dimanche 16 octobre 2016

Nous n'attendons guère beaucoup plus de futurs élus, que ce que nous pourrions attendre d’un citoyen responsable : moins de rareté de la grandeur et de la capacité, pour avoir à côtoyer un jour moins de turpitudes.

Il ne fait guère de doute que Madame la Duchesse va à la pêche aux voix internes qui lui manquent, pour présider bientôt la communauté d'agglomération. Rien de tel pour cela que les bonnes vieilles méthodes ayant fait leur preuve : une promesse par là, une subvention par ci, un bon coup de bluff, au besoin une épée de Damoclès planant sur la réalisation d'un projet communal et miracle, les voix tombent du ciel ! N'oublions pas que nous avons affaire à une Marie-Madeleine ressuscitée. Foi d'ouailles contemplatives. Un maire auteur il y a peu, d’une tribune dans le journal local exprimant tout le mal qu'il pensait d’une politique politicienne guidée par les petits calculs minables, qui se présente à une élection législative où il n'est pas le bienvenu, c'est certes louable, mais suffisamment rare pour être salué. D'ailleurs les élus pourvus d'attributs dignes de ce nom, dans le Var, font désormais partie des espèces en voie de disparition. Les élues sont à l’unisson, voire pire. Nous, nous continuons de penser qu'un combat perdu avec honneur sera toujours préférable à un combat gagné dans l'avilissement ou la servilité. Reconnaissons tout de même que l'honneur politique, ne fleurit plus que sur la fosse. Et le papa à sa « fifille » adorée, n'a plus le pouvoir d'antan, les reliques ne peuvent rien contre une résurrection divine. De là à le sous-estimer, méfiance... Avis aux amateurs.
Assis, couché, debout, va au coin, fais le beau (ou la belle), « susucre »... qu’ils sont magnifiques nos élus. Dans le Var en général, on adore le « caniche à mémère ». Il faut dire qu'une moyenne d'âge de plus en plus respectable combinée à une grande majorité de jeunes qui ne souhaitent plus aller se faire b..... dans les urnes, ça aide à mater n’importe quel prétendant, à fortiori compétent et brave ! Quid des législatives nous direz-vous ? Ce n'est certes pas l'activité de Madame la Duchesse qui va manquer au pays. Nul ou presque ne s'apercevrait de son absence. Osons quand même dire que l'âge aidant et dans un contexte incertain, sécuriser une retraite dorée devient pressant. Il y a toujours la possibilité de battre campagne, puis, en cas de victoire, le suppléant ira user ses fonds de culotte sur les bancs de l'Assemblée (nous allons d’ailleurs vous écrire une spéciale « cumul des mandats », histoire de s’en payer une bonne tranche). Monsieur Oui-Oui en rêve, il est bien le seul à rêver d’une telle hérésie. Le Cardinal de RichOdel aussi, or il manque singulièrement d’étoffe. Le département lui ayant mis tout le bien qu’il pensait de lui, bien profondément dans le fondement, pourquoi pas conquérir la mairie du Beausset, en attendant mieux ? Un troisième larron pourrait sortir du bois, justement un de ces maires faciles dont la voix se vend au plus offrant. A ce propos les filles de joie possèdent encore cette dignité que les politiques ont perdue depuis belle lurette et la joie d’aller voter, nous préférons en rire.
C'est un secret de polichinelle que la perspective de remettre les clés de Brignoles à Monsieur Oui-Oui en inquiète plus d'un et non des moindres ! C'est le bordel, pourtant le pire n'a aucune limites, n'en doutez pas. Il n'empêche que le propre des calculs politiciens et du contournement des lois, à chaque stade, c’est que plusieurs options s'offrent à vous. La plus mauvaise pour les administrés étant assurément la meilleure pour les élus. Pour terminer en beauté, pourquoi pas un nouveau recours mystère, comme en 2014. Il apporte quand même, on a beau dire, du beurre dans les épinards. Contrairement à nous tous, les fins de mois de Madame la Duchesse sont extrêmement difficiles. Un bon train de vie a des exigences que vous ne soupçonnez même pas. Nous aurions plein de choses à vous raconter, seulement nous nous en voudrions de vous donner des hauts le cœur et nous nous sentirions responsables ! Ne vous tourmentez jamais de tant de déficience, car il est toujours possible de faire mieux !

mercredi 12 octobre 2016

Ah l’image de Brignoles, ah l’image de Madame la Duchesse, ah l’image de la municipalité, ah l’image du Var !

Les images nous les laissons volontiers aux adorateurs d’icônes.

Savoir qu’une employée municipale s’est faite violemment agressée en plein centre-ville, est une fois de trop. Alors non, il n’est pas question de cacher les ordures sous le tapis, au prétexte de ne pas donner une mauvaise image.
Savoir qu’un cocktail Molotov a été balancé dans la boulangerie de la vieille ville, est une fois de trop. Alors non, il n’est pas question de cacher les ordures sous le tapis, au prétexte de ne pas donner une mauvaise image.

Vient un moment où palabrer sur les réseaux sociaux, sur l’incapacité réelle ou supposée de nos gouvernants, ne saurait suffire à masquer celle bien concrète d'élus locaux. Vient un moment où la complaisance des uns, la passivité des autres et il faut bien le dire la bêtise de beaucoup, engagent pleinement leur responsabilité. Si la culture de l’excuse est systématiquement refusée au citoyen lambda, elle reste très prisée de certains élus et de leurs courtisans, particulièrement ceux dont la gamelle a été opportunément remplie.

Quand vous savez qu’un candidat à l’élection d’une chambre consulaire reçoit, en 2016, des menaces de mort, l’image n’est pas celle d’un monde fantasmé par des affabulateurs, comme certains idiots inutiles voudraient continuer à le faire croire, mais celle de la réalité ! Et la réalité n’est pas belle. Pour autant, il faut l’assumer, la combattre en arrêtant d’adorer des nombrils crasseux. Nous sommes en droit et avons le devoir de mener la vie dure aux élus... Elle ne sera jamais aussi dure que pour tous les administrés qui rament en fin de mois, en milieu de mois et en début de mois, ils sont de plus en plus nombreux.

samedi 8 octobre 2016

Grandes manœuvres à l'horizon.

La petite musique lancinante qui rythme les rumeurs de vrais-faux départs de Madame la Duchesse, berce nos cœurs d'une langueur monotone. Nous savons à quoi nous en tenir sur les personnages qui ont préempté Brignoles et son territoire, terrain de jeu privilégié de leurs foucades, leur bon plaisir et leurs intérêts. Errare humanum est, perseverare diabolicum.
Nous voilà à quelques semaines de la création effective de la communauté d'agglomération, à laquelle nous ne sommes conviés, ni de près, ni de loin. De toute façon les Brignolais ont cru, le temps d'une campagne électorale, être invités au destin de leur commune, avant de se résigner, constatant qu'ils avaient élu des ectoplasmes.
D'un côté la brune, chassée de Saint-Cyr-sur-Mer par son premier adjoint tellement la commune appréciait sa gestion, de l'autre côté la blonde placée sous la tutelle du vrai patron et papa. Car dans le Var ça se passe comme ça, on se moque de la gestion familiale à la tête du FN, quand la consanguinité politique gangrène tout le corps politique varois ! Les justifications des intéressés dans la presse, ont démontré que les politiques considèrent bien les électeurs du département comme des idiots utiles. Elections après élections ces derniers leur ont donné (de moins en moins, il est vrai) quitus. Un clientélisme opportun terminant de pourrir la gestion du territoire, bien plus que partout ailleurs.
Les perspectives ne sont donc pas réjouissantes d'ici 2020, avec aucune illusion à se faire, leur moteur c'est le pouvoir, pour l'argent, les avantages et le train de vie qu'ils procurent ! Dans le privé, il faut être très talentueux pour arriver à un résultat comparable, ou hériter, ou gagner le pactole. Evidemment, avec un escroc brillant pour lui-même mais aussi pour la collectivité, faute de grives, on accepte contraint, de manger des couleuvres. Sauf que là c'est du faisandé, du petit niveau intellectuel et moral, rien qui puisse déclencher et encore moins légitimer un quelconque enthousiasme.
Surtout ne comptez-pas sur les maires des petites communes pour changer la donne. Il suffit de se rappeler la manière dont le président des maires du Var est retourné coucher dans sa niche aux élections départementales, sur un simple claquement de doigts. Il faisait peine à voir la queue entre les jambes. D'autant qu'il en fut bien récompensé, voyant sa colistière, obscure parmi les obscures, être bombardée vice-présidente, déclenchant ainsi l'hilarité générale. Quand on invite les élus du département à s'exprimer sur le sujet, ça déménage ! Nous sommes des anges à côté d'eux. C'est donc une nichée bien mignonne que nous possédons au sein du Comté de Provence. Elle ne sert pas à grand chose, en dehors des papouilles, une manière de passer un moment fort agréable, faute de mieux.
N'oublions pas notre Cardinal de RichOdel qui n'arrive même plus à contenir une furieuse poussée de dents. Elles rayent dorénavant le plancher derrière lui. Il est vrai que le camouflet pris en n'obtenant même pas une vice-présidence au département (la présidence et c'était l'orgasme assuré), alors qu'un strapontin de complaisance a été créé pour le tourbillonnant et tout aussi obscur maire de Pourrières, ce fut l'affront. Il y a bien les législatives sur la sixième... En attendant, il faut assurer le pain quotidien et la communauté d'agglomération ouvre un potentiel infini (à la mesure d'une ODEL devenue un peu trop voyante), pour lui et une poule aux œufs d'or toujours bien vivante !
Voici venu l'instant de conclure avec une sincère compassion pour les élus des communes qui n'ont pas le bonheur de connaître le Comté de Provence et sa gestion ducale ! Paix aux élus de bonne volonté. Et les économies attendues, nous direz-vous ? C'est vrai nous ne les avons point abordées, parce que élucubrer sur ce qui n'a aucune réalité concrète à ce jour, que ce soit sur le terrain ou sur le papier, n'est pas dans nos habitudes ! Si on ajoute la fine équipe qui va présider aux destinées de la nouvelle entité, perdez définitivement tout espoir !

vendredi 7 octobre 2016

Le mensonge prend l'ascenseur, quand la vérité prend l'escalier.

Elle finit tout de même par arriver. Sans illusion sur l'art et la manière de museler la presse en général et des journalistes en particulier, nous ne pouvons qu'être stupéfaits face au grand écart constaté, digne d'une grande ballerine, entre ce que nous pouvons par exemple entendre en conseil municipal et le compte-rendu de la presse locale. Ou plutôt devrait-on dire aujourd'hui, de l'agence exclusive de communication de la mairie de Brignoles. Au risque de nous répéter, la consanguinité entre milieu politique et milieu rédactionnel, n'a pas d'équivalent pour obtenir rapidement satisfaction. Mais au fond, peu importe, la chute n'en est ensuite que plus dure.
Cette parenthèse refermée, nous n'avons pas l'intention de revenir sur l'histrion qui à lui seul peut alimenter en énergie la mairie de Brignoles, tellement il brasse énergiquement l'air. Il a au moins une fonction. Tout le monde ne peut pas en dire autant. Nous ne reviendrons pas non plus sur les échanges destinés à prendre les gens pour des imbéciles, concernant les conditions de création de la future communauté d'agglomération. Ni sur le dossier du musée tombé dans les oubliettes insondables de la bêtise.
Non cette fois nous nous sommes attachés à un détail, une petite phrase en apparence anodine de Monsieur Oui-Oui : "Soyez irréprochable avant de venir nous expliquer quoi faire". A ce moment, quelques sourires et pouffements généreux accueillent comme il se doit l'incongruité du propos, parmi le public. Selon plusieurs sources qui ne se sont pas fait priées, ce grand pourfendeur de moulins à vent, perdrait facilement ses nerfs, à tel point que les murs de la mairie en résonnent encore. Quitte à menacer ? Quitte à insulter ? Grattez le vernis, il reste l'insignifiant. Selon nos sources également, nombre d'élus viendraient de découvrir qu'ils ne servent strictement à rien, au mieux recyclés au gré des besoins, en vagues supplétifs d'un triumvirat, transformé à l'occasion en quarteron infernal. Les lumières ne sont donc pas complètement éteintes dans ce conseil municipal. Nous ne savons pas si nous devons nous réjouir pour eux, ou pleurer de tant de vacuité concentrée. Doit-on leur révéler qu'ils ont été expressément sélectionnés pour cela ? Le supporteraient-ils ? Enfin, ce n'est pas nouveau, des âmes naïves étrangères à la politique mais pas à leur commune, ont pu vérifier avec effarement, comment quelques cacahuètes, quelques promesses, vont jusqu'à retourner comme une crêpe les plus grandes gueules ! Eh oui, une fois enlevés courtisans, flagorneurs et quémandeurs, souvent les mêmes, il reste... le vide absolu !
Alors oui, il est impératif de balayer devant sa porte, pourtant là où l'opposition aura pour l'instant, besoin d'une pelle et d'un balai, cette municipalité aurait besoin d’une colonne de tombereaux pour nettoyer les écuries d'Augias, dont les effluves agressent sérieusement les narines des administrés !

jeudi 6 octobre 2016

L’art politique selon ce que nous constatons sur le terrain.

Brignoles restant hors concours et toutes catégories confondues.

Faire croire que vous êtes honnête, alors que vous êtes foncièrement malhonnête.
Faire croire que vous aimez les gens, alors que vous leur préférez nettement l’argent.
Faire croire que vous œuvrez pour le bien commun, alors que vous œuvrez pour vous.
Faire croire que vous êtes humaniste, alors que vous êtes profondément raciste.
Faire croire que vous êtes gentil, alors que vous êtes une teigne.
Faire croire que vous êtes intelligent, alors que vous vous vantez grossièrement.
Faire croire que vous travaillez dur, alors que vous êtes un cossard.
Faire croire que vous écoutez, alors que vous n’en faites rien.
Faire croire que vous dites la vérité, alors que vous êtes un menteur invétéré.
Faire croire que vous allez agir, alors que vous n’en avez nulle intention.
Faire croire que vous êtes victime, alors que vous êtes coupable.
Faire croire que vous êtes compréhensif, alors que vous êtes étroit d’esprit.
Faire croire que vous êtes sincère, alors que vous êtes un manipulateur.
Faire croire que vous êtes compétent, alors que vous êtes tout le contraire.
Faire croire que vous êtes loyal, alors que vous êtes hypocrite.
Faire croire que vous êtes capable, alors que vous êtes inepte.
Faire croire que vous êtes bienveillant, alors que vous êtes méprisant.
Faire croire que vous êtes sérieux, alors que vous êtes superficiel.
Faire croire que vous êtes intègre, alors que vous êtes corruptible...

Autant de qualités qui avec un beau sourire le plus faux cul possible, un cynisme à toute épreuve, et quelque réseaux pernicieux, donnent encore (et malheureusement) d’excellents résultats auprès d’un électorat de plus en plus âgé, puisque les jeunes préfèrent maintenant bouder consciencieusement les urnes. Les politiques professionnels pour se faire élire, disent qu’ils nous ressemblent, ça vous donne la trouille, mais au final c’est sûrement très excessif, peut-être même infondé ! Ouf, il s'en est fallu de peu.

lundi 3 octobre 2016

"Je suis victime d'une campagne de discrédit"

Combien de fois avons-nous entendu ce vieux marronnier pour élus en mal d'inspiration ? Une "campagne" sous-entend l'évidente organisation d'un complot, ne négligeons rien. L'effet comique avec cette posture archaïque, c'est le fait que les élus brocardent régulièrement les théories du complot, souvent à raison, parfois à tort, pour mieux discréditer aux yeux des administrés, des adversaires n'obtenant pas un accès aussi facile aux médias institutionnels. En revanche quand la théorie du complot peur servir leurs propres intérêts, plus question d'avoir le moindre scrupule, la fin justifie les moyens. Si la technique éculée consistant à instiller le doute dans des esprits, peu au fait des réalités du monde politique, s’essouffle avec l'avènement des réseaux sociaux et des lanceurs d'alerte, elle garde la préférence du monde politique. Nul besoin, comme il y a 30 ans, de lancer un contrat sur une tête dérangeante, la bêtise et la naïveté collectives annihileront toute velléité de faire passer le droit et la justice, tout en minimisant les risques encourus.
"Ambiance lourde et délétère" ajoute le maire de Tourves : sans surprise ce sont évidemment les autres, les coupables. Il se trouve que dans les communes voisines, Brignoles, Le Val, la même ambiance lourde et délétère sévit. Il se trouve que dans ces communes, le premier magistrat et un cercle restreint d'affidés cristallisent sur eux, un certain dégoût pour ne pas dire un dégoût certain de la politique. Bien sûr, à Brignoles les élus ont été trié sur le volet pour jouer les (in)utilités, avec une palette plus importante de moyens permettant d'acheter au besoin des consciences encombrantes. Un départ éventuel de fronde est donc mieux contenu.
"Trop flic, pas assez élue" aurait reproché le bellâtre à une de ses adjointes. Inutile de se demander pourquoi le FN obtient tant de voix dans ce département. Un élu municipal devrait justement être choisi pour son intégrité, sa compétence, sa loyauté, non pas envers la tête de liste, mais envers les électeurs qui votent pour cette liste ! Une compréhension trop subtile, semble-t-il, pour un grand nombre de courtisans, de flagorneurs et de quémandeurs en tout genre. Il semble étrangement que dans ces communes, les mêmes causes produisent les mêmes effets... Qui l'eût cru ?
Tant de suffisante insuffisance ne saurait manquer de nous émouvoir, au point de proposer quelques idées utiles à l'enfumage des esprits : "Je dérange le système ? Tant mieux, ce qui compte ce sont les habitants de..." faux cul à l'extrême, mais on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre. Variante : "Mon projet dérange ? C'est parfait !" moins prétentieux, plus passe-partout. Ne pas sous estimer les effets du classique complot "anti-machin". "Les chiens aboient et la caravane passe" garde ses partisans, prêts à voler au secours de la vertu outragée (prière de garder son sérieux). Ou alors le panache : "Ceux qui pensent m'atteindre doivent savoir qu'ils se décourageront avant moi". Nous ne saurions recommander l'emploi périlleux du "roulage de mécaniques, jambes écartées" à grand renfort de testostérone, car il laisse un arrière-goût persistant d'abrutissement. Pour les puristes, le très solennel : "On ne recule pas, même devant la bassesse, même devant l’outrance, même devant la calomnie, même devant la trahison" ne manque pas d'audace, afin de jouer à front renversé. Enfin l'ultime recours, "la pétition des fidèles", permet de mesurer sa notoriété, à l'inverse en cas d'échec, c'est la honte. Bien que même la honte en politique, soit une notion toute relative.
Comment oublier ensuite, qu'une bonne consanguinité entre politiques et médias officiels suffit pour faire rentrer dans l'ordre les plus récalcitrants. Demandez la recette à Brignoles, rien ne résiste à une longue et vieille amitié...

samedi 1 octobre 2016

C'était la rentrée des cancres à Brignoles !

Nous parlons bien sûr de la reprise des conseils municipaux. Un effectif clairsemé pour un concert de vacuité, de lieux communs, de servitude, de louanges autoproclamées, d'insignifiance. Définitivement insipide, inodore et sans saveur. La précaution de déclarer hors concours l'histrion que plus personne n'écoute, mis à part lui-même, n’aura pourtant pas suffi. Un personnage sorti tout droit de la présipauté du Groland. La charité chrétienne nous commande de ne pas en ajouter davantage. Que dire, sinon qu'il n'y a rien à dire ou au contraire tellement. Nous ne savons plus très bien si les conseils municipaux sont à l'image de Brignoles, ou si Brignoles est à l'image desdits conseils. Dans les deux cas, c'est une Berezina politique, un Waterloo de la pensée humaine.
Il nous revient en mémoire l'oukase du premier adjoint de Saint-Cyr-sur-Mer, en 1989, quand il eût l'outrecuidance de se présenter (et de gagner) contre le premier magistrat en exercice, notre duchesse en personne ! Il gère aujourd'hui la destinée de la troisième ville du Var qui, à ce qu'on dit, n'a pas à s'en plaindre. les Saint-Cyriens avaient cherché l'erreur et ils avaient trouvé ! Il est vrai qu’une agrégation en sciences économiques et un titre de professeur des universités ne font pas tout, mais aident un peu à réfléchir, tout de même. Il nous revient aussi en mémoire le camouflet infligé à notre inénarrable monsieur oui-oui dans son propre fief, prié d'aller se faire voir ailleurs. Ailleurs se fut à Brignoles, imploré par une cohorte de noblaillons teigneux et intronisé sans vaseline dans le fondement des Brignolais, qui vraiment, n'en avaient cure.
Imaginez-vous cette gestion démultipliée dans la future agglomération. Non ? Vous avez du mal ? Nous aussi, or voilà bien ce qui va se produire. Que ce soit la brune ou la blonde, chacune désespère sur son propre territoire, dans son propre camp, c'est vous dire que dans tous les cas de figure, vous l'avez, nous l'avons dans l'os, au moins jusqu’en 2020. Vous n'êtes pourtant pas au bout de vos surprises, loin de là.
Le rififi de Tourves, c'est quand même autre chose, voilà des conseillers municipaux avec une colonne vertébrale. Preuve qu'il en existe. Voilà des conseillers municipaux qui n’entendent pas faire où on leur dit de faire, parce qu’il leur reste un fond de dignité, d’audace et de caractère. Les arguments du maire pour sa défense, relèvent du gag absolu, nous y reviendrons, comme nous reviendrons sur l'enterrement de première classe de la (bonne) gestion politique, programmé sur notre territoire.

mardi 20 septembre 2016

Quand on aime, on ne compte plus !

Coût annuel estimé des anciens présidents de la république française : 10,5 millions d'euros, selon les chiffres de la cour des comptes. Ramenés à l'échelle du pays, ce sont des cacahuètes comme on dit, à l'échelle de ceux qui rament chaque fin de mois, cela peut paraître immoral, surtout quand on leur cherche des poux dans la tête ! Ce n'est pourtant pas ce qui nous a le plus interpellés. Nous sommes en effet restés comme des ronds de flan, face au montant des revenus des trois anciens présidents (donc hors chauffeurs, collaborateurs, locaux et logistique) : 367 366 euros. Sacrebleu, une somme certes convenable, mais nous attendions un chiffre sensiblement plus rondelet. A l’évidence, nous dûmes nous rendre, dont acte. Ce qui montre au passage que les a-côtés coûtent la peau des fesses au contribuable, sans véritable justification.
Cependant grâce à notre esprit très légèrement caustique, nous n'avons pu nous empêcher d’établir un parallèle avec le cumul des trois plus hauts salaires de l'ODEL dont en premier lieu, celui du serviteur préféré de Madame la Duchesse. Bon an mal an, nous l’avions déjà indiqué, ce cumul fleure ou dépasse les 400 000 euros. Alors rendez-vous compte, être à la tête d'une association avec 136 permanents (rapport chambre régionale des comptes), qui se situe donc à la frontière entre petites et moyennes entreprises (de leur côté ces dernières ne reçoivent pas des millions d'euros de subventions tombant du ciel), est aussi lucratif que d'avoir exercé la fonction de président de la république.
Pour finir de vous en convaincre, le salaire brut annuel d’un président de la république en activité s'élève à 178 920 €, le salaire du plus haut cadre dirigeant de l’ODEL, mentionné par la chambre régionale des comptes est de 177 625 €. On vous fait grâce de ses autres jetons de présence en tant que directeur de cabinet et en tant qu’élu !
Elle n’est pas belle la vie ? Etonnant, ne trouvez-vous pas ? Les responsabilités et la somme de travail, sûrement. Bien que à ce sujet et à la lecture dudit rapport, cela ne saute pas franchement aux yeux, c'est même le contraire qui saute aux yeux, mais vous vous en seriez un peu doutés.

Etrange affaire tourvaine.

Fin 2015, s’offre à Tourves, l’opportunité d’une préemption destinée à la création de quelques logements sociaux, auxquels rappelons-le, sont éligibles les deux-tiers des ménages varois, tout particulièrement chez les jeunes. Profitons aussi de l’occasion pour marteler que seule l’impéritie des élus, peut rendre un projet à caractère social cauchemardesque, nul autre facteur ! Voilà pour l’instant des conditions et un contexte avantageux, une occasion rare par les temps qui courent.
Les esprits chagrins vont nous rétorquer qu’une préemption peut s’avérer douloureuse pour le vendeur, parfois aussi pour l’acheteur initial, elle comporte en tout cas des règles connues et strictement encadrées depuis longtemps. Le vendeur ne semble pas lésé dans cette affaire, à moins, à moins, mais continuons… L’acquisition doit être réalisée au prix demandé, soit un gain de 100 000 euros par rapport à l’estimation de valeur effectuée par les domaines, référence incontournable dans ce type d’acquisition publique. La commune intègre dans son budget 2016 la somme qu’elle juge adaptée pour mener l’opération à son terme, soit 200 000 euros.
Eh bien, figurez-vous que rien ne va plus. Six mois seront nécessaires pour torpiller l’initiative, avec la rédaction d'un protocole de transaction, destiné à enterrer l’acte de préemption, la queue entre les jambes. Il est donc permis de s’intéresser au rôle joué par le maire de la commune dans cette affaire. Comment imaginer en effet, qu’en à peine six mois, une décision qui semblait à la fois réaliste, raisonnable, réfléchie, pour laquelle le maire avait obtenu mandat du conseil municipal, ait pu se transformer en pantalonnade. Une mascarade qui aura visiblement du mal à passer par 13 voix contre 11, une abstention, sans compter la personne ayant quitté la salle avant le vote. Preuve, s’il en fallait, que tous les élus n’ont pas vocation à se faire rouler dans la farine, Brignoles mis à part, cela va de soi !
Bizarrement, les arguments avancés dans la délibération pour annuler la préemption, nous paraissent au minimum spécieux. Est-ce le nom des acheteurs, quelque réseau d’influence qui aurait fait pencher la balance contre toute attente ? Oh cela ne change rien à la légalité des délibérations, non, c’est plutôt moralement et déontologiquement que le bât blesse. A la condition que les arguments invoqués pour mettre un terme à la préemption ne soient pas entachés de quelques cachotteries. Que ce soit après lecture ou écoute attentives, ce point ne nous a pas paru frappé du sceau de la clarté, au contraire. Décision clientéliste n’est pas forcément synonyme d’opération illégale, cela veut aussi dire que le réseau, l’entregent (pour ne pas dire l’entre-soi) permet d’obtenir d’une collectivité, ce qui aurait été prestement refusé au quidam moyen.
Autre particularité intéressante dans ce dossier : l’écart peu courant entre la valeur du bien et le prix demandé, une économie de 36 % sur la valeur indiquée par les domaines, une bien belle affaire. Bigre, est-ce que par hasard une petite promesse de dessous de table entre acheteur et vendeur ne serait pas venu pimenter la transaction ? Non mais que racontons-nous ? Foin de mauvaises pensées impures, le doute doit profiter...
A part que, vraiment, nous n’avons trouvé la moindre once de justification plausible à cette tartuferie. Seule une inquiétante ignorance pourrait avoir eu comme conséquence, de redouter aussi facilement une annulation devant les tribunaux, une décision de préemption reposant sur des bases parfaitement établies et limpides, depuis belle lurette. Hors de question de s’y engager à la légère pour une commune, enfin nous on le pensait jusqu’à présent. Avouons aussi que la justification, via le conseil du cabinet d’avocats, nous a laissés absolument pantois, pour ne pas dire consternés. Quant à une potentielle promesse de l’acheteur au vendeur, sachant par avance que la vente sera soumise au droit de préemption de la commune, c’est le pays des merveilles tourvaines. Etrange affaire, en effet et heureux acquéreurs.

vendredi 16 septembre 2016

Un désastre peut toujours en cacher un autre.

Comme nous, vous entendez s’agiter le Landerneau brignolais aux très opportuns bruits de départ de Madame la Duchesse. Autant vous dire que si nous n’avons aucun doute sur son envie d’envoyer ballader Brignoles et ses bouseux d’administrés, nous ne sommes pas non plus les perdreaux de l’année !
En politique pour perdurer dans l’inauguration des chrysanthèmes, et continuer d’être très cher payé pour ce faire, il s’agit de ne jamais lâcher la proie pour l’ombre. Question de principe. Alors nous on réfléchit à ce qui se trame derrière le rideau.
Bientôt les législatives, normalement avec une gauche au fond du trou dans ce coin de France, l’élection devrait être assurée. Sauf que le FN, erreur de casting exceptée, devrait tailler de sacrées croupières à une Duchesse singulièrement déconsidérée. Mieux vaut élaborer le plan B, le plan C et s’il le faut le plan D. Et d’une pierre vous pouvez faire deux coups… ou pas, mais c’est une autre histoire. Qu’à cela ne tienne, la future agglomération doit très prochainement voir le jour. C’est vrai, nous avions dit qu’une entente existait, non écrite bien entendu, qui verrait le siège de la nouvelle collectivité s’installer à Brignoles, quand la présidence irait à Saint-Maximin. De guerre lasse, nombre de Brignolais s’étaient d’ailleurs convertis à l’idée qu’une présidence Saint-Maximinoise était nettement préférable à un désastre annoncé, sous une présidence de Madame la Duchesse. Oui mais voilà, les fonctions permettant d’assurer un train de vie digne d’une Duchesse et de son valet, ne sont pas légions. D’autant plus, si vous n’avez pas à beaucoup travailler. Oui, oui on connaît la chanson, une Duchesse débordée de travail, noyée sous les dossiers, et ainsi de suite. Quand nous aurons un moment, nous vous décrirons la somme effective de travail d’une vie d’élue nationale et locale, rapportée au coût de ladite élue, c’est particulièrement édifiant ! Alors si vous avez encore envie de croire à ces sornettes, libre à vous.
Conclusion qui n’engage que nous et sauf manigances de dernière minute (mais là il ne faut pas trop y compter) : Madame la Duchesse devrait bien évidemment se présenter pour la présidence de la future agglomération. C’est là que les ennuis commencent pour des citoyens qui n’ont pas encore goûté au charme d’être gérés par notre Duchesse nationale. Déjà quand ce sont les électeurs qui vont dans l’isoloir, ce n’est un secret pour personne que les dés sont déjà bien pipés, pour autant, rien n’est jamais totalement acquis. En revanche, quand ce sont les élus eux-mêmes qui vont dans l’isoloir, vous pouvez être convaincus que l’élection est pliée, avant même le vote. Les méthodes sont connues : chantage aux subventions, aux investitures, aux soutiens, aux aides, promesses de postes, de renvoi d’ascenseur et pour terminer les menaces si besoin était. Ici, plus question d’étiquette politique et de défense du bien commun, rien que du médiocre, rien que du frelaté, rien que de la tricherie, rien que du faisandé, rien que de la tromperie, rien que du calcul sournois, rien que de l’asservissement, rien que du clientélisme, rien que du sordide sous des apparences bon chic, bon genre. Dans ce domaine, vous avez tout à craindre. Dans le Var on est très fort à ce jeu là. A notre détriment, à leur avantage !
Dans tous les cas de figure, vous êtes déjà baisés, ou peu s’en faut ! Et à ce stade nous n’avons pas encore parlé des législatives, ça viendra... Il semble nous souvenir qu’un journaliste en fin de carrière (c’est malheureusement souvent en fin de carrière que les journalistes commencent vraiment à oser honorer leur fonction), avait écrit peu de temps après les élections municipales, quelque chose de ce style : nous attendions un tgv, ce fut une machine à vapeur ! Soit, mais alors celle de Denis Papin pour pomper comme les Shadoks.

jeudi 15 septembre 2016

Où il est question d’un paon et d’un chien.

Une fois n’est pas coutume, la prose n’est pas de nous, mais d'une personne lucide et avisée, nous l’avons volontiers fait nôtre !

Un paon au plumage défraîchi, s’en vint loin de chez lui, assujettir nouvelle contrée. « Chers amis, voyez comme mes plumes sont belles et longues. » A ces mots, un éventail multicolore jaillit de sa croupe. « De ce rempart, je ferai écran et vous protégerai. » Les animaux de la basse-cour écoutaient, attentifs et curieux, les belles paroles de l’étrange oiseau.
Fidèle à ses congénères, veillant à leurs intérêts, le chien inquiet de cette surprenante venue, ne pouvait imaginer voir prospérer tant d’imposture. Car éblouis par un plumet du plus bel effet, poules, coqs, pintades, dindes et dindons hypnotisés, ne juraient plus que par le paon. Oublié, le travail du chien, oubliées, son énergie et sa droiture au service de la basse-cour. Les ingrates volailles se rangèrent derrière le paon, dont les promesses ici, ne peuvent être dites.
« Nous ne voulons pas du chien, il est intègre, intelligent, avec lui nous ne pourrons faire ce que l’on veut ! » glougloute un dindon. Entendant ces paroles, le paon bouffi d’orgueil mais madré, démontra que le chien conservait son utilité. Car bien que peu populaire au sein du poulailler, il avait le soutien des autres animaux. « Suivez-moi, afin que la ferme redevienne prospère et retrouve son éclat d’antan, ne nous séparons pas du chien, je vous aime tous ! » brailla le paon. « Mais paon, tu ne nous connais pas ! Comment peux-tu nous aimer ? » hennit le cheval peu convaincu. « Je vous aime, cela doit suffire. »
« Nous connaissons notre ami le chien, nous l’avons vu grandir, il s’est occupé de nous, il a veillé à nos intérêts, il est honnête, sérieux et compétent. Il nous parle à tous » bêle alors la chèvre. « Il ne pense qu’à ses intérêts, je vous somme de me croire » continue de brailler le paon. Ce dernier de se tourner alors vers les gallinacés : « N’est-ce pas que j’ai raison ? » se trémoussant sur-le-champ en agitant son plumage multicolore. Et la basse-cour d’acquiescer en grand émoi, caquetant par ici, cacabant et glougloutant par là ! Au final, moult animaux contentés ou de guerre lasse, se rassemblèrent derrière le paon et la promesse d’une place de choix pour le chien. La ferme bruissait déjà de la rumeur d’un départ anticipé du paon et le plumet de cet animal ne faisait guère illusion, en dehors d’un entourage de volatiles magnétisés.
Quand une nuit, le renard qui n’avait rien perdu du manège du paon, par l’odeur alléché, s’en vint rôder dans les parages de la ferme. Il ne mit guère de temps pour s’introduire dans le poulailler, tout émoustillé à la joie de ne faire qu’une bouchée des stupides créatures. L’alarme fut donnée : « paon, au secours ! » mais point de retour en écho à ces cris affolés, « paon, au secours ! » Une poule sceptique quant à l’arrivée prochaine des secours, s’en alla quérir le chien de toute urgence. « Le chien, sauve-nous de ce désastre, tu nous connais tous ! Toi seul peut assurer notre quiétude et notre sécurité. » Echaudé, le chien fit mine de ne pas entendre. Se rappelant que le poulailler s’était détourné de lui, il ne voyait donc pas pourquoi aujourd’hui il devrait le sauver. « Le chien, nous avons confiance en toi, tu t’en es toujours montré digne » persévéra la poule. Touché, le chien ne put s’empêcher d’intervenir, point de créature ne devrait avoir à souffrir des fautes irrémissibles d’un paon.
Las, au petit matin, le paon fidèle à ses habitudes se pavanait, dédaignant comme à l’accoutumée les faits de la nuit. Toutefois, rien ne serait désormais pareil, le poulailler sortant de sa torpeur, reconnaissait le courage et le mérite du chien. Le paon fut donc prestement congédié, le chien reprit sa place au sein de la ferme et le renard s'avisa que le coin était devenu par trop inhospitalier, pour de misérables convoitises. Les volailles apprirent à leurs dépens, mais un peu tard que du paon, il n’y a que la robe qu’on salue !

mardi 6 septembre 2016

Cynisme, médiocrité, manipulation !

Définir le système politique en France est aujourd'hui chose aisée, il se résume en 3 mots : cynisme, médiocrité, manipulation. Aucun besoin de méthodes autocratiques. Les médiocres ont bien pris le pouvoir et ne comptent plus le lâcher de sitôt. Ils peuvent compter sur un système financier et ploutocratique nauséabond, qui n'a nul besoin de gens compétents ou même intelligents aux postes stratégiques du pouvoir. Préférant y substituer des serviteurs dévoués, zélés et suffisamment roublards. L'absence de scrupules sera une "qualité" vivement appréciée.

C'est le cynisme qui depuis F. Mitterrand conduit la classe politique à se servir du FN comme d'un tremplin pour accéder ou se maintenir au pouvoir, plutôt que de se remettre en question. Quand l'un l'a allaité, d'autres n'ont pas hésité à le gaver pour mieux s'en repaître ensuite. Encore le cynisme qui mène un tel à se draper du statut de l'ultime recours, face à tel autre qui se drape pareillement. Notre système politique a ainsi engendré des clones inter partis, interchangeables. Toujours le cynisme qui entretient sciemment la confusion entre communication et information. A l'extrême, on peut constater qu'aux Etats-Unis, le nombre de communicants a explosé quand celui des journalistes a sombré (4 communicants pour 1 journaliste selon le Pew Research Center). Ce n'est pas une bonne nouvelle, l'exigence que nécessite (ou plus exactement que devrait nécessiter, car nous parlons d'une certaine idée du journalisme, pas de succédanés) le travail journalistique est sans commune mesure avec celle que devra respecter un communicant. L'une a pour finalité d'avertir, d'alerter, d'éclairer, de faire savoir, quand l'autre doit avant tout séduire, attirer, annoncer, publier. Secret de polichinelle qu'une bonne manipulation passe d'abord et avant tout par une bonne communication. Au contraire l'effet d'une information délivrée de l'emprise de quelque tutelle, étayée sur la base d'arguments solides, reste totalement contre-productif dans l'objectif de pérenniser un système politique médiocre. Inutile de se demander pourquoi les cabinets des élus s'étoffent de plus en plus en matière de communicants ou pourquoi le système médiatique s'empêtre dans les mailles des filets dérivants d'une puissance financière qui ne lâchera rien ou si peu.

Les Français en ont marre paraît-il des partis. Ils devraient plutôt en avoir marre du cumul et du mode de renouvellement des mandats, ainsi que des arguments fallacieux et médiocres d'élus visant à maintenir le statu quo, pour leur bénéfice exclusif. Ils devraient en avoir marre d'élire des personnes en délicatesse chronique avec la justice (et pas avec les juges comme on voudrait nous le faire croire). Ils devraient en avoir marre de voter pour des incapables, dont le seul mérite est d'avoir été adoubés à l'abri de discrètes officines, puis imposés aux militants et sympathisants comme le salut suprême. Ils devraient en avoir marre d'élire des usurpateurs, parfois incultes, parfois incompétents, voire les deux en même temps, au seul motif qu'ils ont le bon label instampillé sur le front, dont la traduction est invariablement "pur attrape-couillons" ! Un système politique médiocre ne peut s'enraciner durablement que sur la médiocrité des comportements, rien d'autre.

Et la politique locale dans tout ça ? Soyons rassurés, elle n'est pas en reste, quelques trouducuteries en préparation devraient bien nous éclairer le moment venu. Vous ne devriez pas être déçus par la capacité et l'inventivité dont font preuve nos minuscules potentats locaux pour perpétuer la médiocratie. Question de survie du train de vie, pas le vôtre dont ils se foutent éperdument, il s'agit bien du leur !

samedi 9 juillet 2016

Alléluia, Marie-Madeleine est parmi-nous !

Brignolaises, Brignolais sonnez hautbois, résonnez musettes, la céleste renaissance le mérite... Facétieuse, elle a quand même choisi Brignoles pour sa résurrection, plutôt que Saint-Maximin et ses célèbres reliques. Un véritable affront, préférant néanmoins prendre ses distances avec le lieu sacré. Les Maximinois sont certainement respectueux, mais peut-être pas encore suffisamment stupides. D'ailleurs, ils ont bien refourgué, ni vu ni connu, monsieur oui-oui à la grande sœur et cité brignolaise. Si vous n'y voyez pas une preuve d'intelligence, quoi d'autre le serait ?
Nous pouvons dès à présent dévoiler ce que n'a pas pu écrire notre journal unique, préféré et adoré, pour des raisons de discrétion, n'en doutons pas. En effet madame la Duchesse ne serait autre que la réincarnation de Marie-Madeleine. Des preuves ? Elles ont été livrées à foison lors du dernier conseil municipal. Quelques semaines à peine après la fermeture du placard réservé au trop encombrant premier adjoint aux finances, voilà Brignoles prête pour la célébration de la ville la plus enviée de France. La Babylone des temps modernes, à son apogée. Ce nom commence aussi par un « B », voyez-vous le signe ? Non ? Alors vous n'êtes pas croyant, quel dommage. Aucune importance, vous avez juste à acquiescer et à vous prosterner. L'à-peu-près, voire le très fantaisiste sont de règle dans l'enceinte du conseil, toujours avec aplomb, face à des visages pénétrés, habités par la foi mais surtout par le vide. Vous n'êtes pas sensible à la véracité du mensonge ? Aucune importance, la foi n'a pas à se justifier. La majorité municipale lévite collectivement (nous ne sommes plus à un miracle près) chaque fois que le gnome de service abreuve l'assistance, d'une incompréhensible logorrhée, symptomatique d'un trouble grave et compulsif. Vous ne le saviez-pas ? Aucune importance, surtout si le handicap devait en ressortir mieux appréhendé.
Ainsi la multiplication virtuelle des parkings, la marche sur l'eau de la piscine, la fière Nicopolis, tant de choses jamais vues auparavant, Brignoles relevée de ses cendres (dixit les apôtres béats), voilà le miracle ! La comtesse des préaux qui parle d'un audit commandé par le département pour attester de l'efficacité des actions menées par l'Aseparg, encore un miracle. Arrivés à ce point du délire municipal, nous pensons in petto à l'audit de la chambre régionale des comptes sur la gestion du département : un véritable et édifiant bréviaire du maquignonnage qui n'apprendra rien aux Corses, mais que nous vous conseillons tout de même. En bref, une commune un pied dans le gouffre en 2014, les pieds dans l'eau à siroter un cocktail en 2016 ! A qui dit-on merci ? A Marie-Madeleine, alias madame la Duchesse. L'art de l'emphase et de l'enflure étant dorénavant à cette municipalité ce que l'huile est traditionnellement à la sardine en boîte, vous serez au comble de l'extase (pour ceux qui aiment les sardines en boîte, surtout les marseillaises, les plus grosses). Et dire qu'il existe encore des imbéciles pour croire que tout cela n'est que du vent, que des échéances électorales approchent, qu'il s'agit d'anesthésier une fois de plus et au plus vite les cervelles, car le temps presse. Des mécréants, c'est évident.
Il faut dire qu'une duchesse, un cardinal de RichOdel, un monsieur oui-oui, affublés d'apôtres bigots aussi désintéressés par les nourritures terrestres et aussi peu centrés sur la contemplation de leur petit nombril, étaient les signes annonciateurs d'une mandature d'essence divine. Alors oui, alléluia ! Trompettes, veuillez officier !

dimanche 3 juillet 2016

Variations sur l'air des cons !

Attention spéciale dédiée à nos cons, qui ne cessent de nous étonner. Faut-il donc qu'ils soient aussi cons pour croire dur comme fer que ce sont les autres... les cons ? Au point d'imaginer que c'est nous l'ennemi, alors que c'est eux ! Pour l'occasion nous avons emprunté à de fins spécialistes du sujet (de Michel Audiard à Napoléon en passant par Frédéric Dard et bien d'autres).

Donc au commencement Dieu a fait le monde en cinq jours. Ensuite il a fait les cons, pour son plaisir et pas forcément le nôtre. Il faut lui rendre justice que les cons ont vraiment l'air con, on ne peut pas se tromper. Mais perfectionniste en diable, il les a dotés d'une disposition étonnante à tout oser, pour être certain de pouvoir les reconnaître sans le moindre doute. Les cons ont une belle tête de vainqueur car ils gagnent toujours, bien plus nombreux. C'est ainsi, le monde comporte plus de cons que d'Hommes. Ils ne perdent jamais leur temps, préférant perdre évidemment celui des autres. Inutile de leur parler au-delà du raisonnable, ils pourraient apprendre et perdre ainsi leur statut de con auquel ils tiennent plus que tout. Etre et avoir été n'est pas un dilemme pour eux, car être con reste un enjeu permanent. Etre ou ne pas être ne l'est pas davantage pour un « pas con » : si être con serait facile, avoir l'air peut s'avérer plus utile. Rien ne saurait être plus voluptueux pour un « pas con » que d'être pris pour un con par un véritable con. Un plaisir de fin gourmet en somme.

Jeunes cons ou vieux cons, quelle différence si ce n'est le temps qu'il leur reste à être cons ? Bien que de jeunes cons soient redoutables, ayant l'avenir devant eux, l'expérience des vieux cons ne leur cède en rien. La propension des jeunes cons à devenir de vieux cons fera le reste. Seulement comment font-ils donc pour vivre en bonne intelligence ? C'est un mystère. Le bonheur des cons fait peine à voir, parce que de toutes les façons d'être con, ils choisissent toujours la pire. Le fait qu'une minorité a ceci de supérieur à une majorité, qu'elle comprend un nombre inférieur de cons, reste de maigre consolation.

Si bien des adultes ne croient plus au Père Noël, préférant voter, organiser les votes au mois de février, celui qui comporte le moins de jours, à fortiori celui où les politicards racontent le moins de conneries, permettrait de limiter la casse. Travailler pour les Hommes mérite d'en mettre un coup, quand il suffit de faire semblant pour des cons. L'observation et les remarques des cons nous apprennent, en effet, jusqu'à quel degré de simplicité il est facile de descendre pour être entendu et compris. Au fond les cons sont des imbéciles qui n'ont de ces organes ni la profondeur, ni la saveur, ni la variété. Pour autant nous ne souhaitons pas la mort des cons, un bien vaste programme et puis nous aimons trop la vie. De la même manière, une grande mansuétude nous anime puisque connaissant bien ces cons, nous ne révélons par leurs noms. N'oublions pas cependant que la meilleure surprise qu'ils puissent nous réserver, c'est de faire une pause !

samedi 2 juillet 2016

Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Le fonctionnement optimal de l'appareil judiciaire qui résiste encore, doit davantage aujourd'hui au courage, à l'honnêteté et au travail de magistrats et d'avocats plus pressés et épris de rendre justice dans le respect du droit, tout le droit, que d'avancement, de gratifications et de notoriété. Pourtant qui ne connaît cette sentence de Jean de la Fontaine composant une satire de la Cour pour mieux fustiger de méprisables travers de la société humaine ? Affichant sans illusion son pessimisme, il ironise sur l'hypocrisie, la flagornerie, la bassesse, les mensonges, les petits calculs minables et la bêtise ayant pignon sur rue dans les cercles de pouvoir, tout en raillant la naïveté et la complaisance des "sujets". Chacun devra balayer devant sa porte, seule change l'ampleur de la tâche à accomplir pour y parvenir, si tant est que nous le souhaitions vraiment.

Trouver le bouc émissaire dont le sacrifice sauvera la société, reste un grand classique au sein du pouvoir. Mais quand le véritable fléau, la peste actuelle, n'est autre que la gangrène qui pourrit lentement mais sûrement nos institutions ou nos valeurs, cela devient périlleux. D'autant plus quand des élus censés en être les garants, sont devenus les principaux artisans et bénéficiaires de cette infection ! Alors seules l'intégrité et la liberté doivent-être sévèrement punies, quand la duplicité et la servilité sont généreusement récompensées ! Les "puissants", grands ou petits, toujours roublards, feignent au moyen d'une habile simulation de se conformer à la morale et au droit, à grands renforts d'artifices, de promesses sans lendemain, de petites concessions arrachées, de relais institutionnels sous haute influence, pour au final s'exonérer eux-mêmes de toute faute devant un parterre de courtisans béats. Au besoin leurs meilleurs avocats auront tôt fait de noyer la justice, de la manipuler ou si besoin de l'acheter. L'argent public et un pouvoir presque sans limites le leur permettent. Le coup de bluff ne fonctionne pas toujours, mais bien (trop) souvent. Les plus cyniques et les plus veules sauront profiter des restes, les plus crédules continueront d'espérer en vain. A moins qu'ils n'en décident autrement.

Des justifications fumeuses, des décisions iniques, un contournement impudent des lois de la République, une instrumentalisation de la justice, un dévoiement des institutions, un verrouillage des instances décisionnelles, un asservissement permanent sont devenus notre quotidien politique... Il est grand temps d'ouvrir les yeux et de faire la différence entre ganache et pur-sang, entre médiocrité et excellence, entre promesse et réalisation, entre communication et résultat, entre profiteur et serviteur, bref entre l'habit du moine et le moine lui-même !
Sinon gare aux conséquences qu'ils ne paieront probablement pas, contrairement à vous, à nous...

vendredi 1 juillet 2016

Le cardinal de Richodel et madame la Duchesse épinglés au tableau d'honneur de la cour des comptes.

Comme nous l'avons déjà souligné à maintes reprises, il est vrai avec sarcasme et ironie, la cour des comptes (plus exactement sa petite soeur, la chambre régionale des comptes) n'y va pas par quatre chemins concernant la gestion de l'Odel, c'est moins drôle mais toutefois très officiel : « Les subventions (39 M€ - Il s'agit ici de la totalité des subventions du département aux associations) représentent un enjeu, notamment parce que certaines, relevant de la commande publique, sont irrégulières, ou du fait de rémunérations significatives des cadres dirigeants des associations qui en bénéficient. En dépit du contrôle opérant et efficace de la mission de contrôle de gestion externe (MCGE), le suivi des subventions allouées à l’association de séjours de vacances ODEL demeure insuffisant (4,6 M€). Le cadre dirigeant le mieux rétribué de cette association se situe dans le premier décile des cadres d’entreprises françaises bénéficiant des salaires les plus importants. » Bigre, quelle entrée en matière.

Rappel de l'effectif de l'association : 136 emplois permanents, nous qui pensions découvrir une quasi entreprise du CAC40, tant son directeur général semble être incommodé en marchant, par des proéminences insolites, sises au niveau de l'entrejambe. Pour son salaire en revanche, c'est un feu d'artifice, encore que la cour des comptes nous fait grâce des avantages et frais afférents, qui amélioreraient sûrement votre ordinaire, notre ordinaire. Si vous faites toutefois le rapprochement avec le cumul des trois plus hauts salaires du joyau des associations varoises, force est de constater qu'il n'est pas le seul à vivre chichement.

Rien que pour cette pépite d'association, le département a versé 20 millions d'euros entre 2009 et 2014, madame la Duchesse étant alors deuxième vice-présidente du conseil général, sans que ce dernier s'assure le moins du monde de « l'intérêt départemental de ses activités » ! A vrai dire, il est question d'argent public, donc d'argent facile, donc il va de soi qu'il est parfaitement inutile de contrôler quoi que ce soit.

Parachevant ce tableau quelque peu surréaliste, des mots bizarres ont été écrits par les auditeurs comme : « intérêt local discutable », attention il ne faut pas en déduire que les activités de l'association n'ont aucun intérêt, mais le fait que les liens entre les activités, les subventions publiques accordées et le statut associatif sont parfois bien étranges. Des « risques juridiques et financiers » potentiels existent, ce qui ne semble pas émouvoir le moins du monde notre belle assemblée départementale. Alors là, les bras nous en tombent, vraiment. Des élus aussi soucieux de la chose publique et tellement prompts à dénoncer des pratiques illicites, ce n'est pas possible. « Un suivi encore perfectible » semble étonnamment subsister. Doux euphémisme pour indiquer que les contrôles ressemblent plus à des journées portes ouvertes, qu'à une définition stricto sensu de la chose. Il est vrai aussi que nous voyons le mal partout, contrairement au conseil départemental peuplé d'âmes bonnes, généreuses et désintéressées. « Un déficit d'efficacité et d'efficience », mazette comme ces choses-là sont dites, tout cela pour expliquer qu'un certain dilettantisme administratif prévaut dans l'association. Volontaire ? Non volontaire ? Nous laisserons aux lecteurs le soin d'apprécier ce qui convient le mieux !

Pour terminer ce magnifique constat de la cour des comptes, « un risque de fausser la concurrence » est mis en exergue, nécessitant une lecture du code des marchés publics à tout le moins surprenante. Non ? Comme vous y allez-là ! Bien entendu, personne n'a rien vu, toute cette sombre affaire est un coup monté de la "faction séditieuse armée varoise" ou un autre truc du même acabit. Pensez-donc, dans le Var ? Justement nous y pensons vraiment très forts !

mardi 14 juin 2016

Si les Belges nagent souvent au fond de la piscine, c'est bien qu'au fond, ils ne sont pas si cons !

Oui mais voilà, nos amis Belges pourraient avantageusement se gausser à nos dépens, pour une réalité qui dépasse de très loin la fiction racontée par les histoires belges, s'ils savaient quelle saga nécessite l'ouverture d'une piscine à Brignoles. Ce n'est pourtant pas une insuffisance de communication qui en est la cause. Comme nous l'avons déjà écrit, nous pouvons faire confiance à l'équipe municipale pour surfer sur un projet porté par le Comté de Provence, qui ne leur doit vraiment rien. Excepté peut-être une chose : un cafouillage peu commun, à tel point que même le journal local ironisait à juste titre sur un potentiel "scandale ploufomatique". Et vlan !

Aussi incroyable que cela paraisse, il semblerait qu'à notre époque, tout ce qui touche à la sécurité reste un mystère. A tel point que les élus sont pris de court s'agissant de la réglementation, de la formation et de toutes les dispositions qui entourent le précieux sésame délivrant l’autorisation d'ouverture au public. Gérer, c’est terriblement compliqué et fatiguant ! Alors, on ne vous raconte même pas dès qu’il s’agit d’anticiper sur les événements, vous atteignez l’insupportable. Dire qu’il existe tout de même des élus prêts à se sacrifier pour vivre un tel cauchemar pour en faire un métier. Un véritable sacerdoce, croyez-le bien.

La morale de l’histoire, c’est que les politiciens madrés savent visiblement mieux conduire les campagnes électorales que la gestion des collectivités. C'est un fait avéré, il est vrai avec la machine à lobotomiser du parti, le réseautage à haut potentiel clientéliste, le financement opaque et les bons vieux coups de poignards dans le dos, toujours entre amis ! Ceci explique peut-être cela : les beaux sourires hypocrites, les niaiseries doucereuses, les promesses sans lendemain, l’incontinence verbale et tout le cortège de flagorneries outrancières qui vont avec, n’ont jamais donné corps à une quelconque efficience ou compétence, moins encore à un embryon de vision ! Sinon, nous le saurions déjà. Elle finira pourtant bien par ouvrir un jour cette mare aux canards sauvages et tout sera oublié, promis !

mercredi 8 juin 2016

Rendre à Claudius ce qui appartient à... Claudius.

Car nous sommes comme ça ! On peut ne pas être en accord, mais rester juste. A force de lire sur les réseaux sociaux, les tombereaux de niaiseries de maîtres flagorneurs, girouettes, personnages serviles et autres lèche-culs bien (trop) connus, se pâmant par avance sur l'ouverture prochaine de la piscine, l'odeur du chlore nous a agacé les narines.

Nous voudrions juste leur rappeler un élément majeur et essentiel : ils n'y sont vraiment et absolument pour rien, mais alors strictement pour rien dans cette ouverture ! Nous n'avons aucun doute sur le fait que l'inauguration servira aussi bien de cache misère opportun et facile que de vitrine politique impudique, pourtant la seule personne qui peut se prévaloir d'une quelconque autosatisfaction dans ce dossier, n'est autre que le prédécesseur de Madame la duchesse et rien que lui ! Quels que soient les griefs qui aient pu lui être faits par ailleurs.

Que les futurs usagers se réjouissent, soit, rien de plus normal ! Mais pour le reste et toute honte bue, un peu de décence n'enlèverait rien à l'étalage de médiocrité, bien au contraire, elle risquerait de l'élever un peu, sait-on jamais ? A bon entendeur...

mardi 7 juin 2016

La politique par les nuls pour les nuls !

Eh bien non, nous ne prenons aucun plaisir malsain à manier le sarcasme par principe, ou intérêt, autre que celui de se moquer de l’éloge de la stupidité qui prévaut désormais en politique. Mais avec le temps, l’exercice finit quand même par nous manquer. Bienheureux petits singes qui ne voient, n’entendent, ni ne parlent !

Dans cette vaste organisation pour une société désinformée et désincarnée, où les bécasses et les tartuffes sont désormais les lumières de notre siècle, il y a toujours un moment clé ! Celui qui vous montre la limite du supportable, pour repartir gaillardement à l’assaut ! Aujourd’hui nous ferons dans le léger ! Quelques voix « intérieures » nous ont alertés sur le fait que Brignoles n’avait plus que 32 élus, sur les 33 du conseil municipal ! Nous on pensait, avec notre mauvais esprit habituel, qu’il n’y en avait plus un seul, tellement ils sont transparents ! Vérification faite, l’éphémère premier adjoint manquait à l’appel. Un oubli opportun quand on voit la célérité avec laquelle monsieur « oui-oui » et monsieur « falot » ont fait l’objet d’une mise à jour qui manquait beaucoup aux Brignolais. Ils nous l’ont susurré dans le creux de l’oreille, l'instant leur manquait à peu près autant que celui des analyses du Grand Maître fromager sur la situation du pays, c’est vous dire !

A l’instant où nous écrivons ces lignes, le coup de pied de l’âne a été corrigé, sur le site officiel de la ville, suite selon nos sources à une demande pressante écrite de la victime de l’equus asinus. Enfin corrigé, c’est un bien grand mot, relégué au fond de la classe, comme les cancres (et mille pardons pour les cancres), par des érudits qui ont sûrement bien connu son frère Jean-Jacques ! Toutefois et comme toujours en matière politique, le meilleur reste à venir...

vendredi 8 avril 2016

Dernier tango à Brignoles...

Le beurre n'est pas fourni, le budget de Brignoles ne le permettant pas ! Des noms d'oiseaux ont fusé au dernier conseil municipal : « enfant gâté », « menteur ». Arrivé à ce stade, vous vous pincez deux fois. Une première fois pour vous assurer que vous êtes bien dans un conseil municipal et pas dans une assemblée de pieds nickelés... Une deuxième fois quand vous réalisez que les propos viennent d'une experte (en l'occurrence, du premier magistrat vis à vis de son désormais ex-premier adjoint).

Vous êtes définitivement au summum de l'extase, quand vous entendez le frontiste le plus amoureux de lui-même, faire une apologie à proprement parler surréaliste de la municipalité, avec grands renforts d'effets de manche, plus dignes les uns que les autres du meilleur théâtre des guignols. L'histrion devait secrètement rêver de conquérir la toison d'or, au point que ses draps s'en souviennent : la vacante délégation aux finances. Ainsi, « Les médiocres parlent aux médiocres », devrait être un nouveau slogan municipal à Brignoles.

Pour le reste, rien qui ne vaille la peine d'être signalé (dans l'immédiat), à part peut-être des emplois saisonniers jusqu'au cabinet du maire, nous qui avons cru que les postes d’emplois saisonniers étaient déjà pourvus et en vigueur dès 2014 ! Et aussi notre délégué aux affaires scolaires qui s'épanche à longueur de temps sur son intégration réussie (c’est merveilleux et pourrait servir de modèle aux immigrés qui n'ont plus qu'à en prendre de la graine). Ah les bienfaits d’une bonne ploutocratie en bande organisée, quel divin plaisir d’essence orgasmique.

jeudi 31 décembre 2015

Une citation aperçue sur les réseaux sociaux nous a été rapportée :

Son opportunisme déplacé nous a inspiré quelques remarques :

« La critique est aisée et l'art est difficile. »
Mais de quel art s'agit-il ? De celui de promener son popotin dans les rues, pour vérifier si la lumière peut bien le pénétrer ? De celui de paraître avant d'avoir été, comme si l'habit faisait définitivement le moine ? De celui de lire des discours écrits par d'autres, totalement vides de sens, afin de perpétuer l'idée royaliste que le fondement de la démocratie, c'est l'ignorance du peuple ? De celui de maîtriser la duplicité et l'épanchement misérabiliste pseudo-social en lieu et place d'une vision ? De celui d'avoir jeté l'art de la politique au fond du caniveau et de s’y complaire ?

« C'est là ce qui produit ce peuple de censeurs, et ce qui rétrécit le talent des auteurs. » Mais de quels censeurs parle-t-on ? De ceux qui conspuaient la municipalité précédente avec de jolis noms d'oiseaux pour leurs représentants, jusqu’à l’ignominie ? De ceux dont l’idéal ne dépasse pas les frontières de leurs comptes en banque et de leurs intérêts ? De ceux qui vivent en dehors d’une commune qu'ils prétendent pourtant mettre au pas ? De ceux qui y vivent sans l'avoir jamais représentée, se tenant suffisamment à l'écart de la plèbe au propre comme au figuré ? Et en fin de compte de quels talents parle-t-on ? Les avez-vous seulement vus, entendus ? Ne parle-t-on pas d'une arlésienne ?

Quand il existe le talent accepte la critique, le talent admet sa responsabilité, le talent reste modeste, le talent se met au service des autres, le talent ne s'affiche pas plus qu'il ne se décrète, il se distingue par le travail et le résultat produit ! Le talent ne la ramène pas, il ne pense pas aux vacances, il n'a pas le temps d’infliger aux administrés l’insignifiance de l’insoutenable légèreté de l’être, puisqu’il bosse dur !

Les citations peuvent être une belle chose à condition d'en comprendre le sens véritable !

mardi 22 décembre 2015

Un peu de vérité ne peut qu'aider à faire passer de gros mensonges.

Ah qu'on aime le traitement de l'information prédigérée pour masses laborieuses qui ne connaissent pas leur bonheur d'avoir une presse aussi libre et indépendante... de servir la bonne sou-soupe. Au menu cette semaine, la transmission par la HATVP des dossiers Le Pen, père et fille, avec le même article formaté pour quasiment toute la presse ! Il est certain que sans informateur, Mediapart n'aurait pu mener à bien l'affaire Cahuzac, mais sans Mediapart il n'y aurait jamais eu d'affaire Cahuzac !
L'infraction est passible de 45.000 euros d'amende, trois ans de prison et dix ans d'inéligibilité au titre de la loi pour la transparence de la vie publique. C'est que depuis l'affaire Cahuzac justement, le monde politique a su se doter d'une législation sévère et contraignante. Du genre panpan cucul ! Car personne n'y croyait sérieusement, mais avec Yamina Benguigui, la première et la seule jugée en première instance à ce jour, qui ressort avec un verdict digne des annales : coupable... mais dispensée de peine, une relaxe new look en quelque sorte, le doute n'est plus de mise.
On attend donc avec anxiété la décision du procureur concernant les dossiers transmis par la haute autorité sur Patrick Balkany (un très bon client), sans oublier sa femme Isabelle qui ne lui cède rien dans le domaine, Bernard Brochand, Serge Dassault (autre bon client), Lucien Degauchy, Bruno Sido, Aymeri de Montesquiou (moins connu mais client sérieux également), Dominique Tian, Thierry Robert et last but not least Josette Pons alias Madame la Duchesse.
Sûrement un bon marronnier pour la presse. Pour le sérieux et la crédibilité de la transparence de la vie publique ou ceux de l'investigation journalistique en revanche (sauf rares mais notables exceptions), il est urgent d'attendre.

dimanche 20 décembre 2015

Oui, le poisson pourrit toujours par la tête.

A l'époque des premiers prix de moralité ploutocratique, d'une arrogante vacuité, d'une soi-disant résistance, témoignages d'une imposture et d'une honte pour l'histoire du pays et des résistants (les vrais, extrêmement peu nombreux, rapportés au nombre de planqués et de collaborateurs actifs ou passifs, jusqu'aux toutes dernières heures de la guerre, tout particulièrement dans notre région), d'une déliquescence programmée de l'appareil d'Etat, est-il encore permis de s'interroger sur la représentation d'un pays qui prend la place de son ombre, aidée en cela par une servitude élevée au rang de légion d'honneur ?
Jean-Noël Guerini, sénateur, mis en examen pour corruption passive, trafic d'influence, participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre ces délits et atteinte à la liberté d'accès ou à l'égalité des candidats dans les marchés publics. Sylvie Andrieux, député, qui va voter les lois avec un bracelet électronique au pied ! Patrick Balkany, député, mis en examen pour fraude fiscale, corruption passive et blanchiment de fraude fiscale (on vous passe l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine). Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre, on ne le présente plus tant ses démêlés avec la justice sont nombreux. Christine Lagarde, ancienne ministre et directrice du FMI, dont le procureur général Jean-Claude Marin, connu pour sa souplesse extraordinaire à l'égard des puissants n'a pu éviter la mise en examen, il avait pourtant demandé sa relaxe. Alors que de multiples raisons motivent la mise en examen, malgré les airs effarouchés de la dame. Thomas Thévenoud, député, administratophobe et fiscalophobe. Nicolas Sarkozy, ancien président, cerné par les affaires et entouré d'une  grande muraille de collaborateurs proches mis en examen. Bernard Tapie, ancien ministre, lui aussi au cœur d'un des plus grands scandales d'Etat de notre époque dans une histoire d'arbitrage à plus de 400 millions d'euros, digne des pieds nickelés. Il revient en politique paraît-il, quelle chance ! Yamina Benguigui, ancienne ministre qui ne comprend pas les textes (nous en connaissons une autre), au point de faire des déclarations de patrimoine fantaisistes, mais relaxée pour bonne conduite ! Jérôme Cahuzac, ancien ministre, délinquant fiscal de haut vol.
N’oublions pas les dizaines et les dizaines d'élus de gauche, de droite ou du front national mis en examen, et parfois condamnés, les dizaines d'autres qui y échappent grâce à d'excellents avocats procéduriers, un savant saucissonnage des dossiers et des textes de loi, ou ceux en délicatesse avec le fisc. Ajoutons un non-lieu, commode en politique, devenu synonyme d’innocence, à l'égal d'un acquittement. N'en jetez plus, la cour est pleine.
Pour beaucoup moins que ça, la vie du quidam moyen deviendrait un enfer, mais pour eux tout va bien. Chapeau les artistes ! Ceci étant pour les leçons de morale, de bien-pensance et de référence à l'histoire, nous choisirons nos référents nous-mêmes, ça vaut bien mieux pour tout le monde... Ainsi va une nation, canard sans tête !

vendredi 18 décembre 2015

Pourquoi méditer quand l’aveuglement est un si confortable refuge ?

Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour avoir la certitude qu'une fois les élections passées, la routine politicienne reprendrait ses droits. Les élus du Var viennent de se prendre une branlée mémorable. Au point que Brignoles collectionne les raclées dans les urnes : abstention massive, FN premier parti, Gauche disparue des écrans radars, Droite prise en étau avec des électeurs schizophrènes. Malgré une presse uniformisée et en croisade qui s'est mise en tête de terrasser le dragon, malgré des soutiens de moralité à deux balles, malgré une campagne qui aura atteint les tréfonds de la nullité sur fond de guerre civile, de blondasses démoniaques, de peur à tous les étages, malgré les parangons de vertus auto-proclamés que sont les notables et les élus en place.
Nous pouvons pourtant vous garantir que la seule peur qui vaille en ces « formidables instants », est celle de ne plus pouvoir « en croquer goulûment », grâce à la manne publique ! Toujours chercher à qui profite le crime.
A quoi assistons-nous ? A des congratulations indécentes pour une victoire acquise sur un déni de démocratie. Il ne faut pas s'y tromper, au-delà des convictions de chacun, l'histoire du front républicain est à ce jour la plus belle arnaque française du siècle ! Pour les électeurs frontistes qui seraient, nous l'avons appris grâce à la presse, des néo-nazis, racistes, va-t’en guerre, collaborateurs, fourbes, autarciques, franchement demeurés... Pour les électeurs de gauche qui seraient les sauveurs de la patrie, les victimes expiatoires d'une droite cynique, les abusés d'un gouvernement égoïste et autiste,... Pour les électeurs de droite qui sont les seuls, authentiques, les Jean Moulin des temps modernes (prière de garder son sérieux), les « vous allez voir » ce que vous allez voir... Bref la soupe, toujours la soupe, mais de plus en plus à la grimace.

Que dire de Madame la Duchesse pour qui tout va bien dans le meilleur des mondes possible, nous avons bien une petite idée, mais à quoi bon dans un tel monde d'aveugles. Que dire de ces maires dont l'équipe municipale refuse d'adhérer à un projet d'agglomération, juste parce qu'on lui a dit que c'était bien et qu’il fallait le faire, mais qui s'en contrefoutent en conseil communautaire, juste parce que les « corones » leur font cruellement défaut ? Rien, sinon constater la routine politicienne bien huilée qui ne fera qu’aggraver la situation, pari tenu.


mardi 15 décembre 2015

Vous connaissez l’histoire de la grenouille ?



Non ? Elle s'applique pourtant à tous les domaines de la vie et donc aussi à la politique.
 
Alors, une fois n’est pas coutume, nous laissons un écrivain, philosophe et conférencier (Olivier Clerc), raconter la cruelle histoire d’une sympathique mais crédule grenouille. Une histoire qui pourrait bien devenir celle des mougeons (vous savez-bien un pur produit de chez nous, 50% mouton, 50% pigeon, 100% français) :

« Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille... Et puis : – Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager. – La température continue à grimper. L'eau est maintenant chaude, et c'est un peu plus que n'apprécie la grenouille. Elle se fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant. – L'eau est cette fois vraiment chaude, et la grenouille commence à trouver cela désagréable. Mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. – La température continue à monter, et la grenouille finit tout simplement par cuire. La grenouille est morte. Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée de la marmite. Cette expérience montre que lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte. Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons : – Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens. – Au nom du progrès et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité, à l'intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies. – Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire destructrices. – Et le gavage permanent d'informations de la part des médias sature les cerveaux, qui n'arrivent plus à faire la part des choses... Lorsque j'ai annoncé ces choses pour la première fois, c'était pour demain. Maintenant, C'EST AUJOURD'HUI ! Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuit, donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard. Au fait, NE SOMMES- NOUS PAS DEJA A MOITIÉ CUITS ?... »