lundi 14 septembre 2015

Spéciale élections régionales, apportée par un vent du sud qui murmure à l'oreille des iconoclastes que nous sommes.

Vous désirez ardemment réussir en politique ? Il faudra alors démontrer une aptitude certaine à la perfidie, l'asservissement ou plus prosaïquement au traditionnel graissage de patte. Mais ne désespérez pas, à ce prix votre gratification sera à la hauteur des petitesses déployées pour l'occasion. Ploutocratie et népotisme restent l'avenir du Var et il faut croire qu'il existe suffisamment d'administrés pour en redemander. Notablement plus qu'ailleurs ? Infiniment plus, c'est indéniable ! On comprend d'un coup, l'attirance toute particulière que suscite la « Marine ». Ce n'est pas le moindre des paradoxes de son parti longtemps honni et infréquentable, d'être en passe de faire œuvre de salubrité publique aux yeux de nombreux électeurs. La culpabilité qu'on souhaite faire endosser à ces derniers, à seule fin de manipulations politiciennes, ne fonctionnant plus vraiment.
Pour autant nous n'avons nulle intention de dresser un stérile tableau d'avantages comparés. Il s'agit de revenir sur l'élaboration d'une liste pour les régionales dans la droite ligne des pratiques locales, venant d'un parti qui entend confisquer le mot « républicains », quand « ripouxblicains » suffirait parfois à caractériser bon nombre de ses membres. Disons-le tout net, la seule perspective pour la droite de gagner (peut-être) ces élections en paca, après les avoir systématiquement et délibérément torpillées par le passé pour éviter à tout prix qu'un potentiel collègue et néanmoins concurrent du département voisin ne prenne trop la lumière, a suscité pléthore de vocations opportunistes. Malheureusement pour les électeurs, les places ne sont pas ouvertes aux plus capables et compétents, mais bien entendu aux plus serviles, voire aux plus généreux donateurs quand ce ne sont pas les plus nuisibles qui sont ainsi mis en avant pour d'obscures raisons clientélistes. A l’image des européennes, les partis préfèrent envoyer siéger à de rares exceptions près les plus médiocres, ils auront au moins le bon goût de jouer les carpettes, nous infligeant leurs insupportables certitudes d’un air le plus niais possible, pour au final faire où on leur dit de faire. Une véritable religion ici. 

Pain béni pour Madame la Duchesse qui n'a pas renoncé à faire rentrer par la fenêtre celui qu'elle n'a pu faire rentrer par la porte royale. Monsieur oui-oui en personne. Quoi de mieux pour couillonner encore plus les électeurs, qu'une future tête de liste affublée d'une vice-présidente fantoche du département et d'une non moins fantoche future conseillère régionale, qui pourra au passage arrondir des fins de mois déjà durement affectées par un vilain impôt de « solidarité » sur la fortune. Le coup fourré vis à vis d'un premier adjoint au pouvoir aussi proche du zéro absolu que certains « QI » municipaux, ne nous a pas non plus échappé, mais il ne peut s'en prendre qu'à lui-même. Il est toujours aussi nécessaire de ne jamais se séparer d’une longue cuillère pour souper avec le diable...

D'un vide intellectuel et culturel sidéral, motivés par leur seule cupidité, bien des élus aimeraient nous convaincre qu'ils ont une utilité, c'est pourtant tout le contraire ! Rions encore un bon coup, c'est tellement facile avec Monsieur oui-oui, qui selon plusieurs sources vous confie d'un air pénétré (...) qu'il n'est pas intéressé par une place. Pour un affairiste notoire qui possède déjà les clés de la ville, sans être en reste sur la communauté de communes, suppléant son égérie au parlement (gros soupirs face à tant de vacuité concentrée), suppléant l'ex futur vice-président du conseil départemental, en embuscade sur la liste des élections régionales, sans compter des fonctions au sein de la cciv pour le moins très étonnantes, c'est désopilant. Mais sinon tout va bien pour lui et n'allez surtout pas croire qu'il existe une once de jalousie dans nos propos, vous ne pouvez être jaloux du vide, cela n'aurait aucun sens. Terminons-en avec l'UDI, ce parti croupion sur lequel l'UMP locale ou nationale lève la patte chaque fois qu'elle a besoin de se soulager, déjà en état de mort cérébrale dans le département, l'acte de décès est désormais en préparation. Morale de l'histoire : il est définitivement vain d'aller à Canossa, quand une bonne chèvre estampillée « ump » (ça ne manque pas) fera parfaitement l'affaire.

mardi 8 septembre 2015

Vive la rentrée !

Ce n'est pas par manque de sujet que nous nous sommes laissés aller à un peu de farniente, mais par lassitude de la bêtise portée à son paroxysme. Celle contre laquelle vous n'avez aucune espèce d’emprise, mis à part l’opportunité de donner tout son sens au mot "infini".

C'est ainsi, mais revenons à nos moutons si l’on puit dire, il est un sujet qui nous tient plus particulièrement à cœur. Il s'agit de la future (ex ?) communauté d'agglomération. Comme nous le savons tous, cette dernière n'a pu voir le jour, conséquence dans un premier temps de bouderie par communes interposées afin de déterminer qui avait la plus grosse, ou alors c'était très bien imité ! Mais on allait voir ce qu'on allait voir, une fois la tragi-comédie des municipales 2014 derrière nous. Bien entendu, il n'en a rien été. Et pour cause, à part quelques brignolais (de moins en moins nombreux, il faut le reconnaître) et leur culte rendu à Madame la Duchesse et ses caniches, il n'existe plus grand monde pour se faire hara-kiri sur l'autel de l'incapacité et du foutage de gueule réunis. Il serait donc particulièrement de mauvais goût de reprocher aux Saint-Maximinois, leur premier magistrat en tête, d'envoyer gentiment balader aux calendes grecques, un projet qui les mettrait sous la coupe réglée d'une ploutocratie qui ne dit pas son nom. Ils se connaissent tellement. Il est vrai aussi qu’ils ne cachaient pas leur satisfaction de nous avoir refilé la "patate chaude" les Saint-Maximinois, mais ceci est une autre histoire... 

Proposons à Saint-Maximin siège et présidence et vous constaterez que tout redeviendra beaucoup plus simple. Certes ce serait donner quitus à une hégémonie sans partage de l’ancien président tout puissant du département. Elle n'a pas fait que du bien à Brignoles, mais d'un autre côté peut-on reprocher à un élu d'avoir défendu vaille que vaille les intérêts de sa commune d'adoption ? Ne serait-ce pas plutôt les manquements successifs et répétés des élus brignolais qu'il faudrait fustiger. Cela n'irait par ailleurs ni dans le sens de l'histoire, ni davantage dans l'intérêt des Brignolais (encore que rien n’est moins sûr), mais au vu de la démonstration de dynamique et de savoir-faire d'un côté et de son exact opposé de l'autre, force est de constater qu'il existerait enfin une logique dans ce département ! Pas forcément une logique politique, mais une logique tout de même.

Entre la Sainte-Baume qui rêve maintenant du grand large à l'ouest et Val d'Issole qui n'en peut plus de ce bourbier néfaste, privant ainsi le territoire d'une manne certaine, on préférera sans nul doute sacrifier l'intérêt du territoire sur l'autel des petites politicailleries entre "amis". Celui-ci a vu défiler des générations d'élus varois. Comme le chiendent, vous croyez vous en débarrasser et il revient encore plus vivace qu’avant. Bien évidemment, on a les élus qu'on mérite, de fait il semblerait que nous ne méritions vraiment pas grand-chose !

mercredi 19 août 2015

Cumulard un jour, cumulard toujours !

Lorsque la récente loi sur le cumul des mandats s’appliquera dès 2017, les parlementaires ne devraient plus être maires, adjoints, présidents ou vice-présidents d’intercommunalité, de conseil départemental, de conseil régional ou d’un syndicat mixte. Les parlementaires fraîchement élus ou réélus et détenteurs d'un mandat exécutif local, auront très exactement un mois pour se mettre en conformité avec la loi. En outre la loi interdit de manière générale le cumul avec toute autre collectivité territoriale créée par la loi et impose l'exercice effectif du dernier mandat en date. En cas de démission d'un parlementaire, son suppléant le remplacera, ce qui devrait inciter les électeurs à redoubler de vigilance avant de mettre le bulletin dans l'urne. Un imposteur peut toujours en cacher un autre de plus grand...

Pourtant tout cela n'est aucunement acquis. La prochaine majorité au pouvoir pourrait abroger en un mois (pour ne pas se compliquer la tâche) cette loi « scélérate » du point de vue des cumulards. La Droite ne fait pas mystère, une fois revenue au pouvoir, qu'elle compte bien annuler les dispositions de cette dernière, à la grande satisfaction de ceux qui se paient sur la bête depuis des lustres et ils sont très nombreux (de Droite comme de Gauche). De toute façon le ver est déjà dans le fruit, il ne faut jamais oublier qu'en France on aime bien se payer les têtes. En effet le parlementaire pourra toujours rester conseiller municipal, départemental ou régional ! Certes avec des délégations éventuelles strictement encadrées, mais il continuera de régner de par son rang protocolaire, car on loue toujours les mérites de la République pour mieux apprécier ceux de la Monarchie. Il suffit pour cela de savoir s'entourer des meilleurs paillassons, sur lesquels s'essuyer commodément les pieds. Des paillassons trop heureux de l'être en donnant du sens à leur existence, n'en doutons pas.

Quand l'élu a goûté à l'argent public, au pouvoir qu'il confère et qu'il ne sait rien faire d'autre, si tant est qu'il sache réellement faire quelque chose de concret et d'utile pour son pays ou sa région, il ne peut plus s'en passer. Il gratte bec et ongles tout ce qu'il peut. Et la fin justifiant les moyens, peu importe le niveau des arguments tous plus pathétiques les uns que les autres. Nous n'aurons pas la cruauté de rappeler les quelques centaines d'euros grappillées pour assumer une présidence de communauté de communes, dont le montant ridicule ne doit rien à un quelconque geste altruiste, mais bien plus au plafonnement du cumul des salaires imposé par une autre loi « scélérate ».

Sous la troisième république seulement 1 député français sur 3 exerçait un mandat local, contre plus de 8 sur 10 aujourd'hui en moyenne. Pourtant pris individuellement, la comparaison de niveau s'avérerait vraiment peu flatteuse, voire humiliante, pour nombre de parlementaires d'aujourd'hui ! Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne, en Allemagne, la proportion des cumulards varie de 0 à 25%, leurs citoyens sont donc moins bien gouvernés et administrés. Voilà un bel argument, quels étourdis nous faisons !

vendredi 14 août 2015

Bien le bonjour à une « équipe » de pieds nickelés (le mot équipe en dit déjà long...).

Nous persistons ! Puisque vous n’avez nulle autre ambition que de pomper en toute prétention et suffisance, il est inutile d’y ajouter votre petit numéro de cabotinage. Entre votre logorrhée indigeste et la nôtre, le simple constat du suivi de nos blogs respectifs, devrait vous inviter à plus d’humilité dans le maniement du sarcasme. Nous n'avons jamais parlé non plus de haine à notre endroit, ce qui ne nous intéresse pas, mais de personnages guidés par leurs rancœurs et haines recuites, qu'elles soient à notre endroit ou à un autre n'a absolument aucun intérêt. Prendre votre posture victimaire favorite pour éviter d'aborder le fond et plastronner en permanence, façon « saigneur des agneaux », devient absolument ridicule.

Invectives et quolibets vous plaignez-vous ? Non, plus simple : un plaisir de brocarder suffisamment adapté au contexte. Il y a tout de même une chose que nous n'aurions pas osé employer : une soi-disant absence de courage pour mieux se moquer. Nous laissons aux autres personnes concernées que nous le soin de vous répondre si elles le souhaitent, si notre anonymat est un choix que nous assumons pour des raisons qui vous échappent totalement (c’est maintenant sûr), en revanche il faut être sacrément gonflé, ce qui ne semble pas vous déranger le moins du monde, pour mettre en doute le courage des autres derrière un masque ! C'est pour cela que nous nous moquons, nous raillons, nous dénonçons le cas échéant, sans sous-entendre derrière ce masque que les autres sont des lâches. C'est une différence entre nous que nous sommes heureux de cultiver... Ajoutons pour faire bonne mesure que ces donneurs de leçons de courage bloquent dorénavant nos commentaires, qu'à cela ne tienne nous adorons les pitres.

Vos révélations nous déplaisent ? Nous n'écoutons pas la voie de la sagesse ? Prétention et suffisance sont les deux mamelles préférées des imbéciles. A vous de voir ! Vous allez faire des révélations ? Mais vous n'êtes même pas capables de révéler celle que vos radars ont soi-disant interceptée dans les couloirs de la mairie et que nous tairions volontairement. Nous n'espérons rien de quiconque, ne craignons rien et n'exigeons ni ne demandons davantage rien, contrairement à vous et vos anathèmes. Vous voulez nous voir disparaître ? Vous n’avez réussi qu’à vous condamner vous-mêmes ! A bon entendeur...

lundi 10 août 2015

Toujours le même dilemme !

Répondre à des idiots au risque de leur faire une publicité qu'ils ne méritent pas ou laisser se développer la paranoïa de jean-foutre. Bref, nous avons choisi de répondre en quelques points, pour le simple plaisir de le faire, tant ces jean-foutre nous en touchent une sans faire bouger l'autre et marcher dessus peut porter bonheur ! Point n° 1 : lire ou relire Molière plutôt que d'adapter ses titres en se congratulant de si ambitieuse trouvaille. A défaut de rendre intelligent, ça rend notablement moins stupide. Une pièce dont l'objet est la vengeance, pour faire un bon mot qui feint d'évacuer ses pitoyables turpitudes vengeresses, démontre soit une disposition d’esprits assez pervers, soit un vernis de culture. La première hypothèse nous paraît tout de même sacrément flatteuse, mais au bénéfice du doute... Point n° 2 : il a toujours été vain et naïf de vouloir démontrer que ses contradicteurs seraient à ce point demeurés pour se méprendre sur la foi d’une interprétation erronée (Machiavel), en se réappropriant et inversant le procédé grossièrement à son avantage (Pasqua). Un grand classique du narcissisme. Lire ou relire Voltaire, à défaut de rendre philosophe, rend bien moins trivial et sot dans l'emploi de son argumentaire. Point n° 3 : tant qu'à évoquer d'étranges tractations moyennant d'hypothétiques places, autant éclairer notre lanterne, les échanges s'en trouveront d'autant plus intéressants et drôles. Nous flairons déjà le bon scoop et sommes impatients d'en apprendre plus de tartarins qui n'écrivent pas pour ne rien dire. L'évidence (défense de rire) rend coi les simples d'esprit que nous sommes. Point n° 4 : de sympathiques farfadets proposaient jusqu'à présent sinon une information, du moins une invitation à réfléchir. Ils se sont transformés en pieds nickelés, c'est leur droit, alors autant l’assumer jusqu'au bout. Ils veulent que nous disparaissions (sic !), démontrant se faisant une immaturité peu commune. Leur échec montrera des « ténors » politiques bien connus, préférant affubler de leurs propres tares, d'autres qu'eux-mêmes. Point n° 5 : il est cité un apprenti Machiavel, si inefficace, incapable et retors qu'il est impératif, car passible de plainte pour non-assistance à personne en danger, de protéger les supposées victimes (et clientes ?), à défaut leurs familles respectives, mentalement bigrement dérangées. Ballottées tels des pantins désarticulés ? Terrible, honteux ! Et cette abnégation au service de tous les pauvres couillons qui se sont fait gruger, quel panache ! Point n° 6 : n'ayant nulle intention d'arrêter quoi que ce soit, n'en déplaise à ces « cadors » auto-proclamés de la vertu outragée, nous pourrions ouvrir une rubrique, « à toi, à moi... », tant le nombre d'articles qui nous sont généreusement consacrés, risque de nous contraindre à faire tourner ce joli manège. Car du fait que les problèmes de Brignoles et de la région ont enfin trouvé leur cause (nous, bien entendu), il ne faut plus lâcher l'affaire, ce serait fort dommageable pour un réveil citoyen tant attendu (eux, il va de soi). Point n° 7 : ce n'est pas la première fois que nos pieds nickelés montrent une affection sincère pour le Cardinal de... Richodel, tentons de les rapprocher. Nous ne sommes pas des monstres tout de même. Un point en commun, peut-être ? Douteraient-ils tous à ce point du fonctionnement de leurs attributs, que le fait d'en parler régulièrement leur servirait de puissant aphrodisiaque ? Notons qu'il s'agit là d’une pure conjecture. Point n° 8 : cette médiocre série a débuté avec une soi-disant information détectée par leurs fameux radars (jean-foutre, mais néanmoins très prétentieux) au sein de la mairie de Brignoles, que nous aurions intentionnellement occultée. Fichtre, nous n'avons toujours pas entendu parler du loup... Et vous ? Nous avons hâte de savoir ! Le suspense est insoutenable, loup y es-tu ? Les régionales (...), comme les départementales, risquent fort de ramener tout ce petit monde à une triste réalité, celle des réseaux varois et de ses affidés, dont l'efficacité démontrée (elle) est directement proportionnelle au degré d'abêtissement local, et après ? Après, tous les idiots et les pitres continueront de se reconnaître, de se compter et de se « la raconter ». Ils ajoutent à la prétention, la vanité et l'arrogance, sont friands de belles métaphores juvéniles pour ne pas dire séniles ! S’ils aiment tellement filer la métaphore, nous leur conseillons plutôt celle de l’illusion politique de « V pour Vendetta ». Nous espérons que ce texte n’est pas trop excessivement alambiqué et creux pour des cervelles un peu trop frites par le soleil ? Ce n'est que le commencement et cela n'a rien d'une promesse !

mercredi 5 août 2015

Sept millions d'euros en suspens entre Provence Verte et Région titre Var Matin

Mais doit-on vraiment s'en étonner ? Nous avons retenu un argument parmi d'autres qui résume l'ensemble. En effet, la présidente de la communauté de communes du Comté de Provence prétend que : « Il faut reprendre ce dossier qui était totalement décousu et dénué de cohérence pour la Provence Verte... », or les autres territoires de la région ont accepté de rallier le projet (selon le président de Provence Verdon). Nous en concluons donc que soit leurs élus seraient des crétins qui se sont fait rouler dans la farine, n'ayant malheureusement pas pour leurs administrés la science infuse de Madame la Duchesse, soit les auteurs du dossier sont des crétins puisqu'ils ont réussi à concocter un projet qui a semblé suffisamment cohérent et cousu pour tout le monde... excepté pour la Provence Verte. Avouez que c'est ballot et ça tombe encore sur nous ! Pour l'avenir, nous suggérons à ces besogneux auteurs de demander directement à Madame la Duchesse de leur expliquer comment faire. Ils pourront ainsi faire bénéficier la région des excellents dossiers menés sur la commune de Brignoles. Efficacité garantie et chacun y gagnera... ou pas du tout !

Avouons aussi que l'argument : "proposition trop hâtive..." du maire de Sainte-Anastasie ne manque pas de sel, mais réagir à toutes les balourdises que nous lisons ou entendons, ce serait un peu comme subir la condamnation de Sisyphe.

Seulement comme le diable se cache encore une fois dans les détails et le Maire de Saint-Maximin (un peu culotté, mais sans langue de bois) ne s'en est visiblement pas caché, l'adoption ou non du CRET se révéle être l’épiphénomène d’un trou noir bien plus pernicieux. Celui bien entendu de la (ex ?) future communauté d'agglomération, rassemblant Brignoles et Saint-Maximin, qui présente tous les ingrédients des luttes d'influence. Des luttes qui sont la face émergée de méthodes de gouvernance frontalement opposées. D'un côté des acteurs du passé dont plus grand monde ne veut, ceux bénéficiant de leurs oboles mis à part, qui n'entendent rien lâcher tellement les appétits sont aiguisés par les enjeux personnels, d'abord et avant tout et quoi qu'on vous raconte ; de l'autre des acteurs (potentiels) du futur, dont les appétits ne sont pas moins aiguisés mais notoirement collectifs et qui comptent bien ne rien céder ! Il faut dire qu'entre les deux ce serait un peu le mariage du feu et de l'eau, entre un Saint-Maximin qui rit et un Brignoles qui pleure ! Et les régionales dans tout ça ? Cela ne changera rien, en tout cas pas plus que le changement d’étiquette politique n’a permis d’avancer sur le dossier de la communauté d’agglomération quand il se disait que Saint-Maximin ne voulait pas d'un mariage avec une mairie alors détenue par la gauche. En vérité il se dit aujourd’hui dans les milieux autorisés et pas autorisés, que des tractations seraient en cours pour se débarrasser définitivement du problème, avec pour conséquence que chacun vivrait sa vie de son côté ! Et plus belle la vie… Pour eux, toujours pas pour vous, il ne faut pas non plus trop rêver !

mardi 4 août 2015

L'art du mensonge politique ou l'éloge du mentir vrai !

Au-delà des querelles lancées par de « blancs chevaliers » (qui ne le sont pas davantage que nous, mais nous avons le bénéfice de le savoir), portés par leurs seules rancœurs et haines trop recuites, qu'ils pensent naïvement masquer sous le voile de sensibilités et de révélations en trompe l'œil, l'art du mensonge politique de John Arbuthnot et non Jonathan Swift à qui l'ouvrage est attribué, reste toujours autant d’actualité. Excepté que le talent des siècles passés a laissé progressivement place au cynisme, voire l’abjection et à une culture revendiquée de l’à-peu-près systématique, dès l’avènement de l’ère audiovisuelle.

Rappelons ce moment d'anthologie d'un expert de la communication et de la désinformation, « Plus un mensonge est gros… plus il a de chances d’être cru ! Mentez, mentez, mentez, encore et toujours, il en restera bien quelque chose... Je veux qu’on ne tourne actuellement pour les français que des films légers, superficiels, divertissants, mais stupides... Le peuple français s’en contentera sûrement ! » Joseph Goebbels, chef de la propagande nazie et accessoirement diplômé de philosophie et de psychologie. Détournées de leur esprit, ces dernières vont s’avérer de redoutables et implacables armes de destruction massive, grâce aux moyens technologiques.

Quand la fin justifie les moyens le mensonge devient licite, sitôt la fausseté identifiée comme la source potentielle de quelque bonne fin, devenant en quelque sorte une fausseté salutaire dans l’intérêt du peuple ! Mais quelle légitime entité peut définir ce qui relève de l’intérêt du peuple appelé abusivement « intérêt général » et dans lequel les intérêts particuliers sont trop parfaitement solubles ? Quelque farfadet, la cervelle gonflée telle une outre bien pleine, se donnera volontiers l’illusion d’être de cet acabit-là. Il n’en reste pas moins que « la » vérité restera dans l’agrément ou non que chaque individu entend donner en conscience, aux charges mensongères sous couvert d’information, qui lui sont débitées chaque jour un peu plus pour sonder son degré de naïveté. Les vérités que d’aucuns voudraient lui asséner et lui infliger manu militari, lui ôtant ainsi toute initiative, car on a déjà prédigéré pour lui les conclusions, montreront plutôt dans quel degré d’estime il est tenu par ses « protecteurs »…

Malgré tout, il serait malhonnête de laisser croire que le mensonge politique est l’apanage de ses principaux acteurs, le « bon peuple » a su lui aussi tirer avantage de cet art par la propagation de fausses rumeurs, n’ayant d’autres visées que de nuire à une réputation. Les faiblesses de l’être humain sont là pour rappeler qu’il serait vain de s’en référer à une vertu outragée (les élus se distinguent pourtant dans cet art). Seule la prudence, l’acuité du bon sens, une salvatrice curiosité (qui n’a nul besoin de regarder par le trou de la serrure) et le traitement par la raillerie sont des outils suffisamment adaptés au déferlement de stupidités que l’on souhaiterait nous administrer, que ce soit dans un sens ou dans un autre. L’insoutenable légèreté de l’être est à ce prix.

mardi 21 juillet 2015

Rappelons qu'avant de grimper au cocotier, mieux vaut avoir les fesses propres, un bon entraînement et n'avoir pas peur de tomber.

Non sans blague, Brignoles Provence Var nous impressionne. Pourquoi après être arrivé sur le tard au sein des réseaux sociaux (donc bien après nous sur Facebook), vouloir à tout prix jouer les blaireaux de service, en nous menaçant de révélations dont nous n'avons cure et qui vont produire, de manière certaine, l'effet contraire à celui recherché ? Réponse : une banale question où se mélange pêle-mêle, jalousie, agacement et empêchement de tourner en rond, nous sommes devenus beaucoup trop gênants pour d'autres que Madame la Duchesse et sa cour. Aucune illusion à se faire, seuls de minables petits intérêts politiciens sont en jeu. Il est vrai que les concernant, il y a belle lurette que nous savons (précisément) qui se cache derrière, toutefois nous ne mangeons pas de ce pain-là, à moins qu'on ne nous y oblige. Leur choix d'anonymat est leur problème, comme le nôtre nous appartient et s'il devait être (réellement) levé, cela ne serait pas une catastrophe mais une opportunité à saisir qui ne changera rien, à part une plus grande détermination encore à montrer au plus grand nombre, la réalité de la cour des miracles politique brignolaise.

En ce qui nous concerne, nous nous moquons comme de l'an 40 des menaces, quelles qu'elles soient, nous assumons. Faudra-t-il aussi que nos terreurs visent juste, car à la lecture de l'article, nous avons décelé un gros potentiel pour une énorme bourde, et là aïe, aïe, aïe, succès garanti ! Ceci étant faire un lien entre brignolesinfos et brignoles potins est d'une grande perspicacité, la grande majorité des abonnés aux réseaux sociaux avait dû arriver à la même conclusion. Laisser entendre qu’il existe pour prouver ses dires, des tensions au sein de la majorité et des non-dits, quelle information ! quel scoop ! La lecture de leur dernier article nous confirme aussi une chose, mieux vaut avoir des billes que répéter ce qu'on a entendu et croit ensuite savoir, car le boomerang dans les gencives, ça fait très mal... A ce petit jeu, on ne craint personne, avis aux amateurs. Pour finir nous commençons à entrevoir le côté particulièrement pernicieux de ce qui se veut une attaque ad hominem. On nous parlait de soi-disant informations que nous détiendrions et que nous ne divulguerions pas de manière délibérée et intéressée. En fait tout cela n'est qu'un prétexte totalement farfelu, il s'agit ni plus ni moins que de faire place nette pour de prétendus chevaliers blancs qui ne le sont que dans leurs rêves. Puissent-ils ne pas se transformer en cauchemars pour les administrés.
Nous espérons cette fois, n'avoir pas été trop alambiqués pour des cervelles qui ont encore beaucoup à apprendre de Machiavel. Bien que ce dernier œuvrait lui pour la bonne cause, contrairement à une croyance fort répandue et fort mensongère. 

A l'heure de la garde à vue du président du conseil départemental...

Voilà pourquoi ce n'est pas demain la veille que des élus, des notables ayant pignon sur rue, des comportements notoirement mafieux auront véritablement à rendre des comptes auprès de la justice française, comme doit le faire le citoyen lambda.
Le législateur a tellement pris soin de bien saucissonner les textes, que deux juges pris au hasard rendront sur le même dossier un avis diamétralement opposé, avis que des avocats se feront un devoir de justifier ou de clouer au pilori, selon qu'il est favorable ou non à leurs clients, sans qu'il n'y ait rien à y redire. Légalement s'entend, parce que moralement c'est une autre paire de manches. Attendez donc la morale... ce n'est pas un truc inventé pour amuser les pauvres citoyens ? Ah si nous y sommes, aux gueux la morale et les fins de mois difficiles, aux autres les magouilles et l'opulence. Ajoutez à cela le non-lieu (qui équivaut maintenant systématiquement à brevet de respectabilité et d'innocence alors que ce n'est pas l'objet), le délai de prescription, le vice de procédure et la mémoire extrêmement défaillante des témoins, qui pleuvent dans les affaires financières et politiques comme nulle part ailleurs et vous aurez un panel complet permettant d'échapper avec un bon avocat à toute condamnation sérieuse, dans la grande majorité des cas.
Séparez déjà corruption active (l'acte de corrompre) et corruption passive (l'acte de se laisser corrompre). Oubliez les tentatives (normalement punies par la loi) de corruption, car si les actes ont de la difficulté à être punis, imaginez donc ce qu'il en sera des tentatives. Ensuite il faut identifier clairement la nature du délit, si d'aventure le délit est caractérisable ! Est-ce un détournement de fonds publics dans le cadre de ses fonctions ? Serait-ce plutôt un abus de confiance visant à détourner des fonds au profit de personne ayant autorité ? Ou encore un trafic d'influence avec renvoi d'ascenseur ? A moins que ce ne soit une prise illégale d'intérêts ayant mené à un enrichissement personnel, voire les quatre à la fois ? Nous nous en voudrions d'oublier l'entente illicite aboutissant à collusion ou le délit de favoritisme souvent soupçonné dans le cadre des marchés publics.
Bref vous le voyez, rien n'est laissé au hasard et ceux qui se font prendre (ça peut arriver sur un malentendu) sont souvent des amateurs victimes de leur avarice ou de leur inexpérience dans le renvoi d'ascenseur, entraînant de fait quelques vengeances personnelles. A l'extrémité de la nébuleuse et avec un peu de (bonne) volonté, les lois pour lutter contre la mafia sont devenues plus efficaces en Italie (certes ce n'est qu'un timide début), cette dernière ne dédaignant plus venir s'implanter chez nous, à l'image de ses consœurs des pays de l'est. Plus besoin de drogues et d'arrières boutiques trop voyantes, des activités plus respectables comme l'immobilier, le commerce, la finance, la gestion des déchets, les projets d’infrastructures ou les casinos, sont amplement rémunératrices, nettes d'impôts avec service de blanchisserie inclus ! Alors la justice là-dedans... Il peut y avoir des bonnes surprises, mais il ne faut tout de même pas trop rêver !

mercredi 15 juillet 2015

La politique s'apparente à un théâtre permanent où les pièces qui s'y jouent sont bien mal distribuées.

Les journalistes de Var Matin sont de joyeux boute-en-train, si l'on en croit les photos d'illustration du dernier conseil municipal à Brignoles : un premier adjoint ravi d'être là et qui entend le faire savoir, une duchesse aux abonnées absentes et un opposant genre : "faites comme si je n'étais pas là !".

Une petite passe d'armes pour salon de thé a eu lieu en fin de conseil que vous ne lirez pas dans le journal local. Quand il s'agit de relater des informations comme quoi des agents des services municipaux auraient été aperçus s'attelant à des tâches sortant du cadre du service public, pour rentrer dans celui moins avouable d'un service clientéliste, cela fait forcément désordre. Madame la Duchesse a (mollement) promis de veiller au grain, se retranchant derrière une véracité des faits à établir. Chiche !

Passons sur des motions votées en séance et la bouche en coeur, qui nous consternent à plus d'un titre sur le fond ou la forme, mais il faut bien faire semblant de s'agiter un peu. L'une d'entre elles a quand même attiré notre attention, concernant la chasse à la glu, technique de chasse méditerranéenne consistant à piéger les grives par les pattes grâce à de la glu sur une branche. Accessoirement la glu piège aussi d'autres espèces d'oiseaux, mais ce n'est pas le sujet. Après une question parlementaire essentielle de Madame la Duchesse à Mme la Ministre de l'écologie, détaillant les bienfaits de cette « pratique non violente » (non sans blague ?) pour la biodiversité, la sauvegarde de l'environnement et du patrimoine (cosmique !), nous attendons impatiemment la convocation du congrès du parlement français, afin qu'il puisse diligenter toute action visant à prendre une décision cruciale pour l'avenir de notre pays, concernant la chasse à la glu !

Bon mais 2017, ce n'est plus très loin, les législatives non plus et les chasseurs ça vote ! Ceci expliquant plus sûrement cela. Dans un registre différent, il semblerait que la figure de proue de l'opposition brignolaise soit fermement décidée à arriver sans fausse note à cette même échéance politique, d'où une étrange absence de pugnacité qui en étonne plus d'un. Le match semble pourtant avoir déjà commencé en catimini entre gens de bonne compagnie : "Souffrez chère Madame cette petite impertinence..., comme vous y allez cher Monsieur...," etc., etc.

jeudi 9 juillet 2015

Une opportune lucidité permettra de voir infiniment mais dangereusement plus loin que l'apparence immédiate des faits.

Quand nous vous disions que ce qui est favorisé dans le Var, ce n'est ni l'initiative pour exploiter au mieux de nos intérêts les richesses du territoire, ni davantage l'inventivité propre aux entrepreneurs audacieux, ce n'est certes pas la créativité essentielle à toute démarche publique, encore moins la nécessaire vision caractéristique des grands et vrais politiques (bon d'accord, dans ce coin de France on a beau les chercher par air, par mer ou par terre, la besace est bien maigre, mais tout de même). Non ce qui marche le mieux, ce sont les grandes gueules, d'autant plus si elles portent encore beau (même à la limite du supportable) et le penchant naturel des varois les moins à plaindre et les plus en vue (côté cour, là où est la lumière) à les bader, voire à les aduler !

Rappelez-vous il y a quelques semaines à peine le président de la CCIV, claironnait à qui voulait l'entendre : "L'Etat nous vole notre argent". Nous apprenons que ce dernier a réuni autour de lui une congrégation de courtisanes et courtisans sur la merveilleuse île de Porquerolles et un air de plus belle la vie ! Vous comme nous, quand on s'est fait voler, on serre les cordons de la bourse. Eh bien c'est un tort, suivez au contraire le bon exemple. Gobergez-vous ! Vous pourrez ensuite briller dans des officines feutrées en racontant que vous y étiez ! Si vous croisez parmi vos connaissances d'heureux élus qui en étaient, demandez-leur donc pour quoi faire concrètement. Il y a peu de chances que vous obteniez une réponse claire et surtout justifiant ce déploiement de paillettes !

jeudi 2 juillet 2015

Probité et moralisation de la vie publique évitées de justesse ! Nous avons eu chaud…

"Les comptes équilibrés de justesse" dans le compte administratif 2014 du département selon Var Matin. Dont acte. Tout est question de forme, il n'empêche que le questionnement des élus de l'opposition relatif au subventionnement des associations était légitime et justifié. Peut-être que bon nombre ont la mémoire courte, mais en 2013 le montant des subventions aux associations dans le Var, par habitant, n'était ni plus ni moins que plus du double de la moyenne des autres départements. Des impôts et taxes plus élevés que la moyenne et une dette également plus élevé que la moyenne, pour des dépenses d'investissement moins élevées ! Nous voulons bien admettre la spécificité du Var, mais il ne faudrait pas que cette spécificité serve de leurre pour masquer un clientélisme déguisé qui serait tout sauf une grosse surprise. Ce que les citoyens acceptaient comme un mal nécessaire hier, dû à nos origines latines bien commodes, ne les satisfait plus du tout aujourd'hui, voire les agace prodigieusement. Les indignations feintes ou sincères d'élus, à grands renforts d'effets de manches, en réponse à des questions qui dérangent n'y changeront rien.

A la question de la présidente de la commission solidarités en réponse à une intervention de l'opposition : "Vous nous prenez pour qui ? Des amateurs ?", nous suggérons que la réponse à cette question est prématurée, le temps va rapidement le confirmer ou l'infirmer. En revanche, nous pouvons déjà affirmer au minimum et avec certitude : des gros naïfs ! Parce que invoquer le recours aux services juridiques du département pour s'assurer que les élus sont en conformité avec les fonctions qu'ils occupent par ailleurs, est une bonne idée pour le pays des merveilles, mais aux dernières nouvelles, nous n'y vivons pas ! La notion même de conflit d'intérêts est si vaste qu'il est impossible d'y remédier uniquement par la loi. Ainsi l'esprit voulu par cette dernière ne devrait pas être détourné. C'est pourtant tout le contraire qui se produit aujourd'hui, grâce paradoxalement à des textes sur lesquels nous reviendrons plus tard pour ne pas alourdir le propos.
A qui fera-t-on croire par exemple qu'un élu membre de la commission des finances, directeur général d'une association déclarée d'utilité publique et subventionnée à hauteur de plusieurs millions d'euros, directeur de cabinet de commune et communauté de communes pouvant être notamment en lien direct ou indirect avec ladite association, dont la présidence est assurée par le député-maire et présidente de ces mêmes commune et communauté de communes, ne se trouve pas en situation de potentiel conflit d'intérêts, que la loi le permette ou non ? A part vouloir prendre les citoyens que nous sommes pour des imbéciles ? Rien qu'à la lecture des salaires de ministre des principaux cadres dirigeants, ponctionnés sur de l'argent essentiellement d'origine publique, nous avons une idée assez précise sur la question !

La probité (actée par les faits et non supposée ou idealisée) des élus leur commanderait de démissionner d'eux-mêmes de fonctions objectivement incompatibles avec leur statut d'élu. Quelques-uns le font, plus nombreux sont ceux qui préfèrent continuer à manger à tous les râteliers si généreusement et complaisamment offerts. Les rodomontades de madame la présidente de la commission solidarités sont certes amusantes, mais clairement déplacées ! Ceci dit pour une commune qui se choisit comme délégué à l'urbanisme un promoteur immobilier, un peu plus ou un peu moins...

“La vérité est comme le meilleur coup aux échecs : elle existe, mais il faut la chercher.” A. Perez-Reverte.

Aujourd'hui, nous avons décidé de nous intéresser à une offre promotionnelle de Var Matin dédiée récemment au président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Var. Habitués à lire les quelques rares journalistes qui aiment encore leur métier et ont le courage de l'exercer, nous sommes toujours stupéfaits par la totale absence d'investigation, d'analyse, de recul, bref par le manque de sérieux qui prévaut aujourd'hui en matière d'information dans la presse officielle. De la soupe, encore de la soupe, toujours de la soupe.

Et que nous dit-il le président, un rien fanfaron du haut de sa chaire : "L'Etat nous vole notre argent". Diantre. Mais il sait nous la bailler belle ! D'abord la cciv n'est pas seule concernée, la réforme voulue par le gouvernement s'inscrit dans un plan plus général dont la fusion des régions fait aussi partie, avec forcément une incidence notable sur les moyens et règles de financement des organismes et collectivités publics, c'est même le but ! Sans surprise, les effets de notre dette astronomique et d'un déficit chronique vont avoir des répercussions à tous les étages. Pourquoi l'effort demandé au Var est-il si important ? Parce que la section investissement est bien grassouillette et si elle est grassouillette, c'est que nous avons une propension notable à faire confiance à de grandes gueules plus que partout ailleurs, résultat ça mouline, ça parade et c'est à peu près tout. Ce n'est pas le cas des voisins qui paieront donc une addition moins salée. On nous parle de thésauriser pour de futurs projets, ça oui, souvent des arlésiennes et si d'aventure ils arrivent, vous êtes en droit d'avoir les plus grands doutes sur leur pertinence, ou au minimum l'intérêt de la cciv là-dedans. De nombreux projets sont lancés nous dit-on, ah oui lesquels ? Problèmes de compétences ? Le projet de résidence étudiante de Chalucet menacé, il fallait en effet nous le sortir celui-là. La vérité est qu'il y a trop longtemps que le grand Calife du Var a délaissé cette vénérable institution, mais que le contexte difficile qui se prépare devrait l'inciter à reprendre les rênes tant qu'il en est encore temps, quitte à devoir faire un grand ménage salutaire pour le Var !

Voyez donc les résultats avec la perte de la gestion de l'aéroport de Hyères au profit de Vinci, voyez les résultats avec la gestion des ports. Voyez les méthodes arbitraires et totalitaires de gouvernance, dont nous parlions il y a peu avec le débarquement manu militari du président (estimé et compétent) de la commission d'appel d'offres.  Il n'y a pas à dire, nous avons à faire à des experts... de l'écran de fumée et du bavardage. 
Cerise sur le gâteau, vous tournez la page promotionnelle et vous avez le bonheur d'y retrouver un placard publicitaire sur le fameux parlement varois des entreprises (ici l'art de l'emphase est une religion) qui n'est autre qu'une émanation très opportuniste de la cciv. Le genre d'instance que nous adorons créer, plutôt que de s'atteler à un fonctionnement optimal de celles existantes. Quoi de mieux pour gérer les difficultés que de les déplacer ! Parions que cet avatar de la cciv fera long feu.

Ne soyons pas naïfs, la cciv c'est beaucoup d'emplois, mais c'est aussi beaucoup d'argent suscitant bien des appétits et des convoitises, pour des intérêts peu clairement affichés et un fonctionnement opaque de règle, avec un petit cercle d'initiés se tenant tous par la barbichette. Il y a peut-être mieux à faire que de servir la soupe.

mardi 30 juin 2015

« Ce qu'il y a de pire, ce n'est pas la médiocrité proprement dite : c'est la médiocrité satisfaite d'elle-même ; c'est la médiocrité qui prend pour le but le point où elle s'arrête à mi-chemin et quelquefois même au premier pas. » Emile de Girardin.

"Hier, la motion, sans le texte, a été approuvée". Les yeux nous en sont tombés. Voilà un conseil communautaire qui vote une motion sans en connaître le contenu écrit précisément noir sur blanc, ce qui est la moindre des choses. Promesse d'une initiative est explicitée par un élu de ce même conseil concernant la fronde des petites communes, face au désengagement (qui est tout sauf une surprise) de l'Etat ! Tout de même, la ficelle est un peu grosse. Bon en même temps, c'est un secret de polichinelle, le conseil communautaire du Comté de Provence est devenu selon plusieurs sources, une chambre d'enregistrement ou dès qu'une question est posée, la nette sensation que tout le monde s'emmerde vous prend immédiatement aux tripes !

Peut-on suggérer, là comme au conseil municipal de Brignoles, de demander l'autorisation de suppression desdits conseils, afin d'économiser du temps précieux de Madame la Duchesse qui n'en doutons pas sera utile à la cause nationale, au vu de son hyperactivité parlementaire !

Sur le fond, il est toujours ahurissant de constater que des élus toujours prompts à fustiger une politique d'assistanat outrancière, viennent tenir un discours inverse quand il s'agit des collectivités et de la défense de leur pré carré. Rappelons que contrairement à l'Etat, les collectivités ne peuvent voter des budgets de fonctionnement en déficit et ne peuvent recourir à l'emprunt que pour les investissements (ouf, on a évité le pire !). Pour autant le ver est tout de même dans le fruit, car dans le budget des collectivités se trouvent les dotations de l'Etat. Seulement pour que l'Etat puisse continuer à honorer ses missions, que fait-il ? Il emprunte sur les marchés depuis cette fabuleuse initiative de 1973, dont on ne mesurera jamais assez les bienfaits. Alors que fait-on ? Et pourquoi ne pas autoriser les collectivités à emprunter sur les marchés pour boucler leurs fins de mois ? Oups, pas la tête, pas la tête...

Madame et Monsieur la morale ou les affres personnifiées du néant politique brignolais.

Ils sont ravis de jacasser comme pies au vent, vénérant la duplicité, saint-graal de leur pathétique existence politique, tels des simples d'esprit. Apôtres de leur incommensurable sottise, ils prétendent nous en infliger le fardeau. Et ça pérore dans l'espoir de servir d'obscurs intérêts dont l'indigence le dispute à la sournoiserie... Insignifiantes marionnettes ayant fait allégeance à leurs plus bas instincts, délaissant l'art de la critique de la raison pure pour y préférer l'auto-proclamation de leur honorabilité. Ils se drapent des atours de la respectabilité et de la vertu réunies, faute d'en être digne. 

Devrions-nous en rire, alors même que tout avenir semble sombrer dans des esprits aussi étriqués, vaniteux dindons se rêvant en aigles planant sur les monts environnants ? Notez le renversement de toute logique, ces vermisseaux de la pensée voudraient rejeter sur nous la faute originelle de leur perfidie et de leur niaiserie. Pourtant minuscules petits êtres, aucune existence citoyenne n'a eu à subir la moindre conséquence par notre prose, que chacun lira seulement s'il le désire. Elle devra subir en revanche l'inconséquence permanente de votre prétention et celle non moins systématique de votre stérile agitation, le croupion frétillant, signe distinctif des courtisanes et des courtisans. Rien ne lui sera non plus épargné de votre déficiente imagination et de constants errements, qu'aujourd'hui vous idolâtrez comme le veau d'or après l'avoir conspué. Puissent donc vos esprits étroits devenir le sépulcre éternel de vos déraisons...

Vous vous flattez d'importance, valets à la triste figure. Notables vous l'êtes, si ce n'est par le sang ou la prestance, vous l'êtes assurément en âneries et autres cabotinages préférés des amuseurs de salon, dont une cour de duchesse raffole tant. Le citoyen ne peut que contempler, moitié consterné, moitié goguenard, le pathétique spectacle de l'avilissement que vous entendez nous présenter comme le summum de l'ascension et de la réflexion politique.

dimanche 28 juin 2015

Comment prendre les gens pour des imbéciles quand on a rien à dire et rien à proposer ?

En communiquant ! Il est de bon ton maintenant que le faire-savoir a supplanté le savoir-faire, de communiquer en toutes circonstances pour respecter ce magnifique adage politique : "communiquez, communiquez, il en restera toujours quelque chose...". Ainsi, la signature d'un contrat de ville pour les quartiers en difficulté, dont le montant final alloué par l'Etat à chaque commune concernée ne sera selon toute probabilité guère plus élevé que les précédents, se devait de ne pas déroger à la règle. Les frais occasionnés pour la petite cérémonie organisée entre préfet, sous-préfet, président du conseil départemental, vice-présidente du conseil départemental, maire en blanc (une précision importante apportée par le journaliste commis d'office, des fois que ses lecteurs soient un peu neuneus et que le côté "immaculée conception" de madame la duchesse passe totalement inaperçu des brignolais) auraient pu être employé avec plus de discernement.

Dépoussiérage, toilettage, un bon petit package revisité et concocté par un gouvernement socialiste ne pouvait pas rester sans réponse dans un grand moment de détresse de Madame la Duchesse (notez d'ailleurs le silence assourdissant qui nous vient de la côte varoise) ! Seulement voilà, en France c'est une constante, on change régulièrement de nom pour continuer de servir la même daube, puisque les citoyens semblent tellement apprécier le procédé. Et puis ça permet accessoirement mais opportunément de pisser de la ligne pour remplir un journal et justifier les subventions ! Bref, le contrat de ville a remplacé feu le contrat urbain de cohésion sociale (cucs) actif de 2007 à 2014 sous les deux municipalités précédentes, ce dernier avait lui-même remplacé le... contrat de ville en version 2001 - 2006. Et voilà comment faire croire à la population que quelque chose d'extraordinaire a été entrepris, alors qu'il s'agit au mieux d'une continuité avec des moyens toujours aussi dérisoires. Nous pouvons de plus être certains d'une chose, accrochez n'importe quel attelage à n'importe quel âne, il ne gagnera jamais le Grand Prix d'Amérique. Mais rien ne vous empêchera jamais d'y croire dur comme fer !

samedi 27 juin 2015

Le bon roi Ubu s'en retournerait dans sa tombe d'un plagiat aussi médiocre puisé dans le théâtre de l'absurde !

Rattrapée par la haute autorité pour une déclaration de patrimoine fantaisiste, où manqueraient des biens à hauteur minimum de 2 millions d'euros, Madame la Duchesse s'est fait préparer par son entourage un système de défense qui rentrera dans des annales dignes de celles de ses pairs les plus éminents ! Ayant retenu la leçon que la dénégation forcenée et l'innocence aux mains pleines risquent aujourd'hui de se retourner contre vous tel un boomerang qui vous revient dans la figure, nous avons droit désormais au mensonge de bonne foi par inadvertance, à la petite distraction bien compréhensible sans gravité, à la méconnaissance d'obscurs et vilains textes (pondus par le législateur, c'est dire !!!) mais sans intention de frauder, à la peccadille administrative qui ne méritent même pas qu'on s'y attarde. Du Thévenoud dans le texte, le grand spécialiste et inventeur de la phobie administrative, avec une version plus légère : mais où donc avais-je la tête ?

Morceaux choisis : "Par manque d'information j'ai oubli... j'ai, j'ai pas oublié puisque je le savais (sic !)", plus loin "j'apprends à mes dépens qu'il fallait les déclarer" sur FR3. "Je les ai estimés à ma manière (les biens immobiliers)... et resic sur var Matin ! Abracadabrantesque aurait dit Jacques Chirac ! A titre d'information, la loi votée dans les affres d’une grande souffrance intérieure par les parlementaires pour les parlementaires, est dotée d'un guide qui ne laisse aucune place à la moindre ambiguïté, à part peut-être pour les candidats à la flatterie basse et intéressée ! Cela signifierait donc que les députés pris dans la nasse ne lisent pas ce qu'ils votent, ou pire ne le comprennent pas, ni davantage les textes qu'ils sont censés s'appliquer au premier chef ! Ahurissant, mais est-ce véritablement une surprise ?

Parions malgré tout que dans cette affaire comme dans beaucoup d'autres, cette loi n'étant là que pour l'affichage, contournée à la hussarde et dévoyée car sans véritables moyens comme ont su s’en doter les homologues américains, elle a beau prévoir des sanctions, rien ne se passera !

Il n'y a bien entendu aucun oubli là-dedans, tout ceci est parfaitement calculé et délibéré, dans la droite ligne des pratiques qui ont toujours pignon sur rue dans quelques coins de France. La nue-propriété par exemple fait d'ailleurs aujourd'hui partie des techniques (légales) pour s'affranchir ou diminuer substantiellement impôts et taxes, notamment l'ISF, sauf qu'il s'agit bien d'un patrimoine privé souvent considérable ! La solidarité affichée par les collègues ne surprendra personne, les Cahuzac, Balkany, Guerini, Thevenoud, Copé ont bénéficié du même soutien, c'est une tradition, mais en cas de prolongations ou de nouvelles difficultés, c'est le lâchage en règle et sans vergogne pour éviter les éclaboussures ! En admettant une seconde l'hypothèse de la bonne foi, c'est alors consternant, car un tel niveau d'incompétence et d'incapacité vous fait tressaillir et vous vous dites que la situation actuelle du pays ne tient évidemment plus du hasard.

vendredi 19 juin 2015

Au cumul des mandats, nous préférerons toujours le cumul des mandales !

A l'époque où le faire savoir a supplanté le savoir-faire, où la "réussite" passe obligatoirement par l'entregent ou l'entrejambe au gré des opportunités, où l'inculture est fièrement arborée comme une prestigieuse distinction, où servir et asservissement sont indissociables, chaque fois qu'il nous faudra choisir entre résignation, compromission ou ruade, comme l'équidé nous choisirons toujours la ruade !

Affranchis de l'inaccessible orgueil de plaire à chacun, sans la vanité de ne prétendre plaire qu'à nous-mêmes. Ne possédant pas l'insondable et inépuisable certitude des médiocres. Substituant le sarcasme talentueux que de plus anciens ont brillamment exploité, par un maniement plus prosaïque du bâton. Nous avons juste l'envie de montrer l'envers du décor, même (surtout) pavé de bonnes intentions sans attendre l'heure du bilan, de distinguer l'erreur humaine de la capacité à nuire dans un but personnel ou clientéliste. L'envie de discerner la décision arbitraire du choix visionnaire ou pour le moins inspiré, de séparer la manipulation de l'information. C'est de toute façon la volonté des sots de se complaire dans la flatterie, ils n'ont que ça et nous ne sommes décidemment ni des flagorneurs, ni des cireurs de pompes ou d'escarpins, ni des amateurs de propos obséquieux ou mielleux, moins encore des subordonnés en quête de la moindre offrande petite ou grande.

L'irrévérence, la polémique, l'offense à la bêtise, nous l'assumons... Il n'a jamais été nécessaire de prendre les décisions les plus idiotes afin de bien faire un jour, le (véritable) talent ou le don inné n'ont pas davantage besoin d'attendre des jours meilleurs pour s'exprimer. Ce n'est pas nous qui avons écrit « La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. » mais Paul Valery. Nous résumerons en paraphrasant (un peu) Alexis de Tocqueville : quelle triste chose qu'un élu soit toujours précisément aussi coquin que les mœurs des citoyens peuvent lui permettre de l'être. Son vice ne trouvera jamais que cette limite-là. 

mardi 16 juin 2015

Rien ne vaut l'exemple !

Il faut en finir avec une idée reçue : non le pouvoir ne corrompt pas, mais il attire comme un aimant les individus ayant un haut degré de permissivité face à la corruption et qui ne le lâchent plus une fois conquis. Petit tour d'horizon du train de vie d’un couple au-dessus de tout soupçon.

Manoir de Giverny : quatre hectares, deux piscines, tennis, 1000 m2 habitables "donné" via la nue-propriété aux enfants (les bienheureux) et donc pas de vilain impôt à payer pour le couple, avec un ridicule usufruit déclaré. Des traces évidentes d'entreprises de Levallois ayant réalisé des travaux à prix d'ami, voire gratuitement, font tiquer les juges ? Allez donc réunir les preuves et la prescription sera passée par là bien avant ! Valeur estimée à plusieurs millions d'euros.

Villa Serena : accès direct à la mer que le couple "louait" trente fois moins cher que les touristes lambda pendant 13 ans, via une obscure société écran, propriété d'un homme de paille dont le nom revient dans le montage financier ayant permis l'achat du manoir de Giverny. Les amis de 30 ans, ça sert énormément en politique, comme le providentiel héritage familial (défense de rire).

Villa Pamplemousse : toujours le même homme de paille retrouvé dans le montage financier, madame ayant craqué et avoué qu'elle en était la seule et unique ( ?) bénéficiaire. Valeur estimée à plus de 3 millions d'euros. 

Riad de Marrakech : propriété (encore défense de rire) de l'ancien directeur de cabinet de la mairie et qui a eu le bon goût de démissionner ! Les fonds ayant permis l'acquisition du "palace" ont transité par un circuit qu'on a plutôt l'habitude de retrouver pour des ventes d'armes ou le blanchiment d'argent sale que pour une acquisition immobilière... Auteur du montage financier ayant permis l'acquisition : un ténor du barreau parisien. Si vous vous demandiez encore à quoi peuvent bien servir tous ces avocats, voilà une voie bien plus enrichissante que de défendre la veuve, l'orphelin et l'opprimé. Valeur estimée à 5,8 millions d'euros.

Ajoutez un montage extrêmement opaque autour d'une société familiale ayant servi au blanchiment d'argent détourné sur les marchés publics (nombreuses enquêtes en cours), des comptes ouverts au Liechtenstein, à Singapour, au Panama, en Suisse. N’en jetez plus la cour est pleine.

Levallois, première commune pour la dette par habitant de près de 8300 euros à la fin de l’exercice 2014 (diminuée de 30% grâce à la cession de nombreux terrains et en priant pour que les taux d’intérêts ne remontent pas), avec un endettement communal la classant derrière Paris et Marseille pour une population d’à peine 65 000 habitants, se félicite de ses infrastructures. D’où probablement le surprenant comportement complice et passif des électeurs. Didier Schuller après sept ans de cavale grâce aux passeports vierges complaisamment fournis par le ministère de l’intérieur de l’époque (devinez qui était le ministre) et trois ans ferme qui s’en suivront, n’a pas fini d’occuper l’esprit de celui qu’il avait aidé (pas rancunier à l’époque) à redevenir député en 2002. Ainsi va le pays et une population qui se demande pourquoi plus rien ne fonctionne, mis à part l’enrichissement de quelques individus. Que les complicités permettant cet état de fait soient actives ou passives, elles n'en demeurent pas moins consternantes.

lundi 15 juin 2015

“Les hypocrites les plus doux sont les plus redoutables. Les masques de velours sont toujours noirs.” V.H.

"Bougre d'ectoplasme" aurait hurlé le capitaine Haddock ! Bouffi de vanité, le misérable petit homme utilise tous les stratagèmes des faibles pour ce qu'il pense être l'art d'avoir toujours raison, quoiqu'un peu tard. Le philosophe (allemand) est déjà passé par là pour démontrer l'inanité de sa perfide manigance. Il est pourtant prêt à tout, à lécher, sucer, cirer, lustrer, renier, trahir, jetant son âme au mieux disant dans un dernier acte infamant. Se présentant tantôt comme Mazeppa, les membres liés sur le fougueux cheval (la prétention n'étant pas le moindre de ses défauts), tantôt comme le Phoenix surgi tout droit de ses cendres encore fumantes (vanité des vanités). Il se proclame chantre d'une ploutocratie qui l'ignore et dont il prétend nous faire l'exégèse (le bouffon du roitelet ne se refuse aucune audace, aussi médiocre et hors de propos soit-elle). Dans un ultime spasme verbal il s'essaie à l'autodérision, voulant nous faire croire qu'il manierait subtilement l'art du deuxième degré alors que le premier lui est déjà d'une grande pénibilité d'esprit, de ton et plus encore de sincérité ! Quoi de plus vil qu'un flatteur érigeant les vices en vertus avec les accents d'une sournoise sincérité !
Mais de mémoire d'homme, la piqûre d'un moustique sur le cul d'un éléphant, n'a jamais laissé la moindre trace... Même le funeste et sordide destin de l'intrépide moustique, passé trop près du gigantesque popotin, ne saurait générer le plus petit barrissement de joie. Car il ne l'a même pas "calculé" !

vendredi 12 juin 2015

Monsieur oui-oui et le meilleur des mondes, où il pousserait des fleurs de béton !

Quand il fut nommé adjoint à l'urbanisme avec moult délégations revenant à lui remettre les clés de la cité brignolaise, puis dans la foulée celles de la communauté de communes, il y en a plus d'un qui du nord au sud de notre département a failli s'en décrocher la mâchoire. Nommer un promoteur immobilier grand mamamouchi de l'urbanisme et du développement économique, il n'y a guère que dans les républiques bananières que l'idée puisse faire rêver ! Oh nous n'irions pas jusqu'à dire qu'un tel mélange des genres n'a jamais existé dans le pays, pourtant le seul qui nous vient immédiatement à l'esprit a donné le procès Xynthia, qui s'est traduit par des peines de prison ferme pour des élus, belle référence, n'en doutons pas !

Cachez donc ces activités immobilières que je ne saurais voir : Monsieur oui-oui, Marquis de Barbaroux et Saint-Maximin réunis nous aurait presque fait de la peine. C'est du passé, juré craché, je n'ai plus d'activité dans ce domaine... Tellement du passé qu'il reste quand même à la tête de plusieurs sociétés (une bonne dizaine) dont l'activité principale tourne exclusivement autour, tenez-vous bien,... de l'immobilier justement ! Qui l'eût cru ? D'ailleurs on en comptait moins avant son élection qu'après, pour quelqu'un qui a arrêté ses activités professionnelles, cela a de quoi surprendre. Et puis les sociétés on connaît la musique, ça va ça vient, sans avoir besoin d'être soi-même à leur tête. Demandez donc au seigneur et maître de Levallois, expert du genre, avec juste ce qu'il faut de corruption (mais apparemment insuffisante, la pingrerie étant un vilain défaut) pour ne pas risquer une vilaine dénonciation. Les temps sont si durs, il ne reste plus que le comité de soutien et la bouffonnerie battra son plein !

Comme vous le savez ou pas, l'Etat arrête dès à présent d'instruire les permis de construire des petites communes n’étant pas en mesure de le faire. L'échéance était connue depuis plus de deux ans de tous ceux qui s'intéressent un tant soit peu à la vie publique. Pourtant des élus prennent souvent un malin plaisir à faire croire qu'ils doivent trouver des solutions le couteau sur la gorge, pour mieux rendre des décisions contestables, irréversibles. Technique préférée des médiocres pour gérer au mieux de leurs intérêts. Concernant le Comté de Provence, les dossiers des communes concernées seront dorénavant traités au sein de la communauté de communes. L’occasion faisant le larron, Brignoles a décidé d'en profiter pour transférer ses prérogatives en la matière, alors même que rien ne l'y obligeait et devinez quoi ? Qui va être le référent incontournable sur la communauté de communes ? Mais si mais si, notre Marquis préféré ! Alors, elle n'est pas belle la vie dans le meilleur des mondes possibles où poussent les petites fleurs de béton ?

Bien sûr, on vous expliquera qu'il n'y a là rien que de très normal, que vous pouvez donc continuer à dormir tranquille, ne pas voir, ne pas entendre et surtout ne rien dire. Artifice suprême : "cela a toujours été, on ne peut pas faire autrement". Avec des arguments comme celui-là, le théâtre permanent des guignols est tous les jours à l'œuvre. Toutefois ce n'est pas tout, car on a peur de rien dans ce département, le diable se cache toujours dans de petits détails, qu'on espère ne jamais voir porter à la connaissance des bouseux. La suite bientôt... Au passage saviez-vous que "Le Meilleur des mondes" a été rédigé dans notre beau département ? Quoi de plus merveilleux qu'un monde hautement conditionné, afin d'y voir prospérer et dormir tranquille à l'ombre des palétuviers roses, les plus cyniques d'entre nous.

samedi 6 juin 2015

De retour de Levallois-Perret...

Que de soleil ! Très efficace pour frire la cervelle, pas forcément pour en tirer la quintessence de ce que vous pourriez en espérer ! Et donc de retour aussi dans le monde des turpitudes (petites ou grosses). A ce petit jeu, les fiers zélateurs, laudateurs, panégyristes et autres apologistes d'esprit de cour et de leur icône, dont la capacité et le savoir paraissent étrangement aussi limités que leur funeste aveuglement est incommensurable, dont l'existence même ne dépend que de la procuration qui leur est faite pour brasser énergiquement l'air brignolais, ne ménagent point leurs efforts pour nous inonder de leur incontinence "stupidocratique".

Toujours cette volonté à vouloir détruire ce qui dépasse et surpasse en toute chose ; toujours cette frénésie déployée pour s'entourer de courtisans et courtisanes sur lesquels essuyer confortablement ses chaussures crottées ; toujours cette faculté de mettre un "point d'honneur" à ramener chacun vers le niveau le plus bas et à l'y maintenir pour ne pas risquer une comparaison qui s'avérerait peu flatteuse ; toujours cette pénible constance à manipuler encore et toujours pour d'obscurs desseins, mais de vrais intérêts ; toujours cette néfaste et sordide habitude à préférer s'entourer de complices de l'ombre plutôt que d'acteurs plus éclairants, à défaut d'être médiocrement manoeuvrables.

Le dernier d'une longue liste de présidents de l'ACIAB dérange, il le sait probablement, tout le monde le sait... Il n'est certes pas le seul dans ce cas. Rappelons que l'ACIAB, les Brignolais s'en souviennent, fait collection de bonnes volontés qui finissent toutes un jour par jeter l'éponge. Jusqu'à présent les petites guerres intestines récurrentes suffisaient à son bonheur d'association, aujourd'hui il s'agit de la contrôler pour la mettre au pas (de l'oie ?). On va donc chercher l'heureux bricoleur qui aura l'obligeance de bricoler où on l'autorisera à bricoler, sans subir le moindre questionnement passible d'outrage à majesté. Quelque gros ballot en mal de reconnaissance aura eu à cœur de venir porter sur un plateau la tête honnie, en échange de quelques cacahuètes qu'il s'empressera de mettre sous cloche. Les cloches prolifèrent énormément par ces temps modernes et elles ont ceci de particulier qu'elles peuvent continuer de résonner, quand plus rien autour de vous ne raisonne.

"A bove ante, ab asino retro, a stulto undique caveto". Vous voyez bien que ça sert encore à quelque chose le latin que notre bécassine nationale veut éradiquer : "Prends garde au bœuf par devant, à l'âne par derrière, à l'imbécile par tous les côtés". Une mise en garde toujours d'actualité...

vendredi 5 juin 2015

« Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice. »

Excellente citation portée par Brignoles Provence Var et empruntée à l'inévitable George Orwell, visionnaire parmi les visionnaires ! Une fois n'est pas coutume, sortons un peu de Brignoles pour rejoindre la fabuleuse cité de Levallois-Perret où règne le seigneur et maître Don Corleone Balkany et sa comparse de toujours... Toute ressemblance, etc., etc. ...
Il ne faudrait pas imaginer que le mythique couple est rattrapé par une justice assoiffée de sang sur les murs, une communication destinée aux masses laborieuses. Il y a juste que les meilleurs avocats du monde traquant la providentielle anomalie de procédure, le plus petit alinéa à dépoussiérer, la moindre jurisprudence opportunément favorable, ne peuvent à tous les coups vider l’esprit de la loi de sa substance. Les plus anciens se rappelleront de l'homme de paille (déjà) Didier Schuller longtemps en cavale, avant de passer par une longue case prison, à qui le vénérable Charlie Pasqualito avait susurré un jour à l'oreille, accent corse inimitable à l'appui : "Didier (oups on ne l'a pas fait exprès), il faut que tu prrrennes des vacances" ! A l'époque, il fallait être propriétaire de sacrés "corones" pour ne pas en prendre... La machine infernale des projets immobiliers, des commissions et des rétro-commissions tournait à plein régime. Aujourd'hui après quelques dures années de prison, le brave Pignon-Schuller du dîner de cons des Hauts-de-Seine s'est remis à table, avec les juges cette fois.
Kafkaïen, la première adjointe a reçu 6000 euros de remboursement du fisc en 2012, disposition réservée aux célibataires, veufs ou divorcés, qui vivent seuls et ont un enfant à charge. De son côté le premier magistrat s'acquitterait royalement d'un peu moins de 3000 euros auprès du fisc, quand la seule rémunération de leurs employés de maison a été estimée par Bercy à près de 200 000 euros. Excusez du peu. Ne parlons pas du Riad de Marrakech estimé à 5 millions d'euros, officiellement propriété d'un ami de 30 ans et désormais ex-directeur de cabinet de la mairie de Levallois. Un heureux propriétaire qui avait la courtoisie de dormir à l'hôtel quand Monsieur et Madame prenait possession des lieux. On vous épargne tous les éléments de faste et d'opulence, c'est une litanie. Litanie aussi, les terrains bradés à des promoteurs triés sur le volet. Litanie également les paiements cash qui ne se justifient en rien, sauf à vouloir laisser le moins de traces possible...
D'aucuns parmi les élus et les habitants arguent qu'ils ont bien géré et qu'il faut trouver là, la raison de leur règne... Plus c'est gros plus ça passe, Levallois-Perret est la ville la plus endettée de France, très loin devant les suivantes immédiates. Une ville certes pas désagréable, mais tellement embourgeoisée et sans plus aucune identité. En réalité ici comme ailleurs, ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire est devenu l'opium du peuple. Calomnie évidemment, vous pensez bien que de braves et honnêtes gens comme ça, élus de surcroît, ne peuvent être qu'irréprochables. "Les yeux dans les yeux" disait Jérôme Cahuzac, pour le seigneur Balkany c'est un autre style : "Quand on n'a rien à se reprocher, on se sent bien". Il n'y a vraiment que de vilains empêcheurs de tourner en rond comme nous pour s'en préoccuper et chercher du poil sur les œufs. La commedia dell'arte qui entoure le "pschitt" des affaires Woerth ne va pas contribuer à la sérénité, il y aurait pourtant beaucoup à dire que de se draper dans l’outrance de la comédie humaine, le talent de Balzac en moins. Bien sûr pour faire bonne mesure nous aurions pu parler de Guérini, non pas « Mémé », l'autre, Jean-Noël. C'est vrai, mais là comme après un plantureux repas, vous avez les dents du fond qui commencent à baigner...

mercredi 3 juin 2015

Communication et désinformation sont les deux mamelles de la politique.

La raison pour laquelle une personne peut vous paraître brillante, avant qu'elle ne commence à s'exprimer, est que la lumière arrive toujours plus vite que le son. La vanité parachevant de fournir aux imbéciles un furieux contentement de voir autant de luminosité se dégager de la surface de leur être, il s'en trouve que le port d'une bonne paire de lunettes de soleil ne vous sera pas inutile. L'étape suivante de la « progression » de cette divine lumière viendra ensuite se nicher, pile poil au centre du nombril, facilitant d'autant sa contemplation !

Et les contemplateurs de lumière sont si nombreux, pour avoir en définitive un monde aussi peu éclairé... Car pour ce qui est de l'éclairage, dire que certains articles de notre feuille de chou locale nous ont stupéfiés est légèrement en dessous de la vérité, consternés serait plus approprié ! Le journalisme n'est définitivement plus ce qu'il était. Aujourd'hui la meilleure manière de passer les plats est devenue une préoccupation du métier, au besoin servir soi-même la bonne « sousoupe » est un plus non négligeable et pas si désintéressé que ça. C'est sans risque, royalement payé (pour passer des plats) et vous garantit une gestion de carrière bien pépère, mais tellement tranquille dans une région où la douceur de vivre avec un soleil qui attendrit bien la cervelle, est une religion. Vous reprendrez bien un louche de purée mousseline ? La table « Duchesse » a remplacé la table « Pepone », mais la « cuisine » est strictement la même : communiquez, communiquez, il en restera toujours quelque chose !

Faire référence à un nombreux public au dernier conseil municipal pour ne pas informer que le banc des élus était plus que clairsemé, traduisant un malaise que plus personne n'ignore, est-il véritablement professionnel ? Participer à enfumer les lecteurs avec une présentation de « priorités » aussi dénuée de sens que l'était celle des « grands projets » hier, est-il très crédible ? Mitonner une ode au représentant des maires du var s'apitoyant sur le sort de petites communes, en occultant soigneusement l'essentiel du débat, est-il à la hauteur des enjeux ? Poursuivre une œuvre de bienfaisance à l'égard d'une duchesse, faisant ainsi la part belle à un jugement en référé qui ne peut se prononcer sur le fond, mais exclusivement sur le déroulement technique d'une procédure, occultant là aussi l'essentiel, est-il très honnête du strict point de vue journalistique ?

Nous y reviendrons, mais quel mépris et quel bras d'honneur pour un métier qui naguère fut si grand ! Quand il s'est agi de mobiliser les habitants sur le sort du groupe de presse, les journalistes étaient beaucoup moins complaisants, beaucoup plus critiques et beaucoup plus incisifs pour décrire une situation qui n'avait pas l'heur de leur plaire. Il est vrai que leur propre sort était en jeu, ce qui change tout et le niveau du zèle avec !

lundi 1 juin 2015

Le guichet unique de la petite enfance pour les nuls et les autres.

Un truc "vachement technique" issu de cerveaux toujours aussi peu imaginatifs visant à réduire les coûts, en mutualisant des activités et en ayant recours à des ressources partagées, tout en continuant de fournir une information de qualité. En réalité, en plus sincère et moins prétentieux, une manière très officielle et à moindre coût de siphonner toutes les activités liées à la petite enfance et plus si affinités, dans le but d'en tirer un maximum de profits financiers. Le type même de la fausse bonne idée, dans de mauvaises mains. Au passage, cette manière de voir les choses qui paraît tellement triviale économiquement parlant, que Monsieur de La Palisse aurait pu l'avoir lui-même, a eu son heure de gloire dans les grandes entreprises américaines ou japonaises. Résultat : c'est comme pour l'entreprise sans ouvrier (et donc sans syndicat !), il faut vraiment être un handicapé (ou un hypertrophié ça revient souvent au même) du cerveau pour imaginer que c'est un concept durable et d'avenir. Les Japonais pour leur part l'ont vite assimilé. Le fonctionnement efficient de toute activité et ses relations avec d'autres (activités), a ses raisons que la raison ne connaît pas et fort heureusement. Subtil équilibre d'expérience et de savoir-faire échappant totalement à la concupiscence, cachée sous le masque du désintéressement et de l'amour (des petits "zenfants" ?).

Autant ne pas se voiler la face, profit financier, même d'un excellent rendement, ne veut pas dire bien être des collaborateurs à l'exception notable systématique des principaux dirigeants, la feuille de salaire leur donnant ainsi l'illusion qu'ils sont des patrons XXL, des vrais... Surtout avec de l'argent facile, rien à voir avec celui de l'entreprise qui doit aller se chercher les parts de marché avec les dents et innover en permanence. Quand en plus vous êtes adossés à des investisseurs, épaulés par de grassouillets spécialistes de l'immobilier et nouez de "fructueuses relations" avec des associations déclarés d'utilité publique (suivez notre regard), tout en s'appuyant sur un réseau (d'élus ou de l'ombre, seul le résultat compte), c'est le jackpot assuré. Trop long à développer mais cela mériterait un petit coup de projecteur.

De façon plus large, ce qui a fait la France, c'est d'abord de débarrasser l'Etat de ce qui relève du domaine strictement privé (notamment la religion), d'identifier distinctement ce qui est fondamentalement régalien au sens de la souveraineté et non du pouvoir stricto sensu, de ce qui ne l'est pas, de doter le pays d'une vision (à l'origine des grandes entreprises et des grands projets, qu'il s'agisse de la sphère publique ou non), de ne pas confondre l'appropriation d'un système de pensée (le libéralisme) avec celui d'une doctrine économique, au risque de produire strictement l'inverse de l'objectif visé. Tout cela bien avant que le politique de notre époque ne pense à sa réélection avant de penser à faire quelque chose d'utile de ses dix doigts et d'être au moins imaginatif avant d'en avoir justement le début du commencement d'une, de vision !

Aujourd'hui ce qui fait le malheur de la France en général, du Var et de Brignoles en particulier, c'est la mise en œuvre orchestrée de tout son contraire, dans le seul but de faire fructifier de petits ou gros intérêts privés bien juteux mais qui n'en demeurent pas moins minables, ainsi va le pays et ses citoyens ! L'aimable plaisanterie systématiquement invoquée de la nécessaire adaptation à la mondialisation et à l'Europe pour les uns, de la situation financière catastrophique pour les autres est juste pathétique, puisque cela tendrait à démontrer chez les politiques l'inanité de leur action et la vacuité de leur existence même !