dimanche 29 janvier 2017

D A U B E

Non il ne s’agit pas de la recette du célèbre plat, mais de l’indigeste gloubi-boulga servi pour la présentation du débat d’orientation budgétaire (DOB), de la commune. Nous rappelons l’esprit de cet acte citoyen initié en 1992 : le DOB a pour but de crédibiliser l’exercice démocratique, en suscitant un débat sur les priorités et les évolutions de la situation financière de la collectivité. Il est censé améliorer la qualité de l’information transmise. Il donne aux élus la possibilité de s’exprimer sur la situation financière (à ne surtout pas confondre avec l’exercice de servilité, tant affectionné par certains). Il s'agit d'un outil associant majorité et opposition. Or une fois de plus, nous aurons eu droit au couplet sur les baisses de dotations de l’Etat. Une élue nationale devrait savoir qu’elles sont la conséquence des manquements politiques qui sévissent dans notre pays, depuis au moins 30 ans, à tous les échelons administratifs de ce pays. On fustige opportunément l’assistanat, la gabegie, l’irresponsabilité, concernant pêle-mêle les chômeurs, les opposants politiques du moment, les migrants, le mille-feuille administratif, mais quand il s’agit d’appliquer de vertueux principes aux collectivités ou mieux encore à soi-même, curieusement la mémoire flanche et la voix se fait chevrotante. Pourtant à un moment donné ou un autre, l’addition sera présentée.
Mettons de suite les choses au point, tellement la moutarde de la mauvaise foi et de l’incapacité réunies nous monte rapidement au nez. La mandature précédente s’est faite parfois étrillée pour une gestion irresponsable, or nous n'avions pas touché le fond, loin de là. A part l’ex-adjoint aux finances qui a fustigé, à juste titre, une présentation sans intérêt et duplice (la rétrospective 2016 ne figurait même pas, autrement dit ce fut bis repetita pour l’essentiel, de ce qui a déjà été dit début 2016, sacrée performance !), tout ce petit monde était pourtant au comble de l’extase. A se demander sincèrement si les rapporteurs de la délibération comprenaient véritablement les informations qu’ils donnaient ? Nous sommes sérieusement en droit d’en douter. Mis à part notre histrion qui s’est lancé dans une nième diatribe sans queue ni tête, à la gloire de la municipalité et de sa gestion, maintenant qu'il fait partie du petit personnel municipal, sinon force est de constater qu’il semble bien ne plus y avoir de pilote dans l’avion.
Se satisfaire des baisses de charge du personnel, quand on sait que la ville de Brignoles possède une palanquée de cadres (pour compenser et suppléer le niveau des élus ? voilà bien la seule explication plausible), que ces baisses sont dues à des transferts de charge à la collectivité communautaire ou à des départs de personnes ayant jeté l’éponge et non remplacées, il n’y a vraiment pas de quoi en faire un fromage. Pour ceux qui savent se servir d’une calculette, le ratio est toujours le même, voire pire qu’en 2014, qu’on se le dise ! L’endettement reste au même niveau. Pour qui n'est pas fâché avec la réalité, l’alerte franchie par la mairie de Brignoles en 2014, l’a été du fait des sommes dues à la régie des eaux nouvellement constituée. Une situation qui fut réglée à notre connaissance entre 2014 et 2015, sur la foi des chiffres présentés. Nous n’aurons pas la cruauté de rappeler que ce n’est pas l’actuel adjoint aux finances qui officiait alors, mais c’est un fait qui ne nous a pas échappé. Dans tout ce que nous avons pu constater, il n’y a rien qui justifie de la moindre satisfaction, à part beaucoup de suffisance, de vantardise ou d’ignorance, voire les trois à la fois. Pire que cela, nous avons décelé des incohérences qui ne trouvent aucune explication logique. 2017 et au-delà nous inspire donc une réflexion : le bateau communal vogue maintenant au gré des vents et tout le monde se bronze le nombril sur le pont. Vous en voulez encore ? Nos oreilles ont bruissé d’une folle rumeur qui selon le point de vue où on se place, n’aura pas la même résonnance : la sympahique directrice générale des services qui sévit à Brignoles, dont les compétences sont universellement reconnues, au moins par elle-même et Madame la Duchesse son amie, irait désormais sévir à la future agglomération ! Bon vent et surtout bonne chance aux heureux bénéficiaires si tel est le cas !

samedi 28 janvier 2017

Je mens, donc je suis !

Ah que la vie est belle au conseil municipal de Brignoles, quelle bénédiction de pouvoir admirer tous ces visages épanouis, dignes d’une réunion des Illuminati. Croyez-nous, cela réchauffe le cœur de voir autant de béatitude concentrée... D’autant qu’il semble que notre petit diablotin et histrion préféré, semble avoir enfin rejoint la majorité, si l’on en croit les tendres attentions dont il fait maintenant l’objet. Encadré qu’il était par deux conseillers, que nous supposons experts reconnus en révérencieuses attitudes. Une attention qu’il rend au centuple de ce que lui permet d’élever son niveau d’exigence en obséquiosité, qu’il pousse désormais vers des firmaments de flagornerie. Un parcours étrange et surprenant, mais le sujet n’est pas là... pour l’instant ! Que ne peut-on manger du cirage afin de briller en société, doivent se dire tous les adulateurs confits de Madame la Duchesse.
Nous avons donc appris avec étonnement, qu’il fallait plusieurs semaines pour obtenir des documents, tout ce qu’il y a de plus officiels et ne nécessitant donc pas une charge colossale. Encore que la promesse de les mettre à disposition a bien été prononcée, patience et longueur de temps, etc., etc.... Nous avons également appris (bien qu’il faille plutôt parler de confirmation dans le cas présent) que l’individu à la multiplication des petits parkings virtuels, alias Monsieur Oui-Oui, était capable de jeter à la face d’une assemblée conquise par ses abyssales connaissances, n’importe quelle allégation en conseil municipal. Qu’importe le flacon, pourvu qu’on est l’ivresse. Mais est-ce vraiment un scoop ? Parce qu’il a été pris la main dans le pot de confiture par deux conseillers qui ont eu l’idée saugrenue de contrôler ses dires, quel culot. Mais Monsieur Oui-Oui c’est aussi Culbuto ! Vous le poussez, il revient sur ses bases, comme si de rien n’était, enfin au moins tant qu’il existe des ahuris pour faire la claque et il y en a, c’est sûr.
Mais le plus beau fut la découverte de sa vilaine cachotterie, avant le vote sur le choix du concessionnaire à l’aménagement du centre-ville de Brignoles. Evidemment, beaucoup de monde se doute bien que cette opération ne respire spontanément ni la transparence, ni la clarté, ni la présomption d’innocence immobilière, mais cela ne suffit pas, en matière juridique. Notre département a beau être le champion des infractions à l’urbanisme, ce n’est pas pour autant que cette situation émeut davantage qu’ailleurs. D’ailleurs nous avons un président du département mis en examen, inquiété dans des affaires parfaitement identifiées, remontant déjà à plusieurs années et ? Et rien, circulez !
Une question nous a traversé l’esprit : les membres de la commission d’aménagement créée pour l’occasion étaient-ils informés de ce regrettable événement (les raisons explicites du retrait d’un candidat, laissant un seul prétendant à la manoeuvre). Dans l'affirmative il y a complicité passive de cachotterie, sinon ce n’est pas davantage joli, joli ! S’il était encore besoin de le vérifier, cet épisode n’aura fait que démontrer l’inutilité absolue de la quasi totalité des élus, adjoints compris en dehors du bien nommé Monsieur Oui-Oui. A lui tout seul il nous revisite la grande pensée de Descartes, le fameux « cogito, ergo sum » en « Je mens, donc je suis ! » C’est fort...

mercredi 25 janvier 2017

Ce n'est pas un signe de bonne santé mentale d'être bien adapté à une société malade.

Paraît-il ! C'est pourquoi nous ne nous y adapterons jamais. Voici la dernière trouvaille en date, censée confirmer l’électeur lambda dans son rôle d’imbécile congénital, qui nous vient tout droit du laboratoire de communicants de premier choix, concocté par le candidat Fillon : « Pénélope Fillon a travaillé dans l'ombre car ce n'est pas son style de se mettre en avant. » sic !
Cette niaiserie de communicants et porte-paroles vraisemblablement atteints de gâtisme précoce est censée infliger un démenti péremptoire et cinglant au fait que tant son poste d’assistante parlementaire que celui de conseiller littéraire, n’ont laissé aucune trace méritant d’être retenue, en dehors bien entendu des 5000 euros mensuels versés pour chacun des deux postes.
Alors nous savons bien que l’électorat de Fillon est constitué très majoritairement de personnes âgées, voire très âgées et que ce sont elles qui votent en masse, mais tout de même, c’est prendre les vieux pour de sacrés croûtons… Nous savons aussi qu’au moins un parlementaire sur quatre emploie un membre de la famille et qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même et la famille. Nous savons également que notre département, a tout récemment été fortement épinglé par la chambre régionale des comptes et qu'il n’est donc pas en reste, quand il s’agit d’embaucher des membres de la famille ou des amis, à des conditions défiants toute concurrence. Nous ne sommes pas non plus sans savoir que les corps constitués que sont les représentants de l’État et de la Justice, semblent parfois plus soucieux de ne pas indisposer les élus, que de faire appliquer les lois, toutes les lois, rien que les lois ! Nous savons aussi qu’en dehors d’une intégrité et de valeurs morales personnelles, rien n’oblige un élu à être un digne représentant de la fonction qu’il occupe, par son comportement général, par son devoir d’exemplarité, par ses compétences, par son travail effectif, par sa probité en toute occasion.
Nous en voulons pour preuve que Madame la Duchesse a tout compris : une fille comme assistante parlementaire et comme directrice à l’Odel, association très généreusement financée par l'argent public et dirigée par son directeur de cabinet, lui-même élu et rémunéré comme un roi du pétrole, sans cause réelle ni sérieuse. D’ailleurs à ce sujet le changement de présidence au département, n’aura pas été jusqu’à impulser un changement de présidence et de direction à l’Odel. Un temps envisagé, le processus s’avérera risqué pour la transparence sur les « méthodologies » varoises, sûrement pour préserver des secrets inavouables de fabrication ! Pensez-donc, même après le constat cuisant pour la gestion de l’association, de la chambre régionale des comptes, il était important de reposer bien vite le couvercle sur la marmite. Le temps peut-être de trouver un point de chute confortable, grâce à la création de la nouvelle agglomération ? Et dire qu’il se trouve encore tant de benêts pour justifier et cautionner l'impensable.

lundi 23 janvier 2017

Le bonheur à gogos, vaste projet !

Nous assistons sur des périodes de plus en plus brèves, à un fractionnement et une confiscation du processus démocratique. Cet état de fait induit des conséquences inéluctablement et profondément nuisibles, quand l’intelligence collective ou individuelle, l’exigence de résilience, alliées au long terme, deviennent des enjeux vitaux pour notre époque. Nous ne pouvions donc laisser sans réaction, les élucubrations de Madame la Duchesse sur l'absence cruelle de projet (en fait, du jamais vu en matière de fusion de communautés) qui lui était légitimement reprochée par un candidat à la présidence, pourtant largement éconduit par ses pairs. Comme à son habitude elle abusera du sacro-saint « foutage de gueule » qui lui réussit si merveilleusement bien dans un monde de benêts. Ils allaient tous le bâtir ensemble ce p….. de projet, alors il fallait lui lâcher les escarpins !
Personne, dans une telle assemblée de jocrisses, ne relèvera qu’une incontournable évidence qui n’a point été réalisée en temps opportun, conserve peu de chance d’aboutir ensuite et personne ne relèvera davantage que les vilaines et malsaines méthodes de Brignoles, du Comté de Provence, ne peuvent en aucune façon, engendrer des méthodes efficientes et vertueuses à plus grande échelle. D’ailleurs, aux dernières nouvelles, elles sont déjà en marche, bienvenue au club à tous les ahuris ! Est-il donc possible de prendre à ce point les gens pour des imbéciles, sans provoquer la moindre réaction. Eh bien, aussi étonnant que cela puisse paraître, dans ce coin du département, la réponse est toujours oui ! Le grotesque de la situation étant à son comble, quand Madame la Duchesse s'adresse à la seule personne de l'assemblée, en situation de légitimité historique, concernant la Provence Verte, quelles que soient les sensibilités de chacun. Le pathétique est à son zénith quand vous connaissez le réel potentiel des différents protagonistes, les résultats effectifs obtenus par chacun et non ceux outrageusement et tant vantés, à coup de publicités mensongères éhontées !
En bref, Madame la Duchesse vient tout simplement d’assurer ses revenus et ceux de son Cardinal préféré, au cas où les élections législatives leur seraient défavorables. Oh ce n’est sûrement pas de gaieté de cœur qu’elle ira se faire idolâtrer, dans le contexte actuel. Mais tout ça, pour ça ! Oui tout ça pour ça, car la fin justifie les moyens, dès qu’il s’agit de votre train de vie non négociable et de tous les avantages qui vont avec.
Si elle gagne, Monsieur oui-oui, encore tout auréolé de son rôle de supplétif sera intronisé maire de Brignoles, sans que les Brignolais aient cette fois, leur mot à dire. Ils seront eux aussi intronisés via un pal dans le fondement, ils commencent à en avoir l’habitude, sans compter ceux qui adorent. Quant à la nouvelle agglomération, nous devrions encore assister à un sympathique événement pour gogos, d’autant que le système aura été bien verrouillé, le Cardinal de Richodel y travaille consciencieusement. S’il sert d’aventure à quelque chose, c’est bien à ça. Ou elle perd et elle n’est désormais (presque) plus rien, seulement les administrés conservent quand même une gêne profondément incrustée dans le bas du dos et le train de vie de Madame, n’en souffrira nullement. Allez souriez, car nous savons qu'il n’est pas facile d’aller et venir affublé d'un pieu implanté dans l’arrière-train, pourtant avec quelque entraînement c’est possible, la preuve !

jeudi 19 janvier 2017

« Maîéééétressse »

Avez-vous eu des nouvelles des vœux de Madame la Duchesse ? Non ? C'est normal, tout le monde (ou quasi) s'en moque royalement et la célébration ne fait plus recette. Il est certain que vous arrivez toujours à combler le vide, avec tous les « chanceux » qui se retrouvent en service commandé, mais l'illusion n'est que de courte durée.

Pourtant elle a eu son heure de gloire, le jour d'avant, grâce à tous les paltoquets qui la suivent comme les caniches suivent leur maîtresse. Un peu comme « E.T. » qui aurait passé beaucoup trop de temps sur la planète Terre. Il pointe son doigt, mi-bêlant, mi-implorant, vous tendez l'oreille croyant entendre le célèbre « maiééééson » mais sacrebleu, vous avez bien entendu « maîéééétresse ». Ah oui, ça fout la trouille, mais ils ont pourtant été élus, par qui ? Les électeurs qui ne l'ont pas fait, doivent se dire aujourd'hui qu'ils sont de sacrés visionnaires, on ne peut pas leur donner vraiment tort !

Bref, pour changer ça, il va falloir se bouger et pas que dans les urnes, car en général il est alors déjà trop tard. Ceci pour toutes celles ou ceux et ils sont de plus en plus nombreux, qui n'en finissent pas de geindre. Plus ou moins ouvertement, après avoir été les premiers à prier pour le retour d'un train à grande vitesse, quand tout indiquait déjà qu'ils verraient débouler une machine à vapeur. Et maintenant les vapeurs, c'est eux qui les ont !

mercredi 18 janvier 2017

Effrayant !

Hommage aux adeptes de la trouducuterie, ils se reconnaîtront.

Esbroufeur insinuant,
Cossard gesticulant ;
Vertueusement corruptible,
Contempteur de justice immarcescible.

Addictif à la manne publique,
Etre servile archaïque,
Malhonnête de bonne foi,
Incompétent souventefois.

Nombriliste minutieux,
Inepte esprit sourcilleux ;
Teigne habilement domestiquée
D’esprit subtilement étriqué.

Dénué de sens commun,
Menteur opportun,
Louangeur de sottes pratiques,
Manipulateur odieusement sympathique.

Obséquieux personnage,
Outre enflée de cabotinage ;
Prodige de vacuité,
Concentré de fatuité.

Narcisse institué
Grassement rétribué,
Hypocrite petit élu,
Effrayant petit élu !

vendredi 6 janvier 2017

Agir ou se soumettre et subir, il faut choisir !

Un vent de fronde semble se lever. Oh il ne s’agit point encore de tempête salvatrice. On sentait déjà un timide frémissement autour des futures élections législatives, qui ne devraient pas aller autant de soi que prévu, dans chaque recoin du Var. Depuis peu, à ce qu’on peut voir et entendre ici ou là, il en sera de même pour la conquête de la présidence de la nouvelle agglomération, dans les terres du milieu.

Les connaisseurs savent toutefois que les élus (et plus encore les maires), ici bas, se déterminent rarement en suivant leur âme et conscience, ni davantage pour défendre les intérêts premiers d’une collectivité. Loin de pâles et ordinaires préoccupations citoyennes, ces preux chevaliers se positionnent avant tout dans l'objectif de bien afficher leur indéfectible servilité, pour vil prix de leurs propres et uniques intérêts, ou ce qu’ils croient être comme tels, quand ils ne sont pas simplement mus par un vieux règlement de compte personnel. Voir avec quelle dévotion, les escarpins de Madame la Duchesse sont astiqués jour après jour, avec quelle débauche de courbettes, avec quelle obséquiosité les pompes des grands manitous du département sont lustrées, fait peine à voir. Au point d’en ressentir les effets de la nausée.
Pourtant croyez-le ou non, il se trouve qu’une multitude d’administrés aime et cautionne ça. Il serait vain de passer en revue toute la litanie de lieux communs, d’arguments iniques, destinés à le justifier, le tout enveloppé d’une épaisse carapace d’inculture généralisée et revendiquée. Le chantage au FN restant, parmi eux, un Himalaya de vulgarité politique et d’ignorance permettant de maintenir le statu quo, quitte à faire le lit du pire. Alors quand nous repérons un début de révolte, même tardive comme celle du maire de Correns, nous approuvons et saluons ! Il n’y a de notre part rien de politique là-dedans, il y a juste la reconnaissance objective d’un travail effectif face à une communication pompeuse et stérile, le potentiel d’une réflexion collective de terrain plutôt qu'une courtisanerie doublée d'une incapacité dévastatrices, le constat que procure à la collectivité l’art du service en politique, même intéressé, eu égard à celui d'une politicaillerie affairiste.

D’autant que si nous lisons entre les lignes et écoutons les non-dits, il y a fort à parier que le prétexte de la querelle « d’égos » ne masque des raisons bien plus graves et pernicieuses qui ne sauraient être dites, mais commandent impérieusement d’agir. Ne lit-on pas, depuis belle lurette, que le Var est sans aucun doute le département français où les liens politico-mafieux sont les plus développés ? Si de plus il faut que ce soit le département où la médiocrité est érigée en vertu cardinale, alors il n’y a plus qu’à continuer ainsi, ou non ! Mesdames et Messieurs les élu(e)s, vous êtes invités à tirer les premiers...

mardi 3 janvier 2017

« La plus grande partie de l’ignorance peut être vaincue. Nous ne savons pas, parce que nous ne voulons pas savoir. » A. H.

Par peur qu’un tantinet de clairvoyance fasse choir les illusions, au champ du déshonneur d’une stupidité revendiquée ? Depuis le premier janvier, trois communautés de communes ont administrativement disparu, pour renaître en une communauté d’agglomération qui ne sera plus tout à fait le territoire de la Provence Verte, Provence Verdon échappant à la calamité annoncée. Ce territoire vaut pourtant une présidence.

Les grandes manœuvres de Madame la Duchesse sont engagées. Il faut reconnaître qu’au vu du degré de soumission d’un grand nombre d’élus de cette collectivité, qui n’ont pour la plupart de cesse, de morigéner en coulisses une insuffisance portée au pinacle, y compris chez d'ardents laudateurs, elle n’aura nul besoin de forcer ses dispositions naturelles. Nous ne parlerons pas ici de quelque opposition à une vision, un projet, un programme, une méthode, encore faudrait-il pour cela qu’il en existe. Que ce soit à Brignoles, au Comté de Provence, force est de constater que le temps s’est arrêté. Alors pourquoi, nous direz-vous, ne pas reproduire à plus grande échelle ce qui fonctionne si mal à plus petite ? Pourquoi ne pas démultiplier des valeurs aussi essentielles que l’incompétence, l’incapacité, la vacuité, la bouffissure, qui ont déjà fait leurs preuves ? Pourquoi ne pas continuer sur la base d’une gouvernance construite préférentiellement sur la soumission, la flagornerie, la manipulation, le clientélisme, l’hypocrisie et le reniement ? Rien ou si peu, n’a pu démontrer dans ce coin de territoire, qu’on avait à cœur de fonctionner différemment ! En revanche, nous avons bien noté que Monsieur Oui-Oui ce thuriféraire d'un développement économique hautement fantasmé et parfois même farfelu, a bien compris que communication rime parfaitement avec élection ; que Madame la Duchesse (à qui, ces derniers temps, les Brignolais sortiraient paraît-il par les trous de nez) redouble de sourires et de promesses auprès de maires résolument révérencieux, voire pathétiquement obséquieux ; que le Cardinal de RichOdel piaffe d’impatience pour mater tout ce petit monde, ou du moins le croit-il.

A ce stade, nous avons deux certitudes : le fiasco que sera la reproduction de politicailleries qui ont si bien « réussi » à Brignoles comme au Comté de Provence et l’affrontement durable qui s’en suivra. Parions que pratiquement partout ailleurs, cette seule perspective aurait conduit à une rébellion en règle d'élus responsables. Aux dernières nouvelles, ce n’est pas à l’ordre du jour, car il y a tout de même des traditions à respecter ! Le « pronunciamiento » isolé, annoncé depuis plusieurs semaines du côté de la cité de Correns, n’y suffira malheureusement pas. Rappelons pour les ignorants, car nous tenons à rester justes, y compris dans nos blâmes, que l’idée même d'une Provence Verte et de son développement concret y ont pourtant germé ! Mais pour germer et croître, il faut un terreau adapté et fertile, or il se fait de plus en plus rare dans ce coin reculé de l’Hexagone. Ce n’est pas, en effet, un signe de bonne santé mentale de s’adapter à des pratiques malsaines et infertiles !

jeudi 22 décembre 2016

« La chute des grands hommes rend les médiocres et les petits importants. Quand le soleil décline à l'horizon, le moindre caillou fait une grande ombre et se croit quelque chose. » V. H.

Si les fêtes de fin d'année n'ont plus grand risque de nous émerveiller à Brignoles, les réseaux sociaux semblent rivaliser de hardiesse pour combler à tout prix ce manque. Les élus d'hier fustigent ceux d'aujourd'hui, ces derniers se rebiffent, quand les rôles étaient inversés sous la précédente mandature. Les arguments sont assurément les mêmes : vous êtes des incapables, vous qu'avez-vous fait, et ainsi de suite. Qu'il nous soit permis de dire ici que rien de tout ceci ne serait rendu possible sans la complaisance, la passivité, l'adulation, le reniement, l'intérêt personnel ou il faut bien le dire, la bêtise de l'électeur et citoyen administré.

Il n'est bien entendu jamais trop tard pour découvrir que l'art politique ne se résume certainement pas à prendre des décisions, bonnes ou mauvaises ; que l'absence de programme, de projet et mieux encore de vision, sont extrêmement dommageables aux intérêts d'une collectivité ; qu'une approche exclusivement gestionnaire et comptable ne pourra jamais se substituer à une approche systémique ; que même une excellente communication ne remplacera jamais une modeste mais salutaire besogne ; que la méconnaissance rigoureuse d'un territoire est un lourd fadeau ; que contempler la paille dans l’œil du voisin n'enlèvera jamais la poutre dans le sien ; que le temps perdu ne se rattrape guère, que mettre enfin un bulletin dans l'urne sur la base d'une façade ou d'une notoriété usurpées, plutôt que sur des fondations concrètes et honnêtes est la promesse certaine de très mauvaises embûches.

Que peut-on pourtant espérer d'une équipe dont les membres sont de toute évidence, prioritairement sélectionnés sur le fait qu'ils seront au mieux dociles, si ce n'est serviles, d'une manière ou d'une autre ? Que peut-on espérer quand compétence, capacité ou personnalité sont autant de handicaps rédhibitoires ? Que peut-on espérer quand on passe plus de temps à vous expliquer qu'on travaille, qu'à travailler effectivement ? Que peut-on espérer quand une gouvernance se construit avant tout sur le clientélisme, l'affairisme, l’entre-soi, l’apparence, le réseau, la manipulation, l'intimidation, voire parfois la menace ? Que peut-on espérer quand le fil conducteur d’un engagement est viscéralement mercantile, malgré de pathétiques tentatives hypocrites pour le masquer ? Que peut-on espérer de personnes dont le comportement et la manière de vivre sont à l’exact opposé de ce qu’ils prétendent servir ? Que peut-on raisonnablement espérer, quand une bonne partie de la motivation est essentiellement guidée par la suffisance, là où une insuffisance chronique saute aux yeux ? Réponse : rien, il n'y a rien à espérer. De plus, quand on ne possède pas l'énergie et l'envie pour ne pas se soumettre à l'inacceptable, hormis le fait d'être patient et de mieux réfléchir avant de voter, point de salut ! Alors comme vous êtes bien gentils, vous en reprendrez même une grosse louche, car très bientôt nos chez élus pourront donner la pleine mesure de leurs talents sacrément cachés, au sein de la nouvelle agglomération. Surprise, surprise...

jeudi 15 décembre 2016

L'art de la trouducuterie municipale brignolaise !

Nous allons vous détailler aujourd'hui deux méthodes qui, reconnaissons-le, ont bien failli nous échapper : la maximinoise et la brignolaise. Chacun de vous se rappelle avoir élu les conseillers communautaires, au suffrage universel et dans l'ordre présenté, pour faire simple. Ce qui était une première pour ce type de collectivités. Depuis, trois communautés de la provence verte sont invitées à fusionner sur injonction d’Etat (enfin pas vraiment, mais c'est une autre histoire). Nous n'allons pas revenir sur la tragédie qui se joue pour la future présidence et vous n'avez pas fini de mettre la main à la poche, quelles que soient les promesses.

C'est plutôt le laxisme juridique entourant la recomposition des listes communautaires entre deux élections générales qui nous a interpellés. Un fait souligné par de nombreux spécialistes et élus, une prime à l'encouragement des vices et turpitudes politiciens, en toute légalité. Si en outre, cela permet de se débarrasser d'opposants encombrants, ce n'est que pain béni. A Saint-Maximin, les membres du conseil municipal reçoivent donc les éléments relatifs à la délibération visant à élire les futurs conseillers de la nouvelle agglomération. A Brignoles également en nettement plus succinct et avec une colossale absence. D'où notre titre.

Certains contesteront que le respect démocratique soit plus représenté à Saint-Maximin qu'à Brignoles, et pourtant. Après l'élection deux opposants représenteront Saint-Maximin. A Brignoles, nous nous devons d'avouer avoir été surpris, en découvrant la petite carambouille en pleine séance de conseil municipal, sans vraiment en mesurer toute la portée. Il faut croire que nous n'avons pas encore l'esprit assez tordu et pervers, pour anticiper chaque dévoiement des institutions qui nous est servi. En bref, l'affaire fut pliée faute de combattants, une candidature dans la précipitation étant par nature, vouée à l'échec. Il est vrai qu'à Brignoles, Madame la Duchesse aime tellement les plantes vertes qu'elle en veut partout. Elles ne servent strictement à rien, c'est juste pour le décor, mais tout de même.
Bienvenue aux futures communes qui ne connaissent pas encore l'art de la trouducuterie à la sauce brignolaise. Un autre indice : travailler est un handicap (nous avons bien dit travailler et non brasser de l'air). Car parer à toute turpitude suffisamment à l'avance peut devenir une gageure, faute de temps. Déjà que les conseils ont tous lieu en pleine journée, pour que Madame la Duchesse puisse ramener son chauffeur à la maison, avant la nuit tombée. C'est qu'elle n'habite pas ici, même l'amour connaît des limites.

dimanche 11 décembre 2016

Brignoles : grande braderie immobilière en préparation !

Dans la vie tout est affaire de communication. Nombre de citoyens louent la béatitude qui consiste à lire, entendre puis colporter des nouvelles remarquables, fussent-elles fallacieuses ou insignifiantes, plutôt que d'avoir à supporter de mauvaises nouvelles totalement avérées. C'est ainsi, et les politicards ne le savent que trop bien.

D'abord une présentation juste ce qu'il faut d'anxiogène, via le journal local, sur l'état de délabrement du centre-ville de Brignoles. Accompagnée il faut le reconnaître, d'un bilan chiffré de travaux déjà effectués dans le cadre de l'OPAH-RU. Des réalisations, loin d'être négligeables engagées par les mandatures précédentes, restons justes. Cependant toutes les communes n'ont pas la chance d'avoir sous la main un professionnel de l'immobilier, comme adjoint à l'urbanisme. A vrai dire, la dernière fois que nous avons entendu parler d'un maire ayant osé imposer une telle incongruité, c'était à propos du procès Xynthia. Une sacrée réussite, avouons-le ! Quels veinards les Brignolais.

D'où un mirifique projet, dont les grands couillons des mandatures précédentes n'auraient même pas eu l'idée. Vous allez voir ce que vous allez voir. Ainsi tous les apôtres du conseil, le visage illuminé par la grâce de se congratuler en chœur : « Le messie est de retour ». Nous avions déjà Marie-Madeleine ressuscitée, flanquée de tous ses ravis de la crèche, la messe peut donc battre son plein !

En effet le choix du prestataire est un modèle du genre : aucune concurrence, aucun risque financier à supporter pour lui ! Le principal actionnaire compte dans ses rangs un président mis en examen. Le conseil d'administration héberge également une mise en examen. Alors mis en examen ne vaut pas condamnation, particulièrement en politique car c'est un secteur qui a les moyens d'y remédier, mais tout de même ! En creusant encore un peu dans ce conseil d'administration, nous trouvons des spécialistes de l'immobilier, du bâtiment, de la finance. Quoi de mieux comme spécialistes, nous direz-vous ? La rénovation de Toulon aurait-elle à s'en plaindre, puisqu'il s'agit de leur seule véritable carte de visite, les autres réalisations étant sans aucun rapport avec un enjeu à près de 20 millions d'euros ? Toulon, vous avez dit Toulon ? Comme c'est bizarre.

Pour reprendre une tirade de notre célèbre philosophe cacochyme et histrion local à propos du budget municipal : « j'avais résumé par deux mots en disant, ça marche, eh ben là j'ai aussi envie de résumer avec deux mots, c'est fait ! » Et toutes les plantes vertes que compte notre conseil municipal dans tout ça ? Soyez rassurés, aux dernières nouvelles, Madame la Duchesse, son Cardinal et Monsieur Oui-Oui possèdent un art consommé de l'élevage : un peu d'arrosage par ci, un peu d'attention par là... Vous constateriez leur épanouissement, c'est un vrai régal de les savoir aussi radieuses. Pour vivre heureux, vivons radieux !

mardi 29 novembre 2016

Il faut sauver Madame la Duchesse.

Non, il ne s'agit pas de nous. Serait-elle aux abois d’aller quérir les services du Grand vizir, une Duchesse pourtant aussi fière qu'un paon ? Faire la roue en se pavanant ne serait-il plus d’un aussi bon rendement qu’avant ? Car non satisfaite d’une retraite dorée et d’un sacré patrimoine, elle veut tout et le reste également. Or descendre à la mine, c’est sale, ennuyeux et fatigant, alors mieux vaut tirer sur les fils des marionnettes que seraient les élus locaux. Elle n’a peut-être pas tort remarquez, rappelez-vous du petit notaire de province, bien vite rentré dans sa niche. Que diable, les hypnotise-t-elle, les fascine-t-elle, les fouette-t-elle, les brutalise-t-elle, les tient-elle par la barbichette ? Maîtresse va-t-elle sévir ? Ont-ils peur qu’elle reconnaisse l’écriture sur le bulletin de vote ? L'affable se métamorphose-t-elle en virago ? Bizarre, bizarre, cette fébrilité...

Mais que se passe-t-il donc ? La petite jeunette blonde maximinoise n’entend pas s’effacer devant la vénérable brune immigrée brignolaise ? Elle n’est pas intéressée par les hochets, les arguments et les promesses qui n’engagent définitivement que ceux qui les reçoivent ? Elle n’est pas charmée par tant de compétence et de créativité remarquablement bien cachées ? Notons bien qu’on ne peut lui donner tort. Il est plus valorisant de travailler en se mettant réellement au service de ses concitoyens, que d’aller parader sous les lumières, faire admirer ses atours, non sans avoir au préalable fait poireauter convenablement tout l’auditoire. Masquant mal au passage sa découverte de dossiers, au fur et à mesure de leur lecture. Sachant que, ultime pied-de-nez insoutenable, se fader la cour des miracles qui va débarquer dans le sillage de la vénérable brune, n'est pas en option.

Tout dépend des élus, puisque c’est eux qui votent cette fois. Nous comprenons d’ailleurs les petits tours de passe-passe pour tenter d'éliminer les moutons noirs que représentent les sujets ne faisant pas preuve d'un aveuglant et confondant asservissement, chaque voix compte. L’affaire nous paraît pourtant digne d’une histoire de pieds nickelés. Seulement les administrés (panégyristes exceptés) en ont soupé de la gérance ducale, jusqu’à la nausée ! Ils ambitionnent d'autres perspectives, qui en aucun cas ne sauraient être pires, ni davantage égales.

lundi 28 novembre 2016

Les critères financiers de la ville de Brignoles, parlons-en !

« Il n'y a que vous qui connaissez les finances » entend-on perfidement dans la bouche de Madame la Duchesse, à destination de son ex-premier adjoint… aux finances justement. Et d’en ajouter péremptoirement une louche, en précisant que le montant de la DSC n’est pas connu, circulez, il n’y a rien à voir. Diantre, c’est donc qu'elle s'y connaît fichtrement bien alors. Stupéfaits, nous avons modestement examiné la chose.

Le compte-rendu de la communauté de communes du Comté de Provence (juin) nous révèle que la Dotation de Solidarité Communautaire (DSC) dont il est question ici, a bien été accrue de plusieurs centaines de milliers d’euros, en rapport aux années précédentes. Les montants par commune ont été fixés et votés depuis belle lurette, il existe même un échéancier sur l’année 2016. Sans notification du montant de la DSC, une recette peut ne pas être inscrite dans le budget communal. Elle « peut » ... dans le cas où existe un risque avéré d’en altérer la sincérité ou l’équilibre. C’est un principe de tout budget. Or si ce risque existait, cela voudrait dire que ce que fait Madame la Duchesse Présidente (de la CCCP) n’est au minimum pas très clair et reste ignoré de Madame la Duchesse Maire. Le budget de la communauté de communes ne présenterait alors pas toutes les garanties de sincérité et d’équilibre, un comble !
Le clou du spectacle viendra, quand la maîtresse de maison signifiera en désespoir de cause à l'élève aux finances, encore un peu tendre pour elle : « Pourquoi ça n'a pas été notifié à la ville, là aussi je suis désolé, moi aussi je sais pas pourquoi » (sic !). Les oreilles nous en sont tombées. Euh, Madame la Duchesse, Présidente de l'EPCI qui rédige et envoie la notification, ne sait pas pourquoi elle ne l'a pas été... Ubu, quand tu nous tiens. Mais bon sang, sommes-nous bêtes, le total des notifications pour les communes s'élève à 1,7 million d'euros dont plus de 650 000 euros pour Brignoles. Il est donc normal qu'elle oublie une telle broutille, c'est bien moins que les 2,1 millions d'euros « oubliés » sur sa déclaration de patrimoine à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
Seulement on ne peut pas ânonner sous forme de mantra inepte que les caisses sont vides, en politicien roublard oubliant (opportunément) plusieurs centaines de milliers d’euros, qui seraient bien utiles aux Brignolais, dès cette année. Ce n’est plus une ficelle, c'est un câble d’abordage.
A ce stade nous ne savons plus très bien du mensonge, de l’insuffisance ou du « foutage de gueule permanent », lequel l’emportera. Entre les trois notre cœur balance, à moins que les trois l’emportent ex aequo. A vous de voir, devant l’inconcevable, nous avouons bien volontiers notre inaptitude.

Nous aussi sommes sincèrement désolés... de ne pas partager les convictions de grands « démocrates » idolâtres, de déranger des certitudes acquises sur l’autel de la flagornerie, de la vacuité et de l’ignorance réunies. Des champions toutes catégories confondues, du retournement de veste et de la compromission. Vraiment, nous ne pouvions nous quitter sans cet acte de contrition !

vendredi 25 novembre 2016

Chez les cannibales, le cannibalisme est moral, le saviez-vous ?

Le Grand vizir sort de sa tanière ! Notre Duchesse ne serait plus au mieux de sa forme. La grande surprise-partie de l’élection à la présidence de la future agglomération, en janvier 2017, ne semble plus aller de soi. Toute pimpante et frétillante, telle Perrette et son pot à lait, sa Grâce se voyait emporter l’affaire comme à son habitude, équipée d’un broyeur de noisettes à récalcitrants. Entre-temps la condamnation est tombée. Très (trop) symboliquement, car avec bien moins que ça dans la besace à turpitudes, le quidam moyen aurait sévèrement morflé. Une flétrissure sur une image pourtant sans cesse polie sur le métier. L'échéance prochaine d'une importation de la gestion exceptionnelle de Brignoles et du Comté de Provence vers leurs contrées, commence à rendre quelques maires nerveux. Sur quelle galère vont-ils s’embarquer. Ils n’ont pas tort et s'épanchent, en « off » bien entendu. Dans le cas contraire de bonnes noix sont indispensables, de maigrichonnes noisettes n’y suffiraient pas. Nous pouvons nous tromper, mais il semble que dans l’immédiat, l’article ne soit pas en rayon.

Cependant les vieilles recettes ont la vie dure dans ce coin de paradis (malheureusement pas pour tous). Le Grand vizir de Toulon va donc sonner sérieusement les cloches aux impétrants qui n’auraient pas le bon goût de voter pour une Duchesse et toute sa cour des miracles ! Il va sûrement leur expliquer à quel point il s'agit d'un excellent choix, quitte ensuite à boire le calice jusqu’à la lie. Il s’en moque le Grand vizir, ce n’est plus la Duchesse qui l’intéresse, il veut éviter à tout prix que quelque olibrius puisse ne serait-ce qu’envisager, d’aller pisser sans sa permission. Impensable, inacceptable, tout un monde s’effondrerait. Il ne contrôle plus aussi bien le département, depuis que Horace l'affranchi s'est retiré dans ses terres. Il vole au secours de Madame la Duchesse, parce qu'il subsiste encore réciprocité d'intérêts bien compris. La cité honnie retrouve ainsi grâce, le temps d'une manigance. L’argent public n’a pas d’odeur et pousse comme le chiendent, il suffit de se baisser pour le ramasser et en vivre confortablement, à une seule condition : garder le pouvoir.

Les administrés, nous direz-vous, l’efficience et la bonne gouvernance d'une collectivité de 100 000 âmes dans tout ça ? On s’en fout, aucun intérêt. Le pouvoir et le pognon d’abord, après on discute. Avec un « revolver » sur la tempe, c’est l’idée ! Il faut croire qu'on aime ça, dans ce coin de paradis.

mercredi 23 novembre 2016

Au royaume des apparences, le mérite n’a pas sa place.

Madame la Duchesse, sa cour et ses laudateurs continuent de nous la bailler belle. Sans revenir sur la demande de sa démission, déjà commentée par nos soins, nous confirmons que plus stupide et malhonnête qu’un élu, il existe toujours un électeur ou... un autre élu. D’où la certitude que comparer ses tares, entraîne ipso facto, même s’il ne se passe rien, une situation nettement plus enviable, que celle de risquer qu’il se passe quelque chose en ne comparant pas. Implacable logique digne des Shadoks. Nous n’avions pourtant pas touché le fond.
Arrêt sur images concernant notre histrion local, très apprécié de lui-même à ce qu’on dit, dont les digressions fécondes et autres flagorneries sans intérêt, sont autant de marronniers à fleurs fanées. Voilà bien de vains sacrifices sur l’autel de la vacuité, en guise d’offrandes à un culte stérile. D’autant plus quand sur les réseaux sociaux, ce dernier se laisse aller à blâmer ce qu’il adule servilement en conseil. « Je suis indépendant » croit-il bon de préciser. Un divertissement en soi qui ne voit d’impostures que chez les individus ne le servant plus ou éclipsant son génie méconnu, mais jamais les siennes. Un prodige s'ingéniant à s’auto-célébrer, distrayant une galerie qui le méprise profondément. Un phénomène capable d’élucubrer sur un sujet sans en connaître les tenants et les aboutissants, donnant systématiquement la leçon, là où en prendre lui serait notoirement plus profitable. Sauf à conquérir le statut d'idiot utile, excepté pour soi-même !
Nous sommes toujours sidérés par l’insoutenable légèreté de l’être qui prévaut dans une enceinte municipale. Une légèreté consistant à invoquer une préoccupation à engager 16 500 euros destinés à la vie quotidienne de citoyens depuis pratiquement deux ans, quand la pertinence d’engager dans l’urgence 400 000 euros sur une réalité virtuelle à échéance lointaine ne vous effleure même pas. Une légèreté qui vous laisse pantois quand une simple et évidente question sur le budget entraîne un silence gêné, obligeant le rapporteur à s’informer en catastrophe. Une démonstration d'un degré d’impréparation récurrent assez inédit à ce stade, qui ne parvient pas à masquer de futurs effets d’annonce commodes en période électorale troublée. Les explications alambiquées n’y changeront rien, politicard un jour, politicard toujours ! Nous y reviendrons, aucune bonne gestion là-dedans, juste une communication à deux balles pour administrés demeurés (qu’ils croient en tout cas). Une légèreté qui montre jour après jour des élus faisant tapisserie, si tant est qu’ils soient en mesure de faire différemment. Une légèreté montrant une conduite des affaires publiques comportant plus de points communs avec l’arbitraire et le dilettantisme, qu’avec une gestion saine, laborieuse et honnête de la chose publique. Une conduite où concertation et dialogue semblent être définitivement des grossièretés. Une conduite où le fait accompli électoraliste prédomine sur l’accomplissement au service du bien public. Une conduite où l'avilissement et la servitude sont des facteurs de réussite. D’autres communes en ont fait l’expérience, elles ont préféré y mettre un terme définitif et ne le regrettent pas, paraît-il.

lundi 21 novembre 2016

Carton plein.

Le total des voix pour Copé peut se résumer ainsi : touché, coulé ! Mais avec une telle aumône pour nécessiteux à Brignoles, avoir décroché le précieux sésame du soutien officiel de Madame la Duchesse, de son Cardinal de RichOdel et de Madame Collet Monté, relève de la complicité pour assassinat politique. Sa venue à Brignoles avait déjà donné le ton de ce que serait sa campagne pour les primaires de la droite et du centre : un véritable chemin de croix. Un nombre de voix à Brignoles ne représentant même pas celui des idolâtres constituant la garde rapprochée de Madame la Duchesse, et la soutenant il faut bien le dire, comme la corde soutient le pendu. D'ailleurs il est à ce point ridicule que cela pourrait en constituer une offense.
Quel plébiscite, nous n’en revenons toujours pas. Décidément les Français semblent avoir de moins en moins de goût pour les experts en politicaillerie et en coups tordus, ce qui est plutôt une très bonne nouvelle. Une grande majorité se prendrait-elle à rêver de gens honnêtes, travailleurs, courageux et compétents pour diriger le pays et les collectivités ? A ce stade nous ne pouvons que lui souhaiter. Ceci étant dit, nous avons des raisons de penser que nous n’en avons pas terminé avec la politicaillerie et les coups tordus, dans notre petit coin de France. Ah il est vrai que pour vous faire prendre des vessies pour des lanternes, il y a de la ressource dans cette équipe municipale, il s’agit pourtant de la seule ressource qui puisse vraiment être mise en avant. Suite aux prochains numéros.

samedi 19 novembre 2016

La ploutocratie à coups de marteau.

Espace Gavoty : s’il ne fait aucun doute que le lieu honore le souvenir d’une personnalité extrêmement cultivée, talentueuse, captivante, éprise d’art et d’excellence, un homme aussi brillant en agronomie qu’en musicologie, en écrivain qu’en conférencier, on ne peut pas dire que les séances du conseil municipal qui s’y tiennent, soient au diapason. A croire qu’un concours d’insignifiance se déroule en cours de mandature, en vue de récompenser le membre municipal le plus talentueux dans le domaine.
Nous passerons sur la demande de démission de l’opposition vis à vis d’une élue condamnée par la justice. Un grand classique en France et tous partis confondus. On ne peut pas encenser les uns d’user d’un procédé légitime en fustigeant d’autres faisant de même, au seul prétexte qu’ils sont d’un bord politique opposé. D’autant que nous avons là une condamnation de pure forme, disons-le clairement. Le tout récent plaider-coupable à la française permet de se tirer d’un mauvais pas, à peu de frais. Le montant de l’amende sera même indolore au regard du patrimoine. Nulle peine de prison avec ou sans sursis, nulle sanction d’inéligibilité, autant de peines prévues par une loi pour laquelle Madame la Duchesse a bien entendu voté… contre ! Le masochisme n’étant pas le genre de la maison.
Que voulez-vous qu’il se passât, sinon un grand classique également, de concerts, d'abord d’indignation, puis de vertu outragée. Viennent ensuite les comparatifs avantageux en moralité douteuse. Le tout servilement joué par une cohorte de caudataires prêts à toutes les compromissions. Nous savions déjà en ces temps incertains, que la compassion allait facilement et plus souvent qu’à son tour à l’auteur d’un délit plutôt qu’à la victime dudit délit. Il faudra dorénavant vous marteler dans la tête que l’honneur ira aussi à l’auteur du délit. Le déshonneur convenant mieux à ses pourfendeurs, coupables de ne pas s’agenouiller, en bons devots, devant tant d’intelligence, de vérité et de pureté concentrées. Et honni soit qui mal y pense. « Une affaire privée » ont capté nos oreilles sidérées. Eh bien non, définitivement non ! La Haute Autorité ne saisit pas le Procureur de la République pour des affaires privées, mais concernant le domaine public.
La honte n’est plus de bafouer les lois de la République, de demander aux citoyens de s’appliquer une moralité et une exigence qu’on ne s’applique pas à soi-même, non la honte est de demander des comptes à des personnes grassement payées avec de l’argent public. Il existe des pays qui exigent et obtiennent de leurs élus une probité irréprochable, sous peine de devoir démissionner séance tenante, des sous-développés sûrement.

mardi 8 novembre 2016

Heureux en amour, malheureux au jeu et inversement !

La tension doit être à son comble au premier étage de la Mairie de Brignoles, transformée en bunker depuis l'arrivée de Madame la Duchesse et ses valets. La circulation au sein de l'Hôtel de Ville en a objectivement été affectée entre la précédente mandature et celle-ci. Nous ne serions pas surpris, qu'un jour, des quidams empruntant l'escalier municipal, manquent de se liquéfier au son d'un tonitruant « AUSWEIS BITTE ! ». A ce qu'on dit, la sympahique DGS recrutée pour sa grande expérience dans le domaine agricole de feu le Conseil Général (renaissant immédiatement de ses cendres sous le label Conseil Départemental, car en France on n'a pas d'idées mais on a des labels) n'en serait pas plus bouleversée que cela. Mais vous savez ce qu'il en est, les mauvaises langues restent à l'affût du moindre ragot...

Ce n'est pas non plus sans quelque émotion que nous pensons très fort à Monsieur Oui-Oui, qui pourrait avoir un peu le bourdon ces temps-ci. La perspective que Madame la Duchesse ait des velleités de s'accrocher, comme une moule à un rocher, à ce qu'il pense lui revenir de droit devrait l'y aider. D'autant qu'une telle décision n'aurait aucune incidence financière dommageable, mais se trouverait paradoxalement plus attrayante, comme nous l'avons déjà indiqué dans de précédents articles. L'absence de champ d'application de lois « scélérates » de type écrêtement ou cumul de mandats locaux y pourvoyant. Quel véritable dilemme : y aller et quoi qu'on en dise, la loi sur le cumul des mandats des parlementaires s'appliquera en cas de victoire, à moins que le pouvoir en place ne souhaite s'installer de suite dans une défiance nationale profonde, durablement néfaste ; ne pas y aller et s'installer de facto et durablement dans une crise locale pernicieuse. Ou y aller et démissionner ? Que nenni, outre que le suppléant devrait repasser dans un tel cas de figure devant les électeurs, cela serait du plus mauvais effet. Ou encore y aller en organisant sa défaite, risqué, très risqué pour la suite... 

Ensuite tout le monde vous le dira, le pouvoir national s'exporte insidieusement et progressivement à Bruxelles pour une part, dans les collectivités territoriales d'autre part. Son alter ego départemental étant peu ou prou voué à s'éroder mollement, pour disparaître progressivement dans les années qui viennent. C'est dans l'air du temps. Dans ces conditions, vous l'aurez compris, l'intérêt du citoyen n'a que peu de poids dans les décisions d'un élu et moins encore dans celles d'une Duchesse. Déjà qu'il n'en avait pas beaucoup, cela ne va pas s'arranger.

Alors gardons une petite pensée pour Monsieur Oui-Oui qui se voyait déjà Calife de Brignoles, entouré de tous les imbéciles heureux, grands cireurs de pompes et d'escarpins devant l'éternel, qui le badent hypocritement. Aurait t-il été pris pour un c.. et ses sulfureux soutiens avec lui ? A notre avis, sa propre expertise en tant que fervent adepte et pratiquant du procédé, devrait lui en donner une bonne idée. Quelle injustice après avoir tant œuvré pour ses intérêts, de constater que tant d'hyperactivité à ventiler l'air de Brignoles et ses environs, ne sera pas récompensée à sa juste valeur. Ainsi va la vie et ses aléas.

lundi 7 novembre 2016

Une culture de l’excuse en guise de légion d'honneur.

Avez-vous remarqué combien la culture de l’excuse fait partie intégrante de l’arsenal à disposition d’un élu pour minimiser ou effacer ses manquements, ses errements, ses fautes, des plus légers aux plus graves ? Ni tout à fait coupable, ni vraiment responsable ou alors sur des papiers administratifs, pour que la grande majorité de citoyens, ne sache, n’entende ni ne voit. Un aveu de bien innocente et vénielle culpabilité en quelque sorte. La petite comédie du plaider-coupable ne trompera que les idiots. La procédure allégée consiste à proposer au prévenu une peine inférieure à celle encourue, en échange de la reconnaissance de sa culpabilité. Elle a vocation à désengorger les tribunaux des petits délits, pas à faciliter le classement des dossiers traitant de la probité des élus de la République. Elle peut aussi éviter opportunément des investigations complémentaires. Dans le cas d’un élu, il s’agit d’éviter à tout prix l’infamante peine d’inéligibilité qui remet toute une respectabilité en question. Qu’elle soit authentique ou largement contrefaite, seul compte le résultat. Sachant que la prison est surtout là pour accueillir les misérables qui n’ont pas accès aux grands cabinets d’avocats ou en dernier ressort les personnes devenues dérangeantes, dans un système qui ne supporte ni les électrons libres, ni les plus capables.

Avez-vous remarqué combien les courtisans, flagorneurs et autres profiteurs dont la morgue n'a d'égale que le narcissisme conjugué à autant de vacuité, font feu de tout bois pour jouer les redresseurs de torts ? Alors même que certains n’hésitent pas à décerner des brevets de moralité entachés de leurs meilleures turpitudes. Trop d’intérêts à préserver, quoi qu’il en coûte, sont en jeu. Ils s’acharneront à vous persuader du contraire, ne fût-ce que pour prix bradé de leur insignifiance. Dans ce monde là on va à la messe et à confesse, comme vous iriez chercher votre baguette de pain quotidien ! Aucune retenue, d’ailleurs en la matière le pire reste souvent votre meilleur ami. Il ne saurait connaître aucune limite.

Avez-vous remarqué combien l’exigence d’éthique, d’intégrité reste inversement proportionnelle au niveau du statut social consacré (nettement plus "con" que "sacré" en vérité) ? Plus ce dernier est élevé, moins l’exigence sera contraignante, pour atteindre à l’extrême une contrainte quasi inexistante. Il suffit d’aller faire un tour dans les prétoires pour constater avec quelle condescendance le citoyen lambda est traité, quand son homologue notable ou mieux encore élu sera considéré avec une ardente déférence. Ce n’est certes pas systématique, mais nous n’en sommes pas très éloignés.

Pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraître, la culture de l’excuse, est celle qu’on refuse aux chômeurs, aux exclus ou aux pauvres sans distinction. Ne dit-on pas au fond, que la grande majorité des gens va vers ce qu'il y a de plus économique. En effet, rester riche coûte indubitablement plus cher que rester pauvre. Aucune excuse à avoir pour les plus défavorisés. La culture de l’excuse doit rester la chasse bien gardée d’une caste médiocre, ploutocratique et pernicieuse. Aussi, lui accorderons-nous volontiers ce privilège, avec joie, une fois n'est pas coutume !

dimanche 6 novembre 2016

Mais pour qui se prennent-ils ?

Oui, pour qui se prennent-ils tous ces censeurs, iconoclastes, va-nu-pieds, mécréants, sans-dents, bouseux, besogneux, culs terreux qui osent pointer du doigt une Duchesse, orgueilleuse égérie d'une obtuse ploutocratie locale. Sa Grâce a certainement dû poursuivre de savantes études, pour se lancer ensuite sans ménagement dans des décennies de dur et intense labeur. Aujourd’hui, chacun peut la voir plier sans rompre, tel le roseau sous le vent, derrière le lourd fardeau des montagnes de dossiers municipaux, territoriaux, nationaux, internationaux et peut-être même galactiques selon des sources officielles bien informées ! Continuant de sacrifier ainsi avec panache un corps qui a tant œuvré, dans l’intérêt exclusif du pays et du territoire...

Sa béatitude nous emplit de joie, son affabilité non feinte, sa disponibilité proverbiale, sa surcapacité de travail, ses compétences multidimensionnelles, ses mots sucrés d'amour, sa légendaire ponctualité, sa compassion surnaturelle, comblent d'aise des Brignolais qui n’en demandaient pas tant. Jamais un mensonge, jamais une bassesse, jamais une hypocrisie, jamais un mépris, jamais une trahison, jamais une manipulation, jamais une avarice ne vient ombrager si grande vertu faite duchesse. Sa sainteté n'est-elle pas déjà papesse de Brignoles et sa région ? D'opiniâtres dévots proposaient encore récemment de rapatrier les saintes reliques de Marie-Madeleine vers la Cité des Comtes de Provence, tant les preuves de sa réincarnation, sous les traits de Madame la Duchesse, s'accumulent de jour en jour... Une canonisation de son vivant serait d'ailleurs à l'étude, toujours d'après des sources officielles extrêmement bien informées.

Même la progéniture a dû se transformer en archange, redresseuse de torts sur les réseaux sociaux, face à un tel flot de vilenies. Pensez-donc, des gueux qui réclameraient un peu d'éthique et d’intégrité en politique ? Alors tant que nous y sommes, pourquoi ne pas demander aux élus de travailler (à ne pas confondre avec parader) et de servir (à ne pas confondre avec se servir) ? Vraiment, de nos jours la chienlit se permet toutes les audaces ! Attachée parlementaire et cadre d'une association dont maman est présidente, un organisme bien connu pour ses largesses salariales (à destination de quelques initiés seulement) grâce... à sa filiation, la bien heureuse nous rejoue le meilleur des Misérables, Cosette était son nom. La cohorte de noblaillons avides de reconnaissance et soucieux de faire fructifier de juteux intérêts, les flagorneurs et idiots utiles ou résolument inutiles de tout poil ont tranché, ex cathedra comme il se doit : non coupable ! Puisqu’ils le disent, c’est donc vrai, alléluia ! Vraiment, pour qui se prennent-ils ces manants ?

samedi 5 novembre 2016

Coupable... oui mais tellement peu et de façon si injuste !

Souvenez-vous des gesticulations télévisuelles de Madame la Duchesse concernant sa déclaration de patrimoine. Une séquence digne du panthéon des "Gérard de la télévision." A l'instar du sénateur LR Bruno Sido, premier parlementaire à avoir comparu sur reconnaissance préalable de culpabilité, un "plaider coupable" sauce "frenchie", Madame la Duchesse a préféré, la mort dans l'âme, choisir une voie similaire.

Nous sommes loin des pathétiques circonvolutions oratoires, censées convaincre les citoyens administrés, que toute cette tempête dans un verre d'eau n'était au fond qu'une vaste méprise. La tentative d'envoûtement du procureur n'a pas produit les effets escomptés. Mis à part les éternels et pitoyables flagorneurs habituels bien (trop) connus, abuser l'intelligence humaine de manière aussi outrancière, devient de plus en plus délicat.

Il faut dire que la seule véritable hantise des élus, le sceau de l'infamie, reste celle d'avoir à supporter la dégradante condamnation à une peine d'inéligibilité. Adieu pouvoir, avantages, gratifications, respectabilité. Tout est à recommencer. Nous pouvons pourtant être rassurés, dans un pays où vous continuez d'aller voter fièrement des lois, malgré le port d'un bracelet électronique, malgré des économies planquées en Suisse ou tout autre paradis fiscal, l'éthique et la morale ne passeront pas. Les veaux resteront donc bien gardés ! Pour être précis elles ne passeront pas dans le domaine politique, car pour le reste, voler du riz, des pâtes et une boîte de sardines parce que vous avez faim vous conduira tout droit à la case prison. Deux mois fermes est un minimum, selon le Tribunal correctionnel de Cahors. Autrement vous ouvrez grand les portes à la populace. Comment occulter sinon plus de deux millions d'euros, alors qu'on vient déjà d'en déclarer officiellement plus de un et demi, voilà une vilaine manie de la transparence qui empêche de s'enrichir en toute discrétion, le prélude du retour à l'anarchie !

C'est d'ailleurs pour préserver tous ces acquis, permettant d'arborer fièrement nos valeurs que, à plat ventre, une grande majorité d'élus de la future communauté d'agglomération baisera prochainement les escarpins qui lui seront tendus. Plus que jamais au nom de la morale, de l'éthique, de la compétence, du travail, de l'efficacité et surtout d'une soumission bien comprise !

vendredi 28 octobre 2016

« Si les gens savaient par quels petits hommes ils sont gouvernés, ils se révolteraient vite. »

A l'époque de Talleyrand les femmes n'avaient pas voix au chapitre en matière politique. Elles se rattrapent aujourd'hui, parfois pour le meilleur mais malheureusement aussi pour le pire. 
Publicité n° 6 : « Je ne suis pas encore dans l’illégalité », concernant le cumul des mandats. Qu’en termes hypocrites ces choses là sont dites. Duper les citoyens, adopter des lois protectrices ou facilement contournables, des lois qui avantagent d'abord pour soi-même, font partie intégrante de la panoplie du parfait petit parlementaire professionnel. Un boulot grassement rémunéré ; un boulot où vous êtes plus souvent en représentation permanente qu’en poste à véritablement travailler ; un boulot où vous n’êtes responsable ni coupable de rien ou si peu ; un boulot où vous pouvez vous enrichir sans prendre pour autant de grands risques (Balkany, Cahuzac, Guerini sont les gros arbres qui cachent la petite forêt) ; un boulot qui assure une retraite dorée sans cause réelle ni sérieuse ; un boulot où votre habileté dans la pratique des coups tordus vous valent immédiatement reconnaissance et flatterie ; un boulot où compétence et capacité sont ridiculement accessoires, voire préjudiciables (sachant que 20 % des parlementaires subviennent à 80 % des besoins) ; vous en connaissez beaucoup des boulots comme ça ? Nous, non !
Aujourd’hui que Madame la Duchesse prenne sa retraite ou revienne à l’Assemblée, ses revenus issus de la manne publique la situeront parmi les moins de 1 % de Français ayant des ressources comparables (hors patrimoine). Alors vraiment merci le cumul des mandats. Vous allez nous rétorquer que tout travail mérite salaire. Certes, mais à condition de s’entendre sur le contenu, si travail veut dire élaborer des lois obéissant à une exigence qualitative et non quantitative, défendre des amendements dans la continuité de cet esprit et pas seulement les signer, écrire des rapports nécessaires, utiles et suivis, contrôler les fonctions exécutives sans zèle excessif mais sans concession, contribuer activement à redresser et développer durablement le pays, porter une vision et des projets réalistes mais audacieux, répondre effectivement de ses actes devant la justice, etc. dans le seul intérêt du pays et de ses habitants, alors nous sommes d’accord. Ensuite il s’agit de s’entendre sur le fait que l'occupation d'une fonction publique s'effectuant à la mesure des attentes qu'elle est censée couvrir, plutôt que des attentes de la personne qui l’occupe, l'imperméabilité à la corruption, le contrôle permanent des conflits d’intérêt, le bannissement de l’intérêt catégoriel se substituant à l’intérêt général, la limite des mandats en nombre et en durée etc. est impérieux ou non. Dans l’affirmative, nous sommes encore d’accord.
Parmi les 99 % ayant des ressources notoirement inférieures se trouvent les véritables forces vives de la nation, celles dont on n’entend jamais parler ou très peu. Sans elles, le système s’effondre, tandis que vous pouvez enlever la grand majorité des parlementaires et bon nombre d’élus, vous ne vous apercevrez même pas de leur absence. Il y a peut-être même des chances que le pays, les territoires, s'en sortent bien mieux ! Or nous avons au contraire le sentiment que la politique, concernant une grande majorité d’élus, c’est toujours plus de droits, pour toujours moins de devoirs !
« Je n’ai pas d’intention claire.. » Sur ce point nous sommes d’accord, nous le saurions depuis le temps, « je suis focalisée sur ma ville... » et bla, bla, bla… Inutile d'ajouter l’outrance au pathétique de l'acte politique dévoyé.

jeudi 27 octobre 2016

Donne caniches, poil soyeux, savent faire les beaux, mais ne conviennent pas à la défense, car trop affectueux surtout pour les cambrioleurs.

Publicité n° 5 : « Nous y avons travaillé et cela se fera simplement », concernant la fusion dans une nouvelle agglomération. Madame la Duchesse va crescendo ! Dont acte, nous aussi. S’il y a un sujet sur lequel cette affirmation est particulièrement mal venue, c’est bien celui-là. Le seul travail effectué, en remontant dans le temps, c’est la tentative d’affaiblissement programmé de Brignoles, au profit de Saint-Maximin. C’est ensuite l’éviction de Monsieur Oui-Oui de son fief historique, pour l’imposer malicieusement à Brignoles. L’échec de ce pitoyable stratagème poussera quelques noblaillons brignolais à tordre le bras de Madame la Duchesse, la contraignant à se présenter. Même le Cardinal de RichOdel s’est fait surprendre, lui qui croyait son tour politique arrivé, bien plus au sud, loin des bouseux du nord varois.

Viendront les tractations de comptoir, pour connaître le lieu du siège et la légitimité de la présidence. Gageons qu’à ce petit jeu les Maximimois se sont fait rouler dans la farine, eu égard à leurs ambitions initiales. Ce n’est pourtant pas à un vieux singe, qu’on apprend à faire la grimace. Seulement quand il s’agit d’un pouvoir exécutif local croissant, avec des dizaines de millions d’euros en jeu, mais surtout un potentiel clientéliste et personnel quasi illimité, tous les coups sont permis. Concernant la gestion des déchets et Technovar, rendons à César ce qui appartient à César. Des élus, qui ne font d’ailleurs pas partie du Comté de Provence, en sont les authentiques porteurs. En même temps, c'est normal, ils ont travaillé et connaissent leurs dossiers, eux ! Sur Nicopolis nous ne dirons qu'une chose : cette zone économique permet à beaucoup d'élus de se vanter outrageusement, faute de mieux à afficher dans leur bilan, alors qu'elle ne leur doit rien, vraiment rien. Ils ont juste à se baisser pour ramasser et à ne pas dilapider. En seront-ils seulement capables ? L'avenir le dira.

Le clou du spectacle : « Chaque maire fera partie du bureau, ce qui devrait permettre à tous de s’exprimer ». Nous atteignons l'excellence de la fumisterie. Au Comté de Provence aussi, les maires peuvent s’exprimer, du moment qu’ils votent comme on leur a demandé de le faire. Puis ils retournent à la niche où ils pourront faire les beaux et s'ébrouer (mais pas trop) s'ils le souhaitent. Nul besoin de les dresser, d’autres moyens suffisamment coercitifs et efficaces sont disponibles. La faiblesse et la bêtise humaines pourvoyant au reste. Cela fonctionne à tous les coups ! Jusqu’ici, en tout cas. A se demander si le Var n’est pas devenu, à notre insu et nos dépens, un parc naturel régional de « caniches à mémère ! »

mercredi 26 octobre 2016

« Que faut-il pour réussir ? De la bravoure ? De l'obstination ? De la chance ? Du génie ? »

« Non: de la médiocrité. Quoi que produise le médiocre, c'est un produit qui s'adresse au plus grand nombre. » Terrible aveu de Jean Giono.

Publicité n° 4 : « Oui. Et ce sera fait d’ici 2020... » concernant le doublement des effectifs de police. Du grand art en matière de « foutage de gueule ». Figurez-vous que le chef de la police municipale, fatigué de subir les bizarreries quotidiennes d’une gestion, dont les habitants de Saint-Cyr-sur-Mer ont préféré jadis se débarrasser au profit d’une capacité réelle et reconnue, a fini par jeter l’éponge. Quelque commis de cuisine aura bien tenté de le faire plier, mais à ce jeu-là, avoir une grande gueule ne suffit pas pour mater l'expérience, mieux vaut savoir de quoi on parle. Comment pourrait-on lui en vouloir ? Qui n’a pas eu le privilège d’être concerné, plus souvent qu’à son tour, par des caprices et des errements d’un triumvirat funeste, ne peut comprendre la solitude d’une grande majorité des agents municipaux, devant l’insuffisance qui règne en maître. Et ce n’est pas nous qui le disons, car une désolation (silencieuse, excepté en « off ») sévit à tous les étages. Depuis, il n’a même pas été jugé opportun de le remplacer.

Pendant plus de deux ans et demi, je vous ai abreuvé de sornettes, mais pendant les plus de trois ans qui viennent, je vais faire tout ce que je n’ai pas fait avant. Un air connu en matière politique. Même si tel était le cas, quelle perte de temps et quelles mauvaises manières ! Il ne fait de doute pour plus grand monde, que les préoccupations de Madame la Duchesse soient d'afficher une belle façade, au besoin en filtrant ou maquillant les informations, quitte à ce que derrière la façade se cache plutôt la misère ! D’ailleurs la misère, vue depuis Saint-Cyr-sur-Mer ou le Golf de Barbaroux, franchement, c’est la cadette de vos préoccupations.

lundi 24 octobre 2016

Substituez la communication à l'argumentation, il vous reste la manipulation !

Publicité n° 3 : « Oui, rien n’est perdu... » concernant le commerce en centre-ville. Non sans blague ? La blague est même assez drôle quand on sait que Monsieur Oui-Oui et le bellâtre de la CCIV qui sert de maître à penser économique local racontent, à qui veut l’entendre, exactement le contraire. Bien qu’il nous revient à l’esprit que Monsieur Oui-Oui commencerait à agacer prodigieusement Madame la Duchesse. Car Monsieur Oui-Oui c’est l’éléphant dans le magasin de porcelaine. Ce n’est pas nous qui affirmerions le contraire. En revanche nous préciserons que le talent, des plus intelligents aux plus médiocres, se mesure aussi à leur capacité à s’entourer. Une fois enlevés les grandes gueules, les profiteurs, les flagorneurs, les soumis, les amis et la famille, qu’il ne reste rien d’autre qu’une vitrine « ripolinée », alors il s’agit bien d’une mystification choisie et délibérée. Mais nous quand on a dit ça, on n’a rien dit !

Le problème avec Madame la Duchesse, c’est qu’elle ne croit pas davantage à ce qu’elle raconte que vous, avec toutefois une petite différence : elle y a un intérêt électoral et le maintien de son train de vie est à ce prix. Si bien que dans le cas où vous l’estimez nécessaire à votre prétention, vous mettez toute l’intensité et la conviction qu’il faut à prendre les gens pour des imbéciles. Ce n’est pourtant pas le pire, ce catalogue de bonnes intentions pour ménagères de plus ou moins 50 ans. Non le pire est ce qui n’est pas dit, à savoir qu'il n’existe absolument aucune vision dans ce gloubi-boulga indigeste, maintes fois régurgité au gré des besoins électoraux !