mercredi 26 novembre 2014

Tant va la cruche à l'eau, qu'à la fin elle se casse...

Titre exprimant une petite fantaisie de notre part, afin d'illustrer l'art de tirer en permanence sur la (grosse) ficelle avec cette annonce d'une démission de la conseillère générale du canton du Beausset avant Noël.

Mais pourquoi diable traîner, depuis son élection à la Mairie de Brignoles, Madame la Duchesse sait mieux que quiconque que différents scénarios qui s'évanouissent avec le temps, rendent celui-ci inéluctable. Quand rien n'a fonctionné comme prévu, il faut savoir se rendre à l'évidence.

Nous avons bien noté la référence de la journaliste au "fonctionnaire" (son directeur de cabinet et directeur général grassement rémunéré de l'association qu'elle préside). Notre étonnement a été croissant en apercevant en filigrane une pointe d'ironie sur l'étrangeté de ce recours, tant sur la forme que sur le fond. Rien de bien méchant en somme, mais il faut croire qu'il est parfois bon de remettre les pendules à l'heure, dont acte !

En revanche nous nous permettons une petite précision, pas inutile en ces temps de crise. Si l'écrêtement qu'impose la loi aux parlementaires en cas de cumul des mandats, s'appliquait effectivement au Député Maire de Brignoles, cela ne concerne que le seul salaire ! Car il n'existe rien de tel concernant les indemnités, les frais de représentation, les privilèges sur les lignes de transports régulières, la voiture et le chauffeur sur la région, etc, etc... Le cumul de ces ressources financières sert aussi bien à payer les permanences (2) que les collaborateurs (4 dont sa propre fille), mais également les notes de restaurants et d'hôtels. Certes nous parlons de représentations officielles, hors voyez-vous il se trouve que c'est un peu le quotidien des élus, les représentations officielles ! Bref, nous évoquons là des sommes bien supérieures au seul salaire de 8272 euros, mentionné dans l'article de Var Matin !

Par ailleurs la date du 18 décembre pour s'acquitter de la mise en conformité avec la loi, apparaît pour le moins curieuse, car la loi dit très précisément ceci : "Le député qui se trouve dans un des cas d'incompatibilité mentionnés à l'article LO 141 est tenu de faire cesser cette incompatibilité en démissionnant du mandat de son choix, au plus tard le trentième jour qui suit la date de la proclamation des résultats de l'élection qui l'a mis en situation d'incompatibilité ou, en cas de contestation (ce qui est le cas avec le recours), la date à laquelle le jugement confirmant cette élection est devenu définitif. A défaut d'option dans le délai imparti, le mandat local acquis à la date la plus ancienne prend fin de plein droit." Soit 16 octobre (date du jugement définitif en l'absence d'appel) + 30 jours pour le délai légal d'appel (qui n'a pas eu lieu, on s'en doutait un peu) + 1 jour = 16 novembre, date à laquelle il était grand temps de se mettre en conformité avec la loi. Nul besoin du Préfet dans les textes, il est surtout là pour rappeler à l'élu le respect de la loi, une  étourderie est si vite arrivée ! Rien que la loi, dure et cruelle, n'en doutons pas une seconde. Alors, un petit mois encore gratté Madame la Duchesse ? Etonnant, mais doit-on vraiment s'attendre à autre chose ?

mercredi 19 novembre 2014

Vous aviez rêvé d'or ? C'est du plomb qui vous est promis !

« Huit mois après, rien n'a changé » vient de constater le candidat malheureux de la gauche aux dernières élections municipales du Luc. Et le représentant de se lamenter sur l'inaction, le clientélisme, l'indécision prêtés au nouveau Maire. Nous avons envie de lui dire qu'il peut s'estimer heureux, à Brignoles nous ne pouvons même pas en faire autant, car à entendre nombre d'administrés et non des moindres qui ont tranché : c'est bien pire qu'avant !

Il fallait quand même le faire. Ce sont maintenant les citoyens qui sont obligés d'expliquer à la municipalité de Brignoles ce qu'elle devrait entreprendre de sensé (au grand minimum), via le réseau internet. Des élus font peine à voir, tellement ils semblent se sentir inutiles et si peu au fait des choses de leur commune. La promesse de l'or s'est changée en celle d'un misérable plomb. Qu'il est dur d'être sujet, quand on s'est rêvé chevalier. Une Duchesse, s'ennuie sûrement dans sa tour d'ivoire et nous rejoue Perrette, la ravie de la crèche qui après avoir "maîtrisé" les dossiers de Brignoles, s'attaque à ceux de la communauté de communes. Un vent de panique s'emparerait des communes en question, c'est qu'ensuite, adieu veaux, vaches, cochons, couvées ! Un journal municipal qui est en matière de communication, une pâle résurgence sans saveur de celui de l'équipe précédente, vient perpétuer cette sale manie de communiquer pour mieux masquer que l'on a vraiment rien à dire. Un journal national se fait l'écho d'une UMP brignolaise à la remorque du FN. Il y a pourtant longtemps que les administrés préfèrent l'original à sa pauvre copie téléphonée, cela en dit également long sur une conviction bien souvent circonstancielle, accréditant la thèse d'une récupération électorale systématique. Voilà une municipalité dont nous nous demandons chaque jour qui passe, s'il y a bien un pilote dans l'avion, tant l'Hôtel de ville et ses occupants nous paraissent naviguer à vue, un jour chassant l'autre avec soulagement. Un journal local se mue étonnamment en service de communication municipal pour parler de Nicopolis, l'actuel ex futur fleuron, en perpétuel devenir de la communauté de communes. Le chargé de communication du moment se permettant une petite pique à destination des vilaines rumeurs et critiques qui jettent l'opprobre sur tous les "génies" (rassurez-vous, personne ne risque de nous les enlever) qui président aux destinées de Brignoles. Ces derniers se démenant paraît-il comme des fous pour trouver les solutions. Ingurgiter trop d'euphorisant, même à petites doses, peut gravement nuire à la santé.

Ne croyez pourtant pas que vous en ayez terminé avec les politicailleries. Comme le chiendent, voilà une véritable plaie qui se propage par ses mauvaises graines et ses longs et sournois rhizomes souterrains, repartant de plus belle, anéantissant tous vos espoirs de le voir disparaître !

jeudi 13 novembre 2014

De la communication, encore de la communication, toujours de la communication !

Il serait maintenant grand temps que les élus comprennent une bonne fois pour toute que la meilleure communication du monde ne saurait masquer l'essentiel ! Au menu cette fois, la réserve de Madame la Duchesse de Brignoles, non nous ne parlons pas d'un trait avantageux de son caractère ou de sa cave à vins, mais de son potentiel de "subventionnite" parlementaire.

En effet notre toute récente coopérative de la presse locale s'était faite l'écho à l'occasion du dernier conseil municipal, d'une autorisation du Ministère de l'intérieur (rien d'extraordinaire là-dedans, c'est la règle absolue pour les subventions concernant les collectivités) à utiliser une réserve parlementaire que Madame brandissait en guise d'étendard, comme des lycéens leur diplôme du baccalauréat que les élèves doivent aujourd'hui presque payer pour ne pas l'avoir. C'est tout de même et au minimum nous la bailler belle ! Après douze ans de mandat parlementaire, que la principale ville de la sixième circonscription du Var, bénéficie enfin des "largesses" de son député, n'est sûrement pas un événement digne de faire résonner tambours et trompettes. Peut-être les crécelles et encore...

Il faut croire que l'ironie subtilement feutrée de la journaliste n'a pas le moins du monde déstabilisé notre Duchesse, puisqu'elle croit bon d'en remettre une couche avec un délicieux communiqué aperçu sur le net et que nous avons survolé, avouons-le, d'un œil amusé... Nous n'allons pas épiloguer sur l'existence même de cette réserve fort peu républicaine, nous nous contenterons plutôt de renvoyer Madame la Député Maire à la volonté (forcée ou non, opportuniste ou non, mais factuelle) du Président de l'Assemblée Nationale. En rétablissant l'équité entre majorité et opposition concernant le montant de cette réserve et en publiant officiellement son emploi précis, une fois l'exercice clos, il a au moins contribué à sortir un système pernicieux de son opacité. Libre à chaque groupe de répartir comme il l'entend ce montant entre ses membres. Ce qui veut dire que TOUS les députés auront des subventions d'un niveau peu ou prou équivalent, à distribuer comme ils le souhaitent (il va sans dire électoralement parlant). Ce qui veut dire aussi que des plus capables aux moins capables, des plus travailleurs aux moins travailleurs, des plus responsables aux moins responsables, la manne tombera du ciel. Les premiers magistrats qui ne sont pas députés ou sénateurs (c'est la colossale majorité) pourront toujours soupirer. Il n'y a donc pas de quoi en remuer des tonnes ! Alors pour l'occasion, gardez en de la réserve, Madame la Duchesse, cela vous irait si bien.

Enfin nous souhaitons rassurer tout son fan club, Madame la Duchesse n'a pas eu à mettre la main à la poche, ni davantage à travailler dur, en référence au malin plaisir que prend notre journal local à la propulser devant nos mirettes étourdies, joviale telle Perrette et son pot au lait, arpentant les rues et ployant sous les dossiers. Car il s'agit bien d'argent public, celui de vos impôts et taxes en tout genre ! Autant qu'il soit employé dans le cadre de l'intérêt général et en toute transparence, nous en prenons acte. L'outrance d'une communication facile, qui ne coûte pas un fifrelin, tout en permettant de conserver un impact notable chez les nécessiteux (sinon de fait, toujours d'esprit) en manque affectif ou pécuniaire, voire les deux, ne trompe plus que ceux qui le désirent ardemment. Parce que les autres, comment dire ? Quand ils ont enfin entraperçu la lune, ils arrêtent définitivement de regarder l'index, préférant lui substituer un bon majeur d'honneur quand le sujet le mérite bien !

vendredi 7 novembre 2014

Non, rien de rien !

Voyons voir, que s'est-il donc passé depuis tout ce temps perdu. Non, rien de rien ! Nous n'irons pas jusqu'à dire que vous ne regrettez rien...

Mais soyons juste notre Duchesse et notre Monsieur oui-oui ont régularisé leur situation de Brignolais sans domicile fixe. Enfin comme le diable se cache toujours dans les détails, vous n'alliez pas non plus vous imaginer qu'ils allaient se mélanger à la plèbe. Quelle engeance cette plèbe ! C'est donc du côté du Golf de Barbaroux nettement plus huppé et branché qu'il faudra chercher, ici une résidence dont le prix pourrait faire fonctionner à lui seul les restos du cœur pendant plusieurs longues années, ou là une plus modeste location de résidence secondaire ! Et au diable les empêcheurs de golfer en rond.

Côté politique, calme plat à l'image de l'électro-encéphalogramme de nombre d'élus. A ce point que soit les élus des municipalités précédentes étaient atteints du syndrome de l'hyperactivité, ce qui nous avait échappé, nul n'est parfait, soit les élus de l'actuelle sont atteints au contraire d'hypoactivité. Mais peut-être qu'ils voudraient bien, mais ne peuvent point, ouin-ouin !

Et puis chut, chut, le Tribunal Administratif de Toulon a rendu son jugement sur le recours en annulation de l'élection municipale et... circulez y'a rien à voir. Enfin pas tout à fait, car il se murmure dans les chaumières que les juges ont clairement mis le doigt sur une ressemblance à s'y méprendre avec une procédure abusive (un ange passe). Mieux encore, la notion de "service commandé" a doucettement fait son chemin, auprès de quelques oreilles attentives. Décidément, non, rien  de rien !

jeudi 30 octobre 2014

Bientôt des élections à l'horizon...


Rappelons donc à cette occasion l'adage d'un élu disparu qui fut en son temps un politique peu adepte de la langue de bois mais fin connaisseur des campagnes électorales et des appareils politiques. Il s'applique toujours et serions nous tentés de dire : plus que jamais !

"Quand je fais une campagne, je ne la fais jamais pour les gens intelligents. Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %, il y en a 3 % avec moi et 3 % contre, je change rien du tout. Donc je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse." (Georges Frêche)

C'est dit, il s'agit juste de comprendre l'implacable mécanique de la réussite électorale ! Il aurait pu ajouter qu'il s'adressait aux riches cons intéressés pour payer avant (ça coûte pour réussir une campagne) et aux pauvres cons désarmés pour payer après (car pour qu'il y ait des "baiseurs", il faut bien des "baisés" !).




jeudi 9 octobre 2014

"Les chiffres sont terrifiants..."


Ouah ! C'est la seule expression qui nous est venue spontanément et en chœur, en entendant Madame la Maire commenter ainsi le résultat de l'audit financier.

Ce qui est terrifiant pour nous, c'est d'imaginer une seule seconde qu'une tête de liste se présente à une élection municipale, sans savoir où elle met les pieds. Les plus anciens se souviennent que jadis, il ne serait même pas venu à l'esprit d'un prétendant, de ne pas connaître l'essentiel des dossiers qu'il aurait à traiter avant même de mettre un pied à l'Hôtel de Ville. En suivant régulièrement les conseils municipaux, en lisant la presse, en consultant les dossiers au moins pour la partie publique, en s'informant par ses propres moyens... Autres temps, autres mœurs. Aujourd'hui être élu, c'est d'abord savoir baratiner, l'intendance suivra !

Ce qui est terrifiant, c'est de savoir que ces mêmes chiffres, commentés en conseil municipal il y a quelques mois déjà, puisque faisant partie des comptes administratifs, l'ont été sans comprendre de quoi il retournait vraiment. Et là nous posons une question : à quoi sert-il d'avoir des élus ? Les conclusions de l'audit n'ont conduit à aucune information qui ne soit déjà connue, sauf à être d'une mauvaise foi particulière, nous savons que Brignoles regorge de professionnels du genre. En allant jusqu'au bout de la logique, si les élus ne sont pas à même de comprendre ce qui relève pour une bonne part du simple bon sens, alors nous sommes inquiets pour les finances de la commune, car il faudra aussi des auditeurs pour dire aux élus ce qu'ils ont à faire. Etonnant.

Ce qui est terrifiant, c'est d'entendre qu'on attendait le résultat d'un audit pour commencer à se mettre réellement au travail concernant le devenir de Brignoles. Il est consternant de constater que des élus puissent se satisfaire d'un tel charabia.

Ce qui est terrifiant, c'est de constater qu'il manquait 10 conseillers municipaux, dont neuf de la majorité et l'adjoint aux finances, excusez du peu, soit pratiquement un tiers du conseil. La presse n'en parle pourtant même pas, alors qu'on nous a présenté cet audit comme l'alpha et l'omega de l'action municipale et qu'on allait voir ce qu'on allait voir. Nous n'avons pourtant rien vu à part des redites et des absents ! En même temps, aucune surprise à avoir non plus, dans la mesure où les élus semblent tellement ne servir à rien !

Ce qui est terrifiant, c'est d'entendre des commentaires aussi soporifiques qu'inexistants, après la restitution des conclusions de l'auditeur sur une situation soi-disant "terrifiante" d'une commune "en grand danger". Nous restons sur notre faim entre le battage médiatique autour de l'audit et les conséquences à en tirer. Il nous apparaît beaucoup de brassage d'air là-dedans.

Ce qui est terrifiant enfin c'est d'entendre des explications sur des sujets qui montrent au choix une totale méconnaissance des dossiers, un "je m'en foutisme" absolu ou une incompétence rare, sans savoir précisément lequel des trois l'emporte sur l'autre. Nous ne parlons pas de choses connues (en l'occurrence inconnue) des seuls élus, non il s'agit juste de se référer à l'histoire de l'action municipale et à consulter au besoin les délibérations, que des administrés s'intéressant un tant soit peu à la gestion de leur commune connaissent visiblement mieux.

Ce qui est terrifiant, c'est d'entendre que c'est terrifiant. A qui va t-on faire croire que Brignoles, qui n'a qu'une situation comparable à des centaines, voire des milliers de collectivités, avec certes un peu plus de ceci, un peu de moins de cela, mais dont le potentiel et les richesses inexploitées sont tant vantés par les uns ou les autres et que sont loin de posséder d'autres collectivités dans des situations parfois bien plus inquiétantes, est dans un gouffre ? A moins que tout cela ne soit que du flan d'avant élection, juste pour être élue ?   

Et ce n'est que le début, c'est cela aussi qui est terrifiant...

dimanche 5 octobre 2014

Il est né le divin audit ! Sonnez hautbois, résonnez musettes...

Il y a tellement de choses à dire que nous ne savons même plus par où commencer.

D'abord la célérité du rapport : 6 mois ! Cela fait 6 mois que la nouvelle municipalité est en place et en 6 mois, elle ne réussit qu'à enfoncer des portes ouvertes (si, si vous verrez). Résultat au bout de 6 mois de gestion tout le monde ne parle que de l'ancienne municipalité, la nouvelle n'ayant visiblement toujours rien à dire, à part des banalités tellement consternantes que les oreilles commencent à nous chauffer ! Mais on s'y attendait un peu quand même.

Cela continue avec le compte-rendu de la presse locale. Rien, nous disons bien rien de ce qui est publié, n'a pas déjà été abordé dans les années précédentes par l'opposition municipale d'alors. Étonnamment, la même presse ne semblait guère s'y intéresser, car à l'époque la précédente municipalité avait l'honneur régulier des pages de Var Matin, avec au besoin grand renfort de tambours et trompettes. Et autant que nous sachions nous n'avons pas lu la moindre critique, bien au contraire nous avons été abreuvés de régulières louanges ne tarissant pas d'éloges pour la majorité sortante, sauf peut-être dans les derniers mois et encore, pour ne pas courir le risque d'être jeté avec l'eau du bain. Principe de précaution oblige. Ce qui nous permet de dire, qu'il est toujours facile de regarder la paille dans l’œil de ses petits camarades et confrères de la presse nationale face au "Brignoles bashing", mais qu'il n'est jamais inutile de commencer par enlever la poutre qui est dans le sien.

Le clou du spectacle étant l'invitation à la mutualisation, de manière quasi péremptoire par l'auteur de l'article. A cela nous disons toute de suite la chose suivante : à moins de prendre les élus des communes environnantes, conservant pour leur part une gestion saine et efficiente des deniers publics, pour des imbéciles, sinon le timing de cette demande est particulièrement mal choisi. Si nous comprenons bien le message, cette situation ne serait que la conséquence de la difficulté de plus en plus grande des communes à gérer des services de plus en plus coûteux. Mais alors pourquoi tout ce tapage sur la gestion catastrophique de l'ancienne municipalité et quel rapport entre des services liés à l'urbanisme ou des services techniques pour revendiquer une mutualisation. D'ailleurs si nous allons jusqu'au bout du raisonnement, autant supprimer officiellement l'échelon communal. Si tel est le but, alors nous comprenons cette sortie un tant soit peu fantaisiste dans le contexte.   

En réalité vous l'aurez compris, tout cela ressemble à une vaste opération d'enfumage préparatoire à des décisions administratives pour lesquelles vous n'aurez pas votre mot à dire (en dehors des élections) qui ne seront pourtant que la conséquence de l'incompétence, de l'aveuglement et du nombrilisme de certains élus, quand ils ne sont pas tout particulièrement et tout simplement bornés, c'est dit.

Sur les chiffres, là aussi ne soyez pas dupes d'une opération orchestrée depuis des mois de pur tapage médiatique. Soyons clairs, mauvaise gestion il y a eu, c'est un fait connu comme le loup blanc à Brignoles. Rien de nouveau. Pour autant croyez-vous que la commune de Brignoles est au fond du gouffre ? Eh bien non ! En termes d'encours de la dette par habitant, elle était juste plus loin que le 2600ème rang des communes françaises fin 2012 ! Depuis cela s'est un peu plus dégradé, mais ne vous inquiétez pas Brignoles est encore très loin des champions dans le domaine. Le montant de la dette globale est certes l'alarme qui a généré une mise automatique sous surveillance (pas une mise sous tutelle), là non plus ne vous laissez pas intimider par une opération destinée à justifier par avance les raisons pour lesquelles, on ne "pourra" rien faire, ou si peu. A situation difficile, savoir faire exceptionnel... Vous pensez que Brignoles est dénuée de gens compétents, voire très compétents, vous vous trompez et c'est tout le problème de cette commune. Cette dernière préfère souvent se laisser attirer comme les papillons de nuit par les lumières de la ville, mais les papillons de nuit terminent souvent mal, grillés ou écrasés par les fameuses "lumières".

Pendant ce temps les charges ont augmenté, la belle affaire que voilà. Brignoles ne peut pas se le permettre, c'est vrai, mais ce qui compte avant tout c'est l'emploi qui est fait des ressources, leur efficacité, leur gestion. Or là nous pouvons dire sans crainte que tous les ingrédients et leur cortège de certitudes sont réunis pour aller dans le mur ! C'est sûrement pour optimiser tout ce foutoir que notre Député Maire s'est constituée un cabinet pléthorique, avec des acteurs n'habitant de préférence pas à Brignoles, jugeant sûrement qu'à Brignoles il n'y a que des incapables. Pour faire quoi au fond ? Nous continuons à nous le demander chaque jour qui passe !

samedi 4 octobre 2014

Souvent quand un élu prend un engagement solennel, cela signifie qu'il prend l'engagement de vous expliquer plus tard et tout aussi solennellement, pourquoi il n'a pas pu le tenir.

Certains (plus on monte dans la hiérarchie politicienne, plus cela se vérifie) pensent même qu'il n'est pas digne de leur statut de venir vous l'expliquer et préfèrent vous abreuver de fadaises par médias interposés. Quitte à vous en saouler !

Bientôt 6 mois que la majorité municipale avec à sa tête notre Duchesse, cette grande amoureuse de Brignoles, nous fait l'honneur, oui l'honneur n'en doutons pas, d'expédier les affaires courantes de la ville. Elle les expédie tellement bien d'ailleurs que parfois, on les retrouve (les affaires courantes) en grande souffrance, loin de toute promesse d'avant élection ! Cela nous rappelle un peu l'histoire du Corse (S'il y a des Corses qui nous regardent, on les embrasse) qui vient de devenir champion olympique de lancer de marteau et qui déclare, fier de lui, lors d'une interview : "quand j'ai vu cet instrument de travail, je l'ai jeté le plus loin possible de moi !".

Aujourd'hui nous nous concentrerons sur la charte d'éthique des candidats, ça fait toujours bien la charte d'éthique, des engagements tellement triviaux que pour vous prendre en défaut, il faut se lever de bonne heure. Essayons tout de même...

Engagement n°2 - Rechercher systématiquement les solutions préservant au mieux l'utilisation des deniers publics et votre intérêt : brillante démonstration avec la commande d'un audit financier qui aura coûté au bas mot plusieurs milliers d'euros (c'est l'ordre de grandeur pour ce type d'intervention) pour dire strictement la même chose après vérification et chiffres à l'appui, que ce qui avait été déjà été présenté en conseil municipal par l'adjoint aux finances, y compris quand il était leader de l'opposition. Aucune valeur ajoutée, pour une dépense inutile et bien réelle ! Enfin pas tout à fait inutile, si on considère qu'une communication outrancière à seule fin de décérébrer des cervelles citoyennes n'a pas de prix. Nous y reviendrons, ce sujet mérite à lui seul un traitement particulier, car il y a beaucoup à dire !

Engagement n°4 - Ne jamais utiliser nos fonctions à des fins personnelles pour nous-mêmes ou l'un des membres de nos familles : et c'est notre Duchesse qui s'y colle, car non contente d'avoir sa propre fille comme attachée parlementaire, comme directrice de la communication de l'Odel Var, une association dont elle assure la Présidence et son Directeur de Cabinet la Direction Générale, elle lui a trouvé une autre fonction au sein de la Mairie. En effet la fille prodigue est régulièrement croisée chaque semaine au sein du cabinet. Même si elle est selon toute vraisemblance non rémunérée avec l'argent de la commune (nous l'espérons vivement en tout cas), l'engagement en question n'en a pas moins pris une bonne claque.

Engagement n°5 - Avoir une activité professionnelle ou une source de revenus autonome pour ne pas dépendre financièrement de notre mandat municipal : fort de cet engagement et pour bien montrer aux élu(e)s son respect de l'activité professionnelle, Madame la Duchesse impose des conseils municipaux en pleine journée sans justification réelle et sérieuse, à part celle de son bon plaisir. En même temps, ce n'est pas avec sa propre expérience du travail dans le secteur privé qu'elle pourra mesurer les conséquences de ses foucades.

Engagement n°6 - Prendre en compte les demandes qui concernent la qualité de vie des Brignolaises et des Brignolais dans un délai de 20 jours : d'abord vous remarquerez la restriction aux demandes concernant "la qualité de vie" sans que vous sachiez précisément ce qui rentre dans ce critère. Mais de toute façon aux dernières nouvelles, que ce soit pour une réponse ou un rendez-vous et à moins de faire partie de la cour, vous aurez la bonté d'attendre le temps nécessaire ! Combien ? ça dépend ! Et quand ça dépend, ça dépasse forcément...

Engagement n°8 - Assumer notre action et accepter qu'elle soit contrôlée pour vous garantir que les résultats seront à la hauteur des engagements : c'est bien le moins que l'on puisse faire de devoir assumer ses actions, quant à les contrôler, c'est une autre paire de manches. Contrôler quoi et par qui ? Aux dires de beaucoup d'employés municipaux, c'est plutôt l'organisation pour faire strictement le contraire qui s'est mise en place.

Engagement n°10 - rester proches de vous et respecter nos engagements JUSQU'A LA FIN DE NOTRE MANDAT : alors là on dit chapeau les artistes, car il n'y aura pas eu équipe municipale plus éloignée des Brignolais que celle-ci et si le respect des engagements sur le mandat est à l'aune de ce qui a été fait jusqu'à présent, il restera bien des occasions de botter des fesses, fussent-elles de Duchesse !

jeudi 2 octobre 2014

Une communication aussi habile soit-elle, ne remplacera jamais le sens commun, ni davantage l'authenticité...

A la veille de la publication des résultats d'un audit largement sur-vendu médiatiquement parlant, nous pensions avoir tout lu en matière de tendance à l'enflure sémantique concernant les politiciens, nous avions tort. Que retenir en effet de la communication de Madame la Maire dans les pages de Var Matin, réponse : rien, le vide, le néant ! Voilà venir une véritable entreprise à décerveler les concitoyens, nous savons du moins maintenant à quoi sert le Directeur de cabinet. Et ça vous donne du "en 6 mois il a fallu que je plonge à fond dans les dossiers communaux et intercommunaux, j'y vois plus clair désormais..." et ça continue avec "j'aime maîtriser à fond avant de déléguer, c'est ma nature...", mais que voilà assaut de vantardise, sans cause réelle ni sérieuse. Nous pensions voir ingénument une réponse de l'opposition (officielle ou non officielle), et puis non, alors n'y tenant plus nous reprenons notre plume.

Nous avons quand même cru percevoir un début de lassitude du journaliste face au vide des réponses qu'il recevait à ses questions, mais que voulez-vous, ainsi va la politique politicienne. Parce qu'il faudrait voir à ne pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages ! Demandez donc aux habitants de Saint-Cyr, ce qu'ils en pensent de la gestion de Madame la Député Maire, ils ont tellement aimé qu'ils l'ont virée au premier renouvellement de mandat. C'est un fait. Au Beausset ils n'ont pas eu le temps, c'est elle qui les a largués pour cumul de mandats, elle aurait très bien pu laisser tomber son mandat de conseillère générale, elle ne l'a pas souhaité, un autre fait. Quant à l'assemblée, cherchez nous donc ce qui va rester de son passage après deux mandats, réponse : rien là non plus dont le pays ou la région va se souvenir (ni même le vin rosé ou l'hôpital, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire avaler et pourtant nous ne mangeons pas de couleuvres, encore moins de boas constrictors). Au Conseil Général, c'est sûrement parce que ses pairs ont été éblouis, que sa candidature à la première vice-présidence quelques années en arrière, s'est soldée par une raclée. Aisément vérifiable là encore.

Et puis des dossiers justement, celles ou ceux d'entre nous qui ont eu la chance de voir Madame la Député Maire en discuter face à d'autres élus de la région (et quelle que soit leur sensibilité, pour ne pas nous accuser de parti pris) sont repartis avec la nette certitude que le mot qui venait le plus rapidement à l'esprit, n'était sûrement pas celui de "maîtrise" !

On va vous épargner toutes les énormités que nous avons relevés dans les pages de Var Matin, c'est simple il y en a trop et trop c'est trop. Cela n'a plus de sens. Nous pensions que l'ère de la communication marketing était révolue, elle repart de plus belle. Nulle inquiétude à avoir pour autant, nous reviendrons au cas par cas sur certains dossiers au fur et à mesure des besoins. Vous pourrez alors constater qu'il y a loin, mais alors très loin de la coupe aux lèvres, la même distance qui sépare compétence et incompétence, capacité et incapacité, vision et aveuglement, bien commun et intérêt particulier, volonté créatrice et entêtement destructeur, communication et manipulation ! Tiens, demandez donc également à l'Office de Tourisme ou aux élu(e)s qui relaient complaisamment l'info, quelle est la prochaine date de fin de congés pour le cinéma, par curiosité, parce que la précédente est déjà dans les choux !

mardi 30 septembre 2014

"Le Parlement comprend l'Assemblée nationale et le Sénat qui, de leur côté, font de leur mieux pour comprendre ce qu'on leur dit." Pierre Dac

Commentaire de Georges Ginesta concernant le résultat des sénatoriales : "... A titre personnel, cette défaite n’a aucune importance parce que je reste député. C’était l’occasion de préparer l’avenir mais changer d’hémicycle c’était plus de l’inconfort...". Quelle motivation et quel dédain ! De quel avenir parle-t-il, si ce n'est du sien ! Commentaire d'Hubert Falco sur ce même scrutin : "... je fais remarquer qu’il y a 150 voix de dissidence farfelue, qui ont permis au Front national d’entrer au Sénat." Quel mépris pour des dissidents qui en ont peut être marre de n'être que des paillassons. En voilà deux qui illustrent à merveille la citation de Pierre Dac et font sûrement de leur mieux pour comprendre ce qu'on leur dit. Et tout ce petit microcosme politicien de serrer tout de même les fesses pour la prochaine échéance électorale qui interviendra dans 6 mois à peine. Car aucune illusion à avoir, ce qui importe ce n'est toujours pas le bien commun et le rassemblement des compétences et des savoir-faire, mais au contraire un exercice solitaire, aveugle et cynique du pouvoir, souvent aidés en cela par la complaisance et l'avidité de quelques noblaillons plus intéressés qu'intéressants. La vanité leur servant toujours de guide suprême...

mercredi 10 septembre 2014

"La fraude est à l'impôt ce que l'ombre est à l'homme". George Pompidou.

Il ne pouvait savoir à quel point cette citation serait d'actualité plus de 40 ans après.

M. Thévenoud le fraîchement nommé Secrétaire d'Etat démissionnaire avait été précédemment élu Vice-Président de la mission d'information sur la fraude fiscale et Vice-Président de la commission d'enquête sur l'affaire Cahuzac ! Excusez du peu, c'est dire que sa démission pour "des problèmes de conformité avec les impôts" selon Matignon, en clair une fraude fiscale sur plusieurs années d'un membre de gouvernement, qui à vous aurait fait l'objet d'un traitement musclé dans les mois suivants la première échéance, est un minimum. Surtout que le personnage s'était cru obligé d'en rajouter une louche à l'occasion d'une interview d'un journal régional, à destination du citoyen : "....on n'est pas tous des Cahuzac !". Et que dire d'un étonnant discours moralisateur à la tribune de l'assemblée, pour dénoncer les turpitudes de son petit camarade.
Quand on apprend enfin que le Monsieur ne payait pas non plus son loyer pendant la même période et que Madame occupe le poste de Chef de Cabinet du Président du Sénat, que les moyens du couple sont donc tout sauf misérables et qu'elle pouvait difficilement ne pas savoir, on croit rêver. Mais bien sûr qu'il faut encore plus de transparence pour les élus, ce n'est pas de l'inquisition comme voudraient nous le faire avaler les principaux intéressés, mais une oeuvre de salubrité impérieuse.

Rappelons donc à cette occasion la publication du mensuel Alternatives Economiques, concernant la proposition d'une vingtaine de députés UMP au moment de l'affaire Cahuzac justement, notre Député Maire en tête, visant à amnistier ceux qui ont illégalement fait partir des capitaux à l’étranger, sous réserve d'une contribution forfaitaire de 5 % des sommes rapatriées, voire une exonération sous conditions, rien de moins ! Bref absoudre le plus légalement du monde pour ceux qui se feraient prendre par la patrouille, le détournement d’argent délibéré à des fins personnelles, tout particulièrement si cela intéresse des élus. Vous imaginez bien entendu que cela ne concerne pas ceux comme vous et nous qui sont surveillés comme le lait sur le feu par l'administration fiscale, ou d'autres qui rament pour boucler les fins de mois et qui voudraient bien en payer des impôts.

Mille pardons aux aficionados, fortunés ou non, de notre Duchesse de revenir sur cette brillante initiative et prise de position, preuve irréfutable s'il en était de son génie politique, de son sens de l'à-propos et de sa conception toute personnelle de la gestion des recettes fiscales et des deniers public, mais l'occasion offerte était trop belle ! Du coup on n'est pas si mécontent de la rareté de son activité parlementaire. Et puis non, tout compte fait nous ne demandons pas pardon... C'est ainsi.

dimanche 7 septembre 2014

L'ineptocratie au service de l'inaptocratie et inversement !

C'est assez régulièrement que nous entendons le message : "mais ils ne sont là que depuis peu, laissons leur le temps de montrer de quoi ils sont capables...".

A cela une première remarque : les personnes qui suivent à titre professionnel la vie politique, celles qui la côtoient au quotidien par leur métier ou leur engagement vous le confirmeront, ce sont les cent premiers jours qui déterminent pour l'essentiel ce que sera le suite d'un mandat, quel qu'il soit. Et au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, ils sont maintenant passés. C'était vrai pour l'ancienne municipalité, c'est tout aussi vrai pour l'actuelle, cela se vérifie à chaque fois...

Deuxième remarque : c'est toujours la même rengaine, les supporteurs du camp majoritaire ne supportent aucune critique et l'argument suprême invoqué reste sans surprise toujours le même : et les prédécesseurs, qu'ont-ils fait ? Comme si nous avions fait l'apologie de la municipalité précédente. Comme si les supposées turpitudes et incapacités d'un camp justifiaient celle d'un autre, d'autant que dans ce domaine le temps ne fait rien à l'affaire, au contraire il aggrave. Evidemment on comprend que cela fasse mal aux tripes de reconnaître qu'on a pu se faire avoir, si tous les citoyens s'intéressaient d'un peu plus près à la politique au lieu de laisser ce soin à d'autres en les idolâtrant bêtement comme des icônes ou des êtres exceptionnels qu'ils ne sont définitivement pas, cela ne serait pas ou si peu...

Troisième remarque : il faudrait être particulièrement stupide pour imaginer que la communication officielle qui est faite, les (fausses) informations qui peuvent être délibérément lancées et entretenues, les réponses qui peuvent être données au gré des rencontres avec les concitoyens, ne le sont pas souvent à dessein et dans un but précis : celui d'endormir les concitoyens, de les manipuler au gré d'intérêts clientélistes, au besoin de couper des têtes qui gênent. Et à ce petit jeu la politique professionnelle ne néglige absolument rien, croyez-nous, tous les moyens sont bons pour justifier la fin.

Quatrième remarque : nous ne nous situons pas dans une critique purement politique, nous avons trop de respect pour cela et nous n'avons pas davantage la prétention de dire que telle ou telle décision sera la bonne, au seul motif qu'elle est de droite ou de gauche. Ce qui nous importe, c'est la pertinence, c'est la compétence, c'est l'expertise, c'est la sincérité, c'est l'anticipation, c'est la vision, c'est le travail, c'est le bon sens, c'est l'authenticité au service de la seule chose qui compte, celle de l'intérêt général ! Le reste peu nous en chaut. Alors quand il s'agit de montrer l'envers du décor, nous choisissons la manière qui nous convient... D'autant plus quand nous faisons face à de grands premiers prix de vertus (Brignoles en regorge), dont les comportements et le cynisme au quotidien ne sont guère avouables et que nous en avons la preuve.

Nous en terminerons avec cette boutade de Woody Allen : "Malheureusement, nos politiciens sont soit incompétents, soit corrompus. Quelquefois les deux en même temps, le même jour". Nous y ajoutons que les seuls fautifs, ce sont trop souvent les électeurs eux-mêmes, dont nous faisons partie tout comme vous !

samedi 6 septembre 2014

En politique, l'opposition désigne un ensemble d'actions visant à contester les décisions d'une majorité au pouvoir, dans l'intérêt général en principe.

Du temps de la splendeur de Leonid Brejnev il avait une vision bien à lui de l'opposition : "Chez nous en URSS il n'y a pas de parti d'opposition, parce que nous pensons qu'une opposition pourrait troubler les rapports affectueux qui unissent le gouvernement au peuple." Sic !

Peut-être que l'opposition à Brignoles en a pris de la graine, car avez-vous vu se manifester une opposition à la majorité municipale, les avez-vous vu déambuler dans les rues ? Ces deux derniers mois ont été tout particulièrement bien silencieux, la période estivale ne pouvant tout expliquer. En même temps, vu l'activité frénétique municipale qui règne à Brignoles, l'opposition se met énergiquement au diapason, quoi d'autre ?

Tout se passe en effet comme si Brignoles baignait dans la volupté d'un meilleur des mondes, avec une bienveillance toute en douceur et en finesse de l'opposition, qui ne souhaiterait pas rompre le lien affectif, ardemment et patiemment tissé, unissant la majorité municipale au peuple de Brignoles. Car les braves Brignolais ne sont pas égoïstes, loin de là, depuis que la Duchesse veille amoureusement sur eux et les couvre de ses nombreux bienfaits, ils n'ont de cesse d'aller la remercier, un peu comme les Saint-Maximinois vont prier Marie-Madeleine... Vous n'êtes pas d'accord ? Nous aurons tout de même essayé !

Brignoles "en grand danger" ? Allez c'était une galéjade de Madame la Maire. Ou bien c'était pour mieux justifier astucieusement l'inaction rampante dans la commune, fortement endettée certes, mais plutôt très loin des cadors dans le domaine (On y reviendra d'ailleurs, nous ne sommes pas plus bêtes que la moyenne, en toute modestie bien entendu pour les adorateurs de Madame la Duchesse et de son génie, nous savons bien lire aussi les chiffres et les graphiques quand ça nous chante). Après tout est question de ressources et surtout d'imagination, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle n'est pas au pouvoir ! Comme à l'habitude, nous ce qu'on en dit....


jeudi 4 septembre 2014

"Avant d'éblouir le peuple en lui promettant de l'eau chaude, il faut donc lui fournir des récipients pour la recueillir". Alphonse Allais, un connaisseur en communication politique.

Ces politiques, ils ne savent plus quoi inventer pour se faire remarquer. Nous en voulons pour preuve un article récent paru dans Var Matin, présentant le premier troisième adjoint putatif de la ville de Brignoles, alias Monsieur oui-oui, comme l'artisan d'un projet de fusion des formations seniors de l'ASB association bien connue des Brignolais et de l'OSM son alter ego de la ville voisine, ville que le promoteur immobilier connaît particulièrement bien, normal il y vit !

Patatras, on ne peut plus compter sur la discrétion des journalistes, ne voilà-t-il pas que deux jours plus tard, Var Matin révèle que notre hyper délégué municipal à tout et à rien (il sert à quoi l'adjoint au sport à Brignoles ?) n'est pas l'initiateur, mais rendant à César ce qui appartient à César, seulement le rapporteur de l'adjoint au sport de... Saint-Maximin. Raté l'exercice de communication à deux balles !

Ajoutons que si on voit bien l'intérêt de Brignoles pour enfin redorer son blason et son budget, nous avons du mal à voir celui de Saint-Maximin dans cette affaire, du moins pour l'instant. D'autant plus qu'au vu de la différence de niveau entre les deux formations, cela ne nous incite guère à l'optimisme pour la réussite d'une telle fusion que nous avons même du mal à appeler projet.  

Il va falloir aussi nous expliquer comment deux villes distantes d'une vingtaine de kilomètres, peuvent contourner le règlement de la FFF qui stipule que "La fusion n'est autorisée que si la distance qui sépare les sièges des clubs concernés est inférieure ou égale à 15 km, voie routière la plus courte." Bon d'accord, ce ne serait pas une fusion des clubs, juste une fusion des équipes seniors.

Tout de même croyez-vous que les concitoyens se préoccupent vraiment de la fusion des équipes de football de Brignoles et de Saint-Maximin, deux villes relativement éloignées pour créer un engouement certain, et ainsi espérer faire adhérer les supporteurs à ce qui paraît plus une opération de marketing politique, que de véritable projet sportif ! N'y a t-il donc aucune autre priorité à Brignoles, que de passer son temps pour notre triumvirat étranger, à saisir chaque opportunité de créer artificiellement l'empathie des électeurs avec celui qu'on nous annonce avec insistance comme le futur maire, et en aurait-il les capacités et la légitimité, avant même d'avoir été élu ?

mercredi 3 septembre 2014

Le cinéma ? Je le fais sur un écran, pas dans la vie ! De Louis de Funès

Tandis qu’en politique c’est exactement le contraire, si on en juge par la gestion de notre commune. Depuis dimanche soir le contrat liant la FOL (gérant) à la Mairie a pris fin entraînant dans la foulée la fermeture de l’unique cinéma à Brignoles.

Rappelez-vous Madame la Maire vous criant en même temps son amour et son intérêt pour le projet de cinéma lancé par la municipalité précédente, malgré la mise en garde selon de nombreuses sources que lui aurait prodigué son premier adjoint (l’officiel, pas le putatif) pour diverses raisons. Résultat, nous entamons le sixième mois, le fameux projet est toujours dans les limbes et l’actuel cinéma est fermé.

Bravo Madame la Duchesse, la rentrée est à peine commencée que l'on enchaîne déjà les âneries au sein de la municipalité ! Nous tenons quand même à faire savoir au plus grand nombre que la situation n’a pas été découverte dimanche soir, elle est parfaitement connue de la municipalité depuis des mois, ce qui vous en dit long sur la capacité de gestion et la réactivité dans les plus petites choses, alors imaginez pour le reste ! Mais nous ce qu'on en dit, c'est juste pour votre culture...

"L'immobilisme est en marche et rien ne pourra l'arrêter". (D'un politique célèbre disparu).

Il est en général de tradition que les maires, sauf cas de force majeure, prennent la peine de venir assister en personne à la rentrée des écoles, accompagnés de l'élu(e) chargé(e) des affaires scolaires... Surtout que cette année, la mise en place des rythmes scolaires était de nature à venir prendre la température directement sur le terrain.

Nous disons bien en général, parce qu'à Brignoles, si l'élue en question était bien présente et dans son rôle, ce n'était pas le cas de Madame la Maire. Cela ne l'intéresse visiblement pas, en tout cas pas davantage qu'une permanence au bureau électoral. Il faut croire que ces corvées municipales l'ennuient, car nous pouvons vous certifier que de la même façon que pour les élections européennes, Madame la Duchesse était bien présente ce jour là à Brignoles. Ce n'est certes pas d'une gravité absolue, mais cela montre bien en revanche que Brignoles, ça l'enquiquine toujours aussi prodigieusement ! D'autant qu'aux dernières nouvelles de personnes l'ayant croisée, elle n'avait rien, mais alors rien d'absolument dé-bor-dée...

samedi 30 août 2014

Saint-Maximin qui rit, Brignoles qui pleure...

Il y a de cela quelques décennies c'était le contraire, la roue tourne !

Nous vous avions déjà informé que notre Duchesse n'irait pas aux sénatoriales, le Grand Chambellan du département lui préférant du moins bling-bling,  sans exclure pour autant de s'adjoindre les services d'une Reine.

C'est maintenant chose faite avec la Reine Christine, oui la fille du grand Horace qui a conquis avec lui la ville voisine de Saint-Maximin. Elle sera donc numéro quatre sur la liste, le challenge reste néanmoins compliqué au-delà du troisième, toutefois rien n'exclut un petit jeu de chaises musicales d'après élection qui l'enverrait comme suppléante au Palais du Luxembourg. En politique tout est possible jusqu'à l'absurde, du moment que les citoyens n'y mettent pas le nez...

Cela appelle quand même quelques commentaires. Premier d'entre eux, la considération du Grand Chambellan pour les élus de droite qui ne font pas partie de l'UMP. Cela doit s'apparenter à quelque chose comme du bon terreau pour son jardin. Le meilleur terreau étant celui que vous connaissez, facilement reconnaissable à son odeur si particulière !

Ensuite les fameux élus en question doivent aimer la flagellation, après la déculottée prise par la gauche aux dernières élections et la recomposition du corps des grands électeurs, ils avaient l'opportunité sérieuse de placer un des leurs, c'est donc le FN qui doit se frotter les mains. A l'UDI et chez les élus sans étiquette, la grande ligne politique c'est : "retenez-moi ou je fais un malheur". Car en aparté nombreux sont ceux qui fustigent sévèrement les comportements de l'UMP et de ses représentants, notamment en matière de cumul des mandats, mais quand il s'agit d'aller au combat et d'affronter le parti dominant, on assiste plutôt à une envolée d'oisillons... Même si à cette heure ci rien n'est encore certain pour personne, s'agissant de la quatrième place pour les sénatoriales dans le Var.

Dernier commentaire et non des moindres, s'il y avait encore quelque incertitude sur la future place de Brignoles sur l'échiquier politique du Centre Var, elle est levée : Saint-Maximin occupera désormais la place laissée vacante par Brignoles, pour cause d'insuffisance notoire de ses élus qui ne manquent pourtant pas de suffisance ! Pour autant est-ce vraiment une surprise quand on voit qu'un triumvirat n'ayant aucune racine dans la commune, dirige (très mal) celle-ci sans partage et qu'il existe encore (de moins en moins) des concitoyens pour trouver de la logique là-dedans !

mercredi 27 août 2014

"Pour voir qu'il fait noir, on n'a pas besoin d'être une lumière". Philippe Geluck.

Il en va de la collectivité locale comme de l'entreprise, quand le travail est fait et bien fait, ce qui se passe à côté intéresse peu ou n'intéresse pas les citoyens, même pas des secrets d'alcôve, bien qu'à Brignoles vous finissez par savoir malgré vous, tellement le vent porte les potins. Mais foin de médisances.

Seulement voilà, même un nouveau né à Brignoles pourrait s'apercevoir que c'est quasiment le foutoir généralisé. D'abord vous croisez régulièrement au détour d'un couloir des personnes possédant leurs entrées privilégiées, n'ayant pourtant rien à voir ni de près ni de loin avec la gestion de la mairie et de ses administrés. 

C'est ensuite la cote d'amour des élus auprès de Madame la Maire qui semble s'étioler au fil du temps, notre Duchesse commence peut-être à sentir le danger de la situation et se cherche déjà des boucs émissaires commodes, elle n'aura alors que l'embarras du choix. Nous savons inversement par indiscrétions répétées (ce n'est pas encore l'affichage ostensible) que sa cote d'amour à elle fond comme neige au soleil tant auprès de collègues élus, que d'anciens soutiens actifs commençant sérieusement à se mordre les doigts. On peut continuer avec les relations "privilégiées" existantes entre un triumvirat toujours prompt à trouver des coupables en toutes choses, plutôt que des solutions adaptées et efficaces aux besoins de la commune, et un personnel visiblement et pour une bonne part de plus en plus tendu.

Tout cela fait dire à nombre de concitoyens que par rapport à la municipalité précédente, ce qui a changé notablement et en mieux, c'est le pire !

vendredi 22 août 2014

Collaborateur de Député, une sinécure ?

Madame la Maire aime s'entourer de collaborateurs, peut-être pour mieux se convaincre de la permanence de son aura. Parmi eux elle semble avoir trouvé la perle rare, dont on ne sait toujours pas qu'elle est sa fonction officielle au sein de la Mairie de Brignoles, puisqu'on l'y croise souvent et qu'il a déjà fait montre, devant témoins, d'attitudes particulièrement zélées pas forcément opportunes. Selon le site internet de Madame la Député ce collaborateur "assure le suivi des dossiers locaux, des dossiers individuels, aide à la rédaction des propositions de lois, des amendements, aide à l’animation de la circonscription."

L'avantage de cette définition est qu'elle sert à tout et principalement à... rien ! A ce stade nous ne savons si le collaborateur travaille pour la commune, pour la circonscription ou pour le pays, ni dans quelles proportions et comment est prise en charge sa rémunération. Est-ce sur le seul crédit affecté à la rémunération des collaborateurs du député ? Bref, cela mérite au minimum quelques éclaircissements.

Car à votre avis combien Madame la Député Maire a t-elle proposé de rapports parlementaires en 7 ans de mandats ? Réponse : aucun à ce jour selon le site nosdeputes.fr qui recense le travail parlementaire. Non pas celui qu'on vous raconte de manière avantageuse par voie de communication officielle, plutôt celui effectif pour lequel les députés sont chèrement rémunérés et indemnisés, avec l'argent public.

A votre avis combien Madame la Député Maire a t-elle déposé dans ce même temps de propositions de lois ? Réponse : aucune à ce jour. Elle a certes cosigné des propositions de lois, mais cela ne nécessite à notre connaissance aucun effort particulier, à part celui de tenir le stylo et éventuellement de les lire, bien que sur ce point précis nous ne pouvons vraiment rien confirmer.

A votre avis combien Madame la Député Maire a t-elle déposé d'amendements ? Même rengaine que pour les lois, pas d'amendement nominatif mais elle est cosignataire d'une douzaine dont la particularité est d'avoir tous été rejetés ou non soutenus ! Tout cela ne nous paraît pas très convaincant Madame la Député Maire.

Quatre questions orales en assemblée, quelques questions écrites au fil de l'an, bref pas de quoi convoquer la presse pour surcharge de travail non déclarée !

Allez Monsieur Louis (son prénom), la vie ne s'arrête pas à Madame la Député Maire, il y aura d'autres occasions de montrer votre talent, si talent il y a ! Comment ? Vous dites, les dossiers locaux, l'animation, ce n'est pas rien ! Il est vrai que nous n'avons point abordé cet aspect de votre mission, peut-être vaut-il mieux d'ailleurs, tant il apparaît à tout un chacun qu'une activité municipale hyperactive frénétique (dont vous n'êtes en rien responsable) ne saute pas immédiatement aux yeux. Admettons toutefois au bénéfice du doute l'ampleur virtuellement potentielle de la tâche. D'où notre interrogation : dans cette hypothèse à quoi sert donc le distingué Directeur de cabinet hyper cumulard de Madame la Député Maire ?

jeudi 21 août 2014

Ira, ira pas ? Plutôt ira pas !

Selon nos informations, les désirs de lambris dorés de Madame la Maire devraient officiellement trouver leur terme très bientôt. Non ce n'est pas qu'elle n'y a jamais songé ou ne l'a même souhaité (bien qu'elle ne l'avouera jamais), seulement comme nous le disions récemment les propositions de strapontins ne sont décidément pas sa tasse de thé.

Son aura, au-delà d'un microcosme politique, en aurait également pris un sacré coup. Le grand chambellan du département lui préférant une personnalité certes moins bling-bling, mais sûrement plus à même de consolider par le haut sa propre fin de parcours politique. Ainsi va la vie, dure et cruelle.

D'autant que dans le même temps, la succession à la présidence du conseil général semble là aussi tranchée. Les portes se refermant les unes derrière les autres, que reste-t-il de nos amours doit-elle se demander ?

Nous avons certes bien reçu le message subliminal que dès le mois de septembre, nous allions avoir droit aux grands soirs du changement. Ce qui est paradoxal, c'est que pareille information plutôt que de nous soulager ou d'attiser notre curiosité, ne laisse pas de nous inquiéter au vu de ce que nous avons pu percevoir du peu qui nous a été donné de voir, jusqu'à ce jour.

Ajoutez à cela un peu de rififi interne qu'on essaie de contenir et camoufler vaille que vaille qui ne nous surprend guère et vous aurez tous les ingrédients d'une belle soupe à la grimace. De votre côté vous devez vous dire qu'elle va pouvoir enfin se consacrer entièrement à sa grande cité de cœur, sa cité d'amour, un amour qu'elle vous a jeté à la figure, il y a de cela quelques mois à peine, dans un grand élan passionnel d'avant élections ! Et vous auriez tort de vous en priver, vous le dire ne vous coûtera pas un euro de plus d'impôt, pour le reste c'est moins sûr.







mercredi 20 août 2014

Conseils aux candidats qui veulent réussir en politique

Il est extrêmement important de paraître plus intelligent que vous ne l’êtes, mais pas trop, ce qui dans la grande majorité des cas ne devrait pas poser de difficultés majeures :

En souriant constamment, habité d'une béatitude permanente (pour conférer un caractère sacré, très utile auprès des personnes âgées).
En veillant à se composer un regard protecteur (l'électeur se sentira ainsi pris en charge par la providence).
En prenant un air très pénétré quand on vous parle (pour vous donner un air capable et planer sur votre auditoire).
En vous habillant de vêtements de marque (donnant une respectabilité de façade à défaut d'une respectabilité tout court).
En parlant vite et fort ou en ne proférant que des banalités, selon vos aptitudes naturelles (pour donner l'illusion de maîtriser des dossiers que vous n'avez même pas lus ou si peu).
En soignant et donnant de l'aplomb à votre posture (pour impressionner facilement votre auditoire).
En acquiesçant toujours d'un air entendu face à un interlocuteur (pour lui faire croire que vous l'écoutez attentivement et allez donner une suite forcément favorable).
En faisant porter le chapeau des ratés aux subalternes qui ne pourront répondre (les subalternes c'est fait pour ça).
En vous attribuant la paternité des réussites, particulièrement et surtout si vous n'en êtes pas l'auteur (la reconnaissance pour un politique est une insulte à son incapacité et son incompétence).
En mentant effrontément avec élégance et assurance (n'avouez jamais, ne reconnaissez jamais, le mensonge est un ami politique, la vérité un ennemi, pour les électeurs c'est le contraire).
En vous indignant si nécessaire, de préférence avec solennité (l'indignation ça cloue le bec aux enquiquineurs de tous bords et ça les rend suspects).
En promettant beaucoup (surtout avant les élections, un peu moins après, car après tout le monde l'a dans le bas du dos et il est trop tard pour s'en rendre compte).
En vous entourant de serviteurs zélés et flagorneurs (c'est essentiel pour le bon fonctionnement et la durabilité, il faudra certes penser à passer un peu de gel lubrifiant de temps en temps pour entretien).

Cela c'est uniquement pour être candidat à la politique politicienne, car si vous voulez faire de la politique il faut bien entendu faire tout le contraire, mais le chemin est semé d'embûches.

Toute ressemblance avec des personnes existantes serait le fruit d'une pure coïncidence et nous en serions extrêmement désolés !

samedi 16 août 2014

Transparence quand tu nous tiens.

Comme promis voici pour l'année 2013 et dans le cadre de la transparence de l'utilisation de l'argent public, la rémunération cumulée des trois plus hauts cadres dirigeants de l'Odel Var : sans surprise (compte tenu des montants que nous avons déjà communiqués pour les années précédentes), celle-ci s'élève à la modeste somme de 398 943 euros brut. Hors avantages afférents à chaque fonction que l'on oublie trop souvent. 

Les Brignolais sont maintenant d'heureux connaisseurs de trois acteurs éminents de cet organisme, à savoir sa Présidente (notre Député Maire), son Directeur Général (le Directeur de cabinet de Madame) et depuis peu, grâce à l'exercice de transparence imposé aux parlementaires, nous savons que la propre fille de la Député Maire (une des quatre attachés parlementaires de Madame), y occupe un poste de Directrice de la communication.

Nous parlons d'argent public, car bien que l'Odel Var soit une association loi 1901 reconnue d'utilité publique, qui effectue des prestations dans le secteur des loisirs pour les jeunes (organisations de séjours, formations, animations), il n'en demeure pas moins que l'essentiel de ses recettes provient bien de l'argent public, sans lequel l'activité ne pourrait survivre. Les prestations sont réalisées suite à des conventions passées avec le conseil général et les communes.  Par exemple un audit de la Chambre régionale des Comptes auprès du Conseil Général a montré que ce dernier a subventionné l'Odel Var à hauteur de 7,6 millions d'euros en 2004 après 6,5 millions d'euros en 2002. Les dépenses de l’Odel ont été ainsi financées par le Conseil général à hauteur de 51% en 2004, 47,5% en 2002, le solde étant pris en charge par les familles et bien entendu... les mairies. L'Odel faisant également appel en tant que de besoin à des emprunts substantiels.
Aujourd'hui, crise oblige, le montant alloué par le département ne peut raisonnablement aller au-delà de 5 millions d'euros, quand même. Parions que les communes importantes ont dû pallier à cette défaillance conjoncturelle. En effet pour beaucoup de familles, la crise est souvent synonyme de pouvoir d'achat en berne.

Ajoutons tout de même les moyens immobiliers et matériels conséquents mis à disposition de l'association par le département ou les communes, association qui n'a pas loin s'en faut les contraintes d'une entreprise de droit privé tout en ayant le budget d'une grande, vous comprendrez donc qu'il est naturel de s'intéresser de très près à ses recettes, mais surtout à ses dépenses. C'est même un devoir ! En tout cas la crise n'a pas affecté le pouvoir d'achat des cadres dirigeants de l'Odel Var et notamment du Directeur de cabinet de la Mairie de Brignoles, nous sommes donc rassurés, voilà bien l'essentiel !

mercredi 13 août 2014

"Je suis là pour avancer pour Brignoles, avec un certain recul". Libre adaptation d'une célèbre raffarinade !

"La logique républicaine varoise, c'est trois sénateurs UMP et un sénateur PS", explique-t-il en appelant les élus ruraux à la responsabilité, dans les colonnes du Journal du Dimanche. Le "il" c'est bien entendu le Sénateur Maire de Toulon Hubert Falco.
C'est tout de même avouer à demi-mot une façon particulière de conduire la politique dans le Var. A savoir un verrouillage personnalisé, grâce à l'appareil politique qui reste le plus puissant de la région, encore faiseur de rois et de reines, auquel on adjoint un strapontin de complaisance pour l'opposition que l'on considère seule légitime. Cette petite touche donnant ainsi un habillage respectable de caution démocratique à tout business politicien.
Une erreur de communication ou un rappel à la "raison" du plus fort ? Nous ne devrions plus attendre bien longtemps pour le savoir.

Toutefois notre propos est ailleurs, car quid de Madame la Maire de Brignoles aux élections sénatoriales ? Notre Grand Chambellan du département aurait-il définitivement tiré un trait sur Sœur Josette-Emmanuelle ? Ou serait-ce plutôt qu'elle déteste les strapontins, trop souvent synonymes de gamelle électorale, et donc plus adaptés à l'opposition ou un(e) faire-valoir, qu'on pourra jeter ensuite comme une vieille serviette usagée, voire manipuler à sa guise pour répondre à ses propres intérêts ? Après tout, tant qu'il existera suffisamment de crédules pour cautionner, la politique politicienne gardera toujours de beaux jours devant elle.
Quoi qu'il en soit, le propre des politiciens professionnels est de toujours rebondir sur l'opportunité suivante sans en avoir l'air, là où les citoyens ont le plus grand mal à simplement se relever. Il est vrai qu'avec l'argent public tout devient tellement plus simple et plus facile. Affaire à suivre...

lundi 11 août 2014

Le Bréviaire des politiciens.

Ou comment mazariner la conscience tranquille. Nous n'avons rien inventé. Le fait que depuis le temps, les femmes soient présentes dans la vie politique ne change rien à l'actualité des propos.

Morceaux choisis :

"Sache qu’un homme qui se contredit ne répugnera pas à te voler." Un conseil qui s'applique à tout le monde, politiciens compris.

"Méfie-toi des hommes de petite taille : ils sont butés et arrogants." Sur ce point précis, chacun y verra la personnalité qui lui plaît ou déplaît.

"Préfère les entreprises faciles pour être plus facilement obéi et quand tu as à choisir entre les deux voies d’actions, préfère la facilité à la grandeur avec tous les ennuis qu’elle comporte." Les incapables y verront une ode à leur talent d'incompétent.

"Veille, pour flatter le peuple, à rendre compte de tes actes, mais seulement après coup, afin que personne ne se mêle de contester tes décisions." Car on vit et dure toujours aux dépens de ceux qui écoutent.

"Entraîne-toi à simuler chacun des sentiments qu'il peut t'être utile de manifester, jusqu'à en être comme imprégné. Ne dévoile à personne tes sentiments réels. Farde ton cœur comme on farde un visage." Un ange passe...

"Agis avec tes amis comme s’ils devaient un jour devenir tes ennemis." En clair, il faut systématiquement éliminer tout concurrent potentiel.

"N’attends jamais qu’on interprète favorablement tes actes ou tes propos." Dans l'esprit de Mazarin, il s'agissait de montrer par là que le peuple n'était pas capable d'apprécier le bien fondé de telle ou telle décision, le problème c'est que les élus d'aujourd'hui le croient encore ! 

En résumé, soit un grand simulateur, comme un grand dissimulateur. Ne fais surtout confiance à personne et dis systématiquement du bien de tout le monde (tout particulièrement en public) ! N'agis qu'après avoir prévu. Sur ce dernier point, nous avons la faiblesse de croire que tous les élus n'ont pas correctement assimilé les conseils de Jules Mazarin écrits il y a 400 ans, voilà peut-être la clé de notre infortune !

samedi 9 août 2014

"Celui qui fait tout ce qu'il veut, fait rarement ce qu'il doit" De Beauchesne.

Car s'il faisait ce qu'il doit, il se souviendrait que "Tout ce qu’une longue suite de travaux constants, aidés de la constante faveur des dieux, réussit à élever, un seul jour le brise et le disperse. C’est donner un terme trop long à ces révolutions rapides que de parler d’un jour : une heure, un moment a suffi au renversement des empires. Ce serait une sorte de consolation pour notre fragilité comme pour celle des choses qui nous touchent, si tout était aussi lent à périr qu’à croître; mais le progrès veut du temps pour se développer : la chute vient au pas de course." Ecrit il y a juste... 2000 ans !