lundi 30 novembre 2015

Bienvenue au pays du parti d'en rire pour ne pas avoir à en pleurer. Postures...

« UMPS », voilà une trouvaille du FN qui n'a eu de cesse d'appuyer « là où ça fait mal ». A moins d'être particulièrement béotien en matière politique, cet acronyme faussement simpliste n'est pas qu'une invention issue d'un politicien plus malin que d'autres, mais un coup de projecteur sur la réalité d'un système. Croire en effet que les deux partis dominants depuis des dizaines d'années réfléchissent et œuvrent à l'avenir du pays, est d'une grande naïveté. Ils protègent avant tout leurs intérêts et ceux des plus gros donateurs. Le problème n'est pas tant de cadenasser ses intérêts, que de ne plus penser et faire autre chose que cela. D'autant qu'il s'agit d'intérêts qui profitent à un microcosme, au grand dam du reste de la population. Mais il en est ainsi parce que nous le voulons bien, nul besoin de complot là-dedans, la nature a simplement horreur du vide.

Il est amusant de constater que l'on navigue aujourd'hui entre la lobotomisation façon médias (front républicain d'entre deux tours, bla-bla-bla…, qui sait qui l'a dans le bas du dos ?) et façon politique avec Gaudin (les électeurs matures contre le parisianisme, c'est pas une merdeuse blondasse, bla-bla-bla..., on a gagné) ou Falco (ma petite ritournelle toulonnaise sur l'expérience FN, bla-bla-bla, je vous emmerde...). Dans les trois cas, il s'agit plus de lavage de cervelles anémiées que d'arguments fondés et de raisonnements construits, élaboré sur l'autel commode de la culpabilisation d'électeurs qui pensent mal. Car on n'arrête pas de réciter le mantra aux électeurs que « bien penser » n'est pas donné à tout le monde, c'est un domaine réservé. Au vu des résultats, beaucoup ont décidé qu'il est grand temps de mettre un terme à la procuration.

Habitués en vérité à partager un fromage, certains ont du mal à admettre qu'un tiers vienne réclamer sa part, des fois qu'il lui pousse des dents aussi longues et pire encore des idées. Rappelons la célèbre vanne de Coluche sur les trous dans le gruyère qui matérialisent (si l'on peut dire) les politiques, leur accroissement diminuant d'autant la quantité de fromage. On garde toujours la poire pour la soif : orchestrer la peur d'un parti présenté comme le parti... de la peur, plongeant dans les abysses de la connerie, dont le fond n'a toujours pas été atteint. Pour faire bonne mesure face à « la droite la plus bête du monde », certains n'hésitent pas à présenter « la gauche la plus conne du monde » ! Ajoutez le « parti de la peur » et il vous reste le « parti d'en rire »... Et vous trouvez ça drôle ? Avec Pierre Dac et Francis Blanche oui !

dimanche 29 novembre 2015

L'activité intellectuelle n'est une dangereuse subversion que pour le façonnement des esprits.

Qu'on se le dise, l'idée fondatrice des politiciens et de leurs proches collaborateurs est toujours la même dès que les citoyens, par crédulité, par bêtise ou par intérêt personnel, renoncent à mettre leur nez dans le domaine des affaires publiques : partager le territoire et surtout les indemnités qui vont avec, pour ne plus lâcher la poule aux œufs d'or ! Quand les conditions sont réunies, laissez tomber toute illusion, la perversité du système est à ce prix.
Evidemment il n'est ici nullement question d'élus locaux qui s'engagent par conviction et souhaitent ardemment apporter à la collectivité leur expérience, leur compétence, leur disponibilité, leur volontarisme en toute intégrité. Ils sont au mieux impuissants à bousculer l'ordre établi, au pire les idiots utiles de plus gradés. Non, ce dont il est question se décide à d'autres niveaux. Et le meilleur niveau qui soit, c'est d'être aux commandes locales du parti dominant entouré d'affidés de préférence corruptibles et ineptes. Ainsi va le Var et demain ses communautés d'agglomération, à force de se comporter comme de paisibles moutons de Panurge qui ne reconnaîtraient même pas un crocodile au beau milieu de l'étang s'ils en voyaient un...
Enrichissement matériel et appauvrissement moral guident certains élus, mais pas que, restons lucides ! A de rares et notables exceptions près, il serait aussi illusoire de chercher dans une presse uniforme, incolore et insipide la moindre velléité d'insubordination. Une place douillette, une vie sociale bien lisse, la promesse d'une reconnaissance, des commandes et des aides publiques trop présentes, il n'en faut guère plus pour se vautrer sur l’esprit du journalisme en passant sous silence tout ce qui pourrait vous intéresser. La bonne vieille sentence, frappée au coin du bon sens, que la politique est d'abord l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde a encore de beaux jours devant elle !

samedi 28 novembre 2015

Quand "élus" rime avec "cocus"

Dernier avatar de notre conseil municipal qui n'aurait même pas sa place aux guignols de l'info pour cause de médiocrité quand la réalité dépasse de trop loin la fiction. Le Quartier de Paris, c'est comme le Cours Liberté, vous avez droit de temps en temps à un rappel de tout le stock de poncifs lamentables disponibles :
Nous possédons un patrimoine exceptionnel ! C'est le futur de la commune ! Nous avons un projet stratégique ! Les vilains de la municipalité précédente ont foiré ! Aujourd'hui c'est plus comme si c'était avant, ça a changé ! C'est notre solution qu'elle sera bonnarde ! C'est trop tôt pour en parler ! On va lancer une étude ! On va y réfléchir !... EPFR, SPL et au final emprunt pour racheter ce qui nous appartient déjà, presque deux ans pour en arriver là !
« C'est l'histoire d'une commune... - Vous la connaissez ? Non ? Oui ? Non, parce que sinon... parce que des fois y a des communes... bon... ah oui... Parce que y a des communes... - Vous la connaissez ? Non, dites-le parce que quand les gens y la connaissent après on a l'air d'un con. »

Vous voulez qu'on vous dise ? Quand un dossier est mal parti, toutes les conditions sont parfaitement réunies pour qu'il se termine mal et que ça vous coûte un max !

Agglo, ma belle agglo dis-moi qui est le/la plus bête ?

Quand Guy Mollet, à côté de qui Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen paraîtrait un dangereux gauchiste en matière de politique sécuritaire parlait de « la droite la plus bête du monde », il ne pouvait savoir qu'il faisait référence aux prémices d'un abêtissement qui allait fortement s'aggraver. Et s'il avait pressenti ce que serait un jour la droite brignolaise, la sentence eût été plus féroce encore !
Combien de temps devrons-nous supporter autant d'âneries cumulées concernant l'agglomération. Retour sur une délibération qui fait tâche. Déjà vous vous prenez à rêver que des politiques qui ont la prétention de conduire la destinée d'un pays ou d'un territoire sachent faire autre chose que de nous réciter un texte lu à haute voix qui semble les dépasser complètement. Comment après cela oser envisager sérieusement qu'un débat (au sens premier du terme), puisse éclore sur une délibération majeure, dans l'intérêt des concitoyens. Vous aimeriez également savoir qu'en amont d'un vote qui va engager durablement la collectivité, un travail préalable, sérieux et documenté a été effectué pour le bien des administrés. Autant vous dire qu'il n'en est absolument rien, nous en voulons pour preuve les récentes positions de petites communes qui ont fait savoir tout le mal qu'elles pensaient de ces procédés iniques, et ce à juste titre.
Dire à grands renforts de pompeux effets de manche, comme nous l'avons entendu, que s'opposer ou s'abstenir sur une telle délibération montre un manque de responsabilité et de clairvoyance, c'est envoyer aux élus de petites communes qui votent « contre » le message qu'ils sont des demeurés. Nous pensons au contraire que ce sont eux les responsables et les clairvoyants.
Nous n'avons pas besoin de revenir sur le vide stratosphérique qui anime systématiquement les conseils municipaux de Brignoles pour inviter à plus d’humilité dans le processus de brassage d’air. Si l'argument principal est celui de la mutualisation et des économies, à part des imbéciles heureux qui passent leur temps à enfiler les perles et jouer les serpillières de service, en tentant désespérément de faire croire à l'auditoire qu'ils ont une cervelle, nous ne voyons pas bien qui pourrait encore se faire berner. Nous ce que nous savons, c’est qu’aucune commune rurale, aucune communauté de communes rurales, digne de ce nom, n’a procédé à un vote avec autant de légèreté et d’absence de travail préalable.
Car si on ne vous le dit pas, nous n'avons pas peur de le dire : pour certains, la future agglomération n'est rien d'autre qu'une opportunité à saisir pour un partage du territoire et des indemnités qui vont avec ! Ni plus, ni moins. Si encore nous parlions de cadors qui vont développer le territoire pour le bien-être de ses habitants, mais autant parler du vent.

« La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement et c’est pourtant la plus grande de nos misères ». Au secours, Blaise...

Il a été souvent reproché à la municipalité précédente de n'être qu'une chambre d'enregistrement affublée d'une opposition qui s'opposait trop (sic !). Après les séances que nous inflige la municipalité actuelle, nous redécouvrons qu'en matière politique, le pire ne connaît aucune limite...
Ce ne sont certes pas les comptes-rendus d'une presse devenue l'ombre d'elle-même qui pourront vous en convaincre. La perte de Jean-Jacques Ottaviani, en dépit de ses engagements ostensibles, aura été largement fatale à une édition locale devenue bien tiédasse et futile, s’agissant de la chose publique.
Il y avait pourtant une tension palpable dans ce conseil aux rangs clairsemés (comme souvent d'ailleurs) et une rupture qui semble visiblement consommée entre Madame la Duchesse et son premier adjoint. Forcément quand vous avez une équipe qui ne vit pas à Brignoles, qui n'aime ni Brignoles ni davantage les Brignolais qui ne leur lèchent pas les pompes (les actes d'amour se prouvent et ne se déclament pas sur un mode emphatique), qui fonctionne en complète autarcie, il n’y a rien à espérer, les miracles se faisant rares par les temps qui courent.
Nous voilà tout de même rassurés de savoir que le nouveau porte-parole de Madame la Duchesse a pris les choses en main. L'avantage c'est qu'après chacune de ses prises de parole, vous en êtes au même point, le désert intellectuel étant la chose au monde qui se partage le plus aisément et surtout cela peut durer indéfiniment.

mercredi 25 novembre 2015

Où il est question d'instituer une société des menteurs, afin de rationaliser la production de mensonges politiques.

La charte d'éthique des candidats de la liste unis pour Brignoles, c'est un peu comme les rapports des élus et des conseillers qui sont utiles pour remplir et occuper les tiroirs, excepté qu'en cas de pénurie de papier toilette, c'est un usage de plus qui se présente...
En temps voulu, nous établirons une liste d’hommage aux fameux engagements faisant appel aux valeurs d'intégrité, d'exemplarité et de... transparence ! Des histoires à mourir de rire ou à pleurer, selon votre humeur ! Une pensée émue nous vient pour le regretté Michel Audiard, ce dernier avait le sens de la formule, en témoigne cette saillie célèbre du non moins regretté Lino Ventura : « Les cons ça ose tout, et c'est même à ça qu'on les reconnaît... »
Aujourd'hui, nous nous intéressons particulièrement à l'engagement n°4 : "Ne jamais utiliser nos fonctions à des fins personnelles pour nous-mêmes ou l'un des membres de nos familles". Le genre de phraséologie dont raffolent les politiques pour mieux berner leur monde.
Depuis l'élection, un membre de la liste "Unis pour Brignoles" (non élue car en fin de liste) a été embauché à la communauté de communes. Des compétences particulières à la fonction ? Pas à notre connaissance, mais on s'en fout, les compétences de nos jours prennent des formes diverses et étonnantes ! Mieux encore, une conseillère municipale de Brignoles vient de rejoindre récemment les rangs de la communauté de communes. Elle s'en est même vantée. Par lassitude, nous ne commenterons pas davantage pour dire tout le mal que nous pensons de cet abrutissement permanent, devenu inhérent à la conduite de toute activité politique !
Bien évidemment, cela n'a rien à voir avec le pouvoir que confère les fonctions. Comme n'a rien à voir avec l'absurdité, le fait que deux membres d'une même association exerçant une mission de service public de proximité, siègent ensemble au conseil municipal de Brignoles. Il est vrai que nombre d'activités de ce type dégagent souvent beaucoup de temps libre, pour quoi faire on ne le sait toujours pas, mais là aussi on s'en fout, car si en plus d'être élu il fallait travailler, être compétent et efficace, où irait-on ? Comme n'ont rien à voir du reste avec l'exemplarité les nombreuses situations de conflits d'intérêts que nous voyons poindre, aussi sûrement que Madame la Duchesse voit poindre des polémiques dont elle est la seule et unique cause, laissant à ses larbins les plus insignifiants, le soin d’attiser les braises, quel flair !

lundi 23 novembre 2015

Culture du déni, de la soumission, du paraître, de l'insignifiance, de la vacuité, de la duplicité, de la cupidité, de l'approximatif, de l'irréflexion, de la flatterie, culture des ganaches !

Cela n’empêche nullement de réussir. Le tout est de s'entendre sur le mot réussir. Nelson Mandela n'a pas réussi dans la vie (27 ans de prison et bien plus encore de misère), mais a indubitablement réussi sa vie ! Patrick Balkany a réussi dans la vie (Manoir, Riad, luxueuses villas, lambris dorés de la république), mais sa vie ? Rien n’est moins sûr !
En politique la culture du néant est suffisante pour prospérer en toute quiétude et ses limites s’apprécient à nos dépens. Les tragiques attentats récents ont mis en lumière l'étendue des manquements et des errements en matière politique. Bien sûr, cela ne date pas d'aujourd'hui. Toute la classe politique a déjà fait fi de la nationalité majoritaire des salafistes djihadistes du 11 septembre 2001, leur appartenance à la haute bourgeoisie moyen-orientale et leur niveau d'études ! Comme elle oubliera bien vite qu'un des djihadistes les plus recherchés d'Europe appartenait à la classe moyenne belge, qu’il était appliqué dans ses études, avant qu’il ne bascule dans l'abomination.
Le traitement des défis qui se présentent demanderait des cervelles bien plus trapues et « burnées », que les émanations d’un système frelaté proposées en rayon, depuis plus de 20 ans ! Le verrouillage des partis a tellement gangréné notre pays que la tâche est ardue et demande une résilience exceptionnelle, même pour des cervelles de cette trempe. Pour être en position éligible sur une liste aux régionales, le candidat filtré au tamis de la soumission (ils appellent ça la loyauté, faut-il être aussi con pour le croire ?), aura déboursé des milliers d'euros (14 000 à 15 000 euros pour la liste Estrosi selon des sources sûres). Il ne faut pas s'étonner que le pays aille mal. C’est étudié pour !
Quand on veut se débarrasser politiquement des incompétents ou des encombrants, il y a toujours l'Europe. Le résultat pour la défense de nos intérêts a bien été au rendez-vous d’une telle absurdité. Seulement maintenant il y a profusion et tous partis confondus, ils se bousculent, il en vient de partout. Résultat, alors que nous aurions désespérément besoin des meilleurs d'entre-nous, ce sont tous les ringards suffisamment aisés et insipides dont héritent les citoyens. En bref, notre calvaire semble devant nous plutôt que derrière ! Une conseillère pédagogique s'alarmait d'ailleurs récemment sur les ondes radios, du fait que la génération à l'origine des attentats n'est peut-être rien à côté de celles qui vont suivre...
L'audace et le courage du député Jean-Baptiste Baudin qui se lève, criant sur la barricade : « …vous allez voir comment on meurt pour 25 francs * » s'écroulant mort sous une décharge de mousqueton, suite au coup d'Etat du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte, c'est si loin ! Tellement loin...

* Montant de l’indemnité journalière d’un député à l’époque.

dimanche 22 novembre 2015

Chose promise, chose due !

En tout cas pour nous, si d'autres préfèrent se renier, s'avilir, se complaire dans le déni, croire à la Mère Noël, jouer les parvenus de basse extraction (lire ou relire Marivaux) ou encore se lamenter, c'est après tout leur fardeau. Nous vous livrons, non sans avoir dû nous frotter les yeux pour être parfaitement sûr d'avoir bien lu, le dernier épisode d'une municipalité qui n'a d’ambition que de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, faute d’avoir la capacité à nous proposer autre chose. Grâce à quelques sources ayant enfin soupé d’un bourbier putride.
Cela commence avec un mail du premier adjoint à l'attention du cabinet du maire et de ses collègues, qui exprime sa déception et sa désapprobation d’un comportement insupportable concernant l'hommage à rendre aux victimes du 13 novembre, quand on se prétend un élu responsable. C’est la moindre des choses, ne pas le faire au vu des éléments qui nous ont été rapportés et que nous avons pu constater, aurait été une faute !
Or voilà qu'un histrion (plus connu dans le secteur médical) se met en tête de jouer les donneurs de leçon pour cour de récréation d’adolescents attardés. Morceau choisi : « Je n ai sûrement pas de leçon de quelqu'un qui n a d ambition que sa personne » (sic !). Il semble poindre dans ces lignes quelque difficulté à exprimer une pensée construite et intelligible... Pour la petite histoire, ce dernier se verrait bien être le prochain maire ! Mais oui, vous avez bien lu. Toute ambition mise à part, cela va de soi. Avec Monsieur oui-oui, les deux feront la paire ! Au point où nous en sommes, le territoire ne risque plus une aliénation supplémentaire, il a déjà percuté le fond depuis belle lurette.
La réponse viendra de l'opposition, elle aussi flouée par autant de mépris au service de comportements à la petite semaine sûrement pas dénués d'arrières pensées, renvoyant le tartarin à ses chères études. Qu'à cela ne tienne, l'histrion piqué au vif n'est plus à un abêtissement près, et le bougre de commettre un nouvel attentat à l'intelligence humaine : « Il aurait fallu expliquer aux huîtres festives de samedi soir ce qu est un deuil,mais apparement même entre mollusques le dialogue est compliqué . En effet les clivages politiques s effacent ,les masques tombent ,l opposition ne parle plus que d une seule et même deux voix ! » (et resic !) La réponse de l'opposition se fera donc plus explicite, ce que nous résumerons par : « lâche, lamentable, des difficultés notoires à l'écrit ». Nous ne pensons pas avoir trahi la pensée profonde de l'auteur.
Ses prestations se termineront avec Madame la Duchesse de retour de Paris et de la cour de récréation (là aussi) du 17 novembre à l'assemblée nationale pour une séance digne des guignols, mais sûrement pas de la fonction de parlementaire. Avec un mail qui évacue toute responsabilité (qui l’eût cru ?), renvoyant la faute sur celles ou ceux qu'elle a, fidèle à elle-même, traités par-dessus la jambe de son plus profond et entier dédain ! Avec le soutien de trémolos dans le texte, le concours d'accents duplices (les actes, toujours les actes) et particulièrement ampoulés au vu des circonstances. Ce seront donc autant de formules creuses et manipulatrices, écrites pour elle évidemment... 
Vous en trouverez tout de même pour aimer et justifier ça, du moment qu'on leur répète qu'on les aime, il ne leur en faut pas plus pour connaître l’extase. Chacun a les maîtres à penser et les valeurs qu’il peut !

vendredi 20 novembre 2015

Le zéro absolu comme référence est dangereux pour qui ne maîtrise pas son emploi.

Tout le monde (doté d'un peu de bon sens) a pu remarquer que lundi matin, tant le conseil municipal que la Place Caramy étaient passablement dégarnis pour un hommage aux victimes du désormais tristement tragique attentat du 13 novembre 2015. Contrastant notablement avec la mobilisation plus significative du non moins tristement tragique attentat au sein des locaux de Charlie Hebdo.

Une situation étonnante, mais semble-t-il pas dénuée d'explications. Le moins qu'on puisse dire est que la municipalité ne s'est pas fendue pour prévenir les Brignolais de cette manifestation. Elle semble beaucoup plus inventive et fait preuve d'une grande célérité, quand il s'agit de communiquer pour brasser de l'air ! Résultat : une très grande majorité de citoyens n'ont pu se libérer à temps, voire n'étaient pas le moins du monde informés. Nous avons maintenant l'habitude, cela doit être une méthode de gestion particulièrement recommandée !

Mais ce n'est pas tout, car nous nous sommes laissés entendre dire que le premier adjoint avait fait connaître son sentiment, par écrit, sur ce qu'il dénonce (à juste titre selon nous, si tel est bien le cas) comme un manquement flagrant, délibéré et inapproprié aux obligations d'une collectivité. Figurez-vous que les élus auraient reçu par mail un avertissement, deux heures à peine avant la cérémonie. Vous voudriez exclure des personnes indésirables que vous ne vous y prendriez pas autrement. De fait l'absence notable de quelques-uns fut remarquée et même commentée ici ou là. Il est vrai que tout le monde ne vit pas de l'air du temps, doit donc travailler et prévenir suffisamment tôt, afin de se libérer de ses obligations. Il est vrai également qu'en organisant des conseils en pleine journée, comme si vous vous croyez à Toulon ou au conseil départemental, ces détails-là vous échappent totalement. Ah l'insoutenable légèreté de l'être...

Il semble également qu’un histrion, assez coutumier du fait nous dit-on, confondrait le rôle d’élu avec celui de clown grotesque, s’attirant quelques réponses musclées... Il est certain que la décence, le sérieux, l'intelligence, le sens des responsabilités ne se décrètent pas, elles se démontrent sur le terrain et jusqu'à présent vous pouvez toujours chercher, vous aurez du mal à trouver. A part peut-être les gogos. Ah si vous saviez comme « je vous aime »...

Nous ne manquerons pas de vous faire connaître le plus croustillant dès que nous en prendrons connaissance, quelques-uns outrés par des réactions inappropriées, des comportements imbéciles seraient bien décidés à nous en faire part. Et comme vous le savez, nous avons prouvé que nous avions le sens du partage !

Qui se sent morveux se mouche !

Il n'est plus rare de voir quantité de parlementaires se poser, toujours très ostentatoirement engoncés dans leurs certitudes, en donneurs de leçons qu'ils ne s'appliquent bien entendu jamais à eux-mêmes. Parlant d'autant plus facilement de l'indignité du voisin, qu'ils ignorent la leur d'un mépris souverain, quitte à arborer fièrement cette dernière telle une rosette de la légion d'honneur. Cela fait partie de la panoplie politicienne à destination de tous les imbéciles qui auront le bon goût de se laisser abuser, encore et encore.

L'opposition a ainsi donné mardi 17 novembre 2015, au sein de l'assemblée nationale, une parfaite illustration de l'adage selon lequel plutôt que de s'occuper de la paille dans l'oeil de son voisin, se préoccuper de la poutre qui traverse le sien pourrait être ô combien salutaire. Minaudant et persiflant par ci, avec le secours de grotesques sourires, vociférant et éructant par là. Risible et dramatique séance ou une fois de plus la forme aura primé sur le fond, même si le fond justement (celui de la bêtise) sera défoncé sans la moindre pudeur. Voir le seigneur de Levallois éructer, alors que ses mises en examen devraient l'inciter à beaucoup d'humilité, voir les sourires moqueurs de parlementaires qui oublient leur rôle pernicieux et désastreux en matière de politique étrangère et sécuritaire alors qu'ils étaient dans la majorité, est consternant. En voir se raccrocher aux branches des thèses du Front National (qui pour le coup trouve un écho retentissant à ses préoccupations), est une preuve de plus que le zéro absolu est également atteint asymptotiquement par la température de cervelles parlementaires.

Dès le lendemain, ils se sont (un peu mais sans plus) mouchés, conscients d'avoir pulvérisé les bornes de la décence, mais certain(e)s ont montré le temps d'un égarement de plus, leur vrai visage. La duplicité restant une valeur sûre en matière politicienne ! Il serait avantageux de rappeler que la différence qui sépare les politiques des politiciens ne sont pas les discours, mais les actes. Nous avons du souci à nous faire. "Vous devriez avoir honte", "Séance minable" ont réagi beaucoup de Français. Eh bien figurez-vous que non, ils n'ont pas honte c'est même un signe distinctif de ralliement pour nombre d'entre eux. Ils continueront donc de nous abreuver de leurs sempiternelles leçons, si certain(e)s pouvaient toutefois nous épargner leur inénarrable duplicité doublée de leur incommensurable sottise, nous leur en saurions gré, bien qu'à l'impossible nul n'est tenu !

lundi 16 novembre 2015

« La guerre c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, l'ignorance c'est la force »

Mais uniquement dans « Le meilleur des mondes » !

Anéantissons une bonne fois pour toutes cette anti-culture sortie tout droit des abysses où nous entraînent pêle-mêle nos errances et nos angoisses faussement existentielles ; une pédagogie du néant ; une célébration systématique de l'inconséquence et de l'inconsistance ; un renversement des valeurs qui fondent une civilisation ; un abandon programmé de l'Histoire, ses fulgurances comme ses exactions, car elles demeurent notre patrimoine ; une éducation confinée depuis des lustres au rayon des pertes et profits ; une repentance érigée en unique modèle de pensée qui vaille ; un goût revendiqué pour le simplisme ; un consumérisme comme mode de vie non négociable.

Pour qu'il y ait conflit de civilisations, encore faudrait-il qu'il y ait une civilisation en face. Une civilisation Al Qaïda, que les experts (les vrais), pas ceux autoproclamés des plateaux de télévision, ne considèrent plus que comme des agglomérats contextuels de criminels opportunistes ? Une civilisation Daesh, que l'occident a lui-même engendrée sur les cendres encore fumantes de l'Irak, dans le sillage d'Al Qaïda en Afghanistan ? En réalité nous avons droit avant tout à un conflit de cultures. L’espoir d’un humanisme librement vécu, fondamentalement et viscéralement opposé à un obscurantisme dans sa barbarie la plus abjecte (l'anti-culture par excellence). Les victimes sont partout, mais les fils invisibles qui maintiennent la main du bourreau le sont tout autant. Il est grand temps de sortir de la douce torpeur dans laquelle nous maintient la facilité, mère de tous les maux. 

Condorcet l'avait déjà dit : « Même sous la Constitution la plus libre, un peuple ignorant est esclave. [...] Nous ne désirons pas que les hommes pensent comme nous mais qu'ils apprennent à penser d'après eux-mêmes. [...] Plus un peuple est éclairé, plus ses suffrages sont difficiles à surprendre. ». Le libre arbitre existe toujours, il s’agit désormais de savoir ce que nous souhaitons en faire et  d'exiger des gouvernants qu'ils cessent, là aussi une bonne fois pour toutes, d'enfiler les perles !

vendredi 13 novembre 2015

La république des copains et des coquins choisira toujours l'ivresse mondaine et confortable du pouvoir à la saoulerie solitaire et contraignante du service !

Les communautés d'agglomération ont été instituées en 1999 dans le cadre de la loi relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale. Présenté ainsi, il n'y a là rien de choquant. Sauf que plus de 15 ans ont passé, nombre de communes ont franchi le pas, d'autres ont fait de la résistance, comme toujours et souvent pour de mauvaises raisons. Ces 15 ans ont-ils donc été mis à profit pour construire une forme nouvelle de collectivité, plutôt que d'avoir à la subir ? Mais vous n'y pensez-pas, d'ailleurs à quoi bon réfléchir quand il suffit de décider arbitrairement sur un coin de table entre copains, au dernier moment, mettant ainsi tout le monde devant le fait accompli.

Les dindons de la farce seront cette fois les petites communes, leur maire et des administrés sous représentés. Brignoles et Saint-Maximin ne seront pas loin d'atteindre la majorité à elles deux, quand elles ne représentent au mieux qu’un tiers de la population, si on s’en tient au périmètre défini. De plus ce qui fonctionne pour une agglomération importante ne va pas de soi dans un milieu rural notoirement plus hétérogène. A moins d'avoir anticipé et œuvré comme pour tout projet sérieux devant être mené à bien, incluant : une communication claire et transparente, un engagement et une mobilisation sans faille de tous les acteurs concernés, un regard critique nécessaire et inspiré, le cas échéant des propositions alternatives crédibles, un plan d'action concret pour une réussite au rendez-vous. Mais ceci vaut pour les aigles, pas pour les buses...

Résumons : un siège à Brignoles, une présidence à Saint-Maximin et les non-dits qui vont avec : place nette à Madame la Duchesse pour les prochaines législatives ainsi qu'à Monsieur oui-oui, futur maire de Brignoles dès 2017 (à moins que les élections législatives ne tournent mal, sait-on jamais par les temps qui courent ?) ! Et les urnes ? Elles servent surtout à recueillir les cendres d’une République malmenée. Toutefois les deux premiers points paraissent de nature à être de nettement moins mauvais choix, imaginez un peu l’inverse, ça fait froid dans le dos. En revanche les deux autres nous rappellent furieusement ces deux citations d'un célèbre cinéaste et de son non moins célèbre concitoyen, fins connaisseurs de la vie politique : « Malheureusement, nos politiciens sont soit incompétents, soit corrompus. Quelquefois les deux en même temps, le même jour. » et « La politique est supposé être la seconde plus ancienne profession. J'ai réalisé qu'elle ressemble beaucoup à la première. ». Nous n’avons rien à y ajouter.

vendredi 6 novembre 2015

Tout élu confronté à un choix, reçoit de la part de celui-ci, une poussée exercée de la tête vers les pieds et inversement proportionnelle, en intensité, au poids du volume de cervelle disponible.

D'où, peut-être, l'origine de l'expression populaire : réfléchir avec ses pieds... Ce principe qui doit beaucoup à Archimède s'est donc appliqué avec force, avant d'aboutir à une truculente position concernant le projet de contrat régional d'équilibre territorial proposé par la Région à la Provence Verte. Effet immédiat : c'est autant de financements de projets locaux, à hauteur de plusieurs millions d'euros, qui ne verront pas le jour en 2015. Ils sont donc irrémédiablement perdus pour un territoire qui comme chacun le sait est particulièrement prospère, économiquement parlant. Si d'aventure quelqu'un a lu un début de commencement d'argumentation sérieuse et circonstanciée, qu'il le fasse savoir, nous sommes vivement intéressés.
La présidente du Comté de Provence, alias Madame la Duchesse, s'est une nouvelle fois illustrée en prenant une position non explicitement motivée (exception faite des éternelles arguties politiciennes sans queue ni tête), affichant comme à l'accoutumée son plus profond dédain pour la valetaille communautaire (élus compris).
Il n'y a pourtant aucune illusion à se faire, il se trouvera toujours les mêmes clowns pour amuser la galerie en approuvant et justifiant dévotement les pires inepties au seul motif qui vaille : Madame la Duchesse a dit ! Une somme d'absurdités ducales n'a pourtant jamais fait référence en matière d'intelligence collective. S'il fallait les énumérer, une encyclopédie n'y suffirait pas.
Morale de l'histoire : réfléchir et délibérer ne sont décidemment pas à la portée de tout le monde. 
Et vous trouvez ça drôle ?

jeudi 29 octobre 2015

La voix de son maître !

Pour les plus anciens cela rappelle le label d'une maison de disque, label aujourd'hui disparu. Par extension, cette phrase est aussi devenue synonyme de raillerie pour se moquer de relais complaisants, fussent-ils celui d'un pouvoir et quel qu'il soit.
Si la France ne reste pas inactive dans la construction de logements sociaux, elle est loin des références en la matière que constituent les Pays-Bas, l'Autriche, le Danemark, la Suède et même le Royaume-Uni. Au-delà des diverses formes méconnues auxquelles ce qualificatif peut renvoyer, une réalité semble échapper à tout le monde : alors que la loi SRU fixe à 20%, taux porté à 25% en 2013, le niveau imposé de logements sociaux pour les communes de plus de 3500 habitants (1500 en Ile de France), ce ne sont pas moins de 65% des ménages qui sont éligibles au logement social. Alors soit il faut revoir les critères, soit il faut augmenter les revenus, sinon cherchez l'erreur ! Comme à chaque fois, il doit y avoir un peu de vrai des deux côtés, sauf que le contexte n'incite pas à l'optimisme sur ces deux points.
En mars 2015, le quotidien le Monde publiait une liste de 369 communes sur 1021 déficitaires (à l'époque en dessous de 20% de logements sociaux), en infraction avec la loi pour les objectifs assignés entre 2011 et 2013. Pas moins de 11 communes du Var étaient concernées, avec quelques perles comme la commune du Beausset et ses 0,9% ! Pour mémoire la bien connue et souvent citée ville de Neuilly, c'est presque 5 %... Les contribuables du Beausset préfèrent payer une amende de... 300 000 euros, qui bien que conséquente n'empêchera pas le maire de dormir. De manière bizarre, cette commune nous rappelle quelqu'un, mais qui ? Allez donc savoir.
Six mois plus tard, le même quotidien publie une liste de... 36 communes sous surveillance. Le Var n'en comptant plus que six, exit Le Beausset. N'y voyez pas le mal, la commune du Beausset a dû lancer en catimini un vaste projet de constructions de logements sociaux et leur humilité naturelle les empêche d'en parler. Quel élan, quel altruisme.
Etonnamment, notre feuille de chou locale qui a repris l'information, ne nous a pas paru très curieuse sur ce petit tour de passe passe. Fréjus et ses presque 10% semblent beaucoup plus intéresser que Le Beausset et ses 1%, on se demande bien pourquoi ! Si ce n'était qu'une question de taille, que font donc Lorgues et ses 6%, commune de taille comparable, dans cette liste ! Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre...
Un petit rappel aux élus, surtout ceux si prompts à se rendre à la messe le dimanche, particulièrement en période d'échéance électorale proche : « Faites pression sur les élus pour qu’aucun ne s’abaisse à cette indignité de ne pas respecter la loi...» Abbé Pierre. Défense de la loi SRU. Assemblée nationale. 24 janvier 2006. Et nous ajoutons : à tous les élus sans distinction d'étiquette, de rang ou de compromission.

dimanche 25 octobre 2015

Les élections : souvent une histoire de cocus !

Les prochains cocus seront assurément la grande majorité des administrés de la région. A des degrés divers, naturellement. Ce ne sont pas les sondages qui y changeront quoi que ce soit. Le résultat d'une élection se décide rarement dans l'intimité de l'isoloir. Pour une bonne et simple raison : il suffit de graisser quelques pattes et de réactiver les réseaux ad hoc. Tuer dans l'oeuf au préalable, toute velleité de candidatures non souhaitées, d'autant plus s'il s'avère qu'elles soient présomptueusement coupables d'efficacité, de compétences et pire encore, d'incorruptibilité. Puis il s'agit de distiller la bonne parole au moment le plus opportun. La crédulité, une population âgée qui va souvent de pair,  une manipulation bien orchestrée par voie de communication et l'abstention des plus jeunes, feront le reste. Cela n'a rien de scientifique, mais reste d'une redoutable efficacité. Dans notre région c'est même une quasi religion.
Le quotidien d'un département voisin nous rapporte ainsi que du haut de sa chaire, le bientôt octogénaire maire de Marseille a tranché : la région c'est pour nous ! Les arguments sont comme à leur habitude d'un triste niveau, mais il n'en a cure. L'un d'entre eux a tout de même retenu notre attention. Parlant de son homologue niçois et concernant son appétence naturelle pour sa ville, il lâche ce magnifique aveu. "Lorsque j'étais président de la Région..., je prenais garde d'en faire toujours un peu plus pour Nice. Quand ce sera son tour, je sais qu'il en fera plus pour Marseille." Marseille - Nice, Nice - Marseille. Entre les deux ? Rien, ou si peu ! C'est le cri du coeur mais rassurez-vous, le discours sera adapté et lissé pour ne pas trop fâcher le "si peu". Il est quand même bon de préciser que nos élus nationaux du département comparés à ceux de nos départements voisins, ce sont à peine quelques classes d'écart qui les séparent.
Tant qu'on y est, la future métropole, c'est pour lui ! A bientôt 80 ans, c'est même l'Avenir avec un grand "A", s'il vous plaît. Alors vous voyez bien, les élections qu'elles se fassent dans les bureaux de vote ou dans les hémicycles, c'est toujours 9 chances sur dix de vous faire avoir ! Pourvu que ça dure, ou pas...

vendredi 23 octobre 2015

Ça va changer ! Tu parles, Charles...

Promis, c'est le fameux changement dans la continuité... Un peu d'histoire ne peut pas faire de mal. La tête de liste de la droite aux régionales est bien placée pour savoir que ce n'est pas aux vieux singes qu'on apprend à faire la grimace.
En 1993 cette dernière est déclarée inéligible pour déclaration frauduleuse des comptes de sa campagne pour les législatives. Rien de moins. Cela ne l'empêchera pas d'être réélue en 1997. Les vieux électeurs sont de braves gens (mais la cervelle peut considérablement ramollir, l'âge aidant) et comme les jeunes, grands couillons de l’histoire, ne votent plus ou presque. C'est le gars qui ne craint pas non plus de démissionner de son poste de secrétaire d'Etat en 2008. Officiellement pour honorer sa promesse de campagne des municipales 2008 faite aux Niçois : leur consacrer un plein temps. Jusque-là, il n'est pas interdit de se dire qu'on nous l'a changé. Las, la promesse ne tiendra pas longtemps puisqu'il est nommé ministre en 2009, soit à peine plus d'un an de bonne résolution. Sans oublier que lui aussi bénéficiera d'un opportun recours en annulation qui lui permettra de se maintenir à la présidence du conseil général. Eh oui, il ne faut pas non plus trop rêver.
La fameuse affaire du Golf de Nice qui s'est terminée par un non-lieu ne respire pas pour autant la transparence. Le « motodidacte » (en référence connue à ses études de motard) a été mis en cause pour détournement d'une subvention du conseil général des Alpes-Maritimes (750 000 francs en 1989). Une subvention destinée à une association dont la mission était de promouvoir ce golf mais perçue par une SARL du même nom exploitant le golf. Particularité : sa femme dont il est aujourd'hui divorcé en était la gérante, quelques mois avant les faits. Ceci dit il a le sens de la famille, cette dernière n'aura ainsi aucune difficulté à être adjointe à la mairie et sénatrice ! Notons que le juge d'instruction en charge de l'affaire fera par la suite l'objet de poursuites judiciaires. Cabale, cabale quand tu nous tiens.
On va vous épargner la litanie de cumulards figurant sur la liste, trop long à écrire. Ainsi que la fumisterie permanente entourant sa composition. Rappelons les mots de Jacques Toubon alors pressenti pour briguer la mairie de Nice, il y a déjà plus de 20 ans : « non à la politique en gilet pare-balles, comme on la pratique sur la Côte d'Azur ». D’ailleurs à cette même époque une dizaine d’élus de la ville, pas moins, étaient soumis à des procédures judiciaires ou condamnés.
Décidemment non, le changement ce n'est pas pour maintenant ! Pourtant on sent l’hallali final, en allant chercher dans le comité de soutien une Bernadette Chirac au côté du chantre de Mayol qui tient à imposer sa quête messianique, faut-il que l’inquiétude soit grande. Ils n'ont peut-être pas tort ces soi-disant républicains qui laissent clairement entendre qu'en dehors d'eux, les républicains n'existent pas. Car débiter élections après élections, tels des automates, que ça va changer (il faudrait envisager de déposer le concept) pour mieux couillonner les citoyens ensuite et se servir, finit par mettre ces derniers en rogne. N'en déplaise à la police de la pensée, ils votent ou pas comme ils l'entendent !

jeudi 22 octobre 2015

Ma petite union qui ne connaît pas la crise !

« On a de tout avec de l'argent hormis des mœurs et des citoyens ». Ecrite plusieurs siècles plus tôt, cette citation reste d’actualité ! Revue de détail.
Une Duchesse qui ne comprend pas les lois qu'elle est censée approuver ou combattre et qu'elle est donc présumée connaître, d’autant plus quand elles s'appliquent typiquement à sa fonction. Au point de faire des déclarations de patrimoine à 2 M€ près, à l'insu de son plein gré, tout en sachant sans savoir ! Elle risque la remontrance, dix de plus c’est l’avertissement, dix encore et c’est le blâme. Les lois c’est fait pour vous, pas pour ceux qui les font ou quelque aigrefin de haut vol sapé chez Armani, Boss ou Cerruti.
Monsieur oui-oui qui a cessé toute activité immobilière, posture fort habilement démontrée avec l’inauguration en grandes pompes d’une nouvelle agence, sous des yeux émerveillés et les auspices de hardis et conséquents popotins. Il existe dans ce magnifique pays tellement de zones de non-droit, augmentant d'autant les possibilités de continuer à prospérer bien à l'ombre du maquis des lois de la République. Pourquoi s’en priver ? Et puis les gens se montrent si compréhensifs, prêts à se transformer en ardents zélateurs, dès qu’il s’agit d’obtenir quelque appréciable avantage ou substantielle reconnaissance.
Le Cardinal de RichOdel qui ne connaît pas davantage la crise. En témoignent les plus de 402 000 euros cumulés versés aux trois plus hauts dirigeants de l’Odel Var en 2014, dont il est le membre le plus élevé de la hiérarchie, en droite ligne avec les années précédentes. Cette année il pourra également surveiller le montant de la subvention du département dont il est un élu, membre de la commission des finances, au cas où des mals élevés s'aviseraient de chercher des pistes d'économies inconvenantes.
La marquise des préaux, conseillère (le mot est très présomptueux) départementale qui nous inonde chaque jour qui passe, de sa classe, de la pertinence de ses interventions et de sa tonitruante efficacité pour la commune et son canton. Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain ! Reléguant de facto et à son corps défendant, notre petit notaire de province au statut peu envié de préposé au seau royal (non pas le sceau, nous avons bien parlé du seau).
La bourgeoise rurale « Parce que je le vaux bien », future (?) conseillère régionale ayant oublié de relire « La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf ». Un choix éligible par défaut, car mis à part quelques Brignolais complaisants, la séduction de Monsieur oui-oui n'opère pas si bien que cela au-delà des frontières de la cité, au grand dam de Madame la Duchesse. En supplément, il a fallu digérer la couleuvre « Fontenoy », la grande prêtresse écolo-business-compatible imposée par le grand gourou républicain. Tout embarras bu et quelques places plus loin, voilà notre « Parce que je le vaux bien » plus que jamais gonflée d’importance.
L’éternel espoir qui doit boire le calice jusqu’à la lie, nous parlons bien sûr du premier adjoint (l'officiel, pas le bâtisseur de vent). Ayant cédé aux sirènes d’une union que d’aucuns lui dépeignaient comme la garantie absolue de lendemains prometteurs, un placard même pas doré et le ministère du silence seront de peu de réconfort. La laisse, la corde ou le combat au corps à corps ? A voir ! A sa décharge nombreux sont ceux qui vantaient mi menaçants, mi culpabilisateurs les bienfaits de l’union, souvent les mêmes qui en déplorent aujourd’hui la perfidie et la vacuité quand d’autres ont placé la compromission au centre de leurs valeurs ! Question de principes.
Tout cela agrémenté d’une cohorte de courtisans et courtisanes parfois gluants, parfois soumis, toujours inutiles ! Dans cette pure tradition politicienne, la grande majorité des citoyens varois ne le verra pas, mais une véritable entreprise de verrouillage des institutions locales, du pouvoir et des avantages qu'elles confèrent se met en place lentement, mais sûrement, rappelant un passé varois de sinistre mémoire et pas si vieux que cela. Brignoles et sa région n’en sont après tout qu’un avant-goût. Un petit pas pour la politique, un recul pour le citoyen !

samedi 10 octobre 2015

Quand ambition et cupidité sont les deux jambes de l'homme, le cul-de-jatte mérite tout notre respect ! *

Samedi 10 octobre, un édito impertinent, une fois n'est pas coutume, a mille fois raison de souligner que le baratin politicien ça va un moment, mais il devient à la longue une détestable et sale manie. Nous n'aimons pas non plus ce que devient la presse, mais quand un de ses représentants se rebiffe, ne serait-ce qu'un tout petit peu, il faut savoir aussi le saluer comme il se doit.

Il y a au moins un sujet sur lequel nous pouvons faire confiance à un Monsieur oui-oui, l'air tout imprégné de lui-même sur la page locale qui lui est consacrée, c'est sa capacité à garder la main sur un juteux business. Une luxueuse demeure près le Golf de Barbaroux pour ne pas avoir à se mélanger avec la plèbe brignolaise, en dehors des nécessités imposées par la fonction, atteste qu'un bon business vaut mieux que deux tu l'auras. Il est d'ailleurs gérant de plus de sociétés aujourd'hui qu'avant son élection et la récente inauguration d'une imposante agence immobilière à Saint-Maximin ne trompera personne !

Si les questions de la presse nous ont paru pertinentes dans le contexte, les réponses de l'adjoint à l'urbanisme sont de nature à laisser le lecteur... abasourdi. En poussant plus loin l'analyse, il n'est pas déplacé de se dire que les réponses témoignent d'abord d'un néant infini dont seul le vide absolu pourra donner une idée approchante, il vient ensuite à l'esprit que prendre les administrés pour des imbéciles congénitaux reste d'un excellent retour sur investissement. Une double page de Madame la Duchesse pour faire... du vent, une page entière de Monsieur oui-oui pour faire... du vent. Pourtant en cherchant bien, les plus inappropriées des actions ou des inactions recèlent toujours leur lot de bonnes nouvelles, nous en avons identifié une : quand vous possédez autant de sources d'énergies alternatives si complaisamment offertes, il serait dommageable de ne pas transformer ces énergies en électricité, pour une mise à disposition à titre gracieux auprès de la population. D’autant que les sources en question n'ont rien de gratuites !

Est-il déjà venu à quelqu'un l'idée saugrenue de confier la question complexe de l'urbanisme à un agent et promoteur immobilier ? Est-il déjà venu à quelqu'un l'idée saugrenue qu'un projet quel qu'il soit puisse se passer du moindre début de commencement d'une vision politique ? A Brignoles et au Comté de Provence, la réponse est de toute évidence : oui ! Ailleurs et à moins d'être particulièrement sot, c'est fortement moins probable !

Une odieuse rumeur se répand, laissant entendre que Monsieur oui-oui n'est pas en position éligible sur la liste des régionales au motif que Madame la Duchesse aurait besoin de lui à Brignoles, pour l'accompagner dans le travail harassant qu'elle exerce à la mairie, entraînant de facto l’hilarité générale… Mais nous n’avons pas pu confirmer la véracité des propos ! En revanche nous pouvons confirmer que prendre des vessies pour des lanternes n’est toujours pas une bonne idée.

* titre qui emprunte à Henry de Montherlant.

mardi 6 octobre 2015

« Une morale pour les aigles, une autre pour les pigeons »

Il l’a dit, il l’a répété, il l’a clamé haut et fort. Qui donc ? Monsieur oui-oui, le roitelet qui se sent pousser des ailes, pour autant simples moignons atrophiés de ses rêves de puissance. Quoi donc ? L’immobilier et lui, c’est le passé, de l’histoire ancienne… à tel point qu’il a créé depuis des sociétés à vocation philanthropique, qu’il inaugure en grandes pompes locales des bureaux à Saint-Maximin en présence de quelques noblaillons brignolais qui se bousculent pour lever hardiment le verre de la soumission indéfectible et pas si désintéressée. Paraître ou ne pas paraître, telle est la question…

Bienvenue dans ce magnifique « no man’s land » politico-juridique. Un territoire où peut-être plus que partout ailleurs, un député maire peut toujours exercer son métier initial en continuant de prospérer, avec un client « prestigieux » en situation de monopole de fait via des appels d’offres auxquels l’élu de la république participe directement ou indirectement ; où le président d’une institution publique majeure peut dicter sa loi concernant la très sensible et très convoitée commission des appels d’offre, avec la bénédiction des représentants de l’Etat et dans l’indifférence générale, en total mépris des textes de lois ; où l’on peut être à la fois directeur d’association subventionnée à coups de millions d’euros, élu de la collectivité qui subventionne, directeur de cabinet de collectivités publiques, gérants de sociétés et se verser un salaire de nabab ; où un promoteur immobilier à la tête de plusieurs sociétés immobilières sur la région peut être adjoint délégué à l’urbanisme sur ce même territoire, au développement (sic !) d’une collectivité, suppléant en embuscade à l’assemblée, au département, sur la liste des régionales et bien plus encore ; où le statut recherché « d'ami(e) » attribue de facto une vertu irrévocablement nécessaire et définitivement suffisante pour gérer et contrôler une collectivité publique ; où un autre député maire peut faire de la politique et ses déclarations de patrimoine, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir ; où aumônes et gratifications venues d’en haut sont directement proportionnelles au degré de courbure, de flagornerie et de soumission venues d’en bas (encore que sur ce point, il y a de croustillantes exceptions qui confirment la règle, nous le savons, mais laissons cela pour l’instant) ; où les plus nantis n’ont de cesse de quémander toujours plus leur part sonnante et trébuchante de récompense, en bons « Bourgeois de Calais » qu’ils n’ont jamais cessés d’être ; où la superficialité devient indéniablement le seul signe de ralliement et de reconnaissance qui vaille la peine d'être cité ; où au sein d’un même parti, la sincérité est de son côté quand le vice et la mafia sont de l’autre, en se couvrant de bisous et se congratulant à la première occasion ; où la seule information officielle dûment estampillée reste : circulez y’a rien à voir. Nous en passons pourtant et des meilleures.

Tout ceci reste parfaitement « normal » et codifié, ce n’est pas le saucissonnage des textes de lois et leur interprétation à géométrie variable, selon que vous soyez puissant ou misérable, qui nous contredira. De très bons avocats, profusion d’argent public ou non, des juges parfaitement solubles dans l’eau, conjugués avec une apathie et une crédulité généralisées sont un aspect des choses à ne surtout pas négliger. Tout le monde ne porte pas le nom d’un célèbre magistrat, auteur de cet édifiant ouvrage : « Une morale pour les aigles, une autre pour les pigeons ». A présent, devinez donc qui est qui !

samedi 3 octobre 2015

« La ruse la mieux ourdie peut nuire à son inventeur et souvent la perfidie retourne sur son auteur. »

Comment se fait-il qu'un projet d'agglomération dont les principaux protagonistes envoient à quelques semaines, voire à quelques jours d'intervalle, des signaux contradictoires et incohérents dans la presse, se retrouve plébiscité comme par enchantement ? Avec des élus prêts à se taper la cloche sur le perron de l'Hôtel de ville pour célébrer pareil événement... Mais que ne feraient certains pour une belle image toutes dents dehors.

C'est en définitive très simple : le fond n'a aucun intérêt, en politique il est de tradition de communiquer à tout prix ! Les politiciens professionnels (plus par l'accaparation du pouvoir que par le talent, malheureusement) savent jusqu'où ne pas aller trop loin au-delà des limites de l'acceptable pour les administrés. Certains sont sincères, non pas de cette sincérité que l'on attribue volontiers à une brave personne, mais bien celle qui permettra d'augmenter substantiellement aides et subventions dans l'intérêt général. L’opération qu'on appelle volontiers assistanat quand il s'agit des citoyens, dotations quand il s’agit des collectivités et aides quand il s’agit des sociétés. Car les ressources de base sont imparablement les mêmes dans tous les cas : les contribuables, les entreprises et les marchés financiers.

Néanmoins, des positions retranchées, de minables calculs politiciens et des egos très largement surdimensionnés ont déjà fait perdre des millions d'euros aux collectivités de notre territoire. Les élus le savent et ne peuvent envoyer balader l'autorité de l'Etat via le préfet, d'un revers de main, d'autant qu'ils sont dorénavant coincés entre l'enclume et le marteau. Comment admettre en effet qu'on vienne s'apitoyer des baisses de dotation d'un Etat au bord du précipice de sa dette, quand on traîne délibérément les pieds pour se regrouper, non sans arrières pensées politiciennes et clientélistes. Sachant que l'union aura (ou devrait avoir) pour effet de permettre une meilleure mutualisation des compétences (oui nous le savons, c'est souvent un vœu pieu) et une taille critique pour recevoir des aides substantielles qui profiteront à tous (ou presque) ! Ce sont là les limites de postures politiciennes intenables.

Il n'en reste pas moins que les ingrédients du mariage de la carpe et du lapin sont présents. D'abord il s'agit de vous convaincre que la Droite et la Gauche, ça travaille main dans la main sur le territoire, à se demander pourquoi ce n'est pas pareil au niveau national. En suivant, il s'agit de vous convaincre que les egos, c'est vilain, les autres on l'ignore mais eux se font des « gouzi-gouzi » à toutes les réunions, tellement ils s'aiment et s'apprécient. Pour autant ça ne suffit pas, il s'agit maintenant de vous convaincre qu'il existe une vision, laquelle on ne sait pas mais ils en ont une, vous pouvez les croire sur parole quand vous voyez la façon diamétralement opposée dont sont gérées les communes et le niveau stratosphérique des arguments. La comparaison par la presse locale avec le conseil de l'ONU, ce « machin », est évocatrice à bien des égards, de ce que nous pouvons attendre du lapin qui va sortir du chapeau. L’enfer étant également pavé de bonnes intentions !

Madame la Duchesse nous gratifie à l’occasion d’un sentencieux « Ce périmètre nous convient… ». Non sans blague ? Il a pourtant toujours été celui officiel, depuis le départ. Mais pour être tout à fait juste le maire de Saint-Maximin a perdu aussi une occasion de se taire. Pas la peine d’en faire des tonnes dans la conviction, quand jusqu’à présent on se faisait appeler « désirée »… et puisque tout cela est si merveilleux, alors comment comprendre le bras d’honneur de Saint-Maximin à Brignoles sous l’ère des précédentes municipalités ?

Après, tout n'est qu'affaire de renvoi d'ascenseur, je te donne ça, tu me donnes ça, et cætera... Dans l'intérêt des citoyens ? Pour quelques politiques oui, mais ils se font rares ces temps-ci. Ajoutons que cette belle promesse (et on sait ce que vaut une promesse politique) tombe à pic dans le coin, électoralement parlant s’entend. Comme tombent à pic des attentions touchantes auprès des personnes âgées. Autant que ces braves électeurs si faciles à séduire servent à quelque chose le jour du vote prochain. Parce qu’il ne faudra pas trop compter sur les enquiquineurs que sont les abstentionnistes et des frontistes qui ont l'audace de préférer des blondes qu’ils considèrent intelligentes, à des brunes ou des bruns qu’ils savent incapables et notoirement profiteurs. Chacun reconnaîtra les siens.

jeudi 1 octobre 2015

Vous êtes prévenus !

Il semble qu’une véritable entreprise généralisée de mise sous contrôle de la presse et des journalistes, comme jamais par le passé, se mette en action façon rouleau compresseur. Et l’Europe, cette catin au service exclusif d’une oligarchie politico-financière enfoncera le clou, grâce à une directive opportune muselant d’autant mieux la presse. C'est pourquoi un collectif de journalistes publie un livre baptisé « Informer n’est pas un délit », afin de nous sensibiliser aux difficultés de plus en plus grandes rencontrées au cours de leurs enquêtes. Il s'agit ici de journalisme d'investigation, le reste de la profession étant pour l'essentiel composé de passe-plats, on ne peut que le regretter, mais c'est ainsi.

Rappelons que ce qui constitue l’essence même d’une information libre et indépendante, c’est l’assurance que son auteur s’astreint au principe de vérité et de ses obligations (vérifier encore et encore), le refus de se compromettre avec un pouvoir quel qu’il soit, l’ouverture systématique et en toute transparence d’une tribune contradictoire, de ne jamais perdre de vue pour qui elle est écrite (le citoyen) et qu’elle le soit en conscience (celle du journaliste) ! Ce qui n’enlève rien aux devoirs du journaliste vis-à-vis de ses écrits, car personne n’imaginera que ce métier ne recèle pas lui aussi son lot de malhonnêteté, de vice et de cynisme.

Si l’on considère comme George Orwell et que rappelle la journaliste Elise Lucet « Le journalisme consiste à publier ce que d’autres ne voudraient pas voir publier. Tout le reste n’est que relation publique », alors il y a fort à parier que ce journalisme là est en voie d’éradication. On le sait les méthodes pour décourager des journalistes « trop curieux » ou même les juges, voire les sources quand elles sont identifiées, sont aussi variées que minables (mais que pourrait-on attendre de différent de la part de minables). Intimidations, discrédits orchestrés, harcèlements, menaces de mort, balles expédiées par courrier, écoutes illégales, petits cercueils sur le palier, cambriolages, manipulations et retournements de collègues peu curieux ou peu scrupuleux, sont autant de possibilités bien réelles et employées sans états d’âmes. Rappelons cet épisode vécu il y a de cela plusieurs années, par une juge d’instruction bien connue, alors en opération de perquisition chez un fonctionnaire de l’Etat, qui avait eu la délicatesse de déposer sur son bureau et à son attention un revolver pointé en direction de la porte d’entrée, tellement il était sûr de son impunité la plus totale…

Les politiques se plaignent auprès d’oreilles bien trop complaisantes de l’acharnement des juges et des journalistes, mais quand on sait que certains ou leurs proches, sont visés par des dizaines d’enquêtes, que la grande majorité ne verra jamais l’ombre d’une condamnation ou de manière tellement ridicule, on se dit que ce n’est pourtant pas assez. D’ailleurs comment interpréter la dernière pépite de Patrick Balkany « J’exerce mon droit au silence », au juge qui lui présente une preuve directe qu'il est bénéficiaire d'une société domiciliée dans un paradis fiscal ? Sans parler de la mise à jour de la vente d'une nouvelle villa de luxe dont il était propriétaire, derrière un montage savamment opaque, mais visiblement pas encore suffisamment. Sachant que cette déclaration n’a strictement aucune valeur en droit français, sauf à se moquer ouvertement du juge. N'oublions pas que le classement de guerre lasse de certaines affaires ayant jalonné l'histoire du Var, a plus à voir avec la difficulté des juges ou des journalistes à exercer leur métier, qu'au manque d'informations et d'éléments de preuves. 

Aussi l’abandon programmé de la lecture et de l’esprit critique par les plus jeunes, au profit de plaisirs plus immédiats mais éphémères, la peur du lendemain et de perdre ce qu’ils possèdent des plus anciens, un fatalisme mortifère bien en phase avec un désir de paix sociale à n’importe quel prix, risquent fort de donner raison à un pouvoir qui par certains côtés, se rapproche de plus en plus dangereusement des dérives mafieuses. A moins que Non, cela ne dépend que de nous !

Quand un "manant" n'hésite pas à botter énergiquement des fesses ducales !

Nous voulons évidemment parler de la sortie du président de Coeur du Var, via la presse locale, en réponse à l'appel pour le moins outrancier et baroque sur la forme, d'une duchesse s'adressant à des culs terreux pour qu'ils rejoignent ses terres, séance tenante...

Madame la Duchesse effectue son marché sans égard pour la valetaille. On comprend d'autant plus cette dernière quand chacun sait ce qu'elle obtiendra en retour : des sourires, des "je vous aime" agrémentés du plus profond dédain, sans compter qu'elle devra se fader foucades et ami(e)s en prime ! La duplicité récompense très souvent en politique ceux qui la pratiquent, mais elle appauvrit toujours la collectivité. Il est donc rassurant de lire que tous les élus ne mangent pas de ce pain là. Le maire de Besse se fait également égratigner et à juste titre, entraîner le départ de sa commune sur la base d'un échec personnel n'est guère responsable.

Toutefois nous tenons à prévenir le président de Coeur du Var que pour "unir plutôt que diviser" selon ses propres voeux, il faut être au moins deux et que la duplicité ne soit pas un mode de fonctionnement qui se substitue à tout le reste. Il pourra toujours venir à Brignoles pour constater qu'une union réclamée avec force par une grande majorité de Brignolais comme la panacée (et comprenant parmi elle pléthore de râleurs et faux culs d'aujourd'hui), peut aussi déboucher sur une division visible au grand jour, aussi sûrement que deux plus deux font quatre. Au vu toutefois de ses propos relayés par la presse, il n'est pas sûr qu'il n'en soit pas parfaitement conscient.

dimanche 27 septembre 2015

Il n'existe pas de démocratie sans citoyens éclairés !

Qui est mieux à même et mieux qualifiée pour porter cet éclairage, qu'une presse libre et indépendante ? Elle a bien existé dans des temps anciens, avec des personnalités pouvant se prévaloir du titre de journaliste. Aujourd'hui, à de rares exceptions près, nous avons une presse qui n'est plus que l'ombre d'elle-même, faite de passe-plats, perfusée à coups de subventions et de commandes publiques, aussi lisse et uniforme que la pensée unique. A ce titre une double page dans Var Matin pour nous parler du bilan de la municipalité brignolaise, quand un entrefilet y suffirait amplement, nous a laissé pantois.

"De par notre fonction, ce sont surtout les râleurs qui viennent nous voir..." mais quel mépris Madame la Duchesse. Et s'ils venaient plutôt parce qu'ils sont excédés de l'incapacité de leurs élus à faire autre chose que de beaux discours et de belles promesses ? Ah il est certain qu'échanger, comme vous le dites, de manière informelle (autrement dit parler pour ne surtout rien dire), est à la portée du premier venu... nous en convenons.
"L'heure des grandes dépenses publiques a vécu. Les Brignolais semblent le comprendre et l'accepter...". Ils ont surtout compris que l'imagination n'est pas au pouvoir et qu'ils se sont fait avoir, parce qu'ils voulaient y croire encore une fois. L'espoir fait vivre. L’union leur paraissait salutaire, elle s’avérera une faillite sournoisement masquée et organisée. L’apanage des très petits. Ce n'est certes pas la première désillusion, l'avenir dira s'il y en aura d'autres.
"La commune a un formidable potentiel...", bien sûr, le département aussi, la région aussi, le pays aussi, c'est une phrase à haut pouvoir recyclable pour élu en manque cruel d'idées. Rien ne nous sera épargné avec Brignoles qui "a souffert un temps de son image FN". Non chère madame, une commune n'a jamais eu à souffrir d'une image qu'elle n'a jamais revendiquée et essentiellement destinée à manipuler les opinions, elle a en revanche toujours eu à souffrir d'élus médiocres, affairistes, clientélistes ou politicards, voire tout cela à la fois !
« Nicopolis en ébullition, la zone des Consacs qui connaît une nouvelle jeunesse... », nous nous prenons à rêver qu'un jour nous soit épargnée l'emphase, si précieuse aux esprits creux.
Que dire ensuite de ce magnifique couplet sur « la région qui ne doit pas tomber aux mains du FN », il y a pourtant bien pire que tomber aux mains du FN. C'est tomber dans l'à peu près systématique, dans l'approximatif méthodique, dans le mensonge culturel, dans la combine institutionnelle, autant de vertus d'une ploutocratie qui a pignon sur rue. Oui vraiment, il y a pire. D'ailleurs, notre petit doigt nous dit que les petites combines d'appareil pour les régionales ont fâché beaucoup de monde. Nous pourrions bien assister à un "remake" des sénatoriales.
Pour ce qui est de la communauté d'agglomération, nous atteignons hardiment les sommets du « foutage de gueule ». Après avoir fait perdre des millions d'euros au territoire à coup d'arguties politiques de comptoir, on tente de nous expliquer maintenant qu'il n'y a pas de véritable problème. Comprenez le contraire, bien évidemment. Alors proposons, nous serions ainsi prêts à soutenir une future présidence du maire de Saint-Maximin pour une future agglomération, avec une équipe digne de ce nom. Que pourrait bien y perdre de plus Brignoles qu'elle n'a déjà perdu ? Au contraire elle y gagnera des personnes compétentes et dynamiques, par-delà les étiquettes. Car on veut bien positiver en cessant la critique, mais pour des choses sérieuses qui en valent la peine, sacrebleu ! Devenir de paisibles veaux ou même des loups de salon n’a jamais été une ambition chez nous. Des réjouis d'hier qui se sont transformés en mécontents, fâchés, choqués, contestataires, énervés, déçus, récriminateurs, insatisfaits, protestataires, contrariés, furieux, nous en croisons beaucoup, mais si c'est pour faire des ronds dans l'eau...

mardi 22 septembre 2015

Quand incapacité et instrumentalisation deviennent des armes de destruction massive (bien réelles celles-ci) dans les mains des élus !

Les collectivités s'insurgent contre un gouvernement décidé à réduire drastiquement leurs dotations ! Dire que ça sent la récupération politique à plein nez est une litote. Pour comprendre de quoi il s'agit vraiment, voici quelques clés et pour faire simple : 

Le produit des dotations aux collectivités territoriales est constitué de prélèvements opérés sur le budget de l'Etat. Il y a deux types de dotation : 
- de fonctionnement (la plus importante), qui s'applique aux communes, groupements de communes à fiscalité propre, départements, et régions depuis 2004 avec part forfaitaire et péréquation (compensation des plus défavorisés).
- d'équipement, qui s'applique aux départements, certaines communes et groupements de communes.
La dotation globale de fonctionnement atteignait les 40 Milliards d'euros en 2014. C'est elle qui va supporter la baisse de 3,6 milliards d'euros par an sur trois ans. S'y ajoute d'autres dotations de fonctionnement spécifiques (instituteurs par exemple...).
La dotation globale d'équipement a fusionné récemment avec la dotation d'équipement des territoires ruraux, ensemble elles ont atteint environ 840 millions d'euros en 2014. S'y ajoute des dotations et fonds de compensation à caractère essentiellement fiscal.

Certes l'effort à consentir va être colossal, mais ce seront bien au final les citoyens lambda qui devront supporter l'inconscience d'élus inaptes à réformer, mais toujours dégourdis pour vivre très largement au-dessus de leurs moyens et de leurs capacités réelles. Tout cela pour revenir en 2017 à... 3% de déficit budgétaire, autrement dit moins de dette délibérée, mais toujours de la dette.

Pourquoi s'agit-il d'une instrumentalisation purement politicienne ? Pour plusieurs raisons que nous énumérons ici :
La droite a longtemps reproché à la gauche (à juste titre) son empressement à vider les caisses plutôt que de les remplir. Aujourd'hui il s'agit justement d'arrêter une gabegie suicidaire de l'Etat, entamée depuis plus de 30 ans par tous les gouvernements successifs. Ce n'est même plus une obligation, c'est devenu une question de survie.
On savait que le niveau des élus est en constante diminution mais de là à dire qu'ils ont une mémoire de poisson rouge, il n'y a qu'un pas que nous franchissons allègrement. Nicolas Sarkozy, François Baroin, Hervé Morin avaient successivement préconisés gel et réduction drastique des dotations, quand ils étaient au pouvoir. Mais ça c'était avant ! Nous sommes meilleurs quand il s'agit de donner des leçons de gestion aux autres pays.
A moins de vivre dans une grotte au fin fond du Var depuis 30 ans, sinon chacun sait que la France n'est plus en capacité de boucler un budget en équilibre depuis des lustres. Augmentant d'autant la dette, année après année. Ce qui veut dire que pour pouvoir honorer ses engagements, l'Etat doit emprunter sur les marchés. Il est assez difficile d'expliquer à des Français soi-disant assistés qu'il faut qu'ils se bougent, pendant que les élus se comporteraient comme des irresponsables sans imagination, mais pas sans continuer leur train de vie inacceptable et infondé.
Malgré l'effondrement du prix du baril de pétrole, malgré un euro à quasi parité avec le dollar, malgré des taux d'emprunt extrêmement bas diminuant d'autant le montant des intérêts à rembourser, notre PIB stagne depuis des années et notre dette continue de croître inexorablement. L'effort est trop important nous dit-on, il faudra alors demander à un chef de famille surendetté, comment son banquier se montre particulièrement généreux quand il s'agit de le rembourser ! Il faudrait négocier ? C’est probable pour les collectivités les plus défavorisées, mais la marge est bien étroite.

Le président de la chambre régionale des comptes PACA*, tout en reconnaissant l'ampleur de la tâche sur cette question de la baisse des dotations, finit par lâcher cette petite bombe : "On est un peu surpris par le manque d’anticipation. Des collectivités, y compris très grandes, sont en situation de ne plus dégager d’autofinancement pour financer les emprunts. Dans ces cas, on est dans l’imprévision, l’amateurisme." Avis aux amateurs... 

* Interview tv83

samedi 19 septembre 2015

Miscellanées politiques

Il ne s'est rien passé au conseil municipal du 18 septembre à Brignoles. C'est donc qu'il n'y a rien à faire à la municipalité... L'essentiel se trouvait en marge des délibérations, d'abord avec l'assujettissement définitif des deux frondeurs frontistes qui ne manquent pas une occasion de lustrer la collection d'escarpins de Madame la Duchesse. Ils seront parfaitement assortis à leurs nouveaux "amis", ce sera ton sur ton ! Ensuite par la nouvelle passion du directeur de cabinet de Madame, en tant que pigiste à Var Matin, à moins qu'il ne soit engagé pour corriger les fautes d'orthographe"s" du journaliste de service pendant le conseil... A part ça, rien à signaler d'important dans la meilleure ville du meilleur des mondes.

Samedi 19, grande messe des maires à Brignoles destinée à interpeller les administrés sur leur situation précaire, question finances. Enfin selon quelques sources, grande messe est un terme très exagéré, ça ressemblait plus aux vêpres dans la stricte intimité de la chapelle. Il y a tout de même des coups de pied occultes qui se perdent ! On empêche ici ou là les réunions politiques pour des prétextes douteux ; on se moque des personnes défendant des modèles de service à vocation moins financière et plus humaine ; on fustige un gouvernement pour son train de vie quand on fait perdre des millions d'euros à la collectivité ; on dénonce un système axé sur l'assistanat en venant s'épancher devant les administrés sur la baisse drastique de dotations, conséquence d'un endettement abyssal du pays, que sa propre famille politique a pourtant soi-même contribué à laisser filer et dont les collectivités vont devoir prendre leur part, quoi qu'il advienne. Nous y reviendrons en détail, car on se moque vraiment du monde.

Tous les amoureux de la nature seront désormais heureux de savoir que la grande prêtresse de l'écologie de comptoir "pragmatique et modérée", que Nico toujours aussi gaffeur bade en lâchant qu'il la trouve plus sexy que les autres grandes prêtresses (Duflot, Joly, quel que soit notre avis sur les intéressées, chacun appréciera le rapport... on nous a déjà fait le coup avec Rachida) est en bonne place pour défendre les intérêts du Gaz de schiste et d'un Monsanto à la française réunis dans le Var. Pour traverser l'atlantique à la rame il faut certes du caractère, des bras et les sous de papa, pas forcément un cerveau ! Ce n'est tout de même pas nous qui avons écrit « OGM, pesticide, nucléaire, diesel, Gaz de schiste, ce sont des choix, des leviers possibles pour assurer la pérennité de l’espèce humaine ». Sans parler de ses opposants, même à droite ce genre d'idiotie agace prodigieusement et à juste titre.