti Radical notamment, qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain ! Chacun pourra également trouver les noms de personnalités de droite comme de gauche ayant un passé avec la collaboration.
Le FN dans sa forme actuelle est issu de la guerre d'Algérie. Peut-être quelqu'un pourrait-il se charger d'éduquer notre candidat afin qu’il ne continue plus à raconter n'importe quoi ? La culture c'est bien comme la confiture moins on en a, plus on l'étale. Alors on lui rappellera les propos de Jean-Pierre Giran, cité par Libération il évoquait « la fragilité mentale » des 21 « collabos » emmenés par Christian Estrosi quand il négociait avec le FN (en 1998). Pour la résistance on repassera. Car personne ne trouve aucune trace de son combat contre le FN, à l'époque, c'est même plutôt le contraire. Inutile donc d'en rajouter à la prostitution politique, qui est déjà une belle arnaque pour la démocratie.

jeudi 10 décembre 2015

Crétinisme et peur sont dorénavant les deux mamelles du pays !

Avec ceux qui ne viennent pas voter au premier tour, mais se sentent investis d'une mission divine pour sauver la patrie en danger au deuxième.
Avec les électeurs de gauche qui votent en se bouchant le nez pour un parti qui clame haut et fort que voter PS, c'est voter FN.
Avec les électeurs de droite qui flattent ceux de gauche le temps d'une élection, alors qu'ils s'en moquent comme d'une guigne.
Avec tous les parvenus incultes, qu'ils soient de gauche ou de droite, qui s'épanchent dans les médias et les réseaux sociaux pour donner des leçons de morale.
Avec tout le lobbying de la bien-pensance autorisée et sur-mesure, qui a remplacé les intellectuels voués aux gémonies, pour vous sermonner sur le bien et le mal. 
Avec tous les ignares qui réécrivent en permanence l'histoire à leur avantage et prétendent nous infliger leur ignorance.
Avec toutes les belles âmes qui affirment dénoncer un parti faisant prétendument son lit sur la peur, en agitant elles-mêmes un chiffon rouge pour provoquer la peur.
Avec tous les bourgeois de Calais et d'ailleurs qui vous imposent leur pathétique existence comme le modèle à suivre.
Avec tous les élus qui vont à Canossa et à la gamelle, chaque fois que le scrutin ne leur est pas favorable.
Avec tous les électeurs qui donnent du crédit à des notables véreux ou aux mœurs douteuses sur la foi de leur belle mine.
Avec tous les serviles qui par intérêt ou par bêtise préparent le lit de gens qui les méprisent.
Avec tous les incompétents et les corrompus qui ruinent le pays et vous expliquent comment ils vont le sauver.
Avec tous les grands constructeurs de « barrage » qui feraient mieux de gouverner et gérer, pour autant qu'ils en soient capables.
Avec tous les amoureux de la prostitution politique et ceux qui les servent pour sauver leurs petits ou gros intérêts.
Avec tous les résistants de la toute dernière minute qui nous rappellent l'histoire (la vraie) à nous aussi.

Voilà un bel avenir qui est promis, particulièrement aux jeunes.

Beaucoup a déjà été dit et suffisamment bien dit.

Mark Twain : « Il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu'ils ont été trompés. » C'est pourquoi même les plus médiocres des élu(e)s et des journalistes ont encore de beaux jours devant eux !
Karl Marx : « Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre. » C'est pourquoi l'avenir qui se profile (notamment pour les plus jeunes qui commencent à en prendre conscience) se montre particulièrement sombre.
Billy Wilder : « Les pessimistes ont une piscine à Hollywood, alors que les optimistes sont morts dans les camps. » C'est pourquoi les mantras à l'eau de rose et autres trucs imbéciles ne servent au mieux à rien et finissent au pire de vous ronger la cervelle !
Jacques Ferron disait : « C'est par la servitude qu'on devient une âme damnée. » Nul besoin d'en rajouter.

mercredi 9 décembre 2015

On peut être certain que si la connerie permettait de voler, nous assisterions à de véritables ballets d'escadrilles d'élu(e)s dans le ciel et à de sacrés embouteillages !

Ce serait peut-être le seul cas où un crash ne serait pas vécu comme un malheur, mais plutôt une rédemption pour la politique et ceux qui la subissent. Pour autant nous ne pouvons que saluer l'esprit de combativité et le refus de la soumission rampante qui animent encore deux anciens adjoints de la municipalité précédente, motivant leur décision de quitter leur parti. Une décision qui ne se prend jamais de gaieté de cœur. On ne peut pas dénoncer son contraire chez les uns pour l'encenser chez les autres. Dont acte.
D'autant que pour une fois ce sont les sympathisants et les militants qui se déclaraient prêts à en découdre, grande nouvelle. Ils ont pu mesurer à quel point l'élection se joue aujourd'hui au poker menteur dans des alcôves feutrées et plus tellement dans les urnes. Une tête de liste même pas consultée, « Ab uno disce omnes » (Et qu'un seul vous apprenne à les connaître tous). Car il faut à ce jour être vraiment demeuré pour croire une seconde que le retrait de la gauche va changer la donne dans la région. La seule certitude est que la gauche a disparu de Brignoles, elle a disparu du département et elle a dorénavant disparu de la région ! Dans le strict domaine du combat politique, on a connu mieux pour défendre ses convictions et ses valeurs. Ceux qui tentent de vous convaincre du contraire n'y voient au pire qu'un intérêt personnel bien compris et sont condamnés au mieux à inaugurer les chrysanthèmes !
Il n'est pas non plus passé inaperçu que le FN a augmenté son score dans les villes qu'il détient depuis presque deux ans, sans parler d'Orange ou la liste d'Union de la droite établit un nouveau record à 14,33%. Excusez du peu, c'est le cas de l'écrire. Alors les histoires du manque d'expérience, c'est bon pour les gogos.
Au nom du manque d'expérience on vous demande de continuer à fermer les yeux sur le désastre de 30 ans d'incurie politique ! Parce que figurez-vous que si les collectivités ne comportaient pas en leur sein des fonctionnaires compétents et dévoués (oui il en existe et heureusement), c'est à un effondrement que nous assisterions. Si vous aviez élu les meilleurs pour vous représenter, vous le sauriez déjà depuis belle lurette !
Alors si ce n'est pas pire, ce n'est pas grâce aux élus mais à ceux qui œuvrent dans l'ombre. Beaucoup d'élus sont d'ailleurs des petits pois absolument interchangeables (cela vous rappelle quelque chose ou quelqu'un ?).
Point final. Mais il est maintenant l'heure de la messe pour le deuxième tour, faites pénitence ou faites ce que vous voulez, peu importe à présent...

Savoir mesurer l'étendue de son ignorance permet d'augmenter sa connaissance.

On nous parle constamment de l'échec de la stratégie politique d'un tel ou d'une telle, avec un luxe d'arguments dont la superficialité n'est pas le moindre défaut. Ne faudrait-il pas plutôt parler de stratégie et de logique de l'échec, pour comprendre notre propension à nous fracasser sur le mur de la réalité, tandis que nous continuons de nier son existence même.
Vouloir expliquer pesamment à des concitoyens qu'ils appartiennent au mal, quand vous appartiendriez au bien est un exercice périlleux, prétentieux et d'une hypocrisie sans bornes. En définitive seuls les actes comptent et les résultats qu'ils entraînent gouvernent les choix des citoyens ! Pour en être trivial ce n'en est pas moins un authentique principe de réalité. Cette dernière étant de plus pour les uns, rarement celle des autres.
Alors, et ce en toute modestie, parmi tous les beaux et magnifiques esprits qui se développent ces derniers temps et nous font revisiter Vichy ou carrément Berlin, nous parions qu'il ne s'en trouvera guère pour s'émouvoir d'avoir été le concitoyen de :
Maurice Papon, préfet, député UDR, ministre, commandeur de la légion d'honneur et... condamné pour complicité de crimes contre l'humanité !
François Miterrand, député PS, ministre, président et... décoré de l'ordre de la Francisque (à sa demande, parrainé par des membres de la Cagoule), grand ami de René Bousquet.
Ou la cohorte de personnalités de gauche et de droite dite « républicaine » qui a eu non seulement un passé avec l'extrême droite mais a pris une part active, voire zélée, à la collaboration ! Certains ont été condamnés (peu), quand bien d'autres, non. Ils ont ainsi pu prospérer en tout bien tout honneur au sein de la République.
Nous vous faisons grâce des francs-maçons, journalistes, juges, intellectuels, notables connus ayant eu une histoire commune avec l'extrême-droite. Mais qui pourrait définir l'extrême-droite de manière incontournable aujourd'hui ? Pas grand monde, puisque comme tous les idéologies elle a épousé des formes tellement diverses depuis la fin de la monarchie.
Dans le Var et dans un autre registre, c'est quand même bien une femme député FN avant de rejoindre l'UDF (notoirement engagée contre la corruption, tiens c'est curieux) qui a été assassinée... Alors les imprécations, excommunications, anathèmes, malédictions, invectives des uns ou des autres, basta ! Votez pour qui vous voulez, votez blanc ou ne votez pas si tel est votre choix, mais infliger aux autres une niaiserie que l'on arbore comme la rosette de la légion d'honneur, quel accablement inutile.
En vérité, vous êtes ce que vous faites au quotidien, nul n'y échappe, même pas les élus, surtout pas les élus !


lundi 7 décembre 2015

Une pensée émue pour les électeurs et néanmoins concitoyens de gauche...

Voilà des années que la droite martèle à ses adversaires de gauche qu'ils sont (les termes sont volontairement mesurés) des tocards, des ratés, des incapables, des fauteurs de troubles, des irresponsables, presque des citoyens de second rang, nous en passons et des meilleures. Evitant soigneusement et malicieusement d'y associer leurs électeurs pourtant complices. Eh bien c'est terminé, fini les noms d'oiseaux... le temps d'un deuxième tour.
Les adversaires sont devenus courageux, valeureux, responsables, ils sont à nouveau fréquentables, bref en langage droitier décodé, ils sont redevenus les parfaits corniauds qu'ils n'auraient jamais dû cessés d'être, prêts à la pénitence de Canossa.
Il reste juste à expliquer aux militants et sympathisants que le système clanique, mafieux et égoïste qu'on leur a décrit (trop souvent à juste titre), est devenu face à l'Antéchrist sous des traits de madones blondes démoniaques, un merveilleux système démocratique républicain pétri de qualités. L'armée du Mordor est prête à fondre sur les villes et les villages de France, résistons.
Ce qui est tout à fait drôle, c'est de savoir que l'idole de bourgeoises désœuvrées et de mamies fortunées possède une porosité naturelle avec la pensée FN. En témoigne son passé politique sous l'ère Médecin, notamment quand il plastronnait sous les banderoles du FN à l'insu de son plein gré. Un passé qu'il voudrait bien voir remisé aux oubliettes. Dans ces cas-là mieux vaut un original certifié qu'une mauvaise copie, les électeurs ne sont pas encore assez dupes.
Ils vont donc devoir se faire hara-kiri nos sympathisants de gauche, parce que de distingués parisiens l'ont décidé, des stratèges d'alcôves qui se moquent bien de leurs préoccupations comme de leur première chemise. Et tout recommencera comme avant. Voilà, tout doit redevenir comme avant et tout sera pardonné, promis ! Le reste n'est que billevesées.
Nous ne souhaiterions pas être à leur place, savoir que le pal est particulièrement douloureux pour le fondement n'est que de peu de réconfort avant de devoir s'assoir dessus ! A part peut-être pour les amateurs du genre et il y en a ! Entre la glorieuse incertitude du combat et l'humiliante certitude de la servilité, notre préférence ira toujours au panache, sabre au clair !

Pauvre France, pour comprendre l'ampleur du désastre, il suffit de regarder, écouter ou lire certains politiques !

« la commune a un formidable potentiel et, si elle a souffert un temps de son image "FN" après la cantonale de 2013, celle-ci se gomme peu à peu... » De qui la petite incontinence verbale ? On vous le donne en mille : de Madame la Duchesse, cela va de soi. Une analyse d'une finesse inouïe datant du... mois de septembre !

Car sitôt dit, sitôt confirmé par les citoyens brignolais : Marion Maréchal Le Pen en tête avec 47,91%, le grand favori des bourgeoises désoeuvrées ne récoltant que 24,03% ! Même le gourou de Toulon doit encore se tenir les côtes pour ne pas mourir de rire...

Heureusement que l'image du FN s'est gommée, grâce à l'action tonitruante de Madame la Duchesse. Surtout qu'avec une opposition aussi discrète, imaginez le désastre pour la droite dans le cas contraire ! Alors si vous aussi, l'envie de rire vous assaille, tenez-vous bien les côtes, ça tangue fort !