samedi 28 octobre 2017

Le ridicule n’a jamais tué, les habitants de Brignoles peuvent en témoigner.

Ou l’art de la politique à coups de marteau, communément appelée politicaillerie. Les annonces du service de communication de Monsieur Oui-Oui n’ont qu’un objectif, celui de lui conférer une légitimité en inondant les administrés d’annonces prodigieuses, à défaut de lui attribuer le précieux sésame dans les urnes. Qu’elles soient aussi consternantes les unes que les autres, n’est que de peu d’importance, la croyance de la plèbe doit suffire. Le tour de passe-passe de son intronisation obtenue avec l’aide de Madame la Duchesse et de dévots aussi stupides que corruptibles, a surtout démontré le mépris dans lequel certains élus tiennent et entretiennent les électeurs.
Hier virage à 180° pour Technovar au motif désormais de se préoccuper des riverains, une galéjade de plus lancée après le fallacieux prétexte d’un soi-disant motif d’impréparation, totalement imaginé et orchestré comme chacun a pu le constater. Or la décision concernant le lieu d’implantation avait déjà été actée (comme il a été précisé par voie de presse) quand Madame la Duchesse et Monsieur Oui-Oui se souciaient comme d’une guigne de ce que pensaient les riverains. Fidèles en cela à leurs habitudes. D’ailleurs pour implanter Inova, demandez aux riverains si Madame la Duchesse les a consultés, alors qu'elle devisait hardiment sur le bien d'un projet, dont elle n'avait même pas lu la première page du dossier ! Ensuite nous voulons bien admettre que les idolâtres qui élucubrent constamment sur leur extraordinaire intelligence ou leur légendaire capacité sont prêts à sucer tant et tant de roues derrière celle du suceur en chef, alias l’histrion qui bade, mais pour les autres les seuls riverains qui comptent là-dedans vivent vraiment dans un autre monde. Parmi eux, certains ont littéralement pourri la vie politique brignolaise comme celle de ses habitants depuis des lustres, pour leur seul profit.
Aujourd’hui voici la séance de récréation avec le port annoncé du calot municipal. Son caractère tout ce qu’il y a de plus illégal dans la tenue réglementaire des policiers municipaux ou nationaux, en dehors des motocyclistes, n’a pas échappé à tout le monde. Voilà donc un sujet prioritaire pour la commune. C’est ce qui s’appelle se faire donner une bonne fessée, elle arrivait à point nommé. Ces petits détails mis à part, tout va mieux que bien pour la joyeuse clique municipale et tout particulièrement pour son bateleur en chef. A suivre…

mercredi 25 octobre 2017

Quand la vacuité nous cerne pour nous envahir.

C’est avec un peu de gourmandise que nous avons lu la réponse du berger à la bergère concernant le projet Technovar ! Une réponse qui a confirmé (sans parti pris sur le bien-fondé ou non du projet, ce n’est pas notre propos) qu’entre des élus qui bossent leur dossier, connaissent leur sujet, ont un minimum le sens des responsabilités, ont quelque capacité à se doter d’une vision en se projetant pour développer leur territoire et des élus qui choisissent de communiquer de façon outrancière, parfois même démentielle, vide de tout sens commun mais pas d’intérêt personnel et particulier dont nous parlerons plus tard, en prenant les administrés pour de pauvres imbéciles, sans oublier de leur faire croire le contraire, qui est véritablement qui, sans avoir nul besoin de départager les concurrents, toute étiquette politique rangée au préalable soigneusement de côté.
Les Brignolais ont eu Madame la Duchesse, maintenant Monsieur Oui-Oui courtisé des mêmes flagorneurs dont la seule utilité (s’il nous est permis d’appeler cela ainsi) est de nous noyer sous les célébrations dithyrambiques de leurs orgasmes à répétition, dès que Monsieur Oui-Oui les gratifie d’une tape amicale et les invite dans ses promenades, à enfiler les perles. Ce qu’ils font admirablement bien, avouons-le et nous ne sommes pas des monstres d’indifférence au côté éducatif d’un avilissement culturel. Précisons que même si l’article jette cette fois un voile pudique sur le positionnement de Monsieur Oui-Oui, il est parfaitement calé sur celui de Madame la Duchesse et pour les mêmes raisons clientélistes opportunistes, car vous vous en doutez bien, ce n’est pas l’étude et la connaissance du dossier qui sont à l’origine de leur revirement soudain et incongru parfaitement irresponsable mais non désintéressé.

mardi 24 octobre 2017

Le cerveau ne s’use que si l’on ne s’en sert pas…

Quand vous savez qu’un parlementaire a le pouvoir, sinon dans les textes, au moins dans les faits, d’obtenir la mutation d'un sous-préfet, la mise hors cadre d'un préfet pouvant également être exigée par une personnalité politique de premier plan ou la demande écrite de tous les parlementaires du département, cela en dit long sur ce qu’il faut réellement attendre de nos jours, d’un fonctionnement respectueux et juste de notre démocratie républicaine, de nos institutions et de l’application de nos lois.
Si peu à vrai dire. Ceux d’entre nous qui ont connu par le passé, des représentants de l’Etat capables de convoquer un élu dans leur bureau pour lui passer un savon amplement mérité, voire beaucoup plus en cas d’acte illégal, mesurent pleinement l’étendue des difficultés qui nous maintiennent la tête sous l’eau. Si La Fontaine a pu admirablement écrire un jour « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » face à l’hypocrisie, la flagornerie et l’injustice qu’il pouvait observer bien plus qu’il ne l’aurait souhaité, il constaterait de nos jours que mieux (ou pire, selon le point de vue duquel on se place) qu’une monarchie de droit divin ou même une dictature, il y aura toujours le lavage de cerveaux en démocratie ! Sur notre territoire, la machine fonctionne désormais à plein régime.

vendredi 20 octobre 2017

Tout ce qui n'est que suffisant ne suffit jamais.

M. de Marivaux ne le savait que trop. A l’écoute de certaines interventions en conseil, vous vous demandez en votre for intérieur, si tous les conseillers comprennent quoi que ce soit aux délibérations censées être débattues. Censées, car à part un ou… un, parfois deux débatteurs (si, si, cela arrive) force est d’admettre que nous assistons à « Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine ! Comme une blonde qui broute dans une burne trop pleine » Pardon aux puritains pour l’arrangement que l’auteur nous pardonnera volontiers.
A l’image de la toute première délibération qui commence aussi gaillardement que Tartuffe lui-même ne l’eût pas désavouée, d’une incontinence verbale du grand histrion de la commune, pérorant sur le rôle de solidarité de l’apurement des comptes (sic !) Une vocation sociale en quelque sorte. Pour se conclure par quelque divagation paranoïaque de la comtesse des préaux (dire qu’elle conseille Monsieur Oui-Oui dans ses premiers pas, sous la surveillance à distance de Madame la Duchesse, et une sacrée trouille vous étreint alors) perchée du haut de son insuffisance, qui comme chacun sait culmine à bonne hauteur de sa suffisance. Le tout ponctué des injonctions de Monsieur Oui-Oui qui essaie de se donner l’air, mais n’a toujours pas l’air du tout et des explications de texte soporifiques sans grand intérêt, de l’adjoint aux logorrhées financières. Au milieu, un éphémère premier adjoint qui essaie (à notre avis en pure perte) de relever un peu à la hussarde, mais de relever tout de même le niveau. Peut-être une âme charitable pourrait-elle lui rappeler que nous sommes à Brignoles et à Brignoles, il y a plus de chance de trouver une bonne martingale du loto, qu’une lueur d’intelligence dans l’arène municipale. Quelques élus de nos connaissances, hors du département, nous ont demandé un jour, après visionnage de quelques vidéos sur les réseaux sociaux, si le théâtre de Guignol avait désormais planté son décor à Brignoles. Nous n’avons su quoi répondre devant tant de commisération pour la commune, mais n’en pensions pas moins.

mercredi 18 octobre 2017

L’injustice et la corruption ne sont aucunement des fatalités.

Isolés que nous sommes elles nous défient et nous narguent, ensemble nous avons le pouvoir de leur rendre l’existence très difficile, voire extrêmement pénible. Encore faut-il avoir la volonté de le faire.
Vous souvenez-vous des grandes tirades du Cardinal de RichOdel aux élections législatives de juin 2017, pour enregistrer au final une mémorable branlée électorale, avec dans son sillage Madame la Duchesse et son encore fraîche et cuisante condamnation à 45 000 euros d’amende, ainsi que toute la cohorte d’inutiles et de flagorneurs solidement arrimés à leurs basques ? Sur une circonscription pourtant méticuleusement labourée au préalable par son représentant le plus émérite, alias Monsieur Oui-Oui ! Ou peut-être que non. Déjà vous vous doutez bien qu’une fois arrivés à ce stade d’observation, il subsiste une sacrée « couille dans le potage », passez-nous l’expression. Il est certain qu’une image d’icône sur le retour, une communication optimisée pour ravis de la crèche, des moulinets incessants à brasser de l’air, ne suffisent plus à faire rêver les foules. Mais à notre avis ce n’est rien à côté de ce qui se prépare.
Il se trouve que dans ce pays et fort heureusement, il n’existe pas que des gens extrêmement complaisants avec les infractions à la loi, qui pratiquent un carriérisme sans aspérité comme un objectif de vie, confortablement assis sur leur déontologie ou leur probité, et qui s’accommodent en conscience de petits arrangements entre amis, du moment que tout un chacun peut y trouver son compte. Ainsi notre petit doigt nous dit que vous devriez prochainement entendre parler de notre triumvirat. En pire assurément. Plus qu’une promesse, c’est une certitude… Au passage, saviez-vous que Brignoles est une des villes où les ménages sont les plus pauvres de France ? Leur niveau de vie médian (à ne pas confondre avec la moyenne) y est notoirement inférieur à celui de Saint-Maximin par exemple. C’est simple, nous aussi on adore communiquer !

« Les Français ont l’impression que seule la corruption permet de réussir. »

Affirmation issue des conclusions d’un professeur d’économie de Sciences Po, suite à une étude menée il y a quelques années. Pire, il ne se contentait pas de l’observer sur le terrain, il en expliquait très logiquement les raisons. La facilité avec laquelle il est permis d’acheter un silence, voire une dévotion, qu’on ne peut pas ou plus maintenir par la peur (de perdre son emploi), entretient une situation qui n’est pas prête de disparaître. La facilité des politicards à se faire baiser les babouches par de très sottes et vaniteuses personnes, dont le désir est de complaire dans l’espoir secret d’obtenir facilement quelque misérable avantage, ne démentira pas davantage le constat.
Ce n’est pas parce que nous ne disons rien, qu’il n’y a rien à dire et que la citrouille brignolaise s’est miraculeusement transformée en carosse, comme il se dit dans le microcosme des travées de Mayol. Le carosse il est pour Monsieur Oui-Oui, avec chauffeur s’il vous plaît et encore, le carosse n’est certainement pas celui qu’il ambitionnait, averti sûrement que les administrés n’étaient pas tous des courtisans stupides. A ce sujet chauffeur de Madame la Duchesse, à ce que nos oreilles ont intercepté, ce n’est pas encore un salaire de « nabab » mais on s’en rapproche bien. Il paraît que ces messieurs dames sont obsédés par les fuites, ils ont raison, mieux vaut que les administrés ignorent la réalité (la vraie) et non celle qui vous ait aimablement distillé par les cellules de communication de Brignoles et de la Provence Verte. Après le très mauvais sketch Technovar, vous avez pu apprécier celui des fêtes de Noël, visant à mettre fin à une rumeur persistante quand rien n’était prévu ! La rumeur n’en était bien sûr pas une, obligeant Monsieur Oui-Oui à nous faire savoir, deux mois avant l’échéance, qu’il réfléchissait encore ! Ah la lumière, il est désormais acquis qu’elle ne risque pas d’illuminer tout ce petit monde de l’intérieur, alors tant qu’on peut continuer à (la) réfléchir, c’est toujours ça de gagné. Et les fêtes de Noël s’y prêtent bien.

jeudi 12 octobre 2017

Selon que vous serez aigle ou pintade…

« Un projet insuffisamment préparé » avons-nous pu lire, concernant le dossier Technovar. Cette sentence et les propos qui s’ensuivent nous ont beaucoup fait rire. Parions qu’elle n’aura pourtant pas fait rire, sinon jaune, les (véritables) porteurs du projet. Du moins ceux qui connaissent les communications de Madame la Duchesse, autrement qu’au détour de déclarations dont la prétention n’a d’égale que la vacuité et concoctées par de besogneux valets. Ceux qui se souviennent de sa contribution experte et zélée dans un dossier déjà ancien, comme dans celui d’Innova en son temps, pourront parfaitement apprécier l’incongruité des propos.
Le problème en politique n’est pas comme le croient des concitoyens crédules d’avoir des élus sortis de « la cuisine de Jupiter » qui portent beau et excellent dans l’art du boniment, mais bien d’avoir des élus en capacité, avec le niveau requis, la colonne vertébrale et les valeurs qui vont avec ! Des élus possédant une vision, qui soient en mesure de la porter et de la développer. Des élus capables de se projeter un tout petit peu plus loin que le bout de leur nez (là aussi nous parlons d’une foultitude d’absents) et d’analyser tenants et aboutissants pour la collectivité à moyenne et longue échéance.
La réalité n’est pas bien compliquée à deviner : les usines de traitement de déchets, même modernes c’est comme les prisons, il en faut chez les voisins mais surtout pas chez soi ! Alors on ergote, on palabre, on temporise, on minaude, on manigance, on manipule, on désinforme pour mieux masquer l’inconsistance ou l’imprévoyance. Pour finir « on se tape la cloche » aux frais du contribuable, car on n’est pas des sauvages tout de même. D’autant plus quand pour notre malheur, certains élus réfléchissent notablement plus la lumière qu’elle ne les pénètre. D’autant plus quand l’administré croit fermement que la pintade vole au-dessus des grands espaces, alors qu’elle ne vole que pour se percher ou se sauver…

mardi 12 septembre 2017

« La patience est un arbre dont la racine est amère, et dont les fruits sont très doux. »

Toute une génération d'enfants a entendu parler, au minimum, de la célèbre série empreinte d'un réalisme un peu naïf, racontant les aventures d'une petite fille : Martine à l'école, Martine en voyage, Martine à la ferme, Martine au cirque, Martine en montgolfière..., etc.
A Brignoles, de vénérables communicants, élevés certainement dans le culte du « féérique » univers, nous ont concocté une série bien locale, dont ils préservent jalousement le lourd secret de fabrication. Une contribution désintéressée à la foultitude de productions pour adultes décérébrés, pourtant excellemment pourvue ? Il s’agit de nous faire partager le monde enchanté de Oui-Oui : Oui-Oui et la maîtresse, Oui-Oui au travail, Oui-Oui et les sapeurs, Oui-Oui et l’organisation, en attendant les éternels classiques du genre comme Oui-Oui à la campagne, Oui-Oui à la ville, Oui-Oui à la mer, Oui-Oui à la montagne, ou encore Oui-Oui et les éoliennes que nous pressentons comme un grand cru. Le meilleur reste donc à venir.
Nous nous perdons tout de même en conjectures concernant les heureux élus qui tiendront le rôle du chien Patapouf, du chat Moustache ou encore du poney Pepito ! Pour les amours secrets, Brignoles compte déjà moult administrés dans la confidence. De malheureuses candidates pourraient alors redoubler d’efforts et d'inventivité dans le rôle de la chipie et peste. Quant à la gentille idiote et tant d'autres, les paris restent ouverts sur une redistribution efficiente des rôles, qui ne devrait pas manquer de nous ravir.

samedi 9 septembre 2017

« Il ne faut pas se fier aux apparences. Beaucoup de gens n'ont pas l'air aussi bêtes qu'ils ne le sont réellement. » Dixit Oscar Wilde.

Connaissez-vous l’effet de halo, appelé aussi effet de contamination ? Il s’agit d’une déviation bien connue en sciences cognitives illustrant la capacité de tout un chacun à privilégier la première impression, la notoriété, l’apparence, l’assurance. Autant de critères qui empruntent plus à la notion de « façade ripolinée » qu’à celle de structure architecturale, mais qui finissent par emporter une perception résolument positive sur tout autre critère, quel qu’il soit. Que de surcroît le sujet concerné soit hâbleur et les bras de la gloire lui seront grands ouverts.
Ainsi et contre toute attente, l’habit ferait donc le moine ! Une aubaine en politique, qu’importe une tête bien pleine quand un bel habillage répond amplement à l’attente du citoyen. Avant que ce dernier ne se persuade qu’on ne l’y reprendra plus, mais pour mieux recommencer ensuite. Quoi de plus valorisant, en effet, que de sentir la brise légère du vent qui dit oui, qui dit oui, qui dit je vous attends… Eurêka, j’existe donc ! C’est ce que doivent se dire en chœur tous les laudateurs, adulateurs et autres lécheurs émérites de pétoulard municipal (petit hommage à François de Montcorbier dit Villon), que comptent ce territoire et ses environs…
Refuser de voir ce qui pose problème, ne pas se risquer à vouloir parler de ce qu’on sait, s’obstiner à ne pas vouloir entendre, dans l’objectif inavouable de pouvoir continuer à faire comme si on ne savait pas, voilà un choix qui ne laisse guère présager un bel avenir.

lundi 4 septembre 2017

Vive la rentrée !

Nos oreilles ont entendu cet été de sacrées histoires ; bien que consternantes il nous faudra un peu de temps pour tirer cela au clair. En attendant la politicaillerie se porte mieux que bien, vaille que vaille, car on ne connaît que ça sur ce coin de territoire. Des élus situés à plusieurs encablures, sont effarés par le niveau. Il y a de quoi. Alors perpétuons la pratique de l’entre-soi à Brignoles et au sein de l’agglomération. Pourquoi diable changer une si vieille et détestable manie.
Et que j’embauche la maîtresse, que j’embauche le fils, que j’embauche le sulfureux valet, que j’embauche la pintade, que je bannisse l’indésirable, que je distribue prébendes et gâteries, que je commande d’inutiles et coûteux travaux, que je promette un permis illicite, que j’octroie une faveur illégitime… Le tout à des conditions qui ne vous seront jamais proposées, ne rêvez pas, en dehors, cela va de soi, de toute règle éthique, morale et même parfois légale. La légitimité ? Absolument aucune à part celle d’être de la famille, du cercle d’amis proches ou encore du cercle de courtisans zélés, détenteurs d'un intérêt strictement personnel, à un titre ou un autre.
Ce qui reste marginal ailleurs est ici érigé en méthode. A défaut de compétence, de capacité, de travail, de probité, vous reprendrez bien un peu de népotisme, de favoritisme, de copinage (particulièrement le plus douteux) et de magouille. Une sauce aigre gracieusement offerte par la maison, car vous l’avez méritée, ou peut-être que non, mais il en est ainsi.

jeudi 10 août 2017

S’il y a plus d'un âne qui s'appelle Martin, il est vrai que tous les ânes ne s’appellent pas Martin !

Soit, mais tant l’âne Martin va à la carotte, qu’à la fin l’âne Martin se casse le fion…
« Il y a de grands soirs où les villages meurent
Après que les pigeons sont rentrés se coucher. […]
Les fleurs dans les jardins se sont pelotonnées,
Pour écouter mourir leur village d'antan,
Car elles savent que c'est là qu'elles sont nées... » Extrait d’un poème d’Henry Bataille.

Le territoire se transforme sur un rythme effréné qui en accable plus d’un. Il fut une époque où les campagnes se vidaient insidieusement de leurs forces vives, au profit de grands centres urbains. La croissance allait bon train, au diable la marque de la bouteille pourvu qu’il y ait l’ivresse. Les plus cyniques, dont le seul dieu qui vaille est une espèce sonnante et trébuchante, acquéraient à vil prix des terres souvent inconstructibles, c’était le temps béni de l’affairisme, sans la moindre foi ni loi. Aujourd’hui la spéculation immobilière chasse les plus démunis de ces mêmes grands centres vers leur périphérie, loin, voire très loin. Les corrupteurs ont facilement domestiqué les corruptibles, chassant les bâtisseurs au profit des promoteurs. Après une très courte période de vaches maigres, tout redevient possible. Vous ne le savez peut-être pas ou préférez l’ignorer, mais une grande majorité d’élus n’est là que pour servir les intérêts de ceux qui les ont fait élire. Se goinfrant au passage pour les plus avides, car on n’attrape toujours pas les mouches avec du vinaigre. De belles et grosses carottes, une herbe bien grasse, il n’en faut guère plus à notre âne pour bander… ses muscles, quitte à s’en faire éclater la panse et le fion.

samedi 5 août 2017

Charité bien ordonnée commence par… soi-même !

Monsieur Oui-Oui n’a fait qu’appliquer ce bon vieux proverbe toute sa vie. Se servir, tout en faisant croire aux autres qu’on les sert, quelle merveilleuse idée. A une époque où de belles âmes, élus tartuffes compris, s’épanchent sur le courage et l’abnégation des combattants du feu, bénévoles ou non, pour sitôt les rubriques incendies sorties des gazettes, ne plus se préoccuper de leurs moyens. A une époque où le transfert d’un joueur de football, le plus cher de l’histoire, devient le signe évident d’un développement sensationnel de l’humanité. A une telle époque, en effet, notre minuscule Oui-Oui s’apparente bien sûr à de la « roupie de sansonnet ».
Pourtant la venue de Madame la Duchesse a déjà coûté « un bras » aux Brignolais, dans le seul but de se faire édifier ainsi qu’à son valet et ancien cocher, un bureau digne de sa magnificence légendaire. Un bureau où quoi qu’on en dise, le fauteuil garde tout l’éclat du neuf. Nous aurions certes préféré que l’excellence de ses résultats et de son travail soit devenue légendaire, mais à l’impossible nul n’est tenu. Quand vous savez également, qu’avant même son intronisation, le nouveau bourgmestre avait jeté son dévolu sur un véhicule de fonction, moins rutilant que celui du Cardinal de RichOdel, mais tout de même. Quand vous apprenez qu’avant de condescendre à travailler, les travaux voluptuaires ont repris au sein du nouveau Palais du Vicomte de Barbaroux, la roupie brignolaise s’apprécie donc fortement. De même que la bourse profonde des Brignolais, heureux de participer, malgré eux, à la grande cérémonie de cocufiage. Une célébration que la bande organisée, composée de noblaillons de (très) petite vertu, de médiocres courtisans et de tragiques protées mais authentiques politicards, veut festive, tant ses démérites sont grands.

vendredi 21 juillet 2017

Petits hommes, autant d’insignifiance et d’ignorance pour tant de prétention.

Avez-vous remarqué comme ce sont toujours les êtres les plus insignifiants qui ne cessent de s’attribuer des mérites, dispensent des louanges à de faux et hypocrites démiurges, brandissent parfois de vaines menaces envers de plus coriaces, léchant mutuellement et lascivement le vernis dont ils s’enduisent ?
Leur arrogance n’a d’égale que leur vacuité. Des bouffons ils ne possèdent certes pas la hardiesse, n’ayant hérité que du caractère grotesque. Vous pouvez les observer, arpentant les ruelles de la cité, bedaine au vent, fiers de leur inconsistance comme des paons. Quand l’évocation de singes camouflés sous des peaux de lions, illustrerait à merveille l’existence de tels sots prétentieux.
Une existence faite d’ombre plus que de lumière, avant que la baguette d’une Duchesse, fée Carabosse à même de transformer les crapauds en caniches, ne finisse par se poser sur des têtes si creuses. Cependant, même les plus grands mirages ne durent guère, alors le sortilège s’évanouit aussi pour ne laisser que l’écume. Qu’ils n’aient toutefois crainte, « les aigles ne pourchassent pas les mouches. »

Lu dans la presse :

Le bourgmestre falot du Val réagit vigoureusement, il entend des « rumeurs qui démolissent son action » il perçoit « une volonté de faire tomber la mairie ». Une raison de plus pour « défendre ses méthodes et continuer de gérer la commune dans de bonnes conditions » (sic !). La moitié de ses conseillers ont démissionné, alors tel Ulysse bravant le courroux de Zeus, « Papy Mougeot » sur son radeau, nargue les flots déchaînés. Beau comme l’antique, con comme la lune !
Monsieur Oui-Oui, Vicomte de Barbaroux, « a pris la parole afin d'assurer les Brignolais qu'il consacrerait les trois prochaines années de son mandat à poursuivre le travail engagé » (et re-sic !) par Madame la Duchesse, « qu'il a largement saluée pour l'engagement… » (et re-re-sic !). Quand on regarde attentivement à la loupe le palmarès national et local de la dame, cela donne carrément la trouille !

jeudi 20 juillet 2017

Tourves, Le Val, Brignoles, cherchez l’erreur.

Il y a un point commun notable entre ces trois communes, celui du climat détestable que chaque majorité respective a contribué délibérément à y instaurer, allié à une prétention sans bornes de quelques individus. Tandis qu’une grande humilité devrait plutôt compenser l’ignorance. Les causes en sont multiples, mais là n’est pas le sujet. Même causes, mêmes effets.
La comparaison s’arrête pourtant là. Car à la tête des deux communes les plus modestes par la taille, nous retrouvons plutôt des suiveurs compulsifs de Duchesse, une posture qui en dit long sur les personnalités. Il faut dire que Madame la Duchesse adore que vous vous prosterniez pour lui baiser les escarpins, quand des esprits normalement constitués devraient botter essentiellement et vigoureusement les fesses ducales. Une autre différence de taille saute aux yeux, il existe dans ces deux communes, des élus capables et travailleurs ayant conservé une lucidité de bon aloi. Nous aurions pu la croire disparue par instant, l’exercice étant rendu particulièrement ardu dans un contexte faussé par les manipulations permanentes. Il n’en sera rien. Alors que dans la commune phare (plus par effet comique que par référence à imiter), il s’agit de tout son contraire. Pour ajouter à la peine, ses élus plastronnent et pérorent !
Vous avez donc trouvé l’erreur, c’était décidément trop facile !

mercredi 19 juillet 2017

Chau-ffeur !

Aux parents soucieux de bien guider leurs enfants afin qu’ils « réussissent » dans la vie, nous proposons une pierre philosophale pour l’emploi. Celle qui permet aussi de changer de vils métaux en métaux précieux, qui prolonge la vie et guérit les maladies. Non, malgré le titre, il ne s’agit pas d’une ode supplémentaire à « l’ubérisation » de notre société, loin de nous une telle pensée.
L’avenir appartient pourtant aux chauffeurs, mais pas n’importe lesquels. Regardez-bien le Cardinal de RichOdel qui a débuté une brillante carrière comme chauffeur de Madame la Duchesse. Il s’est bien essayé naguère à la restauration, mais cela n’a guère était concluant. Il est pourtant aujourd’hui mieux rémunéré qu’un premier ministre, grâce à une généreuse association, élu départemental, même s’il vient de se faire rétamer à une élection nationale, trop gourmand. Un magnifique patrimoine lui permet malgré tout de garder le menton haut et de ne pas désespérer de l’avenir, celui-ci ferait d’ailleurs pâlir d’envie plus d’un élu national ! Regardez aussi Monsieur Oui-Oui, chauffeur de député et de président départemental, avant de rebondir dans l’immobilier. Evitons toutefois les détails, dans lesquels le diable se cache toujours insidieusement. Il est aujourd’hui maire, Comte de Barbaroux, vraisemblablement une passion cachée pour les trous. Porté aux nues par une cohorte de conseillers bienheureux, ces derniers espérant bien que les gueux de citoyens continuent de faire assaut de courbettes et de risettes sur leur passage. Quant aux noblaillons à la tête de cette pantalonnade, ils se paieront évidemment sur la bête.
Ainsi, tout le monde est servi. Comment ? Pas vous ? Bien sûr, mais ce n’est pas l’objectif, pas le leur en tout cas. Nous ne vous disons pas qu’il ne faudra pas laisser tomber quelques illusions sur les valeurs, sur les principes, ni sur le labeur qui forgent une vie, car un enfant honnête mais pauvre, ça ne fait pas envie, qu’en pensez-vous ? Alors on dit merci qui, pour ce nouveau tuyau en béton ?

mardi 18 juillet 2017

Heu-reux !

J’suis conseiller municipal…, j’suis pas un imbécile, toute la journée je disserte sur le rapport qu’il y a, entre la pensée de Madame la Duchesse (proche de Blaise Pascal) qui a dit : « je vous aime » et la pensée de Monsieur Oui-Oui (plus proche de René Descartes) qui a dit : « moi non plus ! »
J’suis conseiller municipal…, j’suis pas un imbécile. Il y a le haut du pavé, les adjoints. Eux ils sont payés pour réfléchir. Et ça se voit, ils réfléchissent tellement bien la lumière, que la lumière ne les pénètre jamais. Ensuite il y a le bas du fossé, les conseillers ordinaires. Eux, ils ne sont pas payés, donc ils n’ont pas besoin de réfléchir et d’ailleurs ils ne s’en privent pas.
J’suis conseiller municipal…, j’suis pas un imbécile. La preuve, on m’a choisi.
Bientôt on va avoir des renforts intellectuels, grâce à deux inséparables apprivoisés par Monsieur Oui-Oui, dont lui-même ne se sépare plus. Mais nous aurons le temps d’en reparler. J’suis conseiller municipal…, j’suis pas un imbécile, j’suis heu-reux !

samedi 15 juillet 2017

Toutes les cloches du monde n’ont qu’à se le tenir pour dit !

Quelle gourmandise ce conseil municipal, même résumé. Commençons par notre histrion préféré, l’inventeur du RLB, sûrement un amoureux des fameux maillots Robinson Les Bains, à l’influence aussi surannée que ses postures burlesques. Il invoque la République, alors que la Cour est son domaine, plutôt celle des miracles d’ailleurs, car il n’a pour lui ni l’audace des bouffons, ni la verve impudente des courtisans, juste avant que le ridicule n’emporte le jouet malheureux de l’humiliation. Aussi ne peut-il tuer que lui-même, un moindre mal.
Monsieur Oui-Oui avec ses harangues, certainement très efficaces pour emporter un auditoire de bécasses et autres balourds, a bien du mal à obtenir le même effet pour convaincre une audience moins ignorante, quand de surcroît elle n’est pas corruptible. Agacé, il finira par lâcher « Comment vous voulez que je vous dise aujourd’hui ce que nous allons faire… » sic ! Ailleurs, ce simple aveu aurait suffi à déclencher un tollé, à Brignoles c’est le quotidien. Ne vous « méprisez » pas lancera-t-il ensuite à son prédécesseur, il y a en effet peu de chance que ce dernier se méprenne sur une méprise.
La réplique de notre du Barry, la Comtesse des préaux, à une demande fort légitime et réalisable de l’éphémère premier adjoint nous a ravi. Agressive, teigneuse à souhait, plus vrai que nature en somme, c’est sans doute le lourd fardeau de son emploi du temps professionnel qui lui permet de planifier des réunions en milieu d’après-midi. A l’exemple de Madame la Duchesse, qui ne souhaitant pas faire rentrer son cocher après la nuit tombée, déteste les réunions en fin de journée… Pourtant nous avons eu vent de mandats où les réunions se tenaient tard en soirée, il faut dire que les élus avaient sûrement un travail, nous voulons dire un vrai.
Notre Pompadour locale, Marquise du temps libre et de la futilité, minaudant en trémoussant du popotin sur la chaise, tenant sûrement à marquer de son empreinte la célébration de l’inconsistance qui allait suivre, lâchera un savoureux : « Et on peut pas faire autrement, c’est comme ça. » L’insoutenable légèreté de l’être portée à son paroxysme.
Terminons par Madame la Duchesse dont on nous a rapporté qu’elle s’était émue de la disparition programmée de la réserve parlementaire. Ce fonds de commerce, notoirement clientéliste, a il est vrai bien du plomb dans l’aile et c’est heureux. En revanche, reprenant la prose douteuse de l’histrion municipal, fustiger le « saupoudrage » communautaire vers des communes membres, parlant d’un mécanisme instauré pour éviter les disparités de territoire, un principe profondément républicain, on n’a plus peur de discourir dans le vide et l’ignorance. Nous sommes curieux de savoir quel sort sera réservé, au « saupoudrage » de subventions versées par le conseil départemental et la région. Seront-elles retournées avec célérité à l’envoyeur ?
Quel bonheur d’entendre résonner en chœur et en cadence autant de battants dans une si petite enceinte… Toutes les cloches du monde n’ont qu’à se le tenir pour dit !

mercredi 12 juillet 2017

Il n’y a qu’un idiot pour être sûr de soi et un imbécile pour le croire.

Nous faisons partie de celles ou ceux qui ont fustigé sous d’autres modes, à titre privé ou non, certaines décisions lors des précédents mandats municipaux. Même durement, les idées et les actes étaient visés, pas leurs auteurs. Aussi nous ne souhaitons pas que les comportements et la capacité des élus d’hier, soient mis dans le même sac que ceux d’aujourd’hui, ils ne le méritent certainement pas. Inflexibles oui, injustes, non !
Rarement dans nos histoires respectives, il nous aura été donné de constater autant d’application dans la flagornerie, le mépris, la condescendance, la vacuité, requérant tant d’ignorance et de médiocrité. Autant de qualités certainement nécessaires pour qui souhaite évoluer dans un tel marigot. Les seuls satisfécits qui puissent être décernés vont au personnel municipal, qui fait ce qu’il peut compte-tenu des circonstances, mais sans lequel le bateau aurait coulé depuis longtemps. Ils écopent, quand d’autres pérorent et plastronnent. Nous avons eu écho de palabres sur la gare ferroviaire, Nicopolis ou la concession d’aménagement, tellement consternants d’absence totale revendiquée de projets structurés et structurants, ne parlons même pas de vision totalement hors de portée de nos pieds nickelés, que cela en devient désespérant.
Nous ne reviendrons pas sur la calamité que peut représenter un organe de presse unique sur un territoire, d’autant plus à une époque où la communication devient prioritaire. L’information peut attendre. Nous ne pouvons que constater les dégâts chaque jour.
Nos oreilles ont pourtant récemment bruissé de volupté en entendant que le responsable de la sixième circonscription, alias Monsieur Oui-Oui, entendait faire savoir que la prestation du candidat LR aux élections législatives, alias le Cardinal de RichOdel, était la cause exclusive d’un retentissant échec. Bigre, on le connaissait fanfaron, prétentieux, bonimenteur, goujat, le voilà ingrat et paltoquet. Certes la prochaine élection interne au conseil municipal ne fait guère de doute sur l’issue. Il n'y sera évidemment pour rien, car une majorité de conseillers a été triée pour gérer ce type de situation sur trois critères essentiels, à des degrés divers : leur vacuité, leur servilité ainsi que leur appétence aux cacahuètes, en cas de besoin ! Cerise sur le gâteau, ils sont bienheureux…, que du bonheur.
Donc tout va bien pour eux, moins pour les administrés qui se sont fait cocufier par quelques noblaillons locaux pressés de connaître le retour de juteuses affaires à leur seul profit. Ceux-là même qui ont pourri la vie de la commune et de ses habitants pendant près de 30 ans. Ils sont donc allés chercher leur oiseau rare dans son fief, où il venait de se faire botter les fesses (non sans raisons), prié qu’il était, d’aller manigancer sous d’autres cieux. Ainsi soit-il, mais le maniement du boomerang n’est pas à la portée du premier venu, un jour ou l’autre il peut vous revenir en pleine poire et faire très mal !

samedi 8 juillet 2017

Veni, vidi, vici.

Siéger dans des conseils municipaux d’anthologie, conduits sous la houlette aussi prestigieuse que le bilan est étincelant, de Madame la Duchesse, quel honneur. Cette dernière vient de perdre sa parure la plus outrancièrement avantageuse, mais elle n’en a pas moins gardé une légendaire et incommensurable vanité. Un signe caractéristique des politicards sans intérêt pour la collectivité, qui mettent néanmoins sérieux et parfois talent à représenter l’inutile, du mieux qu’ils le peuvent.
L’annonce par la pasionaria de sa propre et unique cause, d’une mission accomplie, ses extraordinaires résultats annonciateurs de lendemains enchanteurs ne sont-ils pas là pour en témoigner, suivie d’une démission fort logique, ne pouvait en effet que justifier la « standing ovation » qui nous a été rapportée. Un point d’orgue au terme de plus de trois années de mandat, d’une efficace et insolente réussite. Qu’on se le dise.
Parions qu’une conduite addictive consistant à suivre un exercice collectif de vacuité et de flagornerie, serait génératrice chez les sujets trop exposés, d’une altération irréversible des petites cellules grises agressées par une telle somme de… suffisantes insuffisances ! Il faut croire qu’à Brignoles, la célèbre fête à Neu-Neu a suscité quelque jalousie, ne retenant pourtant que l’aspect phonétique pour nous créer la fête à neuneus. Quelque chose ne tourne décidemment pas rond dans les têtes « couronnées », malgré tout le pire reste bien devant nous, c’est dire la gravité de l’instant.
Nous reviendrons sur les déclarations officielles et tonitruantes passées de Madame la Duchesse, ce sera en quelque sorte un jubilé d’une grande portée politique. En attendant elle va désormais se consacrer à l’agglomération, ce qui nous a immédiatement mis en mémoire la célèbre réplique de Corneille : « Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? » Bien que nous ne souhaitions pas être accusés de non-assistance à personnes en grand danger, nous ne pourrons que compatir au désarroi du peuple de l’agglomération, il n’a certes pas mérité cela, il devra pourtant faire avec. La rançon de l’inutile est à ce prix et cerise sur le gâteau, il faudra aussi payer pour cela.

vendredi 7 juillet 2017

Le bon coin du tuyau en béton.

Aujourd’hui nous proposons un « tuyau en béton » exploitable par tout citoyen désireux de devenir patron d’une belle entreprise rien qu’à soi. Sans avoir à connaître des tourments d’origine administrative, financière, économique ou humaine, pour qui part de rien ou pas grand-chose (donc hors héritiers, cela va de soi) ! Le tout sans le moindre risque ou quasi. Autrement le tuyau n’aurait aucun intérêt. Vous vous dites, ils sont devenus fous, que nenni messieurs dames.
Vous aurez au préalable pris soin de vous inscrire et de militer activement dans un parti politique dominant, à ce stade les convictions et les valeurs ne présentent aucun intérêt. Seule la fin justifie les moyens. Le hasard des rencontres ainsi que votre bagout feront le reste. Cherchez parallèlement à cela une belle association reconnue d'utilité publique, possédant pignon sur rue qui reçoit de confortables subventions permettant de dégager un solde très positif en fin d’exercice. Ne mégottez pas et voyez grand, plusieurs millions d’euros annuels constituent un minimum syndical. Une fois repérée, ferrez la belle à la hussarde en prenant son contrôle. N’ayez aucune crainte, l’environnement politique reste votre meilleur atout, il détient en effet les cordons de la bourse, lui autorisant tous les droits et si peu de devoirs. Aucune avance, aucune compétence, aucune expérience particulières ne vous seront demandées. Certes des qualités telles que le cynisme, l’absence de scrupules, une capacité hors du commun à mentir et à manipuler, sont des vertus cardinales pour réussir.
Payez-vous ensuite sur la bête, salaire, avantages, vous êtes désormais le roi du pétrole et au besoin vous faites un magnifique bras d’honneur aux empêcheurs de tourner en rond. N’oubliez jamais de continuer à servir de plus gradés, vous ayant mis le pied à l’étrier. Les services que vous délivrez vous permettront de le faire sans le moindre effort, quant à de potentiels conflits d’intérêts et enrichissements, qui pourrait s’en plaindre, à part d’honnêtes et donc stupides gens ? Il n’est pas inutile de préciser qu’il faut s’entourer utilement plutôt qu’efficacement, pour cela vous devrez lâcher un peu du fabuleux trésor vers quelques collaborateurs et collaboratrices triés sur le volet ou ailleurs si vous le souhaitez… qui soient donc aussi un peu à votre image ! Dernier détail mais non le moindre, si nécessaire, changez les statuts, afin d’éviter de se faire dépouiller un jour par plus retors que soi ! Pour cela vous aurez pris grand soin de contrôler la composition du conseil d’administration et particulièrement celle du bureau. Il s’agit là d’œuvrer à l’état de l’art, rien de plus mais rien de moins…
Bien sûr, les meilleures histoires ont une fin. Pourtant un difficile divorce, n’empêche en rien une nouvelle histoire d’amour ! Transformez l'épreuve en avantage : une association disparaît, une société naît ! Accompagnez la fin des subventions plutôt que de la subir. Rien de plus simple, le maquis des lois couplé à une complaisance généralisée permettent de décrocher la lune s’il le faut. Et le plus beau de l’histoire, c’est que tout cela ne vous a rien coûté, bien au contraire, alors aucune hésitation à avoir. Quelques dégâts collatéraux, sous forme de licenciements par exemple, ne sauraient ralentir le grand œuvre, ils vous permettent enfin de séparer le bon grain de l'ivraie. D'une pierre, deux coups. Ne vous en faites pas non plus pour les subventions disparues, vous pourrez en récupérer le précieux bénéfice en adaptant les tarifs de vos services, auprès des clients qui percevront directement l’aide providentielle. La boucle est désormais bouclée.
Vous voilà à la tête d’une belle société, sans avoir eu à engager un jour le moindre fifrelin, sans avoir eu de véritables comptes à rendre, et sans concurrence réelle ! C’est quand même un sacré tuyau que nous vous donnons en ces temps difficiles. Vous ne nous croyez pas ? Pourtant nous connaissons l’histoire d’une grosse association varoise ressemblant étrangement à celle de notre scénario ! Evidemment on ne vous l’a pas raconté de cette manière, certes, pourtant à y regarder de très près et n'en déplaise aux imbéciles heureux, notre manière colle encore à la réalité...

mardi 27 juin 2017

A vot’ bon cœur messieurs dames.

Nous avions, il y a quelques mois déjà, effectué un bref état des lieux concernant les revenus de Madame la Duchesse. Nous ne voulions pas être des ingrats, peu respectueux d’un train de vie durement acquis, digne en tout point du fabuleux héritage intellectuel, culturel, économique et politique que Madame la Duchesse va indubitablement laisser à la France en général et à la sixième circonscription du Var en particulier. D’autant qu’une lecture de l’état de son patrimoine, le vrai, témoigne d’un don de soi et d’un indéniable désintéressement, d’une modestie faisant peine à voir. Aussi vous nous connaissez, la main sur le cœur, n’écoutant que notre bonté d’âme…
Déjà nous pouvons rassurer ses plus fervents adulateurs, puisque nous devrons tous nous cotiser pour payer sa retraite, après 15 ans de dur labeur au parlement, comme en témoignent ses nombreuses et époustouflantes prestations. Mais oui ! Car ce n’est pas avec ce qu’ils cotisent que les parlementaires pourraient se voir verser une si généreuse retraite. Il s’agit évidemment d’un régime hautement déficitaire, au même titre que d’autres régimes spéciaux. Les modifications à la marge effectuées en 2010 ont à peine réduit la voilure et la gabegie. Ajourd'hui, pour 1€ de cotisation versée, un salarié peut prétendre en moyenne et à taux plein, percevoir 1,5€ de retraite, un fonctionnaire 2€ (hors régimes spéciaux) et un parlementaire… 6€ ! Les cotisations des parlementaires ne couvrent actuellement que 12% du versement de leurs retraites, la différence est pour vous bien sûr. Les investisseurs sur les marchés financiers, pour être exact, ce qui ne vous soulagera que très temporairement et intérêts en sus, cela va de soi. Vous n’avez pas eu la chance d’être parlementaire ? Nous compatissons absolument, ainsi que pour ce pauvre Cardinal déchu, enfin pauvre, n’exagérons rien, tout est relatif….
Madame la Duchesse peut cumuler, la loi l’autorise et les retraites ne sont pas prises en compte pour le plafond, avec la retraite de vice-présidente du conseil général. Ce sont les parlementaires qui font les lois, ils ne les comprennent pas toujours, voire peu souvent, excepté quand il s’agit de leurs intérêts. Avec les deux retraites, Madame la Duchesse se verra déjà propulsée dans le 1% le plus aisé en matière de revenus (hommes et femmes confondus). Mais vous vous en doutez bien, ce n’est pas tout. Ainsi l’indemnité de présidente d’agglomération viendra s’ajouter, ce qui est là encore légal, ah le statut des EPCI, quel bonheur ! L’indemnité de Maire servira alors à payer les pourboires, encore que Madame ne soit guère réputée pour lâcher facilement les picaillons, particulièrement quand il s’agit des siens. Ajoutez à cela le remboursement de tous les frais et autres sympathiques avantages. A part le Cardinal de RichOdel, nous ne voyons pas qui pourrait prétendre se mesurer dans le domaine, il faut avouer qu’il a de son côté de nombreux frais annexes à honorer que n’a pas une Duchesse. Sachant qu’en cas d’impondérable, tous les exaltés, intéressés et autres décérébrés qui nous ont vanté les mérites fantasmés de l’objet de leur culte effréné, s’empresseront de voler au secours de la dame, au moins tant que leur intérêt personnel le nécessite encore. Vous voyez bien, vous vous faisiez du souci pour rien…
Au passage, saviez-vous que l’article L2123-17 du code général des collectivités territoriales dit explicitement : « Sans préjudice des dispositions du présent chapitre, les fonctions de maire, d'adjoint et de conseiller municipal sont gratuites. » On y parle bien de « fonction » ! Vu le niveau et l'implication effective de certaines personnes, nous ne trouverions rien d’anormal au fait que leurs « prestations » soient effectuées à titre gracieux et nous pourrions dès lors être indulgents, à défaut d’être compréhensifs.

lundi 26 juin 2017

En parcourant la presse.

Un magnifique missile journalistique ayant traversé le ciel bleu du Var nous a échappé sur l’instant. Il nous a donc paru utile de rappeler son existence, même si plus de deux mois se sont écoulés et des élections sont passées par là. Un passage que nous citons in extenso, a notamment attiré notre attention :    
« Enfin, dans ce mesclun, certains annoncent que les accords des municipales doivent être respectés. A savoir qu’il était entendu que Josette Pons élue Maire de Brignoles devait se représenter à la Députation pour laisser le fauteuil de maire à Didier Brémond. Il se murmure que ses amis francs-maçons qui, dans le département ne sont jamais très loin des mauvais coups, feraient le siège du bureau d’Hubert Falco pour lui rappeler que Didier Brémond bénéficierait d’un soutien inconditionnel de l’UPV avec Gérard Cerruti, et de la Chambre de Commerce avec Jacques Bianchi. »
Ce dernier triomphalement réélu, en novembre 2016, grâce à 7 membres du corps électoral sur 100 ! Mais là, il n’est surtout pas question d’illégitimité. Cherchez l’erreur.
Nous passerons sur la somme de fantasmes irrationnels qu’a toujours suscitée la franc-maçonnerie. Parions qu’à l’aune de la politique, tant que votre masque ne tombe pas où qu’on vous permet de le garder, immoral vous entrez, malhonnête vous œuvrez, indigne vous restez. L’exercice, ni davantage l’institution, ne sauraient alors être en cause, il s’agit dans ce cas précis, d’un réceptacle commode parmi d’autres, cible opportune de personnes mal intentionnées et qui le sont par nature ! Pour le reste, nous ne pouvons que confirmer des pratiques possédant pignon sur rue. A un bémol près toutefois, ce superbe trombinoscope ne rend pas hommage aux quelques noblaillons locaux n’ayant rien à envier en matière de duplicité et de trouducuterie aux prédateurs du littoral. Ils sont même les perfides instigateurs de ce nième coup fourré, une longue tradition à Brignoles. Nous ne bouderons cependant pas notre plaisir, ces tristes personnages étant eux-mêmes les dindons de la farce qu’ils ont manigancée.
Car ce qui compte malheureusement pour un (trop) grand nombre d’électeurs, ce sont toujours les apparences et les paillettes dorées, sans oublier de faire fructifier des intérêts toujours très particuliers. La caste politique le sait. Elle vient de se prendre une mémorable branlée électorale qui a rebattu les cartes, mais elle n’aura de cesse de recommencer son travail de sape pernicieux. Une seule élection vous manque et tout est dépeuplé. Il suffit de constater le train de vie de tout ce petit monde pour comprendre que ce n’est ni l’amour du travail, ni le sens du service, ni des capacités extraordinaires qui rythment le quotidien politique local, mais l’appât facile du gain et la jouissance exclusive de tout ce qu’il procure ! Chacun est malgré tout libre de continuer à croire au Père Noël.
Monsieur Oui-Oui compte pour du beurre, il constitue au mieux une variable d’ajustement qu’il suffit de positionner au gré de son intérêt. Dans un tel marigot et un contexte bien frelaté, l’agitation doit aujourd’hui être à son comble, pourtant sans véritable risque. Quand la carotte ne suffit plus, un simple rappel historique suffit à calmer les esprits. Oh la caste n'est certes pas constituée de cerveaux exceptionnels (nous le saurions tous forcément depuis le temps), nous dirions plutôt qu’au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

lundi 19 juin 2017

L’humilité n’est certes pas une vertu cardinale en politique.

Lu avec sidération, dans la presse locale : « La victoire de Geneviève Levy et de Jean-Louis Masson permet à la droite humaniste de résister dans le Var notamment sur le territoire de TPM. Leur victoire permet à tous ceux qui pensent que la politique est une affaire de conviction et de compétence d’espérer en l’avenir. Je suis très heureux, avec la victoire de Jean-Louis Masson, que le travail que j’ai pu accomplir pendant quatre mandats dans la troisième circonscription du Var soit ainsi récompensé. »
Examinons attentivement la situation : une presque septuagénaire et un sexagénaire bien sonné pour représenter l’avenir. S’agissant de l’avenir des retraités aisés, sûrement, les pensionnés ont d’ailleurs voté sans surprise à 60% au niveau national, contre moins de 35% pour les ouvriers et employés en activité. Les cadres se partageant à égalité entre votants et abstentionnistes. Nous imaginons sans peine que le littoral varois n’infirmera pas la tendance, voire l’amplifiera. Concernant plus particulièrement la troisième circonscription, la personnalité du candidat battu, au point que Mediapart s’intéresse tout particulièrement à lui, n’a pas non plus participé à décourager de potentiels électeurs, à moins que si…
La notion de « droite humaniste » est savoureuse, quand on constate le nombre de voix supplémentaires recueillies entre les deux tours, par le candidat élu, et qui proviennent bien évidemment du réservoir FN du premier tour. Ce parti regorgerait donc de voix humanistes, nous sommes contents de l’apprendre, tant la presse a dressé un portrait apocalyptique de ce parti et de ses électeurs. Nous sommes également contents pour LREM, dont les candidats, notoirement inconnus pour la plupart, seraient donc, ipso facto, illégitimes en tant que représentants d’une « droite humaniste ».
Examinons maintenant le volet de la conviction et de la compétence : la conviction des élus LR, nous commençons à fortement la connaître, elle est particulièrement proche de leurs intérêts, ceux de leur famille et de leurs amis. Quant à la compétence, il sera toujours facile de mettre en avant des qualités, dont le moins qu’on puisse dire à la lecture attentive des travaux effectués en assemblée, est que les varois ne laisseront nulle trace mémorable de leur passage sur les bancs du Palais.
Parler ensuite de son « travail […] récompensé », quand environ 60% des électeurs ne se sont pas déplacés, témoigne d’un sacré melon transformé en citrouille en guise de tête. D’autant plus, quand sa propre commune a nettement voté pour le candidat battu, au premier comme au deuxième tour. On ne peut pourtant pas reprocher au maire de Hyères (contrairement à nombre d’élus varois) une quelconque incapacité, une incompétence, le moindre déficit intellectuel, à la seule vue de ses antécédents professionnels. Seulement on peut penser très fort que l'exercice de la politique n’élève pas ou plus, il aveugle ou rabaisse irrémédiablement, y compris les plus aptes. Cela est bien dommage, mais il en est ainsi. La seule certitude que nous puissions avoir, est qu’à la présidentielle, la seule élection qui compte vraiment à leurs yeux, les électeurs avaient à cœur de dégager une caste qui se croyait intouchable. La tâche accomplie, ils ont tenu à exprimer tout le mépris que leur inspire ce que sont devenus notre système politique et ses représentants « émérites ». Avis aux amateurs, éclairés ou non.

L'âne et la carotte...

Il était une fois, un fougueux bourricot, propriété d’une antique duchesse bien connue dans le comté. Les habitants du coin le surnommaient « oui-oui » à cause de sa propension à hocher la tête de haut en bas, à tout propos. Il courbait souvent l’échine, sous le poids d’un sulfureux cardinal, portant beau sous ses habits chargés de clinquant, qui ne ménageait guère le bourriquet. Il tirait pourtant fort une petite charrette, trottant gaillardement derrière un magnifique légume, couramment appelé carotte, solidement arrimé à la carriole. De temps en temps, une exubérante congénère l’accompagnait, de puissants braiments ponctuant la promenade, la carotte toujours bien en vue… Il y croyait tellement, à sa petite carotte, au point d’en faire saliver par avance ses semblables, encore nombreux dans le comté. A la fin, son dos le faisait beaucoup souffrir et le légume commençait à sentir le moisi. Un arrêt brutal de la charrette, roues bloquées, provoqua un jour l’effondrement du bourricot, tant et si bien que la carotte, dans un bel envol circulaire, vint se planter dans le cul du pauvre animal !